HARVARD UNIVERSITY
LIBRARY
OF THE
Muséum of Comparative Zoology
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1968
Série A - N“ 1
’OME 105
JWUS. COMP, ZOCL
ACTES
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DE LA
SOCIÉTÉ LINNÉE'NNE
DE BORDEAUX
FONDÉE LE 25 JUIN 1818 et reconnue comme établissement d'utilité publique par Ordonnance Royale du 15 juin 1828
(arabiques de la Péninsule Ibérique
(7« NOTE)
C. JEANNE
Hôtel des Sociétés Savantes
71, Rue du Loup
BORDEAUX
Société Linné enne de Bordeaux 71, rue du Loup 53 - BORDEAUX (France)
Observât ions sur les publlca-; ions de la Société Llnnéenne de Bordeaux»
1%7 - TOLIE 104 - Série A 1 à I4 Série B 1 à 29
Les fascicules n® I4, I6 et 21 ne seront pas imprimés Parts n* I4, I6 and 21 will . not be printed
1968- TOÈÎE 105 - Série A 1 à 32 Série B 1 à I5
Les fascicules 9 en série A et n® 5 en série B ne seront pas imprimés Parts n® 9 sériés A, and n® 5 sériés B will not be printed
1969 - TOME 106 - Série A Série B
1 à 5
1 à 6. Les fascicules n? 4 ®t 5 ne seront pas imprimés Parts 4 and 5 will not be printed
1970 - TŒŒ 107 - Série A Série B
1 à 5. Les fascicules 1 et 2 ne seront pas imprimés Faits 1 0.nd 2 will not be printed.
néant.
1971- Il néy aura plus ni série A, ni série B , ni P.V*
Uh seul bulletin mensuel (10 numéros par an) regroupera les actes et PV. Les travaux importants feront l*objet de »»MEM0IRES" de parution i irrégulière.
A single monthly report (lO numoers in the year) will group Acta and Minutes. The mort important reports will be presented in «MEIWIRES” to be published ixregulerly*
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Octobre 1970/PB - 01
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TOME 105
1968
Série A - No î
ACnS de le SOCIÉIÉ IINNÉENNE de BdROEAOX
Séance du 6 janvier 1968
(7e NOTE)
par C. JEANNE
Fam. BEMBIDIIDAE (suite)
Tribu BEMBIDIINI (suite)
75. Princidium (s. str.) punctulatum Drap.
Gerona : San Pablo de Seguries (Museu) ; Blaiies (Espanol, Mahealef) ; Ampiirias (Museu) ; Ciurana (Museu) ; Viladrau (ViLARKUBiv) ; Giiillerias (Vilariu bia) . — Barcelona : Seva (Vilarrubia) ; Balenyâ (Vilarrubia) ; Ordal (Museu) ; San Satiirnino <le Osormort (Vilarrubia) ; Mollet (Vives) ; rio Besos (Gros, Villalta). — Tarragona : Valls (Espanol) ; pnertos de Tortosa (Museu). — Lérida : Pobla de Segiir (Museu) ; Bohi, lago Llebreta, 1 615 in (Jeanne). — Huesca : Sallent, enibalse de la Sarra, 1 500 m (Jeanne). — Naiarra : Burgnete (Aubry). ■ — Pontevedra : Villanovina (Jeanne). — Teruel : Prias de Albar- racin (E^spanol). — Coimbra : Choiipal (Ferreira) ; Portela (Ferreira) ; Coimbra (M.Z.U.C.). — Malaga : IVlâlaga (Mar- vier).
Bords des fleuves, rivières et gros torrents, dans les graviers, de 0 à 1 500 ni.
Presque toute la péninsule, mais plus rare dans les régions méridionales.
76. PrinciclÊum (s. str.) dufouri Perris.
Leon : Nocedo (Vives). — Pontevedra : Vilanovina (Jeanne). — Braga : Gerez (M.Z.U.C.). — Coimbra : Coimbra (M.Z.U.C.) .
Bords des cours d’eau, dans les graviers, parfois avec le précédent.
Montagnes du pourtour de la Vieille-Castille.
(3bs. : Cette espèce était généralement considérée comme une race de punctulatum. Elle en est très diff érente.
77. Princidium (Testedium) bipunctatum L.
Bords des névés ou des eaux de fonte des neiges, dans la zone alpine, de 1 500 à 3 000 ni.
a) Subsp. pyritosum Rossi.
Lérida : Puerto de la Bonaigua, 2 050 à 2 200 m (Jeanne) ; Valle de Arân, puerto de Viella (Museu) et Portillon (Museu). — Navarra : Pico de Arias, 1 800 à 2 000 m (Jeanne).
Race des Pyrénées.
b) Subsp. gracile Ramb.
Teruel : Montes Universales, Prias de Albarracm (Jeanne). — Guadnlajara : Setiles (Jeanne). — Guarda : Serra da Estrêla, Torre, 1 950 m (Jeanne). — Granada : Sierra Nevada, route du VeJeta, 2 700 m (Jeanne), laguna de las Yeguas, 2 900 m (Jeanne) et Picacho de Veleta, 2 950 m (Jeanne).
Race des monts cantabriques, du massif galico-dourien, de la chaîne ibérique, des chaînes centrales et de la Sierra Nevada.
78. Princidium (Testedium) flavoposticatum Duv.
Je ne connais pas cette espèce, citée par La Fuente de la province de Salamanca et de l’Amfalousie.
79. Princidium (Testedium) laetum Brullé.
Ciudad-Real : Pozuelo de Calatrava (M.B.). — Lisboa : Azambuja (M.Z.U.C.).
Bords des eaux stagnantes, à basse et moyenne altitude. Çà et là dans la péninsule moyenne et méridionale. Baléares.
80. Princidium (Actedium) küsteri subsp. pauUnoi Heyü.
Madrid : Rio Guadarrama (Ohtego). — Avila : La Serrada (Vives). — Mâlnga : Marbella (Ahdoin).
Rives sableuses des cours d’eau, à basse et luoyeiiiie altitude.
Par places dans la péninsule moyenne et méridionale.
Obs. : Malgré ce qu’en dit La Fuente, je ne puis considérer paidinoi comme spécifiquement distinct de küsteri. 11 n’en diffère guère que par la coloration métallitpie des élytres d’un vert bronzé et généralement plus étemlue.
81. Princidium (Actedium) pallidipenne III.
Pontevedra : Pontevedra (coll. Schuler).
Endroits sableux du bord des cours d’eau ou des étangs d’eau douce, dans les régions sublittorales.
Çà et là sur le littoral atlantique de la péninsule, de la frontière française au Portugal septentrional.
82. Limnaeum abeillei Bed.
Plages maritimes, sous les galets ou les amas d’algues, aussi dans les fentes des rochers.
Espèce récemment signalée par F. Espanol de l’Isla Plana (Alicante) .
Observation sur les genres suivants : Comme l’a reconnu Antoine, Ocydromus Clairv. (1806) a la priorité sur Peryphus Steph. (1828). Par contre, j’exclus de ce genre les Testediolum, Omoperyphus, Nepha et Synecliostictiis, qui doivent former des genres distincts.
83. Ocydromus (Daniela) atrocoeruleus Steph.
Gerona : San Pablo de Seguries (Museu) ; Camprodon (Codina) ; Puigcerdà (Zariquiey). — Barcelona : Pantano de la Sau (Vives). — Lérida : San Mauricio (Vives) ; Caldas de Bohi (Vives) ; San Lorenzo de Morunys (Gonzalez) ; Valle de Aràn, Viella (Ribes). — Huesca : Castejon de Sos, 900 m (Jeanne) ; Sallent, 1 300 à 1 600 m (Jeanne) ; Escarillo, 1 200 m (Jeanne) ; Hoz de Jaca, 1 000 m (Jeanne). — Navarra : Elizondo (Tiber- ghien). — Teruel : Montes Universales, Calomarde (Jeanne).
Bords des torrents, 900 à 1 800 m.
Pyrénées, monts cantabriques et chaîne ibérique.
84. Ocydromus (Daniela) conformis Dej.
Lérida : San Loreiizo de Morunys (Gonzalez). — Huesca : Linas de Broto, 1 100 et 1 300 m (Jeanne) ; Sallent, 1 300 à 1 600 m (Jeanne) ; Ksearillo, 1 200 in (Jeanne) ; Hoz de Jaca, 1 000 m (Jeanne) ; Valle de Ordesa, 1 400 ni (Jeanne). - Namrrci : Ca|)arrozo (Zaeiquiey ) .
Coinine le précédent.
Pyrénées centrales.
Obs : O. (Daniela) tricolor F., cité des provinces pyrénéen- nes et même de Tarragona et d’Orense par La Fuente (probable- ment par confusion avec O. (Peryphus) ripicola, est un insecte des montajiiies de l’Furope moyenne, du (Caucase aux Alpes. Il n’a jamais été pris dans les Pyrénées à ma connaissance.
85. Ocydromus (Daniela) coeruleus Serv.
Gerona : San Miguel de Fluvia (MusEu) ; San Juan de las Abadesas (VtVEs) ; Sierra Santijiosa (Vives) ; Pui^cerdâ (Zari- qiiey). Barcelona : Seva (Vilahhubia) ; Mollet (Vives) ; Paiitano de la San (Vives) ; Tarrasa (Vives) ; San Quirico de Safaja (Vives). — Tarragona : Querol (M.B.) ; Valls (Espanül) ; Capsanes (Vives) ; puertos de Tortosa (Balagler) ; Riudecanas (Lederer). — Lérida : La Torra (Vilarribia) ; San Lorenzo de Morunys (Gonzalez) ; San Mauricio (Vives). — Huesca : Sallent, 1 500 et 1 600 m (Jeanne) ; Fscarillo, 1 200 m (Jeanne).
Zaragoza : Kjea de los Caballeros (Vives). — Naiarra : Venta Urroz, rio Erro (?.ariquiey) ; Caparrozo (Zariquiey) . — Zamora : Andavias (Vives). — Valencia : Porta Coeli (Vives). — Teruel : Prias de Albarracin (Espanol) ; Los Mases (Jeanne). — Porto : Feljiueiras (M.Z.U.C.). — Granada : Sierra Nevada, puerto de la Bagua, 1 950 m (Jeanne). — Mâlaga : Environs de Ronda (Ardoin) ; Benao jan-Monte jaque, cueva Hundi<lero (Jeanne). — Faro : Serra de Monchiijue (M.Z.U.C.).
Bords des torrents et des rivières à cours rapide, surtout à basse altitmle, mais remonte jusqu’à 1 600 m dans les Pyrénées et 2 200 m dans la Sierra Nevada.
Régions montagneuses de toute la péninsule.
86. Ocydromus (Daniela) fasciolatus Duft.
Gjerona : San Pablo de Seguries (MuSEU). — Lérida : Bohi, lago Llebreta, 1 615 m (Jeanne). — Huesca : Valle de Ordesa, 1 400 m (Chalumeau, Jeanne) ; Sallent, 1 300 à 1 600 m (Jeanne) ; Escarillo, 1 200 m (Jeanne) ; Hoz de Jaca, 1 000 m
(.Ikanne) ; Viliaiiiia (roll. Vives) ; Canfraiic (Vives). — Navarra : Venta Urroz, rio Krro (/ahiquiev ) . Burgos : Belorado (Vives).
Bords (les lorreîits de inontajiiie et des rivières (jui en deseendent.
Pyrénées et chaîne nord-ihéri<[iie.
OlîS. 1 : La citation de (a')rdol)a faite par La Fuente corres- pond très prohahJenient à l’es|)èce précédente.
Obs. 2 : Les élvtres de cette espèce sont soit largement lavés de brunâtre {fasciolatiis s. str. ), soit senlenient à Fépaiile {axillaris Dan.), soit entièrement niétalli([iies (ascendans Dan.), soit encore très fortement métalli([nes {(^gregiiis l)\N.). Ces formes sont très approximativement réparties en fonction de l’altitude, les j)lns pigmentées se trouvant le plus haut, mais il ne saurait être ([uestion de races à mon avis.
Obs. 3 : Je ne crois pas à la validité spécifnpie du bugnoni. Décrit par Daniel (19!)2) comme variété de coerulvus à pronotum petit, Netolitzky (1918) le considère comme « eine Rasse des B. fasciolatum und nicht des coeruleum )), et Jeannel (1941) comme une bonne espèce. Or, j’ai reçu du Piémont une série d’exemplaires corres])ondant à la description originale et prove- nant de la même localité (Serravalle, Scrivia, Ravizza leg.) : exactement la moitié sont des coeruleus^ l’autre moitié des fascio- latus. Je pense (ju’il s’agit seulement d’une forme de petite taille qui, chez l’une comme chez l’autre espèce, a le pronotum corrélativement très petit. Si on veut donc conserver le nom de bugnoni comme aberration de coeruleus, il faudra en donner un autre à la même aberration de fasciolatus...
87. Ocydromus (Daniela) tibialis Duft.
Comme le précédent, de 500 à 2 000 m.
(^0 Suhsp. tibialis s. str.
(,erona : Camproddn (Codina) ; San Juan de las Ahadesas (Vives) ; Planolas (Vives) ; Guillerias (Vilarklbia) ; Puigmal (M.B.). — Barcvlona : San Saturnino de (Jsormort (Vilahhi bia) ; Montseny, Santa Fe (Vives). — Andorra : Ordino, 1 300 m (Jeanne) ; col d’Ordino, 1 700 m (Jeanne) ; Cortals d’Fnicamp, 2 000 m (Jeanne). — Lérida : Fspot (Vives) ; Valle de Arân, Les (Vives). -- IJuesca : Valle de Ordesa, 1 400 m (Chalumeau, Jeanne). — B.-Pyr. (versant ibér.) : Forêt d’Iratv, 1 000 m (Jeanne). — Navarra : Roncesvalles (Gonzalez, Zariquiey). — Guipuzcoa : Oyarziîn, monte Urdaburu (Jeanne). — Léon : Busdongo (Vives) ; puerto de Somiedo (Vives).
Race des Pyrénées et des monts cantabriques.
b) Siibsp. gredosanus Jeanne
Avila : Sierra de Gredos, circo de Gredos, 2 000 m (Jeanne) et c( en altitude an bord des névés » (Ardoin). — Madrid : Sierra de Guadarrama, Ventorillo, 1 400 m (Espanol).
Race (les chaînes centrales : Guadarrama et Gredos.
Obs. : La citation de Granada faite par La Fuente doit correspondre au geniculatus de la Sierra Nevada. Celle du Por- tugal est à confirmer.
88. Ocydromus (Daniela) geniculatus Heer.
Comme le précédent, mais à plus haute altitude, de 1 000 à 2 000 m dans les Pyrénées et jusqu’à 2 500 m dans la Sierra Nevada.
o) Subsp. geniculatus s. str.
Gerona : Nuria, 2 000 m (Vives) ; Camprodon (Jeanne) ; San Pablo de Seguries (Museu) ; San Juan de las Abadesas (Vives) ; Vidrâ (Espanol). — Andorra : Ordino (Museu) ; col d’Ordino, 1 700 m (Jeanne) ; Cortals d’Encamp, 2 000 m (Jeanne).
Lérida : San Mauricio (Vives) ; Espot (Vives) ; puerto de la Bonaigua (Museu) ; Valle de Aràn, Les (Vives). — Huesca : Sallent, 1 500 et 1 600 m (Jeanne) ; Escarillo, 1 200 m (Jeanne) ; Hoz de Jaca, 1 000 m (Jeanne) ; Valle de Ordesa, 1 400 m (Jeanne) ; Canfranc (Vives). — Oviedo : Puerto de Pajares (Baraud). — Madrid : Cercedilla, Ventorillo (Vives).
Race des Pyrénées, des monts cantabriques et de la Sierra de Guadarrama.
b) Subsp. neiadensis Jeanne
(rranada : Sierra Nevada, rio Monachil, 2 300 à 2 400 m (Jeanne), puerto de la Ragua, 1 950 m (Jeanne), barranco de Benejar, 1 400 m (Jeanne) et Portugos (Vives).
Race de la Sierra Nevada.
89. Ocydromus (Daniela) complanatus Heer.
Huesca : Sallent, embalse de la Sarra, 1 500 m (Jeanne) et rio Gàllego, 1 600 m (Jeanne).
Comme les précédents, de 1 500 à 2 000 m.
Pyrénées centrales, assez localisé. A confirmer des monts cantabriques.
(1) Description en cours in Bull. Soc. eut. Fr.
90 Ocydromus (Daniela) longipes Dan.
Huesca : Liiias de Broto, puerto de Cotefablo, 1 400 m (Jeanne) ; Sallent, rio Gâllego, 1 600 ni (Jeanne).
Coiiiiiie les précédents, de 1 400 à 2 000 ni.
Pyrénées centrales, rare et très localisé.
91. Ocydromus (Peryphiolus) monticola Sturm.
Gerona : San Juan de las Abadesas (Vives). — Huesca : Parque Nacional de Ordesa (Chalumeau).
Bords des cours d’eau des régions accidentées.
Pyrénées orientales et centrales, rare et très localisé.
92. Ocydromus (Euperyphus) eques Sturm.
Lérida : San Loreiizo de Morunys (Gonzalez) ; Pobleta de Bellvehi (Codina). — Huesca : Sallent, rio Gâllego, 1 600 m (Jeanne).
Bords des torrents de montagne, sous les gros galets, de 1 500 à 2 000 111.
Pyrénées centrales, très localisé. Je ne connais aucune localité du versant français.
93. Ocydromus (s. str.) siculus Dej.
Bords des torrents et ruisseaux des régions accidentées, de 0 à 2 000 111, mais généralement à basse altitude.
a) Subsp. ivinkleri Net.
Gerona : Cerdana (M.B.) ; Tossa de Mar (Jeanne). — Barcelona : San Saturnino de Osormort (Vilarrubla) ; Matade- pera (Vives) ; Tarrasa (Vives) ; alrededores de Barcelona (JuN- cadella). — Tarragona : Valls (Espanol) ; Molâ de Falset (Museu). — Lérida : Mayâls (J uncadella) .
Race de la Catalogne. Cette race existe également en France, d’où l’espèce n’était pas encore connue. Je l’ai vue des Pyrénées- Orientales : col de Banyuls (Jeanne), forêt de la Massane (Jeanne) ; du Var : Fréjus (Schuler), col de Babaon (Ardoin) ; et des Alpes-Maritimes : Sospel (Ardoin).
b) Subsp. breiti Net.
Teruel : Teruel (Vives). — V alencia : Porta Coeli (Vives) ;
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Peilralba (Ba(,uena). — Murcia : Totana (M.B.). — Alméria : Albaiichez (Mateu) ; Pateriia del Rio, 1 000 ni (Jeanne). — Cranada : Sierra Nevada, piierto de la Raj^iia, 1 800 m (Jeanne) ; JVÎeeiiia-Boinbaron (Jeanne) ; Portiigos (Vives) ; Giialehos (Jean- ne) ; Calabonda (Jeanne). — Mâlaga : Marbella (Ardoin).
Race des Baléares, de l’Kspagiie orientale (au sud de l’Ebre) ei de l’Andalousie.
r) Subsp. coiffaiti Jeanne
Faro : Serra de iVlonehitjue, 700 in (Jeanne) ; Alportel (Coiffait) ; Loulé (Coiffait).
Race de l’Aljiarve.
94. Ocydromus (s. str.) decorus Zenk.
i'jerona : San Pablo de Seguries (Museu) ; Tortellâ (Museu) ; Fi«2;ueras (Codina) ; (]ainprod6n (Codina) ; Mollo (Vives) ; San Juan de las Aaba<lesas (Vives) ; Guillerias (Vilahiuibia) ; Puig- cerdâ (Zariquiey) ; Vidrâ (Espanol) • — Barcelona : Seva (Vilar- iu ria) ; Taradell (Vilariujbia) ; Prat de Llobregat (M.B.) ; alrededores de Barcelona (Juncadella) ; Tarrasa (Vives). — Tarragona : Valls (Espanol) ; Pratdip (M.B.) ; Molâ de Falset (Museu) ; Tortosa (Balauuer, Museu) ; puertos de Tortosa (Ba- la(.uer). — Lérida : Castellar de la Ribeira (Jeanne) ; Pobleta <le Bellvehi (Codina). — Hiiesca : Linas de Broto, 1 100 et 1 300 m (Jeanne) ; Valle <le Ordesa, 1 400 ni (Chalumeau, Jeanne) ; Sal- lent, 1 300 à 1 600 ni (Jeanne) ; Escarillo, 1 200 ni (Jeanne) ; Hoz de Jaca, 1 000 ni (Jeanne) ; Santa Maria de la Pena (Vives) ; Be- nabarre (Espanol). - Navarra : Caparroso (Zariquiey) ; Ronces- valles (Zariquiey) ; Echalar (Jeanne) . ~ R. -Pyr. (versant ibér.) : Forêt d’Iraty, 1 000 m (Jeanne). — Soria : Paiitaiio de la Muedra (Vives). — Leon : Noceila (Vives) ; Busdongo (Vives) ; puerto de Soniiedo (Vives). Zaniora : Andavias (Vives). — Segovia : Balsain (Vives). - Teruel : Montes Universales, Calomarde (Jeanne) ; Frias de Albarracin (Espanol) ; Teruel (Vives) ; Los Mases (Jeanne). — Viseii : Caraniulo (M.Z.U.C.). — Alméria : Paterna del Rio, 1 000 ni (Jeanne). - (rranada : Sierra Nevada, puerto de la Ragiia, 1 800 ni (Jeanne) ; Mecina-Bombaroii (Jeanne) ; Portugos (Vives). - Faro : Serra de Monchique, 700 111 (Jeanne).
Bords des torrents, ruisseaux et rivières à cours rapide, dans les régions acciilentées, de 0 à 1 600 ni.
Ponte la péninsule. 11 est curieux que cette espèce coininuiie n’ait jamais été citée des Baléares.
(1) Description en cours iti Bull. Soc. eut. Fr.
— 9 —
Obs. : O. (s. str.) saxatilis Gyll. est cité certainement par erreur des Pyrénées par La Fuente.
95. Ocydromus (Peryphus) fluviatilis Dej.
Bords des «j;rands cours d’eau, toujours rare et localisé.
Je n’ai pas vu cette espèce de la péninsule. File est citée d’Fsj)a‘ine par Jeannel et de Gerona par La Fuente.
96. Ocydromus (Peryphus) ripicola Dut.
Gerona : Puigcerda (Zariquiey) ; San Pablo de Seguries (Vilarrubia). — Barcelona : Vich (Vjlarrübia) ; Prat de Llobre- gat (M.B.) ; Begas (Museu). — Tarragona : Valls (Espanül) ; Tortosa (Balaguer) ; puertos de Tortosa (Balaguer, Museu). — Lérida : Pobla de Segur (Museu). — Huesca : Sallent, rio Gâllego, 1 300 111 (Jeanne) ; Canfranc (Vives). — Navarra : Tudela (Vives). — V alencia : Villainarchante (Baguena). — Teruel : Los Mases (Jeanne) ; Alcaniz (Vives).
Bords des cours d’eau, de 0 à 1 500 ni, assez localisé.
Pyrénées, chaîne catalane et chaîne ibérique. A confirmer des monts cantabriques et du massif galico-dourien.
Obs. : O. {Peryphus) testaceus Duft. est cité par La Fuente du Portugal, des Pyrénées et des Baléares. Ces citations néces- sitent confirmation.
97. Ocydromus (Peryphus) scapularis Dej.
Huesca : Castejon de Sos, rio Ksera, 900 ni (Jeanne).
Bords des cours d’eau de basse et moyenne altitude, sur les plages de galets.
Pyrénées centrales, très rare et très localisé. Cette espèce est nouvelle, non seulement pour l’Espagne, mais pour les Pyré- nées.
98. Ocydromus (Peryphus) occidentalis Müll.
Je n’ai pas vu cette espèce de la péninsule. Dans la descrip- tion originale, Muller indique : ”Westliches Mittelnieergebiet, von Portugal bis Istrien ».
Obs. : Une espèce voisine, amplus Sahlb., décrite d’Asie Mineure, est citée par Muller d’Andalousie et du Maroc. Plus tard, Antoine a reconnu la forme marocaine différente de la
— 10 —
forme typique, ce (jiii l’a amené à décrire son unctulus. C’est donc très probablement ce dernier qui existerait en Andalousie. Ne connaissant ces deux insectes que j)ar leur description et n’ayant pas, a fortiori, vu <l’exeniplaires andalous (Antoine non plus, apparemment), il ne m’est pas possible de me prononcer.
99. Ocydromus (Peryphus) ustulatus L.
Fyr.-Or. (versant ibér.) ; Saillagouse (M.B.). — Gerona : Lli- via (M.B.) ; Planolas (MuSEu) ; Ampurias (Museu) ; Guillerias (Vilakrubia) ; San Juan de las Abadesas (Vives). — Barcelona : alrededores de Barcelona (Juncadella) ; Prat de Llobregat (M.B.) ; Tavertet (MuSEU) ; San Saturnino de Osormort (Vilak- hubia) ; rio Besos (M.B.) ; Taradell (Vilarblbia) ; Barcelona, Can Tunis (Vives) ; San Baudilio de Llobregat (Museu). — Andorra : Ordino, 1 300 m (Museu, Jeanne) ; La Cortinada (Museu) ; La Massana (Museu). — Lérida : Bohi (Jeanne) ; Pobleta de Bellvehi (Codina) ; Espot (Vives) ; Valle de Arân, tunel de Viella (Espanol), Les (Vives) et Salardü (Museu). — Hit esca : Valle de Ordesa, 1 400 m (Jeanne). — Navarra : Capar- roso (M.B) ; Roncesvalles (Zariquiey) ; Tudela (Vives). — Logrono : Villoslada de Cameros, 1 000 m (Jeanne). — Leon : Noceda (Vives). — Teruel : Montes Universales, Calomarde (Jeanne). — Madrid : Sierra de Guadarrama, Ventorillo, 1 400 m (Espanol). — Segoiia : Sierra de Guadarrama, Balsain (Museu) et puerto de Navacerrada (Jeanne). — Avila : Casas del puerto de Villatoro (Vives) ; Cepeda la Mora (Vives). — Salamanca : Salamanca, rio Tonnes (Jeanne). — Coimhra : Choupal (Ferrei- ra) ; Coimbra (M.Z.U.C.). — Granada : Sierra Nevada, Mecina- Bonibaron (Jeanne) et Portugos (Vives).
Bords des cours d’eau, de 0 à 1 500 m.
Péninsule septentrionale et moyenne. Sierra Nevada. Encore une espèce commune inconnue des Baléares.
Obs. : Je ne crois pas qu’O. {Peryphus) distinguendus Duv., cité par La Fuente des provinces d’Huesca et Oviedo, existe dans la péninsule.
100. Ocydromus (Peryphus) lusitanicus Putz.
Câdiz : San Roque (Ramirez).
Vases salées du littoral, surtout des estuaires.
Çà et là sur le littoral atlantique de la péninsule.
11 —
101. Ocydromus (Peryphus) femoratus Sturm.
Bords (les eaux douees, à basse altitude.
(^ette esj)èee est (dtée de diverses provinces de la réjiion pyré- iiéo-eantabri([ue par La Fuentp].
102. Ocydromus (Peryphus) andreae F.
Bords des eaux douees, de 0 à 2 200 ni.
a) Subsj). andreae s. str.
Gerona : Ampurias (Mliseu). — Bareelona : Prat de Llobre- «iat (Mliseu) ; rio Be.sos (Villalta) ; Martorell (Espanol) ; Seva (Vilarrubia) ; Taradell (Vilarrubia) ; Balenyâ (Vilarrubia) ; Moneada (Museu) ; San Baudilio de Llobre<j;at (Museu). — Tarragona : Querol (M.B.) ; Valls (Esp\nol). — Navarra : Caparroso (Zariqliey) ; Tudela (Vives). — Teruel : Aleaniz (Vives) ; Los Mases (Jeanne). — Murcia : Totana (M.B.). — Alméria : Taberiias (Jeanne). — Granada : Gualchos (Jeanne) ; Calahonda (Jeanne) ; Granada, rio Genil (M.B.). — Mâlaga : Alora (Codina) ; environs de Ronda (Ardoin).
Race de basse altitude de l’Espagne inc'diterranéenne, de la Catalogne à l’Andalousie. Baléares.
b) Subsp. biialei Duv.
Gerona : Llivia (M.B.) ; San Pablo de Seguries (Museu) ; Planolas (Vives) ; Mollo (Vives). — Lérida : San Lorenzo de Morunys (Gonzalez) ; Gerri de la Sal (Museu) ; puerto de la Bonaigua (Museu). — Huesea : CastejcSn de Sos, 900 in (Jeanne) ; Valle de Ordesa, 1 300 à 1 400 m (Chalumeau, Jeanne) ; Sallent, 1 300 à 1 600 in (Jeanne). — Navarra : Caparroso, soto la cueva (M.B.).
Race de haute altitude (1 000 à 2 200 in) des Pyrénées.
Obs. : Les exemplaires de Planolas et de Mollo ont la forme du pronotum de la subsp. tyrr/ienicus Jeannel, décrite de Corse et connue également des Alpes-Maritimes.
103. Ocydromus (Peryphus) hispanicus Dej.
Soria : Pantano de la Muedra (Vives). — Madrid : El Pardo (M.B.). — Segovia : Balsain (Vives). — Salamanca : Salamanca, rio Tonnes (Jeanne). — Coimbra : Coimbra (M.Z.U.C.).
Bords des eaux courantes, surtout des fleuves ou rivières importantes.
Çà et là dans tous le bassin atlanticjue de la péninsule.
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104. Ocydromus (Peryphus) praeustus Dej.
La Fuente cite cette espèce de Catalogne et des Baléares.
105. Ocydromus (Peryphanes) dudichi Cs. (= africanus Net.).
Gerona : Hostalets de Bas (Codina) ; San Pablo de Seguries (Museu) ; Vidra (Espanol) ; Santiiario de la Saliid (Auroux) ; Llivia (M.B.) ; Olot (Codina) ; Collsacabra (M.B.) ; Guillerias (Vilarrubia) ; San Juan de las Abadesas (Vives) ; Viladonja (coll. Vives) ; Sant Aniol de Finestras (Vives). — Barcelona : alrededores de Barcelona (Juncadella) ; San Saturnino de Osormort (Vilarribia) ; Fruit (Vilarrubia) ; Taradell (Vilar- rubia) ; Matadepera (Vives) ; Tarrasa (Vives) ; Montseny, Campins (Vives) et Santa Fe (Vives). — Tarragona : Valls (Espanol) ; Espluga de Francoli (Codina) ; Tortosa (Bala- (.uer) ; puertos <le Tortosa (Balauuer). — Andorra : Ordino (Museu). — Lérida : Gerri de la Sal (Museu) ; Llavorsi (Museu) ; Gosol (Codina). — Huesca : Linas de Broto, 1 300 ni (Jeanne) ; San Juan de la Pena (Gonzalez) ; Santa Maria de la Pena (Vives). — Âlava : Nanclares de la Oca (Vives). — Teruel : Sierra de Albarracin, Bronchales, 1 500 m (Jeanne) ; Montes Universales, Prias de Albarracin (Espanol, Jeanne) et Caloniarde (Jeanne) ; La Iglesuela del Cid (Jeanne) ; Cantavieja (Jeanne). — C.uenca : Vablecabras (Vives). — Madrid : Sierra de Guadar- raina, puerto de Navacerrada, 1 700 ni (Jeanne). — Avila : Casas del Puerto de Villatoro (Vives). — Alméria : Paterna del Rio, 1 000 111 (Jeanne). — Granada : Sierra Nevada, puerto de la Ragua, 1 950 ni (Jeanne) et rio Monachil, 2 300 à 2 400 ni (Jean- ne) ; puerto de Caniacho, 900 ni (Jeanne) ; Portugos (Vives).
Bords des torrents et ruisseaux des régions accidentées, de 0 à 2 400 ni, mais surtout à moyenne altitude.
Moitié orientale de la péninsule, surtout fréquent dans les régions montagneuses bordant la Méditerranée.
Obs. 1 : L’insecte est vert foncé métallique avec les élytres parfois un peu lavés de brunâtre. Mais j’ai vu également des environs de Barcelone un exemplaire avec les élytres d’un jaune- brun clair à peine rembruni vers l’apex pour lequel je propose le nom (V ah. flavipennis, nov. Ne seraient-ce pas de tels individus que La Fuente aurait signalé sous le nom de praeustus ?
Obs. 2 : L’espèce existe également dans les Pyrénées orien- tales françaises où je l’ai recueillie dans les Monts Albères, à La Massane et au col de l’Ouillat.
Obs. 3 : Une espèce très voisine, latinus Net., occupe l’Italie et la France méridionale et occidentale. Elle ne semble pas avoir franchi les Pvrénées.
l
1 >J —
106. Ocydromus (Peryphanes) maroccanus Ant.
(ierona : Collsacal)ra (iVIusEU) ; Giiillerias (Vii.ahhuiîia ) . - Barcelona : Be^as (Musfai) ; Balenyâ (Vilahhuhia) ; Salleiit (Museu) ; Matadepera (Vives) ; Tarrasa (Vives) ; Olesa de Montserrat (eoll. Vives). — Tarra^otui : Valls (Kspanol) ; Torto- sa (Bala(Aieh). — T cruel : La Iglesiiela del Cid (Jeanne). — Cuenca : VaMeeabras (Vives). — Salamanea : Bueiiamadre
(Vives). — Alméria : Paterna del Rio, 1 000 ni (Jeanne) ; Lanjar lie Andarax (Mateu). — Granada : Sierra Nevada, juierto de la Rallia, 1 950 ni (Jeanne) et route <lu Veleta, 1 600 ni (Jeanne) ; Portu^os (Vives) ; Gualehos (Jeanne) ; (^alahonda (Jeanne). — Mâlaga : Eenao jân-Montejaque, eiieva Hiindediro (Jeanne).
Même éeologie et même répartition que le préeédent, en compapiie <lu(|iiel il se reneontre assez souvent. Il semble cepen- dant préférer les endroits encore plus ombragés et obscurs et se prend parfois aux entrées de grottes.
107. Ocydromus (Peryphanes) nitidulus subsp. ovalipennis
SCHI JLEH.
Gerona : Sierra Santigosa (Vives). — Andorra : Col d’Ordi- no, 1 701) ni (Jeanne). — Lérida : Puerto de la Bonaigua (Museu) ; Valle de Aran, Les (Vives). — Navarra : Pico de Arias, 1 200 à 1 800 ni (Jeanne) ; pieo de Orliy, 1 800 ni (Jean- ne) ; Roneesvalles (Gonzalez) ; eollado de Ibardin (Tibek(;hien) . — Santander : Puerto de Palombera (Vives) ; puerto de San Glorio, 1 600 111 (Jeanne). — Oviedo : Picos de Europa, lago de la Ereina, 1 200 m (Jeanne).
Emîroits humides des forêts de moyenne altitude, mais remonte parfois dans la zone alpine, de 1 000 à 1 800 ni.
Pyrénées et monts eantabriques.
108. Ocydromus (Peryphanes) stephensi Crotch.
Lérida : Valle de Aran, Les (Vives). - Hiiesca : Sallent, rio Gâllego, 1 600 ni (Jeanne). Navarra : Pieo de Orhy, 1 800 ni (Jeanne) et 1 950 m (Lavh) ; eollado de Ibardm (Tibeh(;hien) . — (Aiipuzcoa : Oyarzun (Aubhy, Jeanne).
Endroits hunii<les, de 500 à 2 000 m. L’écologie de cette espèce a fait l’objet d’une remarque de L. Schuleh qui, <lans les Vosges, l’a recueil] ie dans des carrières, au pied des parois escar- jiées. Au pic <l’Orhy, je l’ai toujours prise dans les excavations provoquées par le glissement de plaques de gazon laissant le sol à nu et constituant en queb|ue sorte des nii(‘rocarrières. Enfin, à
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Oyarzûn, une riche colonie vit à l’entrée d’une galerie de mine abandonnée.
Çà et là dans les Pyrénées et les monts basques. La Fuente le cite aussi des Asturies.
109. Testediolum pyrenaeum Dej.
Gerona : Ull de Ter (M.B.). — Lérida : Puerto de Aula, 2 100 m (Jeanne) ; puerto de la Bonaigua (Museu) ; puerto de Viella (Museu, Vives). — Huesca : Puerto de Benasque, 2 000 m (Jeanne) ; pico de Mahourat, 2 000 m (Jeanne). — Navarra : Pico de Arias, 1 800 à 2 000 m (Jeanne) ; collado de la Piedra San Martin, 1 700 m (Jeanne) ; pico de Orhy, 1 800 à 2 000 m (Lavit, Jeanne). — Santander : Puerto de San Glorio, 1 600 m (Jeanne). — Oviedo : Pajares, pico Cellon, 2 000 m (Jeanne).
Bords des névés de la zone alpine, au-dessus de 1 800 m, où il est généralement abondant, plus rare en dessous.
Pyrénées et monts cantabriques.
110. Testediolum carpetanum Sharp.
Madrid : Sierra de Guadarrama, Penalara (Espanol). Comme le précédent.
Sierra de Guadarrama.
111. Testediolum montanum Ramb.
Granada : Sierra Nevada, rio Monachil, 2 300 à 2 400 m (Jeanne), route du Veleta, 2 600 à 2 700 m (Jeanne), laguna de las Yeguas, 2 900 m (Jeanne), Picacho de Veleta, 3 300 m (Jeanne) et Cerro Pelado (Mateu-Cobos) .
Comme les précédents, au-dessus de 2 300 m.
Sierra Nevada.
112. Omoperyphus hypocrita Dej.
Gerona : Santuario de la Salud (MusEu). — Barcelona : Centellas (Xaxars) ; Balenyà (Vilarrubia) ; Taradell (Vilar- rubia). — Tarragona : Valls (Espanol) ; Espluga de FrancoH (Codina). — Lérida : Valle de Aràn, Bericauba (Museu). — Hiiesca : Linas de Broto, 1 300 m (Jeanne). — Braga : Serra do Gerez, La Albergara (Machado). — Teruel : Royuela (Espanol) ; Frias de Albarracm (Espanol). — Guenea : Valdecabras (Vives).
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— Avila : (^asas del Puerto de Villatoro (Vives). - (juarda : Serra da Estrêla, versant Sud, Maiitei<»:as, 1 500 ni (Jeanne). — Alméria : Paterna del Rio, 1 000 ni (Jeanne). — Granada : Sierra Nevada, pnerto de la Raj^na, I 950 ni (Jeanne) et la^nna de las Yejîuas, 2 900 ni (Jeanne) ; Portn^os (Vives) ; pnerto de Caniacho, 900 ni (Jeanne).
Bords oiiibrajiés des torrents et des ruisseaux des reliions accidentées, de 500 à 3 000 m.
Prescpie tontes les régions iiioiita^nenses de la péninsule. Baléares.
113. Nepha ibericum La Brûl.
Soria : Puerto de Santa Inès, 1 600 ni (Jeanne). Braga : Serra do Gerez, Vale de Alberjiara (Machado). — Madrid : Sierra de Guadarrania, Ventorillo, 1 400 ni (Espanol). — Giiarda : Ser- ra da Estrêla, versant Sud, Manteigas, 1 500 ni (Jeanne), versant Nord, Gouveia, 1 200 à 1 400 ni (Jeanne), Torre, 1 950 ni (Jean- ne) et W. de Lagoa comprida (Machado). — Jaén : Sierra de Cazorla, la Irnela, Fnente Bermejo (Mateu-Cobos) .
Bords des torrents et ruisseaux, de 1 000 à 2 000 ni. Massifs montagneux de toute la Meseta.
114. Nepha grisvardi Dew.
Teruel : Fortanete (Jeanne) ; Montel Universales, Frias de Albarracm (Jeanne).
Bords marécageux des ruisseaux.
Chaîne sud-ibérique (Espèce nouvelle pour PP^spagne).
115. Nepha jeanneli Dew.
Gerona : Llivia (M.B.). — Lérida : Bohi, lago Llebreta, 1 615 ni (Jeanne) et Aiguas Tuertas, 1 700 à 1 900 ni (Jeanne) ; puerto de la Bonaigua (Museu) ; Valle de Arân, Salardu (Museu).
Bords des eaux stagnantes, sur les aOleurements <le sable, de 1 500 à 2 000 ni.
Pyrénées orientales et centrales (Espèce nouvelle pour l’Es- pagne) .
116. Nepha alluaudi Ant.
Granada : Sierra Nevada, jmerto de la Ragua, 1 950 ni (Jean- ne) et route du Veleta, 2 650 ni (Jeanne).
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Bor<ls niarécajieiix des ruisseaux, de 1 <)()() à 3 000 ni. Sierra Nevada.
117. Nepha latérale Dej.
i',eron(t : Olol ((Nidina) ; Guillerias (Vilahruhia) . — Barce- lofia : Centellas (Xaxahs) ; San Saturniiif) de Osorniort (ViLAH- iuiBia). — Soria : Lajiuna Nejira, 1 800 ni (Morales, Vives) ; puerto de Picjueras, 1 750 ni (Vives) ; jiantano de la Muedra (Vives). -- Oviedo : Pajares, pieo Cellon, 2 000 ni (Jeanne) ; [uierto de Pajares, 1 300 ni (Jeanne). — Leon : Puerto de Pajares, 1 250 ni (Jeanne) ; Busdonj^o (Vives). Braga : Serra do Gerez, Vale de Alber^ara (Machado). — Teruel : Bronchales, 1 500 ni (Jeanne) ; Caloniarde (Jeanne) ; Prias de Albarraein (Jeanne) ; Fortanete (Jeanne). — Madrid : Sierra de Guailarrania, Penalara (P.spanol) , Ventorillo, 1 400 ni (FIspanol) et puerto de Navacer- rada, 1 700 ni (Jeanne). — Segovia : San Rafael (Ardois). — Avila : Sierra de Gredos, pinar del Parador (Ardoin, Jeanne) ; Martinez (Vives). — Snlamanca : Salanianea, rio Tonnes (Jean- ne) ; Buenaniadre (Vives). — Câceres : Las Hurdes (Marvier). — Giiarda : Guarda (M.Z.L.C.) ; Serra <la Estrêla, Manteigas, 1 500 ni (Jeanne), Gouveia, 1 200 à 1 400 ni (Jeanne) et Torre,
! 950 111 (Jeanne). — Castelo-Branco : Serra da Estrêla, vallée du Zezere, 1 200 ni (Jeanne).
Endroits huinides, de 0 à 2 000 ni.
Péninsule septentrionale et moyenne, très eoninum.
118. Nepha genei Küst.
Gerona : Ciurana (MusEU) ; Ampurias (Museu) ; San Juan <le las Abadesas (Vives). Bareelona : Sallent (Museu) ; rio Besos (Villalta) ; Balenya (Vilarrubia) ; Taradell (Vilar- rubia) ; loua (Vilarrubia) ; alrededores de Bareelona (Junca- della) ; Prat de Llobregat (Gros) ; Tarrasa (Vives) ; Canipms (Vives) ; Argentona (M.B.). Tarragona : Valls (Espanol) ; puertos de Portosa (Bala(,uer). Lérida : Gosol (Codina). — Navarra : Venta Urroz, rio Erro (Zariquiev) ; pieo de Orhy (Aubry). — Soria : Puerto de Piqueras, 1 750 ni (Vives). — Zaniora : Andavias (Vives). — Valencia : Pedralba (Baguena). — Teruel : AleaTiiz (Vives) ; Fortanete (Jeanne) ; Prias de Albar- raein (Jeanne). - Giiadalajara : Setiles (Jeanne). — Madrid : Madrid (Ardois) ; Madrid, Casa de Canipo (Vives). — Sala- rnanea : Salanianea, rio Tonnes (Jeanne) ; Valdeearpinteros (Jeanne). Castelo-Branco : Penaniacor (M.Z.U.C.). — Grana- da : Sierra Nevada, puerto de la Ragua, 1 800 à 1 950 ni (Jean- ne) et route du Veleta, 1 600 ni (Jeanne). — Mâlaga : Marbella
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(Ardoin). — Câdiz : San Ro(jiie (Ramihkz). Faro : Serra de ]\loiiehi(jue (M./.U.(7).
Kndroits ehaiids et humides, <le 0 à 2 000 m.
Ponte la péninsule. Baléares.
119. Synechostictus cribrum Duv.
Barcelona : Tarrasa (Vives) ; Seva ( Vilahrubia ) ; Prat de Llohrejiat (M.B.). — Tarrag^oua : Valls (P'.SPANOI.) . - Terucl : Teruel (Vives). — Coimbra : Coimhra (M .Z.U.(7 ) . — (rranada : Giialehos (Jeanne) ; Calahonda (Jeanne). — Faro : Serra <le Monehiqiie (M.Z.U.C. ) .
Bords des cours d’eau, <le 0 à 1 SOO in.
Çà et là dans toute la péninsule, à l’exception du <juart Nord-Ouest. Baléares.
120. Synechostictus dahli Dej.
Gerona : Guillerias (Vilahrubia) ; San Feliu de Pallarols (Mliseu). — Barcelona : Balenyà (Vilahrubia) ; Paradell (Vilar- rubia) ; Seva (Vilahrubia) ; Llobre^^at (M.B.) ; Tarrasa (Vi- ves) ; La Garrijia (Vives). — Lérida : Vilanova de Meyà (Museu). — Tarragona : Valls (Espanol) ; Canibrüs (coll. Sermet) ; Riudecanas (Lederer). — Zaragoza : Ejea de los Caballeros (Vives). — Teriud : Broncbales, 1 500 ni (Jeanne) ; Caloinarde (Jeanne). — Valencia : Onteniente (Ba(;uena). — Murcia : Totana (Balauuer). — Graiiada : Motril (Jeanne). — Mâlaga : Mâlaga (Marvier). — Gâdiz : San Roque (Ramirez) ; Puerto de Santa Maria (Marvier).
Même écologie et même réjiartition que le précédent.
121. Synechostictus ruficornis Sturm.
Gerouo : San Pablo de Seguries (Museu) ; Ripoll, 800 m (Jeanne). — Huesca : Sallent, rio Gallego, 1 300 à 1 600 m (Jeanne).
Bords des torrents, à basse et movenne altitude, de 200 à 1 600 m.
Pyrénées. La Fuente le cite aussi des Asturies.
122. Synechostictus atroviolaceus Dut.
Grerona : San Juan de las Abadesas (Vives) ; Planolas (Vi- ves) ; Mollo (Vives). — Andorra : Cortals d’Pbicamp, 2 000 m
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(Jeanne) ; col d’Ordino, 1 700 m (Jeanne). — Lârida : San Maiiricio (Vives) ; Kspot (Vives) ; Valle de Arân, Les (Vives), Viella (Vives) et Salardu (Museu). — liucsca : Castejon de Sos, 900 111 (Jeanne) ; Valle de Ordesa, 1 400 ni (Jeanne) ; Hoz de Jaca, 1 000 ni (Jeanne) ; pico de Mahourat, 2 000 in (Jeanne). ■ — Leon : Puerto de Pajares (Vives) ; Busdongo (Vives).
Bords des torrents, à movenne et hante altitude, de 800 à 2 000 ni.
Pyrénées et monts cantabriques.
123. Synechostictus elongatus Dej.
Gerona : Tossa <le Mar (Jeanne) ; Giiillerias (Vilarrubia) .
Barcelonn : Seva (Vilarrubia) ; San Saturnino de Osormort (Vilarribia) ; Rieja Major (Vives). — V alladolid : Puente Diiero (Gasull). — Lugo : Chantada (Vives). — Madrid : El Escorial (Museu) ; rio Manzanares, Puerto <le Hierro (Vives).
- Salamanca : Salainanca, rio Tonnes (Je\nne) ; Buenaniadre (Vives). — Gunrda : Giiarda (M.Z.U.C.). — Coimbra : Coimbra (M.Z.U.C.). ~ Câceres : Navalinoral de la Mata (Vives). — Bada- joz : Albuqiierqiie (Jeanne). — Granada : Mecina-Bombaron (Jeanne) ; Portu^os (Vives). — Faro : Serra de Monchique, 700 m (Jeanne).
Bords des cours d’eau, de 0 à 1 000 ni, mais surtout à basse altitude.
Presque toute la péninsule.
124. Synechostictus frederici Müll.
Jaén : Sierra <le Cazorla, puente de la Herrerias (Mateu- CoBos). — Granada : Gualchos (Jeanne) ; Calahonda (Jeanne). — Câdiz : San Roque (Ramirez).
Comme le précédent.
Andalousie.
125. Odontium striatum F.
Bords des cours d’eau, surtout des rivières et fleuves impor- tants, à basse altitude.
La Fuente le cite des provinces de Logrono, Leon et Douro. (Jes localités doivent correspondre à la subs]). maurum Net., décrite de Ponferrada et ipii serait une forme mélanisante.
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126. Odontium foraminosum Sturm.
Bnrcelona : Pla del Llobrej^at (Ghos). ^ Tarragona : Arn- posta (Museu) ; Tortosa (Museu) ; {)iiertos de Tortosa (Bala-
(,ueh).
Coniiiie le précédent,
(Catalogne : cours inférieurs du Llobregat et de l’Kbre.
Ohs. : O. littorale Ol., cité |)ar La Fuente de la j)rovince de Barcelona, est une espèce de l’Europe tempérée qui ne dépasse pas vers le Sud-Ouest le cours de la Loire. Sa présence dans la péninsule nécessite donc conlirmation.
127. MetalEina (Neja) ambiguum Dej.
Barcelona : Martorell (Espanol) ; Prat de Llobregat (Gros, Museuj ; San Baudilio de Llobregat (Museu) ; San Adriân de Besos (M.B.). — Salamanca : Buenamadre (Vives). — Santarem : Serra de Minde (Machado). — Alméria : alrededores de Almé- ria (CoBOs) ; Campo de Dalias (CoBOs). — Sevilla : El Campillo de la Luisiana (Vives) ; La Salud (Benitez). — Câcliz : Tarifa (Vives). — Faro : Faro (Coiffait).
Çà et là dans presque toute la péninsule. Baléares.
Obs. : M. {Neja) leucoscelis Chaud., cité par La Fuente d’Algeciras, est une espèce de la région méditerranéenne orien- tale.
128. Metallina (s. str.) pygmaeum F.
Bords des cours d’eau.
Pyrénées, rare et très localisé. Mateu, le cite de la Sierra de Aralar.
129. Metallina (s. str.) properans Steph.
Gerona : Llivia (M.B.) ; Ull de Ter (M.B.) ; Valle de Ribas (Vilarkubia) . — Barcelona : Collsacabra (Museu) ; Prat de Llobregat (Gros) ; Balenyà (Vilarrubia) . — Tarragona : Molà de Falset (Museu). — Lérida : Valle de Arân, Salardü (Museu) et Les (Vives). — Huesca : San Juan de la Pena (Gonzalez). — B.-Pyr. (versant ibér.) : Forêt d’iraty, 1 000 ni (Jeanne). — Palencia : Aguilar de Canipoo (Vives). — Lugo : Foz (Vives) ; Chantada (Vives). — Coruna : Rutis (Vives). — Teruel : Santa Eulalia (Baguena) ; Teruel (Vives) ; Caloniarde (Jeanne).
Endroits humides, prairies, surtout à basse altitude.
•20 —
Pyrénées, monts (‘antal)ri(jiies, massif ^alico-dourien et ehaîne ibéricjne.
130. MetaSlina (s. str.) iampros Herbst.
(U>rona : Tosas (Vilakhubia) ; Valle de Ribas (Vilakkubia) ; Sierra Santijrosa (Vives) ; Llivia (M.B.). — Barcelona : Mont- seny, Santa Fe (Vives). — Andorrci : Pas <le las Cases, 2 100 m (Jeanne) ; La Massana (Museu) ; Ordino (Museu) ; La Cortinada (Museu). — Lérida : Bohi, Ai^uas Tuertas, 1 700 à 1 900 m (Jeanne) ; San Maiiricio (Vives) ; puerto de la Bonaigua (Espa- i\ol) ; Valle de Aran, Salardü (Museu), Viella (Vives), de Arros a Las Bordas (Museu) et Les (Vives). — liuesca : Valle de Ordesa, 1 400 m (Jeanne) ; Ordesa, circo de Soaso, 1 700 à
1 800 m (Jeanne) ; San Jiian de la Pena (Gonzalez). — Navarra : Puerto de Larrau, 1 700 m (Jeanne) ; pico de Orhy, 1 600 à
2 000 m (Jeanne) ; puerto de Velate (Aubry). — Soria : El Qiiintanar, 1 300 m (Jeanne). — Santander : Puerto de Palom- bera (Vives). — Oviedo : Pieos de Europa, lago de la Ercina, 1 200 m (Jeanne). ~ Znmora : Andavias (Vives). — Lugo : Chantada (Vives) ; Fonteo (Vives). — Coruna : Vallegestoso (Vives). — Teniel : Teruel (Vives) ; Royuela (Espanol). — Segovia : Puerto de Navacerrada, 1 700 à 1 800 m (Jeanne). — (htarda : Serra da Estrêla (M.Z.U.C.). — Coimhra : Coimbra (M.Z.U.C.).
(domine le précédent, mais surtout à haute altitude.
Tous les massifs montagneux de la péninsule septentrionale et moyenne.
131. Phyla rectangulum Duv.
Espèce citée par La Fuente (comme variété (Vobtusum) de la province de Ciudad-Real et des Baléares. Ces localités sont à confirmer.
132. Phyla obtusum Serv.
Barcelona : rio Besé>s (M.B.) ; Prat de Llobregat (Gros). — - Teruel : Cantavieja (Vives). — Câdiz : San Roque (Ramîrez).
Endroits humides.
Çà et là dans pres([ue toute la péninsule. Baléares.
133. Phyla tethys Net.
Faro : Alportel ((ioiFEMt).
Çà et là <lans la péninsule orientale et méridionale. Baléares, toujours très rare.
134. Ocys quinquestriatus Gyll.
Barcclona : Gualba (MiiSEu) ; Seva ( Vilahhuhi A ) . - Tarra- gona : Querol (M . H. ) . — Lérida : Gé)Sol (Ai/nMiH\). CiK^nca : Vableeabras (VtVES).
Kndroits bumides, souvent sous les éeorees des arbres.
Çà et là dans le Nord-Est <le l’Espajiiie.
135. Ocys harpaloides Serv.
Barcelonn : Gualba (MiJSEU) ; Sallent (MiiSEU) ; Vallvi- drera (M.B.) ; Seva (Vilahhubia) ; Taradell (VtLAHRUBiA ) ; Balenyà (VtLAHHUBiA) ; Collsuspina (Espanol) ; Gelida (EsPA- nol). — Tarragona : Querol (M.B.) ; juncosa (MusEU) ; Valls (Espanol) ; Marj^alef de Montsant (Mliseu) ; Fonscaldetes (M.B.) ; Marsa (Museu) ; Molà de Falset (Musel) ; Cambrils (coll. Sehmei ) ; Montreal, Mollats (Espanol, Vilella) ; Mora de Ebro (ALTtMiRA). — Lérida : Borjas Blancas (Museu). — Navar- ra : Tafalla (GoNt). — Guipiizcoa : San Sébastian (Museu) ; Oyarzun (Jeanne). — Santander : Puente-Viesgo, cueva de Pis (Jeanne). — Guarda : Serra da Estrêla, Manteigas, 1 600 ni (Akdoin). — Coimbra : Coiinbra (M.Z.U.C.). — Aveiro : Bussaco (M.Z.U.C.). — Setübal : Portinho, Serra da Arrabida (Machado). — Granada : Sierra Nevada, route du Veleta, 2 650 m (Jeanne). — Faro : Santa Barbara de Nexe (Coiefait) ; Serra de Moiichique, 700 m (Jeanne).
Endroits frais et humides, souvent dans les lieux obscurs et aux entrées de grottes, surtout à basse altitude.
Toute la péninsule. Baléares.
136. Oreocys andreae Jeannel.
Granada : Sierra Nevada, jiicacho de Veleta, versant N.W., 5 300 m (Jeanne), Cerro Pelado (Mateu-Cobos) et puerto del Lobo (Mateu).
Sous les pierres humides <lu bord des névés, de 2 500 à 3 300 m, toujours très rares.
Sierra Nevada.
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Fam. POGONIDAE
1. Pogonus (s. str.) smaragdinus Waltl.
Vases salées du littoral.
Extrême pointe méridionale de l’Andalousie.
2. Pogonus (s. str.) riparius Dej.
Comme le précédent.
Littoral de la Catalogne et des Baléares.
3. Pogonus (s. str.) chalceus Marsh.
Gerona : Ani])urias (Museu) ; Rosas (Jeanne). — Barce- lona : rio Besos (M.B.) ; Prat de Llobregat, laguna del Reniolâ (Espanol). — Tnrragona : San Vicente de CaLlers (Espanol) ; Puerto <le los Alfaques (M.B.). — Lérida : Montagut (Museu).
— Aveiro : Espinho (M.Z.U.C. ) . — Alicante : Dénia (Coiffait).
— Câdiz : Puerto de Santa Maria (Marvter). — Faro : Faro (Coiffait).
Comme les précédents.
Litt€)ral de toute la péninsule. Aussi sur les terrains salés des cuencas de l’Ebre, de Nouvelle-Castille et de Vieille-Castille. Baléares.
4. Pogonus (s. str.) littoralis Duft.
Gerona : Rosas (Jeanne). — Tarragona : San Vicente de (]alders (MuSElJ).
(domine les précédents.
Littoral <le la péninsule septentrionale et moyenne. Baléares.
5. Pogonus (s. str.) gilvipes Dej.
Gerona : Rosas (Jeanne). — Tarragona : San Vicente de (Gabiers (Museu). — Câceres : Las Hurdes (Marvier).
Comme les précédents.
Par places sur le littoral oriental et méridional de la pénin- sule, de la Catalogne à l’Algarve. Terrains salés de la cuenca de Nouvelle-(^astille. Baléares.
- 23 —
6. Pogonus (s. str.) pallidipennis Dej.
Comme les précédents.
Cité par La Fuente des provinces de Barcelona et Valencia.
7. Pogonus (s. str.) luridipennis Germ.
Comme les précédents.
Cité par La Fuente des provinces de Barcelona et Alicante, ei par Vives de celle de Cadiz.
Obs. : P. (s. str.) iridipennis NiC. (Europe centrale) et reti- culatiis ScHAUM (région méditerranéenne orientale) sont très probablement cités par erreur de la péninsule par La Fuente.
8. Pogonus (Pogonoidêus) meridionalis Dej.
Barcelona : Prat de Llobregat, laguna del Reniolâ (Espanol). Comme les précédents.
Littoral méditerranéen de l’Espagne. Terrains salés de la cueiica de Nouvelle-Castille.
9 Pogonistes gracilis Dej.
Tarragona : San Vicente de Calders (Espanol). — Toledo : Villacanas (Bolivar).
Comme les précédents.
Littoral méditerranéen de l’Espagne. Terrains salés de la cuenca de Nouvelle-Castille. Baléares.
10. Pogonistes testaceus Dej.
Tarragona : San Carlos de la Râpita (Museu) ; Puerto de los Alfaques (M.B.). — Valencia : Los Vallès (coll. Bauuena).
Comme les précédents.
Littoral méditerranéen de l’Espagne, du cap Cerbère au cap de la Nao. Baléares.
11. Syrdenus grayi Woll.
Tarragona : San Vicente de Calders (Espanol). — Zaragoza : Sâstago, salina del Rebollon (.Jeanne). — Alicante : Albufera de Elche (Bolivar).
— 24 —
(^oinme les précédents.
Çà et là sur le littoral oriental et méridional <le la péninsule, de la Catalogne à l’Al^arve. Ferrains salés de la cuenca de l’Ebre. Baléares.
Obs. : vS. filiformis Dej., connu d’Al<îérie et de Sardaigne, est signalé d’F^spagne, sans plus de précisions, par La Fuente d’après Reitteh. Cette citation n’a jamais été confirmée depuis.
Fam. PATROBIDAE
Tribu DELTOMERINI
1. Penetretus rufipennis Dej.
Barcelona : Santa Cecilia de Montserrat (Museu) ; Mura (Espanol) ; Vich (Vilakiîubia) ; Seva (Vilarrubia) ; Taradell (Vilarrubia) ; Moyâ (Vilarrubia) ; Arenys de Munt (Espanol) ; \ allvidrera (?]span()l) ; San Lorenzo Savall (Espanol) ; Gelida (Espanol) ; Tona (Auroux) ; Montserrat (Zariquiey). — Tarra- gona : Valls (Espanol) ; Margalef de Montsant (Museu) ; Febro (Museu) ; Fonscaldetes (M.B.) ; Tortosa (Balaguer) ; puertos de Tortosa, Mascà (Museu). — Lérida : Llavorsi (Museu) ; Mayàls (Juncadella) . — Navarra : Puerto de Velate (Aubry). — (juipuzcoa : Tolosa (Museu). — Oviedo : Moal, monte Munie- llos (Fernandez). — Pontevedra : environs de Pontevedra (Coif- fait). — Porto : Gondomar (Machado) ; Recarei (Macfiado). — Viseu : Serra do Caramulo (M.B.). — Guardn : Serra da Estrêla, Manteigas, 1 500 m (Jeanne). — Aveiro : Pessegueiro (Coiffait) ; Bussaco (Coiffait). — Coimhra : Coimbra
(Ferreira). — Lisboa : Mata do Vinieiro (Duarte) ; Serra de Sintra (Coiffait). — Portalegre : Aviz (M.Z.U.C.). — Setûbal : Portinbo da Arrabida (Ferreira). — Alméria : Paterna del Rio (Mateu). — Granada : Mecina-Bombaron (Mateu-Cobos) ; Jubi- les (Mateu) ; Paroles (Mateu) ; Sierra Nevada, route du Veleta, 1 600 m (Jeanne). — Mâlaga : Benaojàn-Montejaqiie (Mateu- Cobos). ^ Fnro : Loulé (Coiffait) ; Silves (Coiffait).
Bords ombragés des torrents ou ruisseaux, dans les régions accidentées, de 0 à 1 600 m.
Toute la péninsule.
— 25 —
2. Penetretus temporalis Bed.
C(t(Uz : Aljieciras (Sanchez).
Comme le préeédeiil.
Kxtrême pointe méridionale de l’Andalousie.
OiîS. : punctatissimiis Chaud, cité des Asturies par La
Fuente, est une espèee exelusivement africaine.
3. Deltomerus nebrioides Vuill.
Oviedo : Puerto de Pajares, 1 300 m (Bahaud, Coiffait, Jeanne).
Bords des torrents, dans les anfractuosités <les petites cas- cades, de 1 300 à 1 500 m, très localisé.
Monts cantabriques centraux.
4. Deltomerus andalusiacus Reitt.
Granada : Sierra Nevada, Cerro Pelado (Mateu-Cobos) , picacho de Veleta, versant NW, 2 950 m (Jeanne), laguna de las Yegiias, 2 900 m (Jeanne) et rio Alonachil, 2 300 à 2 400 m (J eanne) .
Comme le précédent, mais aussi au bord des névés, <le 2 000 à 3 000 m.
Sierra Nevada.
Dépôt légal effectué en 11)70 (3'^ trimestre)
Bordeaux. — Inipr. El Dkouillahd, 3, place de la Victoire.
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ME 105
1968
ACTES
DE LA
Série A
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Muo. COMP. ZOOL.
libraky
MAfi 9Î97J
Harvard
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SOCIETE LINNEENNE
DE BORDEAUX
FONDÉE LE 25 JUIN 1818
et reconnue comme établissement d'utilité publique par Ordonnance Royale du 15 juin 1828
PREMIÈRES DONNÉES SUR L’INSTALLATION D’UNE BIOCÉNOSE LACUNAIRE EXPÉRIMENTALE
Par J. PARI5 et G. PETIT
Station de Biologie Marine et Lagunaire de Sète
Hôtel des Sociétés Savantes 71, Rue du Loup
BORDEAUX
TRAVAUX DE L'INSTITUT DE BIOLOGIE MARINE - ARCACHON
ACTES de la SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE BORDEAUX
TOME 1968 No 2
1 O 5 Série A
PREMIÈRES DONNÉES SUR I/INST AERATION D’UNE BIOCÉNOSE LACUNAIRE EXPÉRIMENTALE
par J. PARIS et G. PETIT
Nous avons mis en place, à la Station de Biologie marine et lagunaire de Sète, une portion de substrat avec sa végétation, prélevée dans l’anse de la Fangade (Etang de Thau), sur fond sableux, avec Zostera mina.
Nous avons utilisé un bassin en céramique de l’ancien aquarium public de la Station, mesurant 3 m de long sur 2,40 m de large et une profondeur de 0,40 m. Cette expérience s’est déroulée en milieu clos. Le brassage de l’eau est assuré par la rotation d’un moulinet comportant 4 pales en matière plastique montées à angle doit. Chaque pale a une longueur de 1,40 m pour une largeur de 0,30 m.
La vitesse de rotation se fait à partir d’un moteur asynchrone de 0,1 CV, tournant à 1 200 tours minute. Un réducteur Merger type RM 6/2 M 63/4 donne une vitesse de sortie de 1 tour minute. Dès lors, chacune des pales effectue un passage dans l’eau toutes les 15 secondes, ce qui imprime un léger mouve- ment de houle dans le bassin et en assure l’oxygénation.
Le substrat est réparti dans les trois quarts du bassin, couvrant une surface approximative de 5 m^ sur une épaisseur de 10 cm.
Après quelques essais, nous avons choisi comme source lumineuse les lam- pes Sylvania Gro-Lux et cela pour plusieurs raisons. D’abord, nous désirions une source de lumière froide pour éviter un réchauffement excessif de l’eau et une trop grande évaporation. En second lieu, parce que la distribution spec- trale, avec des valeurs maximales dans le rouge 6 600 À et dans le bleu 4 500 À, semblait la plus efficace pour la croissance des algues. Un bâti en cornières de la dimension du bassin est recouvert intérieurement de plaques d’isorel laqué blanc, jouant le rôle de réflecteur. Ce bâti est équipé intérieurement de 6 lam- pes Gro-Lux de 2,40 m de longueur, de 215 watts F 96 T 12/GRO/VHO. Un ccntacteur horaire règle la durée d’éclairement que nous avons fixée à une moyenne de 7 heures par jour.
Ce réflecteur est fixé au plafond de l’aquarium par l’intermédiaire de deux poulies qui permettent d’augmenter ou de diminuer la distance entre la source lumineuse et la surfaee de l’eau. De nombreux essais nous ont conduits à adop- ter une distanee moyenne de 60 à 70 cm. C’est celle qui semble la plus favo- rable, du moins pour le développement des algues.
Enfin, un eadre de bois mobile, divisé en earrés de 40 cm de eôté et numé- rotés, assure le quadrillage du bassin, de manière à pouvoir préciser l’endroit où sont effectués les prélèvements.
M’*"® F.-J. GAY, biologiste au C.N.R.S., a collaboré à la surveillance de la biocénose et aux prélèvements. M. JALABERT, aide-technique (Montpellier), a assuré le contrôle de la salinité et les prises de température.
L'installation de la première biocénose a eu lieu en avril 1967. Les condi- tions alors défectueuses du brassage de l'eau, ainsi qu'un apport nouveau de substrat effectué en mai, ont amené un développement bactérien intense, qui nous a obligés à abandonner cette première expérience.
Une seconde expérience a débute dans la seconde quinzaine d'octobre 1967, cette fois, dans les conditions techniques indiquées ci-dessus, et c'est elle qui se poursuit actuellement. En principe, il a été effectué un prélèvement par mois, à partir de février, c'est-à-dire trois mois après la dernière installation, à l'exception toutefois du mois de mai. Mais avant le premier prélèvement nous assistions, en que’que sorte, à la mise en place spontanée de la biocénose. Au ras de l'eau, en bordure du bassin, des colonies de Bryozoaires s'étaient instal- lées, faisant corps avec le substratum, mais servant bientôt de fixation à des Ulves (Ulva lactuca) qui ont amené leur disparition. Ces Bryozoaires abritaient de très nombreux Foraminifères, des Nématodes, de nombreux Cyclops, des Acariens, d'abondantes Diatomées dont Nitzchia lor^igissima.
Les pales du moulinet se couvraient d'un enduit brunâtre et leur tranche donnait insertion à des Entéromorphes, qui donnaient elles-mêmes asile à un Copépode, assez peu répandu, fixé là sans doute par la plus grande oxygénation : Eudactylopiis robustus (Claus) (1). On y retrouvait des Acariens, des Nématodes et des Diatomées.
Notons enfin, que des Mollusques gastéropodes, circulant la nuit, laissaient leurs traces sur le fond. Le substrat se couvrait de petits cratères bruns, dus à des Annélides qui sont vraisemblablement des Phyllodoces. Cependant, nous devions constater que dans cette biocénose les Zostères ne s'étaient pas déve- loppées.
L'étang de Thau constitue une étendue lagunaire qu'on peut qualifier de submarine (G. PETIT, 1953) ou encore de type euhalin (AUDOIN, 1962).
La salinité de ce bassin atteint son maximum en août-septembre (38 %o) et son minimum entre janvier et mai (30 %o). Elle ne descend que très rare- ment au-dessous de 25 Voo ; elle est en moyenne de 35 Voo (AUDOIN) (2).
L'eau de notre bassin d'expérience dépasserait largement ce taux de salinité en raison de l'évaporation, si nous ne l'abaissions par l'adjonction d'eau douce de source. Cette salinité est contrôlée toutes les semaines. Elle varie de la manière suivante : En novembre 1967 de 38,6 à 39,1 ; en décembre de 38,1 à 38,9 ; en janvier 1968 de 38,7 à 37,6 ; en février de 36,4 à 37,5 ; en mars de 36,3 à 37,3 ; en avril de 36,4 à 37,6 ; en mai de 36,2 à 37,2 ; en juin de 35,9 à 37,07 ; en juillet de 35,7 à 36,8.
La température est beaucoup plus stable. La plus basse a été enregistrée en décembre 1967 où l'eau du bassin marquait 7“ et celle de l'étang 3,5° (13.12.67) et le 18 du même mois où le bassin marquait 9° et l'eau de l'étang 2°.
D'une manière générale, nous avons enregistré les variations suivantes : de 15° à 11° en novembre 1967, de 12° à 7° en décembre, de 10,5° à 11,5° en janvier
(1) Détermination J. SOYER,
(2) AUDOIN, J. — Hydrologie de l'étang de Thau. Rev. Trav. Inst. Pêches marit.,
26, 1, p. 1-102.
1968, de 11" à 13" en février, de 11" à 14" en mars, de 14,5" à 16" en avril, de 15" à 16" en mai, de 17" à 19" en juin, de 21,5" à 20" en juillet.
Le pH s'est maintenu à une constance de 8,2.
Nous ne pouvons, dans cette note, fournir l'inventaire systématique de chaque prélèvement, en indiquant à quel « carré » il correspond. Nous nous contenterons de quelques remarques générales dont les plus marquantes concer- nent les Annélides polychètes qui demeurent les représentants les plus nom- breux de notre biocénose expérimentale, qui est dépourvue de prédateurs.
Tout d'abord, au cours des prélèvements des lcr gt 29 février et du 22 mars, nous avons pu constater un grand développement des Phyllodocidés représentés par Phyllodoce lamelligera. Ces Phyllodoces sont très actifs la nuit où ils chas- sent à la surface du substrat et dans les débris de Zostera nana. Dans le même temps, les tubes grêles de Maldanidae sont assez peu nombreux. Outre les Phyl- lodocés, nous trouvons toujours par unité de surface (1 600 cm^) des Nereis diversicolor, des Glycera convoluta et quelques Terehellides stroemi.
A partir du mois d'avril (prélèvements du 23 avril, 12 juin et 31 juillet) nous assistons à une progression des Glycera convoluta aux dépens des Phyllodoce lamelligera. En même temps, nous constatons une augmentation très impor- tante des petites formes tubicoles Maldanidae {Maldane globifex) : 30 tubes prélevés le E'' février contre 352 tubes prélevés le 31 juillet. Quelques Syllidiens {Grubea clavata Clap.) ont été récoltés au mois de mars, avec 2 mâles et 1 femelle portant des œufs en division. Parmi les autres représentants de la faune anné- lidienne, il faut noter : Flabelligera diplochaitos (Otto), Capiîella capitata (Fabr.), Naineris laevigata (Grube), Cirratulus chrysoderma (Clap.), Lumbrineris impa- tiens (Clap.), Cirratulus cirratus. Plaîynereis dumerilii a été trouvé en nombreux exemplaires sur les parois du bassin à partir du mois de juin. C'est la forme épitoque femelle qui s'abrite dans un tube transparent muqueux, dissimulé parmi les Entéromorphes. Les Mollusques n'ont jamais été nombreux dans nos prélèvements. Quelques Tapes decussatus, Nassa, Gibbula, Mytilus. Les Loripes lacteus sont passés de 16 (29.2.68), à 4 (27.3), à 3 (12.6) et étaient au nombre de 7 dans le prélèvement du 31 juillet. Le nombre des Bittium reticulatum est variable : de 10 et 11 (févr., mars) à 12 (juin); un seul exemplaire dans le pré- lèvement du 31 juillet.
Depuis le début, les Actinies se maintiennent en petit nombre, comme les Pygnogonides. Nous n'avons prélevé qu'un exemplaire, jeune, d’Asterina gibbosa. Les Idothées {Idothea viridis) sont très rares. Par contre, nous avons eu la surprise de constater la présence de 18 Ophiures {Amphipholis squamata) (1) lors du prélèvement du 31 juillet, alors que les prélèvements antérieurs ne nous en avaient procuré qu'un exemplaire (avril).
La flore qui s'est développée dans le bassin se répartit de la façon suivante :
Algues vertes : Xanthophycées :
Ulva lactuca. Vaucheria sp.
Bryopsis plumosa. Cladophora aegagropila.
Cyanophycée :
Entophysalis granulosa.
Algues rouges :
Acrosorium uncinatum (Delesseriacée).
(1) Détermination A. GUILLE.
Remarques :
Les Ulves qui ont commencé à envahir les parois du bassin, sauf à proxi- mité de la zone de brassage, sont toujours de petite taille.
Il est surtout intéressant de noter la présence des Acrosurium qui sont des algues exceptionnelles dans l'étang de Thau. 11 est possible que la régularité de la température, l'éclairement et le faible mouvement de houle, favorisent leur développement.
Sur les pales, la flore est differente, toujours fixée sur le côté où le batte- ment de l'eau est le plus faible. On y trouve : des Ulva lactiica, en général mieux développées que sur les parois, des germinations de Claclophora et de Vaucheria et des Enteromorpha linza. Les Cyanophycées sont représentées par des Pleuro- capsa crepidium.
Le ptus souvent, toutes ces algues sont couvertes de Diatomées. Les plus fréquentes sont des Tahellaria, des Licmophora, des Navicula coloniales et des Coscinodisciis.
Toute cette couverture d'algues constitue un lieu d'élection pour de très nombreux Nématodes (1).
L'expérience brièvement relatée ci-dessus n’est qu'à son début. Elle démon- tre la possibilité du maintien de toute une faune dans les conditions où la bio- cénose a été transplantée, c’est-à-dire amenée à vivre sur elle-même, en milieu clos, parfaitement calme et où ne s'est manifestée, d'octobre 1967 à juillet 1968, aucune trace de pollution bactérienne. Rien n’a été ajouté par nous, sinon de l’eau douce pour abaisser la salinité s’élevant du fait de l’évaporation. Le milieu n’a point été m.odific par l'adjonction de phosphates eu de nitrates.
Il importe de souligner à nouveau que les résultats de nos prélèvements ne s’appliquent qu’à l’unité de surface de nos carrés, laquelle est de 1 600 cm^. Si l’on veut les rapporter à l’étendue du substrat, il faut multiplier par le coef- ficient 35. Nous pensons qu'on peut extrapoler dans ces limites pour avoir une idée de la population totale de la biocénose.
Il n’en est pas moins vrai que notre but limité, mais accompagné, au départ, de bien des incertitudes, a été atteint.
Il nous reste tout d'abord à parfaire l'inventaire systématique de la faune et de la llore. Mais il y a plus : il y a à faire varier les facteurs physiques et chimiques pour examiner leur influence sur tel ou tel élément de la faune. Ce nouvel épisode offert à notre expérience, permettra d'établir une relation entre les sels minéraux présents dans le milieu et sa productivité.
Des problèmes qui touchent à l'écologie des communautés, maintenues à notre portée, se sont déjà présentés à nous, ainsi qu’un riche éventail d'observa- tions d'ordre éthologique.
Telle est l’esquisse du programme auquel notre première expérience nous a conduits.
Station de Biologie marine et iagunaire de Sète, juillet 1968.
(1) Nous remercions M. DUBOIS, Maître-Assistant à la Faculté des Sciences de Montpellier, qui a bien voulu déterminer nos prélèvements d'algues.
imp. vernoy. arcachon
TRAVAUX DE L'INSTITUT DE BIOLOGIE MARINE
ARCACHON
ACTES de la SOCIETE LINÊENNE DE BORDEAUX
TOME 1968 N" 3
1 O 5 MUS. C^fYèP-A^lOGL.
^ LIBRARY
MAR 91971
HARVARD
UNE ANNELIDE POLYCHETE UNlVERSlTY,
NOUVELEE POUR EE BASSIN D’ARCACHON
par Louis A.MOUREUJC et Philippe SENS
Dans sa « Contribution à la faune du Bassin d’Arcachon », J. BOIS- SEAU inventoriait 136 espèces d’Annélides Polychètes présentes et recon- nues jusqu'alors dans cette région.
Vingt-neuf espèces nouvelles ont été signalées depuis lors en trois notes successives par M. AMANIEU et Cl. CAZAUX.
Nous devons à M. Ph. SENS, professeur à l'Ecole Sainte-Marie-Grand- Lebrun de Bordeaux-Caudéran d'ajouter une 166® espèce à ces listes précé- dentes. Elle a été trouvée en juillet 1967, à la sortie du bassin, sur le banc sableux du Pineau. C'est un Néréidien : Nereis (Nereilepas) fiicata (SAVIGNY). Le ver était dans son biotope habituel, une coquille de Gihbtila magus L. habitée par le Paguridé Eiipagiinis bernluircliis L. et recouverte de l'Actinie Sagartia parasitica. L'Annélide s'est seulement mani- festée lorsque l'inventeur a voulu fixer sa capture en ajoutant à l'eau de mer du formol concentré... C’est un très beau spécimen très typique, intact, avec 120 sétigères pour une longueur de 9 cm.
Au même banc du Pineau et à peu près à la même date, le même observateur se souvient également d’avoir trouvé, échouée, une Physalia. Cnidaire Siphonophore.
BIBLIOGRAPHIE
AMANIEU M. et CAZAUX Cl. (1963). — Nouveaux animaux observés dans la région d’Arcachon en 1962-1963. P.V. Soc. Linn. Bordeaux, 100.
AMANIEU M. et CAZAUX Cl. (1964). — Nouveaux animaux récoltés dans la région d’Arcachon en 1964. P.V. Soc. Linn. Bordeaux, 101.
AMANIEU M. et CAZAUX Cl. (1965). — Contribution à la faune du Bassin d'Arcachon. Actes Soc. Linn. Bordeaux, 102, 2.
BOISSEAU J. (1962). — Contribution à la faune du Bassin d’Arcachon (Annélides, Sipunciliens, Géphyriens). P.V. Soc. Linn. Bordeaux, 99 p. 113-126.
MANUSCRIT REÇU LE 5 AVRIL 1968
OME 105
1968
Série A
. Numéro 4 JMUS. COMP. ZOOli
LIBRARY
ACTES
DE LA
SOCIETE lINNEE
DE BORDEAUX
MAR 91971
HARVARD
^ir/i
FONDÉE LE 25 JUIN 1818
et reconnue comme établissement d'utilité publique par Ordonnance Royale du 15 juin 1828
CYCLE REPRODUCTEUR ANNUEL A ARCACHON DE COROPHIUM INSIDIOSUM
CRAWFORD, AMPHIPODE COROPHIIDAE
P. -J. LABOURG
Institut de Biologie Marine d'Arcachon
Hôtel des Sociétés Savantes 71, Rue du Loup
BORDEAUX
TRAVAUX DE L'INSTITUT DE BIOLOGIE MARINE . ARCACHON
ACTES de la SOCIÉTÉ LiNNÉENNE DE BORDEAUX
TOME 1968 N° 4
1 O 5 Série A
CYCLE REPRODUCTEUR ANNUEL A ARCACHON DE COROPHIUM INSIDIOSUM CRAWFORD, AMPHIPODE COROPHIIDAE
par Pierre-Jean LABOURG
Institut de Biologie Marine d'Arcachon
Corophiurn insidiosiim (Crawford) est très abondant dans les étangs saumâtres qui bordent le Bassin d'Arcachon (étangs artificiels destinés à la pisciculture). Ce petit Amphipode fait partie de la faune vagile semi-sédentaire qui vit dans les herbiers {Zostera, Riippia) et parmi les algues (Chœtomorpha, Cladophora, Ent.ero morpha) où il constitue d'importantes populations.
i. — RAPPEL HISTORIQUE.
CRAWFORD décrit l'espèce en 1937 à Plymouth « C. insidiosiim like C. bonelli builds tubes of miid on weeds or hydrdids ; it appears, however, to frequent as a ride water that is less saline ».
Il la signale au Danemark, en Allemagne, en Italie (lagune de Venise) et en Amérique du Nord (San Francisco).
BERTRAND (1938) recueille cette espèce dans les bassins à flot de Saint- Malo, où elle abonde.
PETIT (1950) la signale à son tour dans les étangs du Roussillon (Etang du Canet et de Salses).
STOCK (1952) écrit : « This species was collected in numerous localities in the Netherlands ». Il récolte également ce Corophiurn à Ambleteuse.
BART (1960) la signale dans l'estuaire de la Slack. AMANIEU & CAZAUX (1962) à Arcachon : « Bien que très abondante dans les réservoirs à poissons qui entourent Vestuaire de VEyre {Lanton, Malprat) cette espèce ne semble pas avoir été encore signalée dans la région. »
TURQUIER (1964) a recueilli Corophiurn insidiosum dans l'étang de Berre (Bouches-du-Rhône) et à Arromanches.
SCHACHTER et de CASABIANCA (1965) notent sa présence dans les étangs de la plaine orientale de Corse : à Biguglia, Diana et Urbino.
De CASABIANCA (1966) a plus particulièrement étudié sa biologie dans l'un de ces étangs.
AMANIEU (1967) s'est intéressé aux populations denses que forment cet amphi- pode dans les étangs saumâtres du Bassin d’Arcachon.
II. — MATERIEL ET METHODES.
L'étude du cycle reproducteur annuel de Corophium insidiosum a été réalisée à partir de prélèvements effectués au sein de populations naturelles des étangs saumâtres de la région d'Arcachon, où il pullule.
Un prélèvement a été effectué une fois par mois en janvier, février et décembre 1966, et deux fois pour les autres miois de la même année, dans une station choisie pour ses caractéristiques particulières :
— Niveau des eaux constant pendant toute l'année.
— Végétation submergée bien développée et homogène (Ruppia maritima).
— Surface demeurant libre au cours de l'été (absence de Cladophorales en surface).
— Grande facilité d'accès.
Cette statioji est du type poly-mésohalin : 5 %o < Salinité < 30 %o.
Les vingt et un échantillons recueillis ont été traités de la manière suivante .
Les thalles de Ruppia maritima sur lesquels Corophium insidiosium construit ses tubes sont mis à tremper et délicatement agités dans un récipient contenant de l'eau prélevée lors de la récolte. Cette eau est ensuite versée au-dessus d'un tamis de vide de maille en mm, 0,190, et les animaux recueillis sont fixés dans une solution de formol à 5 %.
Une fraction de cet échantillon est prélevée après homogénéisation afin d'en étudier la composition. Une centaine d'individus sont répartis d'après un premier tri en quatre catégories ; les caractères du dimorphisme sexuel de Corophium insidiosum permettent en effet de distinguer mâles et femelles à un stade très précoce :
— Les femelles gestantes, qui portent entre leurs oostégites ciliés, un ou plusieurs œufs, ou embryons.
— Les femelles ciliées, qui ont libéré leur portée (grands oostégites ciliés).
— Les femelles non reproductrices dont les oostégites ne sont pas ou plus ciliés.
— Les mâles.
Parmi les femelles non reproductrices et les mâles nous avons tenu compte des individus jeunes de la population, ceci d'après un critère d'âge dont voici la description.
III. — ELEVAGE. CRITERE D’AGE.
CRAWFORD, dans son étude sur le genre Corophium, note que le nombre d'épines de la surface externe des pédoncules des premiers uropodes augmente avec l'âge ce que nous avons vérifié pour C. insidiosum en réalisant un élevage.
Celui-ci a été constitué à partir d'animaux prélevés dans la station étudiée, isolés dans des coupelles recouvertes d'une plaque de verre et dont la partie inférieure baigne dans un courant d'eau. C. insidiosum est détritivore, sa nourriture ne pose donc pas de difficultés.
Nous observons ainsi, que les jeunes, à leur sortie de la « poche » incubatrice maternelle, sont tous sexuellement indifférenciés et possèdent une seule épine sur la partie externe des pédoncules des Uropodes I, en position distale. Le fouet antennu- laire se compose de trois articles. Le nombre d'épines augmente dans le sens antéro postérieur d'une unité, à chaque mue, et l'on peut considérer que les animaux sont sexuellement différenciés et aptes à se reproduire quand ils possèdent quatre épines
— 2 —
sur chaque Uropode I (Fécondations obtenues en élevage à partir de mâles à quatre épines et de femelles qui subissent la mue de fécondation et ont alors 5 épines).
L’augmentation du nombre d'épines est régulière après chaque mue jusqu'au nombre de huit mais non au-delà. Un phénomène analogue a été constaté par CHARNIAUX-COTTON sur Orchestia gammarella à propos de l'augmentation du nombre d'articles du flagellum antennaire.
Les mues ont lieu à l'obscurité.
La durée de l’incubation, en élevage, est variable, et fonction de la tempéra- ture : de 16 jours à 13 degrés en mars, elle passe à 8 ou 9 jours en août à une température de 20 degrés (rappelons qu'elle est de 10 à 12 jours pour O. gamma- rella). Le nombre des jeunes par portée est assez variable ; les jeunes femelles ont des portées de quatre à six individus, les femelles plus âgées peuvent porter de 15 à 25 embryons.
Après chaque portée la femelle mue (mue de fécondation) et elle est aussitôt fécondée par un mâle.
Nous n'avons jamais obtenu plus de deux portées en élevage pour la même femelle, et nous avons constaté une mortalité élevée des femelles qui possédaient huit et neuf épines.
Nous n’avcns jamais pu observer l'accouplement en élevage. Il doit avoir lieu à l’obscurité et se dérouler à l'intérieur du tube de la femelle. La ponte dépend de l’accouplement. Des femelles vierges ne pondent jamais, comme c’est le cas pour Gammarus chevreuxi, Gammarus pulex et Orchestia gammarella, alors que le cas contraire est possible (Gammarus locusta, Gammarus duebeni).
Les femelles qui ne se sont pas accouplées après avoir subi la mue de repro- duction, ne pondent pas, mais conservent leurs oostégites ciliés.
Les renseignements ainsi obtenus en élevage nous ont permis d’étudier et d'interpréter le cycle reproducteur de Corophium insidiosurn dans son milieu naturel.
IV. — RESULTATS ET INTERPRETATION.
r Déroulement du cycle reproducteur entre le T" janvier et le 31 mai 1966.
A. — Evolution des femelles.
a. Femelles gestantes (fig. 1, 2, 6). — Le pourcentage des femelles gestantes par rapport à la population femelle totale présente deux maximums dans la période considérée : le premier en février, le second en avril.
Le 16 février, 29,1 % des femelles sont gestantes ; le taux d'activité reproduc- trice est faible. Ces femelles sont âgées : le mode se situe dans la classe des 8 épines (fig. 6, 16 février). Il s'agit des plus grandes femelles alors disponibles.
CHARNIAUX-COTTON (1957) sur O. gammarella, SAUVAT (1967) sur Bathy- poreia pilosa et Urothoe brevicornis ont observé le même phénomène.
Ces individus âgés sont nés en 1965 et appartiennent à la génération mère ou Gl. Sur 35 femelles observées, 2 seulement portaient des embryons soit 5,7 %. Cette activité reproductrice, la première de l’année, correspond avec un net redressement de la température en janvier et février (fig. 4).
Le 20 avril un second maximum se dessine (fig, 2) moins accusé que le précédent : 18,8 % des femelles sont gestantes. Le mode se situe dans la classe des 10 épines (fig. 6, 20 avril). 4 femelles sur 14 portent des embryons (25 %). Il apparait donc déjà, au regard de ces premiers chiffres, que très peu de femelles participent à la reproduction pendant la période étudiée.
b. Femelles ciliées (fig. 1, 2, 7). — Le pourcentage des femelles ciliées, pratiquement nul en début d’année, croît très rapidement pour atteindre deux maximums, très élevés, en avril et mai (7 avril : 79,5 % ; 2 mai : 80 %). Ces femelles
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sont des individus âgés (mode dans la classe des 10 épines, fig. 7). Nous trouvons parmi elles des individus de grande taille (12, 13, 14 épines, taille comprise entre 5,5 et 6,2 mm. Fig. 7, histogrammes des femelles ciliées du 7 avril et 2 mai).
A la mi-mai il apparaît deux modes l’un pour la classe des 7 épines, l’autre des 11 épines (fig. 7, femelles ciliées, 16 mai). Ces pourcentages très élevés de femelles ciliées prouvent que, plus de trois quarts des femelles aptes à être fécondées ne l’ont pas été, ou mal, ce qui entraîne de profondes pertubations dans la reproduction printanière.
c. Femelles non reproductrices (fig. 1, 2, 7). — Le pourcentage de cette catégorie par rapport à la population femelle totale présente un maximum au mois de janvier : 92 % des femelles sont en repos sexuel ; très rapidement ce pourcentage décroît. Il passe par un minimum le 2 mai, avec ^6 % de femelles non reproduc- trices. Ce minimum correspond à l’augmentation du pourcentage des femelles gestantes et des ciliées. Toutes les femelles sont aptes à la reproduction au début du moi de mai, ce qui est logique.
Nous trouvons parmi ces femelles, des individus jeunes, qui sont issus des dernières portées de l’année 1965 (mode à 6 épines le 10 janvier, fig. 7).
Il faut attendre le 16 mai pour voir réapparaître de jeunes femelles issues des portées de printemps (maximum du 16 mai, fig. 2, et fig. 7, 16 mai, mode à 5 épines).
Il semble donc, comme nous l’avons supposé au paragraphe précédent que les premières portées de l’année aient été abortives.
B. ~ Evolution des males.
Le pourcentage des mâles par rapport à l’ensemble de la population varie de 50 à 25 % entre les mois de janvier et de mai. Le 7 avril le pourcentage le plus bas est atteint, 22 %.
Les mâles de Corophiurn insidiosurn qui appartiennent à la génération G1 ont une durée de vie plus brève que les femelles de cette même génération ; si l’on compare en effet les histogrammes des femelles ciliées, par exemple, et ceux des mâles entre janvier et mai (fig. 7), on constate une grande différence de structure. Les vieux mâles meurent assez rapidement et l’allure des histo- grammes (7 avril, mode à 7 épines, fig. 7) demeure celle qui caractérise des individus peu âgés. Le 16 mai la fraction importante de vieilles femelles ciliées (mode à 11 épines) n’a pas son équivalent chez les mâles (fig. 7, mode à 6 épines).
C. — Conclusion.
Si l’on examine les histogrammes qui concernent les individus de la population totale (fig. 6) nous constatons les faits suivants :
— Au mois de janvier, la génération G1 se compose d’individus âgés (classes des 8, 9, 10 épines) et d’individus plus jeunes (classes des 4, 5, 6, et 7 épines).
De janvier à mai nous assistons au vieillissement de la génération G1 (le mode passe de 6 à 10 épines). Les plus petites classes disparaissent (classe 4 le 22 mars). Le 2 mai une ncuvelle génération G2 devient apparente (mode à 7 épines de l’histogramme bimodal, fig. 6). Le 16 mai la distinction entre les deux générations est encore plus nette, et les premières femelles gestantes de la seconde génération sont présentes.
2° Déroulement du cycle reproducteur entre le 1^" juin et le 31 décembre 1966.
A. — Evolution des femelles.
a. Femelles gestantes. — Entre le juin et le 31 décembre le pourcentage des femelles gestantes présente 4 maximums (16 juin, 7 août, 3 septembre, 21 octobre), (fig. 2). Il est élevé pendant toute cette période (fig. 9) contrairement aux mois précédents.
Le premier maximum est celui du mois de juin (16 juin, 58,6 %). Il correspond à la gestation de femelles de la seconde généra' ion. Le relai de génération est net
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entre le 2 mai et le 2 juin. Il reste toutefois un infime pourcentage de femelles gestantes qui appartiennent à G1 (fig. 6, 16 juin. Femelles gestantes à 12 et 13 épines).
La taille des femelles gestantes de G2 varie de 2,5 mm à 5 mm. 50 % d'entre elles mesurent de 3 à 3,5 mm, 80,9 % portent des embryons dont le nombre varie de 2 à 40 soit une moyenne de 11 embryons par femelle (fig. 8, 16 juin). Le 5 juillet (fig. 6) le mode de l’histogramme des femelles gestantes est toujours à 7 épines : la valeur modale reste fixe mais le nombre de jeunes femelles gestantes à 5 épines augmente entre le 2 juin et le 5 juillet. Des femelles de plus en plus jeunes participent à la reproduction.
Ce phénomène est signalé par CHARNIAUX-COTTON (1957) sur O. gammarella. « Dans les populations naturelles, au fur et à mesure que s’avance la saison et que la température s’élève, des femelles de plus en plus petites entrent en repro- duction ». Quant à B. SALVAT, il écrit pour les espèces d'amphipodes dont il a étudié le cycle : « L’étude dimensionnelle de chaque population mensuelle nous amène pour nos espèces à des conclusions id.entiques ».
Le 22 juillet, l'histogramme est trimodal : le mode à 6 épines caractérise les femelles de la troisième génération G3. Les dernières femelles gestantes de G2 (modes à 9 et 12 épines) sont présentes. Elles vont disparaître à la fin du mois de juillet.
80,8 % des femelles gestantes du 22 juillet portent des embryons dont le nombre varie de 2 à 26, soit une moyenne de 6 embryons par femelle (fig. 8). 55 % des femelles gestantes portent de 2 à 5 embryons : leur taille varie de 2 à 2,5 mm. Il s agit de jeunes femelles issues de G2, donc appartenant à G3, qui effectuent leur première gestation. Les grandes femelles gestantes de G2 vont disparaître le 7 août.
La courbe représentant les variations du pourcentage des femelles gestantes par rapport à la population femelle totale, présente deux autres maximums remarquables très rapprochés, le 7 août et le 3 septembre. Sont-ils la manifestation de la gestation d’une ou de deux générations ? S'il s'agit de la même génération, dans ce cas la troisième, dent ncus venons de voir l’apparition des premières femelles gestantes, nous devons constater un accroissement du rang de mues, d'une portée à l’autre.
En effet, le mode se déplace entre le 7 août et le 3 septembre, et traduit bien un vieillissement des femelles considérées (fig. 6). La taille de ces femelles passe de 2,5 - 3 mm, en août a 3 mm - 3,5 mm en septembre (fig. 8). 71 % d'entre elles portent des embryons (nombre moyen : 11), lors de leur première portée, alors que pour la seconde, 65 % portent des embryons avec un nombre moyen de 4 par femelle. Il semble donc que, lorsqu'une femelle de Corophium insidiosum effectue deux portées consécutives et rapprochées, ceci dans le temps minimum de gestation propre à son espèce, les effectifs de la seconde portée soient plus faibles que ceux de la première.
Les jeunes issus de ces deux portées consécutives, peuvent-ils se reproduire dans l’année en cours, et donner naissance à des individus qui appartiendraient alors à une quatrième génération ?
Nous pouvons répondre par l’affirmative à cette question. Les jeunes issus de la première portée de la troisième génération (7 août) peuvent être en état de se reproduire en octobre ; nous le constatons le 21 de ce mois (fig. 6). Le rang de mue des femelles gestantes passe de 7 épines le 6 octobre à 6 épines le 21 octobre. Ces jeunes femelles mesurent de 2 à 3 mm, 69,5 % d’entre elles portent des embryons dont le nombre moyen par femelle est de 3 (fig. 8). Cette dernière gestation est faible, certes, mais la reproduction se poursuit en novembre (9 novembre, fig. 6). Le petit nombre de jeunes issus de ces portées forme en partie le stock d'individus qui composeront la génération I de l'année 1967. Ils constituent la cinquième et dernière génération du cycle reproducteur que nous avons étudié.
Les relais des différentes générations de femelles gestantes apparaissent beaucoup moins distincts que dans la première phase de reproduction. Ce phéno- mène tient surtout à la durée de vie plus brève des femelles considérées. Entre
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le 7 août et le 29 novembre, un nombre très réduit de femelles arrivent à porter 8 et 9 épines. (Le 6 octobre 2 femelles sur 100 portent 8 épines).
En revanche beaucoup plus de femelles participent à la reproduction, et il s'agit toujours de femelles jeunes.
b. Femelles ciliées (fig. 2, 7 et 9). — Le pourcentage des femelles ciliées par rapport à l'ensemble de la nopulation étudiée présente quatre maximums au cours de la période considérée (fig. 2).
Le 5 juillet, 32,8 % des femelles présentent des oostégites ciliés, elles appar- tiennent à G2 et viennent de libérer leur progéniture.
Le 23 août, on observe un maximum très peu élevé : les femelles de G3 n'ont pas subi de repos sexuel entre leur deux portées consécutives.
Le 20 septembre par contre, 45,9 % des femelles ont des oostégites ciliés . elles viennent d'assurer une seconde gestation, celle du 3 septembre.
Le 9 novembre enfin, le dernier maximum est peu accentué. Il suit la gestation du 21 octobre. Beaucoup de femelles sont déjà en repos sexuel ; nous les retrou- verons dans la catégorie des femelles non reproductrices.
Il apparaît donc que, pendant la seconde partie du cycle reproducteur, la gestation des femelles ait été suivie d'un certain repos, excepté pour les deux portées très rapprochées de la troisième génération.
c. Femelles non reproductrices (fig. 2, 7, 9). — Les variations du pourcentage de cette catégorie de femelles par rapport à l'ensemble de la population présentent trois maximums (22 juillet, 23 août, 6 octobre) qui traduisent l'activité reproductrice des différentes générations étudiées. Les histogrammes de la figure 7 nous montrent que ces femelles sont surtout de jeunes individus à 4 et 5 épines.
A partir du mois de novembre, le pourcentage de femelles non reproductrices croît régulîèrement pour atteindre une valeur voisine de celle que nous avions constatée au début du cycle (94,1 %), alors que le pourcentage de femelles reproductrices (gestantes et ciliées) décroît aussî régulièrement : les deux premiers et les deux derniers mois du cycle présentent une évolution symétrique (fig. 2). Ce phénomène est normal dans une population où la reproduction est minimale pendant l'hiver.
B. — Evolution des males (fig. 3 et 7).
Le pourcentage des mâles par rapport à l'ensemble de la population, présente des variations remarquables. 11 se relève brusquement au mois de juillet (38 %) pour atteindre le maximum le plus élevé de la période considérée le 23 août (41 %). La population mâle est complètement renouvelée au mois de juillet. Elle vieillit en août et septembre (mâles de G3). Le 6 octobre des jeunes mâles appa- raissent : ils appartiennent à G4 ; des individus de G3 sont encore présents, d'où rhistogramme bimodal (fig. 7, histogramme des mâles, 6 octobre). A partir du mois de novembre le pourcentage croît régulîèrement pour atteîndre des valeurs voisines de 50 comme en début d'année.
C. — Conclusion.
Examinons les histogrammes qui concernent les individus de la population totale (fig. 6). Le 16 juin les premiiers individus de G3 apparaissent (mode à 5 épines de l'histogramme bimodal). Le 5 juillet les deux générations sont présentes . il y a rajeunissement de la population. Le 22 juillet la génération G3 est prépon- dérante. Seules quelques vieilles femelles gestantes de G2 sont encore présentes ; le chevauchement des générations apparaît nettement îcî lors du passage d'une génération à l'autre, les individus précoces de G3 apparaissent en même temps quf" les plus tardifs de G1 (fig. 6, 16 juin).
Entre le 7 août et le 20 septembre nous assistons au vieillissement de la troisième génération : le mode passe progressivement de 5 à 6 jusqu'à 7 épines. Brusquement le 6 octobre la quatrième génération apparaît : (G4, mode à 4 épines, G3 mode à 7 épines, fig. 6). Le relai de génération est très marqué, le développement de l’espèce étant rapide.
Le 21 octobre les deux générations G3 et G4 sont présentes.
— 6 —
Le 29 novembre les individus qui appartiennent à G4 sont les plus nombreux, mais quelques femelles de G3 sont encore gestantes.
Le 16 décembre la population se compose d'individus de trois générations, dans des proportions que nous ne pouvons pas préciser : G3, G4 et G5. Les premiers individus de la cinquième génération apparaissent en effet, mélangés avec les derniers de la troisième génération.
L’ensemble des individus de ces trois générations constitue la génération G1 de 1967.
3° Caractéristiques générales de la période reproductrice.
Le cycle reproducteur de Corophium insidiosum se caractérise par une période de reproduction très longue. Cinq générations se sont succédées au cours de l'année.
— une génération d'hiver et de printemps (Gl),
— deux générations d’été (G2 et G3),
— une génération d’automne et d’hiver (G4),
— une génération d’hiver (G5) qui n’intervient pas dans la reproduction de l’espèce en 1966.
Si l'on considère que les femelles gestantes et les femelles à oostégites ciliés constituent, ensemble, la catégorie des femelles reproductrices, on peut affirmer que Corophium insidiosum est un amphipode à période de reproduction continue (fig. 9). Dans ce cas, les générations observées ne sont plus que des générations de « majorité » (SALVAT) déterminés par les conditions climatiques. Nous pensons que le cycle reproducteur de Corophium insidiosum à Arcachon doit être inter- prété dans ce sens.
En outre la période reproductrice de l’espèce considérée est loin de présenter des images cohérentes ; il est rapidement apparu que l’évolution de la population dans les cinq premiers mois de l’année considérée était tout à fait particulière (taux de reproduction printanier très bas, pourcentage de femelles à oostégites ciliés anormalement élevé, qui ne correspondait à aucune gestation préalable).
Peut on donner une explication de ces faits ?
a) Première hypothès.e. — La population étudiée étant suivie depuis juin 1965 nous connaissons sa composition en janvier 1966.
La génération Gl se compose d’individus très jeunes (4 et 5 épines) nés en novembre 1965 (48 % des femelles étaient gestantes le 15 novembre 1965) et d’individus plus âgés (6, 7, 8, 9 et 10 épines, fig. 6) parmi lesquels certaines femelles ont dut effectuer une, et même deux gestations (60 % de femelles gestantes le 20 octobre 1965, mode à 7 épines). Il est certain que la composition du « stock initial de femelles disponibles » (AMANIEU 1967, Cycle reproducteur d’Orch.estia gammarella) a une grande importance sur le déroulement ultérieur de la repro- duction de l’espèce étudiée, mais il convient aussi de savoir si les mâles sont aptes à féconder ces femelles disponibles.
Considérons les périodes où la reproduction de Corophium insidiosum s’est mal effectuée, au mois de mai par exemple ; le 2 mai, 80 % des femelles présentent des oostégites ciliés : ce pourcentage ne correspond à aucune gestation préalable, comme nous l’avons déjà souligné. Il s’agit de femelles âgées et de grande taille. Les mâles, alors disponibles seraient trop jeunes pour féconder de telles femelles (histogrammes des mâles du 2 mai, fig. 7). Il est possible, en outre qu’à cette époque précise de l’année, l’état physiologique des femelles disponibles n’est pas permis cette gestation comme AMANIEU l’a constaté en avril 1964 pour O. gam- marelia.
b) Seconde hypothèse. — Dans une étude sur les variations quantitatives de Corophium insidiosum, poursuivie entre juin 1965 et juin 1966, dans la même station nous avons pu mettre en évidence une brusque chute d’abondance printa- nière (fig. 10) qui correspond à la première partie du cycle reproducteur où les phénomènes de reproduction sont profondément perturbés. Cette chute correspond,
— 7 —
soit à une disparition, soit à une migration d'un nombre important d’individus. Il est vraisemblable que la fraction la plus jeune de la population migre au printemps vers des territoires qui deviennent à cette époque particulièrement hospitaliers (température des eaux plus élevée, nourriture abondante). Dans ces conditions, si comme l'écrit SALVAT la reproduction chez une espèce ne débute, à une température dotmée, qu’à partir d’une taille déterminée, on peut penser que, dans la mesure où la reproduction des jeunes femelles de Corophium insi- diostim exige une température voisine de 20°, ces animaux migrent et vont se reproduire dans des eaux très peu profondes, donc surchauffées. Cette migration est rendue possible par la structure même des étangs saumâtres composés de zones de différentes profondeurs qui communiquent entre elles.
Ces observations rejoignent celles de AMANIEU qui écrit à propos de la biologie de Corophium insidiosum dans les étangs saumâtres de notre région : « Il faut tenir compte pensons-nous, de deux phénomènes distincts : d’une part des périodes d’activité migratoire liées au cycle même de l’espèce, d’autre part de l’hospitalité des territoires envahis liée aux facteurs écologiques et notamment à la salinité. La poussée migratoire est plus forte au printemps qu’en hiver, époque à laquelle les populations sont sédentaires. »
L'auteur définit ainsi ce qu’il appelle une « station souche » où Corophium insidiosum est présent toute l’année. C’est dans une telle station qu’il a étudié le cycle reproducteur de Corophium insidiosum en 1963.
c) Comparaison des résultats obtenus avec les travaux antérieurs.
AMANIEU a récolté des lots d’animaux une fois nar mois de janvier à décembre 1963, dans les réservoirs saumâtres du Teich (Gironde), localité proche de celle où nous avons opéré nos prélèvements.
Il a montré que le pourcentage des femelles gestantes par rapport à la popu- lation femelle totale présentait trois maximums : (13 mars, 68,7 %, 21 mai, 50,9 %, 13 août, 78,8 %).
L’analyse de l’échantillon du 13 mars ncus a permis de constater que les femelles gestantes étaient en majorité des animaux à 6, 7 et 9 épines. Donc, dans ce cas précis, un grand nombre de fem.elles, d'âges différents participent à la première reproduction, contrairement à ce que nous avons observé. Notons que cette reproduction a eu lieu pour une température moyenne de 11° en mars.
Quant aux autres maximums, ils traduisent une activité reproductrice estivale comparable à ce que nous avons constaté.
De CASABIANCA, dans une étude consacrée à la biologie de Corophium insidiosum Crawford dans l’étang de Biguglia (Corse) a distingué deux générations d’été et une génération unique d’hiver qui « diffèrent par la taille, l’effectif et le nombre d.es portées, certains caractères morphologiques et par la vitesse d’évo- lution des caractères sexuels secondaires relatifs à l’antenne ».
d) Rapport numérique des sexes.
Le rapport mâles/femelles est proche de l’unité pendant trois mois d’hiver (novembre, décembre et janvier. [Figure 1]), ce qui correspond à la période Je reproduction minimale.
11 diminue rapidement au printemps, phénomène déjà constaté par AMANIEU et de CASABIANCA.. Cette diminution est la conséquence d’une mortalité précoce des mâles qui ont passé l’hiver.
Ces observations rejoignent aussi celles de SALVAT sur de nombreux amphi- podes. « Les rapports numériques s’abaissent brusquement au cours du premier semestre traduisant la mort précoce des mâles après l’accouplement ». Nous avon.s toujours observé que les mâles avaient une durée de vie plus brève que les femelles. Cette fragilité du sexe mâle s’est toujours manifestée en élevage, d’une part, chez les mâles âgés après l’accouplement, d’autre part, chez les jeunes mâles au moment de la mue génitale. Les femelles placées dans les mêmes conditions se sont toujours avérées être plus résistantes.
SEGESTRALE (1937) a constaté chez Pontoporeia affinis (Amphipode Hausto- riidæ) la mort du mâle après l’accouplement.
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KJENNERUD (1950) a montré que le rapport numérique des sexes est voisin de un en hiver, et qu'il diminue quand débute la reproduction au printemps, ceci chez risopode, Idot.ea neglecta.
En outre, nous n’avons jamais constaté qu’il se différenciait, après la première mue, plus de femelles que de mâles, mais cette observation a été faite pour des températures de 20 à 24°. Pour KINNE (1959) le déterminisme du sexe est sous contrôle de la température chez Gammariis duebeni.
C. insidiosum entre donc dans la catégorie des Amphipodes où les valeurs minimales du rapport mâle/femelle se situent toujours au moment de la période reproductrice.
V. — CONCLUSION GENERALE.
L’étude du cycle annuel de C. insidiosum fait donc apparaître une succession rapide de générations. La température est le facteur initial qui détermine l’entrée en gestation des premières femelles ; ce phénomène fut observé à maintes reprises par CHARNIALfX COTTON (1957) sur O. gammarella et par SALVAT (1967) sur de nombreux amphipodes. Ce facteur semble avoir une influence prépondérante sur la migration de certains éléments de la population que nous avons étudiée.
Par la suite, le taux élevé de reproduction et les nombreuses générations qui caractérisent la période estivo-autcmnale correspondent aux moyennes de tempé- rature et de salinité des eaux les plus élevées de l’année.
Cette activité reproductrice se traduit ainsi par une production assez élevée pendant la saison favorable. En outre, C. msidiosum est dominant dans toutes les stations mésopolyhalines étudiées, et il intervient pour une large part dans la nourriture des Télécstéens d’eaux saumâtres ; il était donc intéressant de connaître les modalités du cycle de reproduction de cet amphipode constructeur, et il serait souhaitable par la suite de les comparer avec celles d’animaux de la même espèce vivant dans des biotopes comparables mais géographiquement très éloignés.
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10 —
FEMELLES
MALES
|
Récoltes 1966 |
G.esîantes Fem. total |
Ciliées Non reprod. Fem, total Fem. total |
Mâles pop. tôt. |
Sex-ratio |
|
|
10 janvier |
2 |
6 |
92 |
50 |
1 |
|
16 février |
29,1 |
20,9 |
50 |
38 |
0,61 |
|
7 mars |
11,9 |
52,3 |
35,8 |
33 |
0,49 |
|
22 mars |
6,2 |
65,7 |
28,1 |
36 |
0,56 |
|
7 avril |
15,3 |
79,5 |
5,2 |
22 |
0,28 |
|
20 avril |
18,8 |
73,4 |
7,8 |
36 |
0,56 |
|
2 mai |
17,4 |
80 |
3,6 |
37 |
0,58 |
|
16 mai |
16 |
52 |
32 |
25 |
0,33 |
|
2 Juin |
49,3 |
35,3 |
15,4 |
29 |
0,40 |
|
16 juin |
58,6 |
20 |
21,4 |
25 |
0,33 |
|
5 juillet |
50,1 |
32,8 |
17,1 |
24 |
0,31 |
|
22 juillet |
54,8 |
19,4 |
25,8 |
38 |
0,61 |
|
7 août |
67,8 |
11,2 |
21 |
38 |
0,61 |
|
23 août |
37,3 |
13,6 |
49,1 |
41 |
0,70 |
|
3 septembre |
63 |
9 |
28 |
37 |
0,58 |
|
20 septembre |
42,7 |
45,9 |
11,4 |
39 |
0,63 |
|
6 octobre |
32,4 |
16,3 |
51,3 |
32 |
0,47 |
|
21 octobre |
34,3 |
23,8 |
41,9 |
34 |
0,51 |
|
9 novembre |
23 |
24,6 |
52,4 |
39 |
0,63 |
|
29 novembre |
5,9 |
23,6 |
70,5 |
49 |
0,96 |
|
15 décembre |
0 |
5,9 |
94,1 |
49 |
0,96 |
Figure 1
TABLEAU DES RECOLTES. POURCENTAGES
FIG. 2 Evolution r, mensuel le des pourcentages des
femelles gestantes, ciliées, non reproductrices.
FIG.4 Variations mensuelles de la température dans la station étudiée.
FIG. 5 Variations mensuelles de la salinité dans la station étudiée.
12 -
10 septembre
FIG. 6 lUstogramies de répartition du nombre d'épines de la surface externe de l'uropode I des individus de toutes les catégories.! Les parties en grisé correspondent aux femelles gestantes.)
13 —
ciliees I n.reproductrices ciliées I n- reproductrices
FIG. 7 Histogramme de Répartition du nombre d'épines de la
surface externe de l'uropode I des femelles ciliées et non reproductrices, et des mâles.
— 14 —
|
15- 10. |
n:n -r-, 80,9 Thru |
_T_ |
~n-i „ |
|
|
5 1 |
0 15 20 n;6 80,8 % |
3 4 5 6 |
||
|
n: 11 71 % 1 |
11 |
|||
|
1 |
n:4 65 X I |
t' |
"l |
|
|
n:3 69,5% ”1 |
|— I |
1 |
D
TO i ndividus
16 juin
I — I
as mm
22 juillet
7 ooût
3 septembre
21 octobre
FIG. 8 A gauche : Nombre d'embryons incubés.
(n : 11, nombre moyen d'embryons incubés. 80,9 %, pourcentage des femelles ges- tantes portant des embryons).
À droite : Tailles correspondantes des femelles gestantes.
— 15 —
|
J |
A |
S |
O |
N |
D |
|
femelles |
gestantes |
||||
|
f~l |
ciliées |
||||
|
_ IIZI |
non reproductrices |
, 1 |
FIG. 9 Evolution nensuelle de la composition du peuplement ; proportions relatives des différentes catégories : femelles gestantes, ciliées, non reproductrices .
Variations de l'abondance mensuelle de Corophium insidiosum
Variations mensuelles de la salinité et de la température pendant la même période.
— 16 —
rOME 105
1968
ACTES
DE LA
M uâ Ifd 1^ F^ZOOU, N uiD)!âf^Yi5
MAR 91971
harvahd
UNIVERSIT
SOCIETE LINNEENNE
DE BORDEAUX
FONDÉE LE 25 JUIN 1818
et reconnue comme établissement d'utilité publique par Ordonnance Royale du 15 juin 1828
MOTE SUR LES OPISTHOBRANCHES DU BASSIN D’ARCACHON
A. BEBBINGTON et T.E. THOMPSON, D. De.
Departement of Zoology, University of Bristol - ENGLAND et Institut de Biologie Marine de l'Université de Bordeaux - Arcachon, FRANCE
I
Hôtel des Sociétés Savantes
71, Rue du Loup
BORDEAUX
TRAVAUX DE L'INSTITUT DE BIOLOGIE MARINE ^ ARCACHON
ACTES de la SOCIÉTÉ UNNÉENNE DE BORDEAUX
TOME 1968 N° 5
1 O 5 Série A
NOTE SUR LES OPISTHOBR ANCHES DU BASSIN D'ARCACHON
par A. BEBBINGTON et T.E. THOMPSON, D. De.
Departement of Zoology, University of Bristol - ENGLAND et Institut de Biologie Marine de l'Université de Bordeaux - Arcachon, FRANCE
Des récoltes d'opisthobranches vivants ont été effectuées aux mois de sep- tembre 1965 et 1966.
Le présent mémoire contient Line liste commentée des quinze espèces récoltées ainsi qu’une liste révisée (47 espèces) des Opisthobranches signalés dans le Bassin par plusieurs chercheurs durant les derniers cent ans. Il est regrettable que l'Institut de Biologie Marine d’Arcachon ne dispose pas de collections de référence qui permettraient aujourd’hui de vérifier et de préciser des observations qui peuvent sembler douteuses.
Hominea naviciila (da Costa, 1778).
En septembre 1966 beaucoup d'échantillons furent récoltés sur l'île aux Oiseaux, entre les racines des massifs de Zostera ; leur ponte était fixée sur les Zostères. La longueur des échantillons, étendus au maximum, s’échelonne de 25 à 35 mm. La longueur du corps, relativement grande, et la forme de la glande prostatique (fig. 1 h) différencient nettement cette espèce de H. hydaîis (L.) qui est très voisine.
Les parapodies et le lobe postérieur du manteau (fig. 1 c-g) sont relativem-cnt plus petits chez les jeunes. La coquille de l'individu vivant est incolore (blanche une fois séchée) ; en revanche la peau du corps est totalement pigmentée d’un motif plus foncé, qui consiste en des points oranges et marrons sur fond brun clair. Les échantillons rampent d’une manière active dans les récipients au labo- ratoire, mais sont incapables de nager.
Les véligères ont été obtenues à partir de la ponte (personne n’a fourni jus- qu’ici une description détaillée des larves de Harninea) ; la figure 2 en indique les traits importants. Un pigment rouge-noir existe seulement dans le rein de la larve. Chez l’espèce voisine Acteon tornatilis (L.), on peut distinguer deux muscles rétracteurs larvaires céphalopédieux, alors que H. naviciila ne possède que l’organe gauche.
Les observations sur le développement de H. naviciila indiquent que cette espèce s’accorde avec le premier type de développement des opisthobranches (Thompson, 1967) et possède une coquille larvaire du premier type (Thompson 1961).
Des changements importants ont lieu dans la radula (fig. 20 a) lorsque la taille du corps grandit (voir tableau 1).
Tableau 1 : Radula de H. navicula
|
Longueur du corps mm |
Formule de la radula |
Cuspide médiane de la dent centrale |
Dents latérales |
|
4 |
17 X 4- 5. 1.1.1. 4- 5 |
denticulée |
Le* et 2= denticulée |
|
18 |
18 X 12-13.1.1.1.12-13 |
non denticulée |
1'^^ denticulée |
|
25 |
25 X 18-19.1.1. 18-19 |
non denticulée |
denticulée |
Espèces d'Aplysia.
On a fait dans le passé beaucoup de confusion au sujet de l’identification des aplysiidés, dùe surtout à des mélanges de nomenclature. A diverses reprises Aplysia depilans, A. fasciata et A. piinctata ont été toutes nommées A. depilans. Pour aider les travailleurs futurs à mieux identifier les espèces nous avons fait une étude plus détaillée des espèces vivant dans le Bassin.
Aplysia depilans et A. fasciata ont été récoltées toutes deux en septembre 1965 et septembre 1966. Après en avoir discuté avec d’autres chercheurs, il nous paraît probable qu’A. piinctata ( = A. rosea Rathke, 1779 chez PRUVOT-FOL, 1954) est trouvée plus précocement dans l’année ; sa distribution déjà connue dans l'Atlan- tique, du Nord du Groënland, de la Norvège et de la Mer Baltique jusqu’aux Iles Canaries et la Méditerranée confirme sa présence éventuelle dans le Bassin. A défaut d’échantillons récoltés dans le Bassin, nous nous sommes servis d’échan- tillons récoltés à Port Erin et l’Ile de Man au mois d’avril 1965, à Falmouth, Cornouailles, au mois d’avril 1966 et dans l’estuaire de la rivière Yealm près de Plymouth au mois de mai 1966.
Aplysia depilans (Gmelin, 1791).
Le nom Aplysia depüans Gmelin, 1791 a été validé par la Commission inter- nationale de Nomenclature Zoologique, Opinion 200, 1954, et désigné comme type du genre.
Au mois de septembre 1965 on a récolté 20 échantillons, dont la longueur variait de 6 à 11 cm et qui pesaient 37 à 326 g. Au mois de septembre 1966 on a récolté 69 échantillons ayant les mêmes variations de longueur que l’année pré- cédente mais qui pesaient 46 à 238 g (fig. 3). Le plus grand échantillon avait moins de la moitié de la longueur possible, qui va, dit-on, jusqu’à 30 cm (Eales, 1960).
Le corps d’A. depilans est plat et large (fig. 4 et 8 a). La couleur de la peau varie du marrcn au marron-verdâtre. Elle a de grandes tâches blanches, jaunes ou grises et un veinage noirâtre. Les bords intérieurs des parapodies et la cavité du manteau sont d’une couleur plus pâle, de même que la sole pédieuse.
J.a tête et le cou, sont plus étroits que le pied et sont souvent dressés (fig. 4 a et 8 a). Les tentacules céphaliques sont courts, épais et enroulés sur les bords. Les yeux, petits et noirs, sont situés dans une tâche de peau plus pâle. Les rhino- nhores sont bien espacés et fendus presque jusqu’à leur base.
Le pied est élargi et ailé antérieurement, mais il est court postérieurement
— 2 —
où il loimc souvent une ventouse arrondie et temporaire. La ventouse sert à fixer A. demlcuis au substrat quand la partie antérieure est dressée. Les parapodies sont bien espacées en avant mais sont fusionnées dans la région postérieure. Nous n'avons jamais constaté qu'/^ clepilans nageait, bien qu’EALES (1960) ait constaté qu'elle soit une nageuse maladroite.
Le manteau a un foramen arrondi, entouré de stries radiées. Une fois stimu- lées, les glandes du manteau sécrètent une matière blanche, à qui l'on attribue une odeur de musc (EALES, 1960). Cette matière blanche est souvent colorée d'une sécrétion violet-pâle. La glande de l'opaline est multiporeuse. La branchie plumeuse, de forme lobée, s'attache à la base de la cavité du manteau et sa partie libre fait saillie en arrière.
La longueur de la coquille (fig. 5 a) est presque égale à deux fois sa largeur et. pour un individu de 10 cm, elle mesure 5 X 3,5 cm. La coquille est claire, de couleur ambre pâle et porte des stries radiées et concentriques. Son centre est calcifié et la périphérie est flexible. Le sinus anal est petit.
Les mâchoires (fig. 5 b) sont formées d'une paire de plaques calleuses et plates en forme de croissant, composées de rangées de baguettes chitineuses de couleur marron foncé. Une extrémité des baguettes (fig. 5 c) est libre, courbée et fait légèrement saillie dans la cavité.
La radula (fig. 5 d, 5 e et 17), de grande taille, est un peu plus longue que large quand on la monte à plat sur une lame. Toutes les préparations de la radula ont été montées au polyvinyl lactophenol (THOMPSON, 1958). Selon EALES (1960) il se peut que la formule de la radula soit 80 x 40.1.40. Les formules ont été déterminées pour plusieurs échantillons recueillis dans le Bassin ; poids du corps 117 g, formule 69 x 34.1.34; poids du corps 132 g, formule 66 x 36.1.36; poids du corps 135 g, formule 62 x 34.1.34.
La base de la dent médiane est presque droite postérieurement tandis qu'anté- rieiirement beaucoup d'échantillons présentent une strie perceptible. La cuspide, courte et arrondie, présente quelques denticules irréguliers. Les dents latérales sont indiquées dans la figure 5 e. Aux bouts de chaque rangée, se trouve un petit nombre (2-4) de dents vestigiales.
La figure 6 représente une dissection ventrale avec les principaux organes étalés. Les deux glandes salivaires sont allongées et attachées par un tissu connec- tif au bord du jabot dans lequel elles aboutissent obtuses. Le gésier (fig. 5 f ) possède dans sa partie antérieure une quarantaine de dents de base carrée et postérieurement le même nombre, mais elles sont plus petites avec une base ovoïde. Le caecum est en forme de crosse. Les ganglions cérébroïdes (fig. 5) sont petits et fusionnés. Le pénis (fig. 7 a-c) est gros et noir. Il a deux muscles rétrac- teurs. La gaine du pénis est armée antérieurement d'excroissances épineuses (fig. 7 c et g) qui forment une bande presque au milieu du pénis quand celui-ci est complètement étendu.
On a examiné des spermatozoïdes du réceptacle séminal vivants et au micro- scope électronique. Ces allospermes (Thompson, 1966) mesurent 155-158 ;i quand ils sont vivants et ont 40-45 torsades sur leur carène en spirale (fig. 7 d).
On a observé des copulations au mois de septembre et on a vu des individus former des chaînes. A l'exception des individus qui se trouvent à chaque bout de la chaîne, chaque échantillon sert de mâle à celui qui est devant lui, et de femelle à celui qui est derrière lui. Les chaînes d'individus, vues d'en haut se courbent à droite, à cause de la situation latérale des orifices génitaux. Des individus qui sont en train de s’accoupler ne peuvent être séparés qu’avec difficultés à cause de l'accrochage des épines du pénis qui les retient.
Les cordons d’œufs (fig. 7e-f) sont pondus par saillies, et il en résulte une masse embrouillée qui se fixe au substrat. La chaîne d’œufs est généralement jaune orangée mais elle peut être teintée de rose et on a trouvé quelques fibre.s qui paraissent verdâtres. Il y a un grand nombre d'œufs dans un seul cordon. En moyenne nous avons compté 160 capsules par cm et une moyenne de 25 ovules par capsule, d'où nous avons calculé un total de 3 308 000 ovules dans une seule masse de ponte. Les œufs non segmentés avaient un diamètre de 93-103 \i.
Nos observations du développement montrent que A. depilans s'accorde avec
— 3 —
le premier type de développement des Opisthobranches. Avant l’éclosion, la masse de ponte fonce et prend une couleur brune. La période embryonnaire est de 14 - 16 jours à une température de 25 “C. La véligère (fig. 7) possède une coquille larvaire du premier type.
Aplysia fasciata Poiret, 1789.
Le nom Aplysia fasciata Poiret, 1789 a été validé par la Commission Interna- tionale de Nomenclature, Opinion 354, 1955.
Au mois de septembre 1965, on a récolté 39 échantillons, dont la longueur variait de 13 à 23 cm et qui pesaient de 287 à 1 710 g. Au mois de septembre 1966, on a récolté que 3 petits, qui pesaient 299, 422 et 488 g (fig. 3 et 9). EALES (I960) constate que cette espèce peut atteindre une longueur de 40 cm.
Le corps d’A. fasciata est relativement haut et étroit quand il est au repos ; ceci est dû à ses grosses parapodies. (fig. 8 b et 10 a). La peau est noire ou marron foncé. Quelques échantillons ont les parapodies, les tentacules céphaliques et la sole pédieuse bordés de rouge, tandis que d'autres présentent des points blanchâ- tres sur le corps. La sole pédieuse, les bords internes des parapodies et la cavité du manteau sont d'une couleur plus pâle.
La tête, grande, est attachée à un cou court mais celui-ci est capable de s’étendre beaucoup. Les tentacules céphaliques, bien développés, sont enroulés sur les bords et sont également frangés. Les yeux sont petits et ne sont fendus que sur une partie de leur longueur.
Le pied est étroit et possède une extrémité pointue. Les parapodies sont très grandes et mobiles, se rejoignant à leur base à leur extrémité, de sorte que la cavité du manteau se découvre postérieurement. La locomotion peut s'effectuer par des mouvements glissants du pied, comme font A. depilans et A. piinctata, ou bien d’une manière plus active, en nageant.
Le manteau a un très petit foramen. La glande de la pourpe, une fois stimulée, émet une sécrétion violette. Le siphon anal est grand. La glande de l'opaline est en grappe uniporeuse ; la branchie, plumeuse et de forme lobée est fixée à la base de la cavité du manteau et sa partie libre fait saillie en arrière.
La coquille (fig. lia) est un peu plus longue que large et mesure 5,5 X 4,5 cm pour un individu de 16 cm. Elle est d'une couleur ambre pâle comme A. depilans et sa cavité anale est peu profonde.
Les mâchoires (fig. 11b) sont une paire de plaques calleuses et plates en forme de croissant composées de rangées de baguettes chitineuses marron foncé. Une extrémité des baguettes (fig. 11c) est libre, courbée et fait légèrement saillie dans la cavité.
La radula (fig. 11 d, e et 16), grande, est presque aussi large que longue quand on la monte à plat sur une lame. Selon EALES (1960) la formule de la radula peut être 80 x 50.1.50. Les formules ont été déterminées pour quelques individus, récoltés dans le Bassin : poids du corps 519 g, formule 62 x 41.1.41 ; poids du corps 505 g, formule 63 x 35.1.35 ; poids du corps 488 g, formule 61 x 41.1.41 ; poids du corps 323 g, formule 57 x 41.1.41. La base de la dent médiane est plus longue et la partie antérieure est plus étroite que chez A. depilans. La cuspide est arrondie et présente quelques denticules irréguliers. Les dents latérales sont indiquées dans la figure 11 e. Il y a un petit nombre (2 à 4) de dents vestigiales.
La figure 12 représente une dissection ventrale montrant les organes principaux étalés. Les deux glandes salivaires, proportionnées à la longueur du corps ne sont pas si longues que chez A. depilans et elles sont différentes vu qu'elles se terminent en pointe, le bout étant fixé contre le jabot. Le gésier (fig. 11 f) possède, dans sa partie antérieure, une trentaine de dents de base carrée, et postérieure- ment, le même nombre, plus petites, avec une base ovoïde. Le bout du caecum est visible sur la surface de la glande digestive.
Les ganglions cérébroïdes (fig. 11 g) sont petits et fusionnés comme chez A. depilans.
Le pénis (fig. 13a-c) est filiforme et blanc. Il y a deux muscles rétracteurs
4 —
comme chez A. depilans. Sur la gaine du pénis se trouve un petit lobe (fig. 13 c et e) qui peut servir de guide pendant l’insertion copulatoire. Chez tous les individus examinés jusqu'ici, ce lobe n'a pas de structure glandulaire.
On a examiné des spermatozoïdes du réceptable séminal, vivants et au micro- scope électronique. Ces allospermes mesuraient 182-185 p quand ils étaient vivants et avaient 40-45 torsades sur leur carène en spirale (fig. 13 d).
On a observé des copulations au mois de septembre mais les chaînes d’individus n’étaient pas si communes que pour les deux autres espèces. Quand on sépare des individus qui sont en train de s’accoupler, ils se désunissent facilement. Si on compare avec la copulation de A. depilans, l’absence d’épines sur le pénis des A. fascicila fait que les individus se séparent facilement.
Les cordons d’œufs (fig. 13 f et h) sont pondus par expulsion soudaine et il en résulte une masse embrouillée qui se fixe au substrat. Le cordon d’œufs est beaucoup plus long que chez A. depilans mais a la même couleur jaune orangé et les mêmes variations. Il y a un très grand nombre d’œufs dans un seul cordon. En moyenne nous avons compté 118 capsules par cm et une moyenne de 43 ovules par capsule ; nous avons ainsi calculé un total de 25 877 400 ovules dans une seule masse de ponte. Les œufs non segmentés avaient un diamètre de 90-114 p. .4. fasciata a donc moins de capsules par cm mais plus d’ovules par capsule qu’Æ depilans.
Nos observations du développement ont indiqué que A. fasciata s’accorde avec le premier type de développement des opisthobranches. Avant l’éclosion, la mas.;e de ponte s’assombrit comme chez A. depilans. La période embryonnaire est de 14 - 16 jours à 25 “C. La véligère (fig. 13 g) possède une coquille larvaire du premier type.
Aplysia punctata Cuvier, 1803.
Le nom Aplysia punctata Cuvier, 1803 a été validé par la Commission Inter- nationale de Nomenclature Zoologique, Opinion 355, 1955, et le nom A. rosea Rathke, 1799 a été supprimé et placé dans l’Official Index of Rejected and Invalid Spécifie Names in Zoology.
Les échantillons récoltés dans la Rivière Yealm (fig. 3) avaient une longueur qui variait de 3 à 7 cm et pesaient de 9 à 41 g. Les plus grands échantillons récoltés à Port Erin avaient environ 10 cm de long, ce qui ne correspond qu’à la moitié de la longueur possible (EALES, 1960).
Le corps d’A. punctata, long et étroit, (fig. 14) est capable de s’allonger beaucoup, surtout la tête et le cou. La couleur de la peau varie car elle peut être vert olive, brun olive ou noir violet et elle a des taches blanches ou grises avec des points noirs et des réticulations. Les jeunes sont d’habitude vermeils.
Les tentacules céphaliques sont courts et ont des prolongements arrondis près de l’orifice buccal. Les yeux sont petits et noirs et chacun se trouve au milieu d’une petite tache de peau plus claire. Les rhinophores sont fendus sur la moitié de leur longueur.
Le pied est étroit et son extrémité antérieure est arrondie ; son extrémité postérieure est pointue. Dans les parties libres du pied, les bords latéraux tendent à s’enrouler l’un vers l’autre. Les parapodies sont minces, bien espacées vers l’avant et elles se rejoignent très dorsalement, vers l’arrière, comme chez A. depilans. La locomotion s’effectue par des mouvements glissants du pied, comme chez les deux autres espèces. Nous n’avons jamais observé A. punctata en train de nager mais EALES (1921) constate qu’elle peut nager grâce aux mouvements sinueux de ses parapodies.
Le manteau a un grand foramen presque arrondi. La glande de la pourpre émet une sécrétion violette, si elle est stimulée. La glande de l’opaline est multi- poreuse comme chez A. depilans. La branchie plumeuse et de forme lobée est fixée à la base de la cavité du manteau et sa partie libre fait saillie en arrière.
La coquille (fig. 15 a) est un peu plus longue que large et mesure 3 x 2,5 cm pour un individu de 8 cm. Elle est d’une couleur ambre pâle comme chez lés deux autres espèces et sa cavité anale est peu profonde.
— 5 —
Les mâchoires (fig. 15 b) sont une paire de plaques calleuses et plates, de forme presque rectangulaire et qui se composent de baguettes chitineuses marron foncé. Une extrémité des baguettes (fig. 15 c) est libre est courbée et fait légèrement saillie dans la cavité.
La radula (fig. 15 d, e et 16) petite, est presque deux fois plus longue que large lorsqu'on la monte à plat sur une lame. Selon EALES (1960), la formule de la radula peut être 40 x 18.1.18. La base de la dent médiane est plus large que chez les deux autres espèces. La cuspide présente quelques petits denticules et deux plus grands, situés à sa base de chaque côté. Les dents latérales sont indiquées dans la figure 15 e. Il y a un petit nombre (2) de dents vestigiales à l'extrémité de chaque rangée.
La figure 17 représente une dissection ventrale montrant les organes principaux étalés. Les deux glandes salivaires se terminent en pointe comme chez A. fasciata et elles sont fixées contre le jabot. Le gésier (fig. 15 f) possède, dans sa partie antérieure, une trentaine de dents de base carrée, et dans la partie postérieure le même nombre mais plus petites, avec une base ovoïde. On ne voit que l'extrémité du caecum à la surface de la glande digestive.
Les ganglions céréboïdes (fig. 15 g) sont arrondis et séparés, n'étant pas fusionnés, comme chez A. clepilans et A. fasciata.
Le pénis (fig. 18 a, b) est large et en forme de spatule. En opposition, avec les deux autres espèces, on ne trouve chez A. punctata qu'un seul muscle rétracteur. La gaine du pénis est glabre et n'a, ni les excroissances d'A. depilans, ni le guide d’A. fasciata.
On a examiné des spermatozoïdes du réceptacle séminal vivants et au micro- scope électronique. Ces allospermes mesurent 215-228 ri quand ils sont vivants et ont 34 torsades sur leur carène en spirale (fig. 18 c). Les spermatozoïdes d’A. punctata sont donc plus longs et ont moins de torsades que ceux des deux autres espèces.
Sur les côtes de la Grande-Bretagne, on a observé des copulations aux mois d'avril et de mai, quand on a vu des chaînes d'individus. Il est assez facile de séparer les individus qui sont en train de s'accoupler vu l'absence d'épines sur le pénis.
Les cordons d'œufs (fig. 18 d, e) sont pondus par douzaine et il en résulte une masse embrouillée qui se fixe au substrat et ressemble beaucoup aux cordons d’A. depilans. Comme chez les deux autres espèces, le cordon d'œufs est de cou- leur jaune orangé et a les mêmes variations. Le nombre d'œufs trouvés dans un seul cordon est plus petit que pour les deux autres espèces. En moyenne nous avons compté 532 capsules par cm et une moyenne de 4 ovules par capsule, donc un total de 135. 180 ovules dans une seule masse de ponte. Les œufs non segmentés ont un diamètre de 93-103 [t. A. punctata a donc beaucoup plus de capsules par cm que les deux autres espèces mais moins d'ovules par capsule. Les œufs des trois espèces sont de même taille.
Nos observations du développement ont indiqué qu ’A. punctata est compara- ble au premier type de développement des opisthobranches. Avant l'éclosion, la masse de ponte s'assombrit comme chez les deux autres espèces. La période embrvonnaire est de 20 - 22 jours à 15 °C. La véligère (fig. 18 f) possède une coquille larvaire du premier type. Les véligères sont de même taille, comme les œufs des trois espèces.
Le tableau 2 (pp. 12-13) résume les principaux caractères des trois espèces d’Aplvsia trouvées dans le Bassin.
tlysia viridis (Montagu, 1804).
On a récolté chaque année beaucoup d'échantillons trouvés sur Codiuni sur la plage près du laboratoire, en même temps que leur ponte. Ils avaient une longueur en extension de 3 à 30 mm.
Limapontia depr.essa Aider et Hancock, 1862.
On a trouvé cette espèce (fig. 1 a, b) en abondance en 1965 et 1966 dans les près
— 6 —
salés de La Teste. Cette population a été examinée par AMANIEU et CAZAUX (1964) et a été signalée comme L. nigra Millier, mais cette identification n’est pas correcte.
Nos échantillons mesuraient jusqu’à 2,5 mm de long. Nous n’avons trouvé aucune ponte.
Doto splendida Trinchese, 1881.
Six échantillons qui, en extension, mesuraient de 4 à 5-6 mm, ont été dragués dans les fonds coquilliers du Bassin. Leur couleur de fond était fauve clair et la peau présentait plusieurs points marron foncé ; ceux-ci étaient particulièrement visibles sur les cerata, dont les tubercules portaient chacun une tache brune au sommet (fig. 19 d). Aucun tubercule latéral ne se trouvait sur le corps. Tous les échantillons avaient quatre paires de cerata et chaque cera portait 11-17 tubercules, disposés généralement en trois verticilles (fig. 19 e). La radula, uniseriée, d’un échantillon de 6 mm avait 70 dents.
ArcJiidoris stellifera Vayssière, 1904.
Un échantillon a été dragué près de la Vigne en 1965 ; il avait une longueur de 15 mm en extension. On voyait de chaque côté du manteau dorsal les zones glandulaires en forme d’étoile, qui en sont un trait caractéristique. D’autres traits apparents, permettant de reconnaître cette espèce, sont les tentacules allongés de la bouche et la fente au milieu de la ligne du pied qui est situé exactement au-dessous de la bouche. Ces caractères permettent de distinguer A. stellifera, d’A. pseudoargus (Rapp).
La peau du manteau, pas celle du pied, a donné la valeur 1 sur papier pH ; ce qui correspond au plus puissant acide qu’on ait encore enregistré pour n’im- porte quel nudibranche doridien. (La peau d’A. pseudoargus donne une réaction neutre ou bien un peu alcaline.)
La radula du seul échantillon possédait la formule 20 x 26.0.26 ; l’extrémité fonctionnelle était franchement usée.
Jorunna tomentosa (Cuvier, 1804).
Deux échantillons qui avaient une longueur en extension de 13 mm ont été récoltés près du laboratoire en 1965. Ils se sont accouplés et ont pondu dans des aquariums de verre. Un autre échantillon, long de 9 mm est sorti d’une coquille, draguée dans le Bassin en 1966 ; cet individu avait quatre taches brunes d’un côté du manteau et deux de l’autre.
Doridigitata derelicta (Fischer, 1867).
Deux échantillons, qui avaient une longueur, en extension, de 60 mm ont été récoltés parmi des coquilles et des pierres draguées dans le Bassin en 1965. On a trouvé aussi la ponte qui a été déposée abondamment au laboratoire. Les ovules non fécondées avaient un diamètre de 0,099-0,106 mm.
La peau donnait des valeurs de 2-3 sur papier pH, ce qui démontre que c’est un nudibranche sécrétant un acide comme Archidoris stellifera.
Rostanga rufescens Iredale & O’Donoghue, 1923.
Un échantillon qui avait une longueur, en extension, de 7 mm et possédant neuf plumes branchiales, est sorti de coquilles draguées dans le Bassin, en 1966.
Limacia clavigera (Müller, 1776).
Un échantillon a été dragué dans le Bassin, en 1966 ; il mesurait, en exten- sion, 7 mm.
Thecacera pennigera (Montagu, 1815).
Un échantillon, qui mesurait étendu, 18 mm, a été récolté sur Ulva trouvé sur le rivage près du laboratoire, en 1966. Par la suite, une ponte a été déposée
— 7 —
au laboratoire. Cet individu avait cinq branchies, réunies à leur base. Chaque rhinophore portait douze lames. Les taches orangées qui couvrent le corps entier à l'exception de la sole pédieuse, étaient souvent allongées et toujours plus grandes que les nombreux points noirs. La radula de l'échantillon avait une formule 8 X 2.2.O.2.2.
Facelina auriciilata (Müller, 1776).
Un échantillon, mesurant étendu 8 mm, est sorti du Codiiim littoral, recueilli près du laboratoire. L'individu ressemblait à la variété coronaîa = longicornis de F. auriciilata (fig. 10 j). Les rhinophores lamellés portaient chacun huit appendices ; dans les groupes de Cerata, ils avaient la répartition suivante, 7, 6, 7 et 2 de chaque côté. La formule de la radula était 14 x 0.1.0 ; les dents variant de 33 ji à 72 [i, présentaient six ou sept denticules, situés de chaque côté de la cuspide médiane (fig. 19 i).
Berghia verrucicornis (da Costa, 1864).
Tardy (1964) a démontré que les exemplaires anciens de Berghia recueillis en France atlantique et enregistrés sous le nom de B. coeriilescens (Laurillard), devraient être nommés B. verrucicornis.
De nombreux échantillons mesurant étendus 4,5-20 mm, sont sortis entre deux marées de Codiiirn, recueillis près du laboratoire, et de coquilles draguées dans le Bassin, en 1966. Plusieurs individus ont déposé une ponte au laboratoire ; les ovules non fécondés avaient un diamètre de 0,083-0,085 mm. Les échantillons appar- tenaient évidemment à B. verrucicornis tel que Tardy (1962) l'a défini et l'a redécrit, au point de vue de la pigmentation, de la taille et la morphologie radulaire (fig. 19b, c).
On a obtenu des formules de radula de quelques individus représentatifs. Pour une longueur de corps de 4,5 mm la formule était 10 x 0.1.0 ; la largeur de chaque dent variait de 50 ii à 116 ;i, et le nombre de denticules qui se trouvaient de chaque côté variait de 11 sur les plus petites dents à 19 sur les plus grandes dents. Cependant, pour une longueur de corps de 20 mm, la formule était 10 x 0.1.0 ; la largeur des dents variait de 130 ii à 240 ii et le nombre de denticules latéraux variait de 21 à 28.
Spiirilla neapolitana (Delle Chiaje, 1823).
On a récolté beaucoup d'échantillons (longueur jusqu'à 55 mm) parmi les coquilles et les pierres draguées dans le Bassin, en 1965. Une ponte a été déposée au laboratoire et des larves ont éclos quelques jours plus tard. Les véligères pos- sédaient une coquille du premier type.
Dans la radula on notait une différence prononcée entre la forme du denticule médian de chaque dent chez les jeunes et les adultes. Pour un individu de 15 mm ce denticule était en forme d'aiguille fine, mais pour un individu de 40 mm il était plus émoussé, en forme de cône assez large (fig. 19f-h). On peut résumer d'autres différences de la façon suivante : pour une longueur de corps de 15 mm la formule était 16 x 0.1.0 ; la largeur de chaque dent variait de 90 ji à 290 a et le nombre de denticules situés de chaque côté variait de 16, sur les plus petites dents, jusqu'à 36 sur les plus grandes dents. Cependant, pour une longueur de corps de 40 mm la formule était 19 x 0.1.0; la largeur des dents variait de 480 ii à 1,2 mm et nous avons compté jusqu'à 90 denticules latéraux de chaque côté des plus grandes dents.
Opisthobranches enregistrés dans le Bassin d'Arcachon.
(Classification et nomenclature d'après Winckworth, 1932, 1951 ; Taylor et Sohl, 1962; Eales, 1960.)
Ordre Bullomorpha :
Accra bullata Müller, 1776. — Amanieu, communication personnelle, 1966
Haminea navicula (da Costa, 1778) présente communication.
Retusa truncatula (Bruguière, 1792). — Amanieu et Cazaux, 1964.
— 8 —
Ordre Aplysiomorpha :
Aplysia depilcuis (Gmelin, 1791). — Communication présente.
A. fascial a Poiret, 1789. — Cucnot, 1927, et communication présente.
A. punctata Cuvier, 1803. — Cuénot, 1927.
(Les trois espèces d’ Aplysia ont été confondues dans des communica- tions antérieures.)
Phyllaplysia lafoiiti (Fischer, 1782). — Fischer, cité par Cuénot, 1927.
Ordre Pleiirobranchomorpha :
Plenrobranchiis membranaceiis (Montagu, 1815). — Durègne cité par Cué- not, 1927.
Ordre Sacoglossa :
Sliliger belltdus (d'Orbigny, 1837). — Cuénot, 1927.
* S. funerea Costa. — Cuénot, 1927.
Elysia viridis (Montagu, 1804). — Cuénot, 1927, et communication présente.
Limapontia capitata (Millier, 1774). — Cuénot, 1927.
L. d.epressa Aider et Hancock, 1862. — Amanieu et Cazaux, 1964, identifiée comme étant L. nigra et communication présente.
Ordre Niidibranchia :
Sous ordre Dendronotoidea :
Doto coronata (Gmelin, 1791). — Cuénot, 1927, identifiée comme étant Idulia.
D. cinerea Trinchese, 1881. — Cuénot, 1927, identifiée comme étant Idulia.
D. splendida Trinchese, 1881. — Cuénot, 1927, identifiée comme étant Idulia et communication présente.
Hancockia uncinata (Hesse, 1872). — Cuénot, 1927, identifiée comme étant H. eudactylota.
Dendronotus frondosus (Ascanius, 1774). — Cuénot, 1927.
Sous ordre Arminoidea :
Armina maculata Rafinesque, 1814. — Cuénot, 1914, identifiée comme étant Pleurophyllidia pustulosa Schultz.
A. tigrina Rafinesque, 1814. — Cuénot, 1914, identifiée comme étant Pleuro- phyllidia undulata Stammer.
A. neapolitana (Delle Chiaje, 1841). — Cuénot, 1914, identifiée comme étant Pleurophyllidia vasconica sp. nov.
Sous ordre Dorodoidea :
Archidoris pseudoargus (Rapp. 1827). — Cuénot, 1903, identifiée comme étant A. tuberculata ; Cuénot, 1927, identifiée comme étant A. Britannica.
A. Stellifera Vayssière, 1904. — Communication présente.
Joriinna tomentosa (Cuvier 1804). — Cuénot, 1903, identifiée comme étant J. johnstoni Cuénot, 1927 et communication présente.
Ooridigitata derelista (Fischer, 1867). — Cuénot, 1903, comme Stauradoris verrucosa ; Cuénot, 1927 et communication présente.
Rostanga rufescens Iredale et O’Donoghue, 1923. — Cuénot, 1903, identifiée comme étant R. coccinea ; Cuénot, 1927 et communication présente.
Goniodoris castenea Aider et Handock, 1845. — Cuénot, 1903, 1927.
Liniacia clavigera (Müller, 1776). — Cuénot, 1903, identifiée comme étant Triopa clavigera; Cuénot, 1927, puis Euphurus claviger et communi- cation présente.
Thecacera pennigera (Montagu, 1815). — Cuénot, 1927 et communication présente.
Trapania fusca (Lafont, 1874). — Cuénot, 1927.
Corarnbe testudinaria Fischer, 1891. — Fischer, cité par Cuénot, 1927.
Polycera nothus (Johnston, 1838). — Cuénot, 1927.
P. quadrilineata (Müller, 1776). — Cuénot, 1927.
Sous ordre Aeolidoidea :
Coryphella pedata (Montagu, 1815). — Cuénot, 1906, identifiée comme étant
* douteux.
— 9 —
Eolis {Coryphella) landsburgi ; Cuénot, 1927.
Eubranchus exiguus (Aider et Hancock, 1848). — Cuénot, 1927.
E. tricolor Forbes, 1838. — Cuénot, 1927.
Ciimanotus beaumonti (Eliot, 1906). — Cuénot, 1927, identifiée comme étant C. voisin de beaumonti.
Embletonia pallida Aider et Hancock, 1854. — Cuénot, 1927.
Tergipes desp.ecîus (Johnston, 1835). — Cuénot, 1927.
Trinchesia aurantia (Aider et Hancock, 1842). — Cuénot, 1927, identifiée comme étant Cratena.
Favorimis branchialis (Millier, 1806). — Cuénot, 1906, identifiée comme étant Eolis {Favorimis) alba ; Cuénot, 1927, puis F. albidiis.
Pacelina auriciilata (Millier, 1776). — Cuénot, 1906, identifiée comme étant Eolis {Facelina) driimmondi et F. coronata ; Cuénot, 1927, puis F. curta et F. Longicornis et communication présente.
F. anmilicornis (Chamisso et Eysenhart, 1821). — Cuénot, 1906 et 1927, iden-
tifiée comme étant F. piinctata.
Berghia verriicicornis (da Costa, 1864). — Cuénot, 1906 et 1927, identifiée comme étant B. coerulescens (Laurillard) et communication présente.
Spiirilla neapolitana (Delle Chiaje, 1823). — Cuénot, 1906 et 1927, identifiée comme étant Eolidina et communication présente.
Aeolidiella glaiica (Aider et Hancock, 1845). — Cuénot, 1906 et 1927, iden- tifiée comme étant Eolidina.
Aeolidia papillosa (Linné, 1758). — Cuénot, 1906 et 1927.
Remerciements :
Nous adressons nos remerciements au Professeur G.M. Hugues, au Professeur R. Weill et à M. Amanieu, pour leurs encouragements et pour nous avoir facilité ce travail, effectué dans leurs laboratoires.
M. G. Drinkwater a bien voulu nous traduire la communication. La rédaction française du texte a été revue par M. Pierre Davant, qui a également mis au point la présentation des illustrations et des légendes.
AUTEURS CITES :
AMANIEU M., 1966. — Communication personnelle.
AMANIEU M. & CAZAUX C., 1964. — Nouveaux animaux récoltés dans la région d’Arcachon en 1964. P.V. Soc. linn. Bordeaux, 101, 1-11.
CUENOT L., 1903. — Contribution à la faune du Bassin d’Arcachon, HL Doridiens. Soc. Sc. d'Arcachon, Stat. bioL, Trav. des lab., 7, 1-22, pl. 1.
CUENOT L., 1906. — Contribution à la faune du Bassin d’Arcachon, IV. Eolidiens. Soc. Sc. d’Arcachon. Stat. Biol., Trav. des lab., 9, 95-109.
CUENOT L., 1914. — Contribution à la faune du Bassin d’Arcachon, VIL Pleuro- phyllidiens. Bull. Stat. Biol. Arcachon, (1914 - 21-36, pl. I et H).
CUENOT L., 1927. — Contribution à ia faune du Bassin d’Arcachon, IX. Revue générale de la faune et bibliographie. Bull. Stat. Biol. Arcachon, 24, 229-308.
EALES N. B., 1921. — Aplvsia. Mem. 24, Liverpool Mar. Biol. Comm., Liverpool, 1-84, pl. I-VH.
EALES N. B., 1960. — Révision of the vvorl species of Aplvsia. Bull. Brit. Mus. {Nat. Hist.) 5, 269-404.
INTERNATIONAL COMMISSION ON ZOOLOGICAL NOMENCLATURE, 1954. — 6 Opinion 200 Validation, under the Plenary Powers, of the accustomed usage of the generic names Tethys Linnaeus, 1967, and Aplysia Linnaeus, 1967. Opin. int. Comm. zool. Nom., 3, 239-266.
— 10 —
INTERNATIONAL COMMISSION ON ZOOLOGICAL NOMENCLATURE, 1955. — Opinion 354. Addition to the « Official list of spécifie names in zoology » of the spécifie name « fasciata » Poiret, 1789, as published in the combination '< Laplvsia (recte « Aplvsia ») fasciata ». Opin. int. Coinm. zool. Nom., 11, 81-90.
INTERNATIONAL COMMISSION ON ZOOLOGICAL NOMENCLATURE, 1955. - Opinion 355 Validation, under the plenary powers, of the spécifie name « pimctata » Cuvier, 1803, as published in the combination « Laplvsia (recte « Aplysia ») pimctata ». Opin. int. Comm. zool. Nom. U. 91-102.
PRUVOT-FOL A., 1954. — Mollusques Opisthobranches. Faune de France n° 58. Paris — Lech.evalier.
TARD Y J., 1962. — A propos des espèces de Berghia (Gastéropodes Nudibranches ) des côtes de France et de leur biologie. Bull. Inst. Océan. Monaco, iF 1255 1-20.
TAYLOR D.W. et SOHL N. F., 1962. — An outline cf gastropod classification. Malacologie, l, 7-32.
THOMPSON T.E., 1958. — The natural history, embryology, larval biology and post-larval development of Adalaria proxiina (Aider & Hancock). P/z/7. Trans. R. Soc., B., 242, /-58.
THOMPSON T.E., 1961. — The importance of the larval shell in the classification of the Sacoglossa and the acoela. Proc, malac. Soc. Fond. 34, 233-238.
THOMPSON T.E., 1966. — Studies on the reproduction of Archidoris pseiidoargus (Rapp.). Pliil. Trans. R. Soc., B. 250 343-375
THOMPSON T.E., 1967. — Direct development in a nudibranch, Cadlina laevis, vvith a discussion cf developmental processes in Opisthobranchia J . mar. biol. 45s. U.K. 47, 1-22.
WINCKWORTH R., 1932. — The British marine Mollusca. J. Conch. 19, 211-252.
WINCKWORTH R., 1951. — A list of the marine Mollusca of the British Isles : additions and corrections. J. Conch. 23, 131-134.
- 11
|
TABLEAU 2. — Résumé des principaux caractères des trois espèc |
'Aplysia qui se trouvent dans l'Atlantique du Nord. |
||
|
Caractère |
Aplysia depilans |
Aplysia fasciata |
Aplysia punctata |
|
Forme du corps. |
Bas et large. |
Hrut et étroit. |
Long et étroit. |
|
Couleur. |
Brune à brune-verdâtre, avec des taches blan- ches, jaunes ou grises et un veinage noirâtre |
N re à marron foncé. Quelquefois des bords ouges aux parapodies, aux tentacules et à la \se du pied. Quelquefois des points blan- hâtres. |
Vert olive, brun olive ou noir, violet ayant des taches blanches ou grises et un veinage noi- râtre. |
|
Tentacules céphaliques. |
Courts, épais, enroulés sur leurs bords. |
B a développés, enroulés sur leurs bords, fran- és. |
Courts et arrondis. |
|
Rhinophores. |
Largement espacés, fendus presque jusqu'à leur base. |
P its, fendus sur une partie seulement de leur mgueur. |
Fendus sur la moitié de leur longueur. |
|
Pied. |
Large et forme souvent une ventouse y >sté- rieure. |
E oit, ayant une extrémité pointue. |
Etroit, extrémité antérieure arrondie, extrémité postérieure pointue. |
|
Parapodies. |
Bien espacés en avant, s’unissant dorsale ent dans la région postérieure. |
||
|
C andes, mobiles, soudées à leur base. Em- loyées pour nager. |
Bien espacées en avant, soudées dorsalement dans la région postérieure. |
||
|
Foramen du manteau. |
Arrondi, avec des stries radiées. |
T ès petit. |
Grand, presque arrondi. |
|
Sécrétion de la glande de la pourpre. |
Blanche dans la plupart des cas, colorée so ent en violet. |
\ .olette. |
Violette. |
|
Glande de l’opaline. |
Multiporeuse. |
||
|
Liniporeuse. |
Multiporeuse. |
||
|
Coquille. |
A peu près deux fois plus longue que large. |
||
|
Un peu plus longue que large. |
Un peu plus longue que large. |
||
|
Mâchoires. |
Des plaques calleuses et plates en forme de croissant. |
||
|
Des plaques calleuses et plates en forme de croissant. |
Des plaques calleuses, plates et presque rectan- gulaires. |
||
|
Radula. |
Un peu plus longue que large, montée à plat. Formule jusqu’à 80 x 40.1.40. |
Presque aussi large que longue, montée à plat. Formule jusqu’à 80 x 50.1.50. |
Deux fois plus longue que large, montée à plat. Formule jusqu’à 40 x 18.1.18. |
|
Glandes salivaires. |
Obtuses à leur fixation au jabot. |
Se terminent en pointe. |
Se terminent en pointe. |
|
Gésier. |
Une quarantaine de dents dans chaque partie. |
Une trentaine de dents dans chaque partie. |
Une trentaine de dents dans chaque partie. |
|
Caecum. |
En forme de crosse. |
D n’y a que le bout qui est visible. |
Il n’y a que le bout qui est visible. |
|
Ganglions cérébroïdes. |
Petits et fusionnés. |
Petits et fusionnés. |
Arrondis et séparés. |
|
Pénis. |
Gros, noir, ayant deux muscles rétracteurs. Gaine du pénis armée. |
Filiforme, blanc, ayant deux muscles rétracteurs. D y a un guide à la gaine du pénis. |
Large en forme de spatule. Un seul muscle ré- tracteur. La gaine du pénis est glabre. |
|
Spermatozoïdes. |
Longueur 155-158 n. En forme de spirale ayant 40-45 torsades. |
Longueur 182-185 p. En forme de spirale ayant 46-47 torsades. |
Longueur 215-228 p. En spirale ayant 34 torsades. |
|
Ponte ; Capsules/cm (en moyenne), ovules/capsule (en moyenne), ovules total. |
1 160. 25. 3.308.000. |
118. 43. 25.877.400. |
532. 4. 135.180. |
|
Ovules diamètre. |
93-103 II. 12 — 1 |
90-114 [i. — 1 |
93-103 p. 3 — |
— 13 —
Figure 1
a) Limapontia depressa recueilli à La Teste, septembre 1966.
b) l¥ dent de la radula de Limapontia depressa, longueur du corps 2 mm.
c-g) Haminea navicula recueilli à l’île aux Oiseaux, septembre 1966, grandeurs diverses, c et g en vue dorsale ; d et / en vue ventrale.
h) Haminea navicula glande prostatique et pénis chez un échantillon mesurant 25 mm.
Figure 2
Larve véligère d'Haminea navicula 2 jours après l’éclosion ; vue du côté droit.
Figure 3
Volume et poids chez Aplysia depilans, A. fasciata (échantillons au-dessous de 600 g), et A. punctata.
Figure 4
Aplysia depilans.
a) Vue du côté droit.
b) Vue dorsale.
c) Vue du côté droit, les organes du manteau étant déployés.
Figure 5
Aplvsia depilans.
a) Coquille chez un échantillon de 8 cm.
b) Plaques des mâchoires.
c) Baguette d’une mâchoire.
d) Contour de la radula montée à plat (les lignes indiquent la position de chaque 10*^ rang
complet de dents de l’extrémité postérieure).
e) Dent médiane et dents latérales de la radula chez un échantillon de 132 g.
f) Gésier chez un échantillon de 135 g où les olaques à meuler sont déployées. Dents repré
sentées de face, de profil.
g) Collier ganglionnaire.
Figure 6
Aplysia depilans - dissection \entrale.
Figure 7
Aplysia depilans.
a) Gaine du pénis en vue centrale.
b) Une partie de la gaine du pénis enlevée, montrant le pénis déployé in situ.
c) Le pénis relevé, avec ses e.xcroissances épineuses, est déployé.
d) Spermatozoïde au microscope électronique.
e) Partie du cordon d’œufs - chaque capsule jointe à sa voisine par un tube connectif étroit. /) Cordon d’œufs en section transverse.
g) Une seule excroissance du pénis avec épines.
fl) Larve véligère vue du côté gauche 2-3 jours après l’éclosion.
i) Coquille de véligère avec opercule.
Figure 8
a) Aplysia depilans - vue du côté droit
b) Aplysia fasciata - vue du côté gauche.
Figure 9
Aplysia fasciata - volume et poids.
Aplysia fasciata.
Figure 10
— 14 —
a) Vue du côté droit.
b) Vue dorsale.
c) Vue du côté droit, les organes étant déployés.
Figure 11
Aplysia fasciata.
a) Coquille chez un échantillon mesurant 18 cm. h) Plaques des mâchoires.
c) Baguette d'une mâchoire.
d) Contour de la radula quand on la monte à plat (les lignes indiquent la position de
chaque 1CK‘ rang complet de dents de l'extrémité postérieure).
e) Dent médiane et dents latérales représentant la radula chez un échantillon de 488 g.
f) Gésier montrant les plaques à meuler déployées.
g) Collier ganglionnaire.
Figure 12
Aplysia fasciata . Dissection ventrale.
Figure 13
Aplysia fasciata.
a) Gaine du pénis en vue ventrale.
b) Gaine du pénis enlevée en partie montrant le pénis déployé in situ, cl Pénis déployé montrant sa structure filiforme.
d) Spermatozoïde au microscope électronique.
e) Partie de la gaine du pénis avec le « guide ».
/) Partie du cordon d'œufs - chaque capsule est jointe à sa voisine par un tube connectif étroit.
g) Larve véligère vue du côté gauche 2-3 Jours après l'éclosion.
h) Cordon d'œufs en section transverse.
Figure 14
Aplysia punctata.
a) Vue du côté droit.
b) Vue dorsale.
c) Vue du côté droit, les organes du manteau déployés.
Figure 15
Aplysia punctata.
a) Coquille chez un échantillon mesurant 8 cm.
b) Plaques des mâchoires.
c) Baguette d'une mâchoire.
d) Contour de la radula montée à plat (les lignes indiquent la position de chaque 10' rang
complet de dents de l'extrémité postérieure).
e) Dent médiane et dents latérales représentant la radula.
/) Gésier avec les plaques à meuler déployées.
g) Collier ganglionnaire.
Figure 16
Dents médianes des radula de
a) Aplysia depilans ; b) A. fasciata ; c) A. punctata.
Toutes les préparations de la radula ont été montées au polyvinyl lactophenol avec lignon pink - photographies au photo-microscope de Vickers.
Figure 17
Aplysia punctata - dissection ventrale.
Figure 18
Aplysia punctata.
a) Gaine du pénis en vue ventrale.
— 15 —
b) Une partie de la gaine du pénis enlevée montrant le pénis déployé in situ.
c) Spermatozoïde vu au microscope électronique.
d) Une partie du cordon d’œufs - chaque capsule jointe à sa voisine par un tube connectif
étroit.
e) Cordon d'œufs en section transverse.
/) Larve véligère vue du côté gauche 2-3 jours après l'éclosion.
Figure 19
a) Haminea navicida - dents de la 5^ rangée de la radula d’un échantillon mesurant 25 mm.
b) Berghia vernicicornis - 2<-' dent de la radula d'un échantillon mesurant 4,5 mm.
c) Berghia verriicicurnis - Le (plus nouveau) dent de la radula d'un échantillon mesurant
20 mm.
d et e) Doto splendida ■ ceras en vue dorsale et en vue latérale, dessin sur le vivant.
/) Spurilla neapoliîana - 16‘^' (la plus ancienne) dent de la radula d'un échantillon mesurant 15 mm.
g) Spurilla neapoliîana - 2^ dent de la radula d’un échantillon mesurant 15 mm.
h) Spurilla Jieapolitana - zone médiane de la 3“ dent de la radula d’un échantillon mesurant
40 mm.
i) Facelina aiiriculata - 2« dent de la radula d’un échantillon mesurant 8 mm.
/) Facelina auriculata - cera du même échantillon, dessin sur le vivant.
k) Berghia vernicicornis - cera, dessin sur le vivant.
LÉGENDE DES FIGURES - SIGNIFICATION DES LETTRES
|
a. |
anus. |
|
a. b. |
aire blanche. |
|
b. b. |
bulbe buccal. |
|
b. O. |
bande orange. |
|
br. |
branchie. |
|
c. |
coquille. |
|
cap. |
capsule. |
|
car. |
carène en spirale. |
|
c.h. |
canal hermaphrodite. |
|
c.n. |
collier nerveux. |
|
d.lat. |
première dent latérale. |
|
d.l.m. |
diverticule intestin moyen. |
|
d.m. |
dent médiane. |
|
d.vest. |
dent vestigiale du bord. |
|
e. |
estomac. |
|
ep. |
épine. |
|
ex.ep. |
excroissance épineuse. |
|
g- |
gésier. |
|
g.c. |
gouttière ciliée. |
|
g.c.h. |
grand canal hermaphrodite. |
|
gel. |
gelée. |
|
ggl.ee. |
ganglions cérébroides. |
|
ggl-pe. |
ganglions pédieux. |
|
ggl.pl. |
ganglions pleuraux. |
|
gl.h. |
glande hépatique. |
|
gl.her. |
glande hermaphrodite. |
|
gl.nid. |
glande nidamentaire. |
|
gl.op. |
glande de l'opaline. |
|
gl.pr. |
glande prostatique. |
|
gl.s. |
glande salivaire. |
|
g.p. |
gaine du pénis. |
|
gu. |
guide. |
|
i.p. |
intestin postérieur. |
|
j. |
jabot. |
|
l.p.ma. |
lobe postérieur du manteau. |
|
m. |
métapodie. |
|
ma. |
manteau. |
|
mu. |
muscle. |
|
mu.ret. |
muscle rétracteur. |
|
nep. |
néphrocyste. |
|
oc. |
oeil. |
|
op. |
opercule. |
|
or. |
orifice. |
|
or. ex. |
orifice e.xcréteur. |
|
ot. |
otocyste. |
|
ov. |
ovule. |
|
p. |
pénis. |
|
par. |
parapodie. |
|
pi. |
pied. |
|
pl. ma. |
pli du manteau. |
|
pla.m. |
plaque à meuler. |
|
pro. |
propodie. |
|
r. |
rein. |
|
rh. |
rhinophore. |
|
r.s. |
réceptacle sémmal. |
|
rt. |
rectum. |
|
s.ve. |
siib vélum. |
|
t.c. |
tentacule céphalique. |
|
te. |
tête. |
|
ve. |
vélum. |
|
v.s. |
vésicide séminale. |
16 —
2,5 mm
A
c
D
FIGURE 1
— 17 —
, 132 mm
FIGURE 2
— 18 —
VOLUME
10
3 -
O
□ ■
a □
ma ^
1 2
1965 1966
Aplysia depilans □ ■
Aplysia fasciata û
Aplysia punctata •
J I L
4 5 6
FIGURE 3
POIDS HECTOGRAMMES
— 19 —
A
B
I
5 cm
FIGURE 4
20
D
FIGURE 5
— 21
t.c.
gl. her.
5 cm
FIGURE 6
I.S.
g-
r. s.
g. c.h. s .
nid.
h.
— 22 —
Q FIGURF 7
a,
loo P
23 —
a
b
FIGURE 8
— 24 —
Volume (AxBxC) - décilitres
27
1
10
11
12
13 14
15
16
FIGURE 9
POIDS - HECTOGRAMMES
— 25 —
FIGURE 10
B
A
5
cm
26
— 27 —
28
29 —
50/J
D
t.c.
hr.
or. gl. op.
rh .
or.Jf
FIGURE 14
— 30 —
5 cni
A)
B)
C)
D)
G)
pla. I
ggl. cer.
ggl. pl.
ggl.pe.
0, 5cm
1 cm
FIGURE 15
— 31
O, 5 cm
32 —
FIGURE 16
t
c
b. b.
rh .
gts.
r.s.
g. c.h .
g-
gl. nid
gl. h .
FIGURE 17
5 cm
J
33
«)
cap- ov.
lOOyu
J
FIGURE 18
OS
A
FIGURE 19
— 35 —
imp. vernoy. ercachon
rOME 105
1968
Série A - N° 6
Q
ACTES
DE LA
MUS. COMP. 200JJL LIBRARÏi
MAR 91971
HARVARD
UNlVERSlTYi
DE BORDEAUX
FONDÉE LE 25 JUIN 1818
et reconnue comme établissement d'utilité publique par Ordonnance Royale du 15 juin 1828
Carabiqnes de la Péninsule Ibérique
(8« NOTE)
C. JEANNE
Hôtel des Sociétés Savantes
71, Rue du Loup
BORDEAUX
TOME 105
1968
Série A - N° 6
ACIES dt la SOCIÉTÉ LIIINÉENNE dt BORDEAUX
Séance du 3 février 1968
(lARAllIillES IIE LA l'ÉNIASlilE IIÎÉlîIOllE
(8e NOTE)
par C. JEANNE
Fam. PTEROSTICHIDAE (suite)
Tribu MOLOPINI
71. Zariquieya troglodytes Jeannel.
Gerona : Terradas, bauina de Brugué (coll. Nègre). Cavernicole troglobie.
Pyrénées orientales : Cavités des environs de Terradas, au nord-ouest de Figueras.
72. Henrotius jordai Reitt.
Baléares : Mallorca, Pollensa (Jorda, Holotype) ; Pollensa, avenc d’en Corbera (Nadal).
Probablement endogé de grotte.
Baléares : Cavités de la partie moyenne de la cordillère du Ponent, dans l’île de Majorque.
73. Henrotius henroti Jeanne!.
Comme le précédent.
Balérases: Cavités de la partie moyenne de la cordillère du Ponent, dans l’île de Majorque.
74. Abax ater Villers.
Lérida : Valle de Arân, Viella (Ibakiîa). — Huesca : Valle de Ordesa, 1 300 à 1 600 m (Jeanne) ; Panticosa (Montada). — B.-Pyr. (versant ibér.) : Forêt d’Iraty, 1 000 m (Jeanne) ; ISavarra : Echalar (Jeanne) ; puerto de Mezquiriz, 922 m (Jeanne) ; puerto de Otsondo (Tiber(;hien) ; Alsasua (Jeanne). — Viscaya : Traslavina (Vaquebo). — Oviedo : Picos de Eu- ropa, Covadonga, 870 m (Jeanne). — Logrono : Villoslada de Canieros, 1 000 m (Jeanne).
Espèce strictement forestière.
Pyrénées centrales et occidentales, monts basques, monts cantabriques et chaîne nord-ibérique.
75. Abax pyrenaeus Dej.
Gerona : Puigcerdâ (Zariquiey) ; Camprodon (Codina, Es- PANOL, Mateu) ; puerto de Tosas (Aubry) ; Ribas de Freser (Espanol) ; Vidra (Espanol) ; Guillerias, Llaers (Espanol). — Barcelona : Montseny, Santa Fe (Jeanne) et Collformie (Bal- CELLS). — Lérida : Bellver de Cerdana (Espanol) ; Tahull, l 300 m (Jeanne) ; Bohi, 1 200 m (Jeanne).
Comme le précédent.
Pyrénées orientales et centrales, des Albères à la région de Bohl, vers le Sud jusqu’au Montserrat.
Obs. : Les A. parallelus Dlift. et ovalis Reiche sont cités par erreur de Catalogne par La Füente ; ce sont des espèces de l’Europe moyenne qui ne dépassent pas vers le Sud-Ouest le Massif Central français.
76. Perçus (s. str.) plicatus Dej.
Baléares : Mallorca, Cala Ratjada (Monés), Campanet (Es- panol), pinar d’es Lladres (Palau), Andraitx (Zariquiey),
Palnia (Palau), Palina, Son (kial (Frau), Palma, Torre (Peu Pau (M.B.), Genova (Palau), Molinar Levante (Palau), Deya (Zahiquiky), Felaiiitx (Palau), Biinola (Palau), Sierra Bur«i;uesa (Gasull) et Soller (Z\RIQUIEy) ; Menorca, San Cleiiiente (Fspa- nol-Vilahhubia), Fornells (Espanol-Vilarhubia) , Mahon (Bie- ra), Cindadela (Espanol-Vilarrubia) , Santa Galdana (Rspanol- Vilarrubla), Cala Emporter (Kiera) et Isla dels Coloms (Es- panol-Vilarrubla) .
Versants arides et ensoleillés des régions accidentées, comme tontes les espèces dn genre.
Baléares : Iles de Majorque et Minorque.
77. Perçus (s. str.) espagnoli Lagar.
Baléares : Isla Cabrera (Ferrer, Gasull, Palau) ; Isla Foradada (Ferrer).
Baléares : Ilots de Cabrera et Foradada, au sud de Major- que.
Obs. : Bien que le type soit décrit de Cabrera, dans la collection du Musée de Barcelone, c’est un mâle de Foradada qui porte l’étiquette « typus ».
78. Perçus (Pseudopercus) stultus Dut.
Barcelona : Tiana (Palau) ; Parets (Espanol) ; La
Llacuna (Garcia) ; Montserrat (Espanol) ; Collsuspina (Gon- zalez-Auroux-Espanol) ; Vallvidrera (Altimira). — Tarra- gona : Valls (Espanol) ; Vilaseca-Salou (Espanol-Mateu) ; Capsanes (Espanol) ; Sierra de Montsia (Espanol) ; Tortosa, Casa Roi (Pablos). — Castellôn : Vistabella de Maestrazgo (Espanol-Mateu) ; Cabanes (Nebot) ; Malet (Espanol-Pablos- GonzÂlez-Auroux) . — Teruel : Frias de Albarracin (Espanol); Cantavieja (Jeanne) ; Valderobles (Pablos). — Huesca Campo de Graus (Lopez). — Navarra : Tafalla (Goni) ; Mon- teagudo (Morales) ; Sierra de Urbasa, Zudaire (Espanol).
Région côtière de Barcelone à Valence et tout le bassin de l’Ebre compris dans la zone de l’olivier.
4
79. Perçus (Pseudopercus) patruelis Dut.
o) Subsp. navaricus De J.
Gerona : Cadaques (Zariquiey) ; Figueras (Espanol) ; La Junquera (Jeanne).
Catalogne orientale, dans les provinces de Gerona, Barce- lona, l’Est de celle de Lérida et le Nord de celle de Tarragona.
b) Subsp. patruelis s.str.
Tarragona : Molâ (Espanoi.) ; Capsanes (Espanol ) ; Ras- quera (M. B) ; Montsant, Puigdalba (Pablos). — Castellôn : Vistabella de Maestrazgo (Espanol-Mateu) ; Soneja (Espanol- Pablos-Gonzalez-Auroux) ; Matet (Espanol-Pablos-Gonzalez- Auroux). — Zaragoza : Sâstago (Jeanne) ; Bujaraloz (Espanol, Jeanne). — Navarra : Tafalla (Goni) ; Monteagudo (Morales).
Tout le bassin de l’Ebre compris dans la zone de l’olivier et, vers le Sud, jusqu’à Valence.
80. Perçus (Pseudopercus) politus Dej.
Beja : Moura, Sobral de Adica (Machado). — Mâlaga : Ronda, Sierra de las Nieves (Mateu-Cobos) . — Câdiz : San Roque (Gonzalez), Barbate (Vives). — Sevilla : La Salud (BenItez). — Faro : Sâo Braz de Alportel (Coiffait) ; Alportel (Coiffait) ; Santa Barbara de Nexe (Coiffait) ; Faro (Coiffait).
Andalousie et toute la Meseta au Sud du Douro.
81. Perçus (Pseudopercus) guiraoi Ferez.
Alicante : Alicante (Baraud). — Murcia : Totana (Bala- guer) ; El Palinar, Torre Isabel (Palaus).
Murcienne.
82. Styracoderus martinezi Vuill.
Cuenca : Valdecabras (Vives).
Emiroits bumides des régions forestières. Chaîne sud-ibérique.
83. Styracoderus azarai Ferez.
Avila : Sierra de Gredos, pinar del Parador, 1 600 iii (Ahdoin, Jeanne), pinar del Uiiibriazo, 1 400 ni (Jeanne) et eaniino de la lajiiina de Gredos, 2 100 ni (Jeanne).
(domine le précédent, mais remonte aussi dans la zone alfiine. Sierras de Gredos et de Bejar.
84. Styracoderus atramentarius Rosenh.
Granada : Sierra Nevada, piierto de la Rajiua, 1 850 à 1 950 m (Jeanne), Aldeire, barraiico de Benejar, 1 44)0 m (Jeanne), lagima del Cerro Pelado (Mateu-Cobos) , Horcajo de Trevelez (Mateu-Cobos) et Prado Ceniza, rio Monachil, 2 500 m (Mateu).
Comme le précédent.
Cbaînes bétiques : Sierras de los Filabres, Nevada et, selon Mateu, de Ronda.
85. Molopidius spinicollis Dej.
Gerona : San Juan de las Abadesas, coll Sanligosa, 1 062 m (Vives) ; Vidrâ (Espanol) ; Camprodén (Espanol). — Barctdo- na : Riipit, Collsacabra (Espanol).
Endroits humides des forêts de hêtres, subendogé, endogé et parfois même cavernicole accidentel.
Pyrénées orientales, dans la vallée moyenne et supérieure du Ter et dans celles de ses affluents de gauche. Rare et localisé.
Tribu ANCHOMENINI
86. Europhilus thoreyi Dej.
Cité d’Espagne, sans précisions, par Dejean et par La Fuen- TE, sous la forme melanocephnlus Dej. (pronotum et élytres bruns). J’ai pris l’espèce en France près de Bayonne et il n’est pas impossible qu’elle se retrouve dans le Pays Basque espagnol.
— G —
87. Europhilus fuliginosus Panz.
Oviedo : Picos de Europa, lago de la Ercina, 1 200 m (Balcells, Jeanne).
Bords des étangs et inaréca<i:es.
Espèce nouvelle pour la péninsule.
88. Anchomenus dorsalis Pont.
Geronn : San Pablo de Sejiuries (Museu) ; Llivia (M. B.) ; Collsacabra (M. B.) ; Olot (Gelabekt) ; Setcasas (Codina) ; Guilleri as (Vilarrl’BIa) . — Barcelona : Montesquiu (Museu) ; Prat de Llobrejiat (Gros, Viulalta, Museu) ; Balenyâ (Vilar- rubia); Martorell (Espanou) ; Caslellcir (Museu) ; Mura Vallès (Museu) ; Espunyola (Viulalta) ; Taradell (Vilarrubia) ; San Saturnino de Osormort (Museu) ; Rio Besos (M.B.). — Tarrago- na : Valls (Espanol) ; Tortosa (Balaluer) ; puertos de Tortosa (Museu). — Andorra : La Cortinada (Museu). — Lérido : Tuxent (Codina) ; Llavorsf (Museu) ; Mata de Valencia (Mu- seu) ; Pobla de Sejiur (M. B.) ; Bohi, 1 200 m (Jeanne) ; Valle
<le Arân, Salardû (Museu), de Arros a las Bordas (Museu) et Les (Museu). — Huesca : Valle de Ordesa, 1 600 à 1 700 m (Jeanne) et cireo de Soaso, 1 700 â 1890 ni (Jeanne) ; Ordesa, rio Ara, 1 100 à 1 200 ni (Jeanne) ; Linas de Broto, 1 400 m (Jeanne)- — ISavarra : Puerto de Velate (Aubry) ; Monteagudo (Morales) ; Tafalla (GoNi) ; Alsasua (Jeanne) ; Sierra de Andia, Venta de Zumbelz, 1 000 m (Jeanne). — Logrono : Villoslada de Caineros, 1 000 m (Jeanne). — - Guipuzcoa : San Sébastian (Museu) ; Tolosa (Museu). — Salamanca : Salamanca, rio Tonnes (Zari- quiey). — Granada : Portugos (Vives) ; Granada, rio Genil (M. B.). — Gcidiz : Tarifa (Vives).
Kndroits humides, 'de 0 à 1 800 ni, souvent mélanjié aux colo- nies de Brachynes.
Toute la péninsule, mais plus rare dans le Sud. Inconnu des Baléares.
89. Cardiomera genei Bassi.
Gerona : Aijiuafreda (Freixa) ; Guillerias (Vilarrubia). —
Barcelona : El Fij^aro (Fheixa). — CastelUm ; Fales (Fspanol). — Albacete : Molinicos (CoBOs). (jranada : Sierra Nevada, Aldeire, barraneo de Beiiejar, 1 400 m (Jeanne), puerto de la Ra<;ua, versant Sud, 1 800 ni (Jeanne) et Paterna del Rio, 1 000 ni (Jeanne) ; (^alahonda, petits torrents côtiers (Jeanne) ; |)uerto de Caniacho, 900 ni (Jeanne) ; Sierra del Chaparal, Otivar (Jean- ne).
Torrents ombragés, dans les anfractuosités qui se forment sous les cascadelles, de 0 à 2 000 ni.
Régions accidentées (ie l’Fspa^ne nié<literranéenne, de la Catalogne à TAndalousie. Localisé.
90. Agonum (s. str.) viridicupreum Goeze.
Gerona : Llivia (M. B.). — Barcelona : rio Besôs (M. B.) ; San Saturnino de Osormort (Vilarhubia) ; Centellas (M. B.) ; Montseny (Montada) . — Tarragonn : Valls (Fspanol) . — Lérida : Capdellâ (Zariquiey). — Huesca : Castejôn de Sos, 900 ni (Jeanne). — B.-Pyr. (versant ibér.) : Forêt dTraty, 1 000 m (Aubry). — Navnrra : Puerto de Velate (Aubry). — Leon : Lago de la Bana, 1 400 m (Mateu). — Pontevedra : El Grove (Jeanne). — Madrid : El Escorial (Ortiz). — Segovia : Balsain (Museu). — Avila : La Serrada (Vives). — Alméria : Sierra de los Filabres, Tetica de Bacares (CoBOs). — Granada : Sierra Nevada, puerto de la Ragua, 1 950 m (Jeanne) et Cerro Pelado (Mateu-Suarez) . Faro : Santa Barbara de Nexe (Coiffait).
Endroits marécageux, prairies humides, de 0 à 2 500 m. Toute la péninsule, mais plus rare dans le Sud.
91. Agonum (s. str.) sexpunctatum L.
Gerona : Puigcerdâ (Zariquiey). — Lérida : Espot (Codina) ; Bohl, lago Llebreta, 1 615 m (Jeanne) ; Valle de Aran, Les (M. B.) et Viella (Ibarra). — Oviedo : Puerto de Pajares, (Coiffait) ; puerto Ventana, 1 550 m (Jeanne). — Léon : Puerto de Pajares, 1 250 m (Jeanne) ; puerto de Vegarada (Vives). — Orense : Castro Caldelas (Rodru^uez) . — Soria : Sierra de Urbion, route de la laguna Negra, 1 750 m (Jeanne) et
— 8 -
pico Zerra(juin, 2 001) à 2 100 in (Jeanne). Avila : Sierra <le GreOos, j)uerto del Pieo (Ahdois) et eaniino de la lajiuna de Gre<los, 2 100 m (Jeanne). (Aiarda : Serra da Estrêla, versant Sinl, Maiiteijias, 1 600 in (Jeanne) et Torre, 1 950 ni (Jeanne).
Coinine le préeé<lent, de 1 000 à 2 000 ni.
Montajrnes de la péninsule septentrionale et moyenne, assez localisé.
Obs. : A. ericeti Panz. est cité par erreur des Asturies par La Flente, très probablement par confusion avec l’ab. montanum Heer de sexpunctdtum. C’est une esjièce de l’Europe septentrio- nale et moyenne ne dépassant pas vers l’Ouest l’Angleterre et le Jura.
92. Agonum (s. str.) marginatum L.
(rdrotui : Ribas de Freser (M. B.). — Barcelona : rio Besos (M. B.). — Lérida : Bobi, lago Llebreta, 1 615 m (Jeanne) ; Caldas de Bobi (Montada). - B.-Pyr. (versant ibér.) : Forêt d’iraty (x4ibry). — Navarra : Burguete (Ai bry). — Soria : Puerto de Santa Inès, 1 753 m (Jeanne). — Leon : Lago de la Bana, 1 400 m (Mateu). — Zamora : Granja de Moreruela (Biîeno) ; Sanabria, lagune de los Peces, 1 800 m (Jeanne). — Madrid : Aranjuez (Ortiz). ~ Toledo : Toledo (Villalta). — Guarda : Serra da Estrêla, versant Sud, Manteigas, 1 600 m (Ardoin). — Aveiro : Fsinoriz (Machado). — Coimbra : Coini- bra (Ferreira). — Jaén : Sierra <le Cazorla (Cobos). — Câdiz : Laguna de la Janda (Mateu). — Faro : Santa Barbara de Nexe ((Coiffait). Baléares : Malorca, Pont d’inca (Palau) ; Me- norca (Riera ) .
Endroits marécageux, surtout sur le sable, de 0 à 1 800 m.
Foute la jiéninsule. Baléares.
93. Agonum (s. str.) mattosoi Paul.
Je ne connais pas cette espèce, décrite de la Serra da Estrêla et qui ne semble |ias y avoir été reprise.
94. Agonum (s. str.) mülleri Herbst.
(U>ro}ia : Tosas ( Vilahhubi a ) ; Puijicerdâ (Zahiquiky) ;
Llivia (Senkn) ; Planolas (Museu) ; San Pahlo «le Sej^uries (Vievh- iu;hia) ; Cainprodon (Codina). Barcvlona : Pral «le Llohrej^al (M. H.) ; San An«lriân «le Hes«)s (M. IP) ; Martorell (KsP\i\(H>) ; San Satiirnino «le Osorniort (Vilahiujbia) ; Halenya ( Vieahhubia ) ; Seva (ViLAHiuJBE\) . Andorrn : Canillo, 1 SOO ni (Coiffait) ; ()r«lino, ] 300 ni (McsEU, Jeanne) ; La Cortina«la (Museu) ; Portais «rEneani|), 2 000 m (Jeanne). — Lérida : Pobla «le Séjour (Museu) ; Llavorsf (Museu) ; Mata «le Valencia (Museu) ; Hellver (P^spanol) ; La Vansa (Codina) ; P^spot ((^Iodina) ; IJohi, J 200 ni (Jeanne) ; Bohi, la*!;o Llebreta, 1 615 ni (Jeanne) ; Valle «le Arân, Salar«ln (Museu) et P^stanys Coloniers (Museu). - Iluesca : Valle «le Or«lesa, 1 600 à 1 700 ni (Je\nne) ; Linas «le Hroto, 1 100 ni (Jeanne) ; Sallent, 1 300 ni (Jeanne) ; Sallent, Forniijial, 1 700 ni (Jeanne). - B.-Pyr. (versant ibér.) : P^orêt «riraty, 1 000 ni (Jeanne). — Navarra : Roncesvalles (Zabiqi iey); Sierra «le Urbasa, Larraona (P^spanol) ; pieo «l’Orhy, 1 600 ni (Jeanne) ; Alsasna (Jeanne) ; puerto «le Ibaneta, 1 000 ni (Jeanne) ; puerto «le Otson«lo (Tibehuhien) ; puerto «le Velate (Aubby) ; Sierra «le Aralar, casa forestal, 900 ni (Jeanne) ; 01a<iiie (Chalumeau). — Oviedo : Puerto «le Pajares (Coiffait) ; Picos «le Europa, largo «le la P>cina, 1 200 ni (Jeanne) et Vega «le la Rondiella, 1 300 ni (Jeanne). — Leon : Santa Eiilalia, valle Raigaila (Mateu) ; puerto «le Pajares (Vives). — Zamora : Graii- ja «le Moreriiela (Bueno). - Pontevedra : environ «le Ponte- ve«lra (Coiffait). - Segovin : Balsain (Museu). - Jaén : Sierra «le Cazorla (Mateu-Cobos) . — Gronada : Sierra Neva«la, Horcajo «le Trevelez (Mateu-Cobos).
p]n«lroits huini«les, «le 0 à 2 000 ni.
Toute la péninsule. Baléares.
95. Agonum (s. str.) numidicum Luc.
(Aidiz : San Rocjue (Ramihez).
Pbi«lroits humides.
pjXtrême pointe méridionale «le rAmlalousie. Sa présence au
— 10 —
Portujial et dans les Baléares, selon La Fuente, est à confirmer.
96. Agonum (s. str.) lugens Duft.
Barcelona : Prat de Llobregat, laguna del Remola (P^spanol) . — Teruel : Alcaniz (Vives). — Cadiz : San Roque (Ramirez).
Grands marécages, à basse altitude, rare et localisé.
Çà et là dans la péninsule. Baléares.
Obs. : L'organe copulateur de cette espèce figuré par
Jeannel est erroné.
97. Agonum (s. str.) viduum Panz.
Gerona : Puigcerdâ (Zabiquiey). — Lérida : Espot (Vives) ; Bohl, lago Llebreta, 1 615 m (Gras, Jeanne) ; Valle de Arân, Salanlü (Miseu) et Viella (Vives). — Huesca : Castejon de Sos, 900 m (Jeanne) ; Sallent, Formigal, 1 700 m (Jeanne). — Navar- ra : Pico de Orhy, 1 400 à 1 600 m (Jeanne) ; puerto de Velate, 874 m (Jeanne). — Oviedo : Picos <le Europa, lago de la Ercina, 1 200 m (Balcells, Jeanne) et lago de Enol (Balcells). — Leon : Puerto de Pajares, 1 250 m (Jeanne) ; puerto de las Senales (Vives). — Lu go : Chantada (Vives).
Tourbières de montagne, de 800 à 1 800 m.
Pyrénées, monts cantabriques et Galice.
98. Agonum (s. str.) moestum subsp. longipenne Chaud.
Barcelona : Prat de Lobregat, laguna del Remola (EsPA- nol) ; Barcelona, casa Antunez (Espanol). — Burgos : Eterna (Vives). — Lugo : Fonteo (Vives). — /Ainiora : Andavias (Vives). — Avila : Cepeda la Mora (Vives) ; Casas del Puerto de Villatoro (Vives) ; La Serrada (Vives). — Salanianca : Navasfrias (Vives).
Endroits marécageux, à basse altitude.
Çà et là dans la péninsule septentrionale et moyenne. Baléares.
— Il —
99. Agonum (s. str.) atratum subsp. lucidum Faihm. et La-
bo ulb.
Marécafïes salés du littoral, surtout des estuaires, et (!e l’intérieur, assez rare et localisé.
Je n’ai pas vu cette espèce (îe la péninsule, d’où elle est citée de diverses provinces d’Espat^ne, du Portugal et des Baléa- res par La Fuente, et de San Roque par Vives.
100. Agonum (s. str.) nigrum Dej.
Gerona : Caniprodon (Codina) ; Guillerias (Vilahrubia) ; Setcasas (Vives). — Barcelona : Vallvidrera (Espanol). — Tarragona : Valls (M. B.). — Navarra : Tafalla (Goni). — Valladolid : Valladolid (M. B.). — Oviedo : Picos de Europa, lago de la Ercina, 1 200 m (Jeanne). — Lugo : Mesonfn'o (Vives). — Coruna : Vallegestoso (Vives). — Pontevedra : Teis (Vives) ; San Cipriano Ribartene (Vives). — Madrid : Madrid, Casa de Canipo (Ribes). — Aviln : Casas del Puerto de Villatoro (Vives) ; La Serrada (Vives). — Salamanca : Navamorales (Vives). — Lisboa : Bêlas (coll. Vives). — Gra- nada : Mecina-Bombaron (Jeanne) ; Pôrtugos (Vives). — Sevilln : Carmona (Vives) ; El Campillo de la Luisiana (Vives). — Cadiz : San Roque (Vives). — Baléares : Menorca, Santa Galdana (Espanol-Vilarrubia) ; Ibiza, San Juan (Espanol).
Endroits marécageux, surtout à basse altitude.
Toute la péninsule, Baléares.
101. Agonum jeannei Aubry.
Navarra : Puerto del Portalet de Aneu (Aubry, Lavit, Lederer, Jeanne). — Soria : Sierra de Urbion, pico Zerraqum, 2 000 à 2 200 m (Jeanne). — Santander : Pico de Très Mares, 1 850 à 2 000 m (Vives, Jeanne).
Tourbières de montagne, de 1 700 à 2 200 m, très localisé.
Pyrénées occidentales, monts cantabriques et chaîne nord- ibérique. ’ ^
102. Agonum (Batenus) livens Gyll.
Endroits marécajieiix des bois et forêts, rare et localisé. Cité par La Fuente des provinces de Barcelona et Navarra.
103. Platynus (Anchodemus) cyaneus Dej.
Gerona : San Pablo de Seguries (Vilarrubia) ; Campro- don (M. B.) ; Llivia (M. B.). — Lârida : Capdellâ (Zariquiey) ; La Pobleta (Codina) ; Bohi, lago Llebreta, 1 615 m (Jeanne). ■ — Huesca : Castejon de Sos, 900 m (Jeanne) ; Ordesa, rio Arasas , 1 400 ni (Jeanne) et rio Ara, 1 100 à 1 200 m (Jeanne) ; Hoz de Jaca, rio Gallego, 1 000 m (Jeanne) ; Escarillo, rio Gallejio, 1 200 m (Jeanne) ; Sallent, rio Gallejro, 1 300 à 1 600 ni (Jeanne) ; Sallent, enibalse de la Sarra, 1 500 m (Jeanne).
Sons les galets, au bord des gros torrents de montagne, de 500 à 1 700 m.
Pyrénées. La citation des Asturies faite par La Fuente est à confirmer. De même, j’ai vu un exemplaire étiqueté Espluga de Francoli (Codina), localité située dans la province de Tarra- gona et qui mérite confirmation.
104. Platynus (s. str.) assimilis Payk.
Andorra : La Cortinada (MusEu) ; Ordino (Museu) ;
Canillo (Coiffait). Lérida : Espot (Codina) ; Valle de Arân, tunel de Viella (Espanol), Salardu (Museu), Portillon (Museu), Les (M. B.) et Viella (Ibarra). — Huesca : Valle de Ordesa, 1 300 à 1 400 m (Jeanne) ; Paiiticosa (Montada). — Navarra : Alsasua (Jeanne). - Oviedo : Moal, monte Muniellos (Fernan- dez). — Leon : Lago de la Bana, 1 400 m (Mateu). — Zamo- ra : Moncalvo, 2 (M5 m (Cobos). — Soria : Sierra de Urbion, laguna Negra, 1 800 m (Morales).
Bords marécageux des cours d’eau et endroits humides des forêts, de 0 à 2 000 m.
Régions pyrénéenne, cantabriqiie et nord-ibérique.
105. Anchus ruficornis Goeze.
Gerona : Tosas (Museu, Vilahiujbia) ; Llivia (M.B.) ; Guillerias (Espanol, Vilahrubia) ; Las Planas (Gros) ; Hosta* lets (le Bas (Codina) ; Montseny, Santa Fe (Jeanne). — Barce- lona : San Saturnino de Osormort (Vilarrubia) ; Moyâ (VlLAR- rubia) ; Taradell (Vilarrubia) ; Balenyâ (Vilarrubia) ; Seva (Vilarrubia) ; Prat de Llobre^at (Gros, Villalta) ; Capel- lades (Museu) ; alrededores de Barcelona (Juncadella) ; Tar- rasa (Codina, Museu). — Tarragona : Pratdip (M. B.) ; Mar- ^alef de Montsant (Museu) ; puertos de Tortosa (Bala(;uer, Pablos, Museu) ; Vilabella (Museu) ; Balneario de Cardo (Museu) ; Reus (Museu) ; Valls (Espanol). — Lérida : Lla- vorsi (Museu) ; La Pobleta (Codina) ; Vilanova de Meyâ (Museu) ; Mayals (Juncadella) ; Pobla de Segur (Maluquer) ; Valle de Arân, Betran (M. B.) ; Salardü (Museu) ; Portillon (Museu) et Les (Museu). — Huesca : CastejAn de Sos (Jeanne) ; Valle de Ordesa (Jeanne) ; Linas de Broto (Jeanne) ; Hoz de Jaca (Jeanne) ; Sallent (Jeanne). — Zaragoza : Sierra del Moncayo (Morales). — B.-Pyr. (versant ibér.) : Forêt d’Iraty (Jeanne). — Navarra : Tafalla (Goni) ; puerto de Velate (Jeanne) ; puerto de Otsondo (Tiberchien) ; Echalar (Jeanne).
— Logrono : Villoslada de Caineros (Jeanne). — Soria : Laj^una Ne^ra (Morales). — Guipuzcoa : Tolosa (Museu) ; Oyarzùn (Jeanne). — Santander : Puente Viesgo, cueva de Pis (Jeanne).
— Oviedo : Covadonga (Nègre) ; puerto de Pajares (Baraud, Coiffait) ; Picos de Europa, lago de Enol (Balcells) et lago de la Ercina (Jeanne). — Leon : Puerto de Leitarriegos (Jeanne). — Pontevedra : El Grove (Jeanne) ; Vilanovina (Jeanne) ; Pontevedra (Coiffait). — Braga : Serra de Gerez, Leonte (Jeanne). — Porto : Recarei (Machado) ; Serra do Marâo, Sâo Gonçalo (Jeanne). — Castellôn : Ahin (Espanol).
— Teruel : Cantavieja (Jeanne) : La Iglesuela del Cid (Jeanne) ; Calomarde (Jeanne) ; Bronchales (Baraud, Jean- ne). — Madrid : Puerto de Fuenfria (Jeanne). — Segovia : Balsain (Jeanne) ; puerto de Navacerrada (Jeanne). — Viseu : Serra do Carainulo (M. B.). — Giiardn : Manteigas (Jeanne) ; Gouveia (Jeanne). — Castelo-Branco : vallée du
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Zezere (Jeanne). — Aveiro : Eirol (Ferreira). — Coimhra : Coimbra (Ferreira) ; Ceira (Ferreira). — Leiria : Sâo
Pedro de Muel (Ferreira). — Ciudad-Real : Ventas Carde- nas (Codina), — Alméria : Paterna del Rio (Jeanne). — Granada : Sierra Nevada, puerto de la Ragiia (Jeanne) ;
Aldeire (Jeanne), rio Monachil, 2 400 m (Jeanne) et route du Veleta, 1 600 m (Jeanne) ; Calahonda (Jeanne). — Mâlaga : Alora (Codina) ; Mâlaga (Marvier); Marbella
(Ardoin); Benaojân-Montejaque, cueva Hundidero (Jeanne). — Câdiz : Tarifa (Vives) ; Puerto de Santa Maria (Mar- vier). — Faro : Quarteira (Coiffait) : Serra de Monchique (Machado, Jeanne). — Baléares : Mallorca, Palma (Jorda) et Valldemosa (Zariquiey) ; Menorca, Fornells (Espanol- Vilarrubia) et Santa Galdana (Espanol-Vilarrubia) ; Ibiza, San Juan Bautista (Espanol), Santa Eulalia del Rio (Gasull) et San Antonio Abad (M. B.).
Bords ombragés des eaux courantes ou stagnantes, sur- tout dans les accumulations de débris, souvent aussi au bord des cours d’eau souterrains, de 0 à 2 500 m.
Toute la péninsule, très commun. Baléares.
106. Odontonyx rotundatus Payk.
Huesca : Linas de Broto (Aubry).
Cité par La Fuente de diverses provinces de la pénin- sule septentrionale et moyenne. Dispersion à préciser.
Obs. : une espèce voisine, O. sturmi Duft., connue de l’Europe septentrionale et centrale, possède une localité relicte dans les Pyrénées-Orientales, à Montlouis. Cette localité, citée par Jeannel dans la Faune de France, a été récemment confirmée par la capture d’un nouvel exemplaire due à mon ami J. Aubry. Etant donné la proximité du versant ibérique, il n’est pas impossible que cette espèce s’y retrouve.
107. Odontonyx hispanicus Dej.
Pontevedra : environs de Pontevedra (Coiffait). — Porto : Sâo Pedro da Cova (Macfiado). — Avila : Sierra de Gredos, puerto del Pico (Ardois).
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Çà et là dans presque toute la péninsule, rare et localisé. La Fuente, joHDA et Palau le citent également des Baléares.
Obs. : je ne connais pas le glahriocollis Gekm., décrit de Dalinatie et qui se trouverait aussi dans la France méridio- nale. Cependant, l’organe copulateur d’un individu de Corse rapporté à cette espèce et figuré par Jeannel est bien différent de celui iV hispanicus qui ne saurait donc lui être rattaché. Par contre, les organes copulateurs (V hispnnicus et de puncticoliis Luc. (Afrique du Nord) sont identiques et ce dernier, comme Antoine le pressentait, doit donc être considéré comme une race, d’ailleurs peu tranchée, (V kispanicus.
108. Odontonyx fuscatus Dej.
Barcelona : Prat de Llobregat (Espanol, Gros) ; rio Besos (Espanol) ; Balenyâ (Vilarrubia) ; Gava (F^spanol-Vilarru- bia). — Navarra : Tafalla (Goni) ; Viana (Jeanne). — Ponte- vedra : environs de Pontevedra (Coiffait). — Aveiro : Bussaco (M.Z.U.C.). — Santarem : Serra de Minde (Machado). — Mdlaga : environs de Ronda (Ardoin). — Baléares : Menorca, Colarsaga (F^spanol- Vilarrubia) .
Endroits sableux et ensoleillés.
Toute la péninsule. Baléares.
109. Odontonyx elongatus Woll.
Gerona : Guillerias (Vilarrubia). — Barcelona : Seva (Vilarrubia). — Tarragona : Valls (Espanol) ; Benicassim (Ardoin). — Lérida : Tarrega (M. B.) ; Montagut (Museu). — Zaragoza : Sâstago (Jeanne). — Navarra : Tafalla (Goni) ; Viana (Jeanne) ; Monteagudo (Morales). — Pontevedra : environs de Pontevedra (Coiffait). — Castellon : Benicarlo (Ardoin). — Madrid : Sierra de Guadarrania (Coiffait). - — Coimbra : Quiaios, Serra da Boa Viagem (Gama). — Mdlaga : environs de Ronda (Ardoin). — Faro : Loulé (Coiffait) ; Alportel (Coiffait) ; Santa Barbara de Nexe (Coiffait) ; Cabo de Sào Vicente (Coiffait). — Baléares : Menorca, Mahon (Espanol) ; San Antonio (Espanol-Vilarrubla) et San Cle-
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mente (Espanol-Vilarkubia) ; Mallorca, Palma (Jorda) ; Ibiza, Ibiza (Pablos, Museu) ; San Antonio Abad (Museu) ; San Vicente (Espanol) ; Corona (Gasull) et Salinas (Espanol).
Comme le précédent.
Toute la péninsule. Baléares.
Tribu SPHODRINI
110. Synuchus nivalis Panz.
Gerona : Setcasas (M. B.). — Andorra : Canillo (Coif- fait). — Lérida : Alina (Vilella) ; Valle de Arân, Tredos (M. B.), puerto de Viella (Museu) et Goueil de Joiiéou (Coif- fait). — Huesca : Ordesa, rio Ara, 1 000 à 1 200 m (Jeanne). — Oviedo : Puerto de Pajares (Coiffait). — Madrid : Sierra de Guadarrama, Ventorillo, 1 400 m (Espanol). — Segovia : Sierra de Guadarrama, Balsain, 1 500 m (Jeanne). — Avila : Sierra de Gredos (Coiffait).
Endroits humides des forêts de la zone subalpine ; remonte aussi assez souvent dans la zone alpine, de 1 000 à 2 000 m.
Pyrénées, monts cantabriques et chaînes centrales.
Obs. : les observations de Blunck, rapportées par Jeannel, selon lesquelles cette espèce serait parasite des Balaninus, sont très probablement exceptionnelles.
111. Anchomenidius astur Sharp.
Oviedo : Pajares, pico Cellon, 1 700 m (Jeanne) ; puerto de Pajares (Coiffait). — Leon : Puerto de Pajares, forêt du versant sud, 1 200 m (Jeanne) ; puerto del Ponton (Vives). — Lugo : Parada de Caurel (Gonzalez).
Endogé, sous les grosses pierres enfoncées en forêt, de 1 200 à 1 700 m.
Monts cantabriques et massif de Galice.
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112. Platyderus lusltanicus Dej.
Clairières ensoleillées de la zone des forêts, de 500 à 1 700 ni, toujours rare. A l’inverse de ruficollis^ cette espèce ne se trouve jamais sous le couvert des arbres.
a) Subsp. pyrenaeus Temp.
Navnrra : Puerto de Velate, 800 m (Aubry, Lavit) ;
Sierra de Andia, Lezaun (Espanol) ; Sierra de Urbasa, Lar- raona (Espanol).
Race des Pyrénées occidentales et des monts basques.
b) Subsp. lusitaniens s. str.
Pontevedra : environs de Pontevedra (Coiffait). — •
Porto : Recarei (Machado) ; Serra Marâo (Coiffait).
Race du massif galico-dourien.
c) Subsp. herminius Jeanne.
Guarda : Serra da Estrêla, sans précision (Coiffait) et versant Nord, Gouveia, 1 200 à 1 400 m (Jeanne).
Race de la Serra da Estrêla.
d) Subsp. portalegrae Vuill.
Faro : Santa Barbara de Nexe (Coiffait) ; Serra de Mon- ebique, vertiente E. de Foia (Machado).
Race des petits massifs du Portugal au sud du Tage.
113. Platyderus varians Schauf.
Madrid : Navacerrada (Espanol) ; puerto de Navacerrada (Coiffait). — Segovia : Puerto de Navacerrada, 1 700 à 1 800 m (Jeanne).
Espèce forestière.
Sierra de Guadarrania.
114. Platyderus saezi Vuill.
Je ne connais pas cette espèce, citée des Sierras de Gua- darrama et d’Avila.
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115. Platyderus ruficollis Marsh.
Espèce forestière, se trouvant presque exclusivement sous le couvert des arbres.
«) Subsp. vuillefroyi Dieck.
Alméria : Alméria (Seiler).
Race de l’Andalousie.
h) Subsp. espanoli Mat.
Tarragona : Montreal (Espanol) ; Sierra de la Musara (coll. Sekmet) ; Valls (Espanol) ; Molâ (Espanol) ; Rojals (Espanol). - Barcelona : Santa Fe del Montseny (Jeanne) ; Capellades, cuevas de Cabrera (Espanol). — Gerona : Vidrâ (Espanol).
Race de la Catalotjne et probablement aussi de la Valen- cienne et de la Murcienne.
c) Subsp. ruficollis s. str.
Race des Pyrénées que je n’ai cependant pas encore vue du versant espagnol.
Obs. I : J’ignore si l’unique mâle que j’ai vu d’ Alméria est identique au type de vuillefroyi décrit d’Algeciras, ce n’est qu’une forte probabilité. Dans ses tableaux, La Fuente assigne à ce dernier des pattes d’un noir de poix (ce qui n’a guère de valeur), un pronotum à base large et des stries lisses, caractères qui semblent bien indiquer (ju’il s’agit d’un ruficollis sensu lato.
Obs. II. — Mateu a décrit espanoli comme race de lusita- niens, ce qui n’est admissible ni sur le plan de la morphologie, ni sur celui de la biogéographie.
115 bis. Platyderus balearicus Jeanne.
Baléares : Ibiza, Ibiza (Espanol, hototype, Museu) et Salinas (Museu) ; Formentera, La Mola (Gasull, Palau) ; Mallorca, Campanet (Espanol).
Baléares.
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116. Plaîyderus dertosensîs Lagar.
Terucl : Cantavieja (Jeanne).
Chaîne sinl-ihérique, de la Sierra de Giidar aux puerlos de Portosa et à la Sierra de Montsia.
117. Platyderus robustus Mateu.
Teruel : Cedrillas, puerto de Cabigordo, 1 553 m (Jeanne).
Chaîne sud-ihéri(pie, de la Sierra de Gudar aux environs de Medinaceli.
118. Platyderus incertans Mateu.
Je ne eonnais pas cette espèce, décrite de la chaîne nord- ibérique : Arnedillo et Sierra del Moncayo.
119. Platyderus urbionensis Jeanne.
Logrono : Villoslada <le Canieros, 1 000 ni (Jeanne). — Soria : Puerto de Santa Inès, versant Nord, 1 600 m (Jeanne, holotype) ; El Quintanar, 1 300 m (Jeanne) ; route de la laguna Negra, 1 750 m (Jeanne) ; laguna Negra, 1 850 m (Jeanne) ; pico Zerraquin, versant Sud-Ouest, 2 000 à 2 100 m (Jeanne).
Chaîne nord-ibérique : Sierra de Urbion.
ÜBS. : Des quatre espèces ci-dessus, je ne connais les trois premières que par leurs descriptions et, en ce qui concerne clertosensis et robustus, que par chacune un seul exemplaire femelle, certes conformes aux descriptions, mais provenant de localités sensiblement éloignées (quoique non discordantes) des aires indiquées par leurs descripteurs. Malgré tout, les figura- tions des organes copulateurs sont assez différentes pour que l’on considère au moins provisoirement ces quatre formes comme quatre espèces distinctes.
120. Platyderus montanellus Graells.
Espèce forestière, mais remontant parfois dans la zone alpine, de 700 à 2 100 m.
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«) Siibsp. montanellus s. str.
Avila : Sierra de Gredos, puerto del Pico, 1 350 m (Jeanne), pinar del Parador, 1 600 m (Jeanne), pinar del Umbriazo, 1 400 m (Jeanne) et camino de la lagiina de Gredos, 2 100 m (Jeanne) ; Piedrahita, puerto de ^ illafranca, 1 809 m (Espa- nol). — Salamanca : Puerto de Bejar (Jeanne).
Race des chaînes centrales : Sierras de Gredos, de Villa- franca et de Bejar, également citée de la Sierra de Guadarrania.
b) Subsp. beseanus Jeanne.
Viseu : Serra de Caramulo (M.B., holotvpe).
Race du Portugal central.
c) Subsp. gallaecus Jeanne.
Braga : Serra do Gerez, Leonte, 700 à 900 m (Jeanne). — Pontevedra : environs de Ponteve(îra (Coiffait, holotvpe).
Race du massif galico-dourien.
Obs. : L'espèce existe aussi probablement dans les Sierras de Gata et da Estréla, et certaines citations de La Fuente laissent à penser qu’elle se trouve aussi sans doute dans les monts can* tabriques.
121. Platyderus cantabricus Jeanne.
Santander : Puerto de San Glorio, 1 600 m (Jeanne, holo- type). — Oviedo : Arenas de Cabrales (Jeanne).
Monts cantabriques.
122. Platyderus testaceus Ramb.
Grariada : Sierra Tsevada, Horcajo de Trevelez (Mateu- CoBos) et laguna de las Yeguas, 2 900 m (Jeanne).
Espèce nivicole.
Sierra Aevada.
123. Platyderus breuili Jeannel.
Alicante : Pego, cueva de las Aranas (Coiffait). Cavernicole.
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Cavités (le l’extrémité nord-orientale de la chaîne héti([ue, dans les provinces d’Alicante et de Yalencia.
124. Platyderus alhamillensis Cobos.
Alméria : Sierra de Alhaniilla, Cerro del Alinuto (CoHOS, holotype) .
Endogé.
Sierra de Alhaniilla.
125. Platyderus speleus Cobos.
Mâlaga : Maro, cueva de Nerja (CoBüS, Lofez). Cavernicole.
Cavités de la Sierra de Almijara.
126. Calathus (s. str.) ambiguus subsp. chevrolati Gaut.
Pyr.-Or. (versant ihér.) : Font-Romeii (Battom) ; Targa- sonne (Aubry). — Barcelona : Mongat (Espaîvol). — Tarra- gona : Tortosa, La Molâ (Pablos) ; puertos de Tortosa (Pablos).
— Lérida : Bellver de Cerdaha, 1 000 ni (Jeanxe). — Navarrn : Tafalla (Goni) ; Monteagudo (Morales) ; Sierra de Andia, Ibirou, 900 ni (Jeanne) et Venta de Zuinbelz, 1 000 ni (Jeanne).
— Soria : Coscurita (Gasull) ; Ures de Medinaceli, 1 300 in (Jeanne) ; El Quintanar, 1 300 in (Jeanne). — Burgos : Citores del Pâraino (Jeanne). — Palencia : Froinistâ (Gasull). — Piiia de Cainpos (Altimira). — Valladolid : Pinar de Anteqiiera (Gasull). — Leon : Sigiieya, 1 400 ni (Mateu) ; El Teleho (Mateu) ; Quintanilla, la Lagiina (Mateu). — Bragança : Serra de Montesinho (M.Z.U.C.). — Madrid : Cercedilla (Schramm) ; El Escorial (Ortiz). — Segovia : Coca (Gasull). — Avila : Sierra de Gredos, Arenas de San Pedro (Ardois), puerto del Pico, 1 300 in (Jeanne) et pinar del Parador, 1 600 in (Ardoin).
— Salamanca : Navasfrias (Vives) ; Salamanca, rio Tonnes (Zariquiea). — Granada : La Sagra (Mateu -Cobos ) .
Surtout sur les terrains sablonneux.
Toute la péninsule. Baléares.
Obs. : La rare chevrolati a une forme générale plus petite et plus ovale (jue la forme typujiie, ave(‘ les côtés du pronotum plus fortement rétré(‘is en avant et les élytres plus convexes et bien arrondis sur les côtés. Fdle n’est pas très stable, mais |)ré- «lomine dans toute l’Europe méridionale.
127. Calathus (s. str.) erratus Sahlb.
(rerona : Ripoll, 800 m (Jeanne). — Aiidorra : Canillo (Coieeait) ; Ordino, 1 300 m (Jeanne). — Lérida : Caldas de Bohl (M.B.) ; Bohl, pic d’Erill (Montada) et parque de Aiguas "Portas, 1 700 et 1 900 m (Jeanne). — Uiu>sca : Castejôn de Sos, 900 m (Jeanne) ; Benasque (M.B.) ; Valle de (Jrdesa, 1 300 à 1 700 m (A(,uilar, Aubry, Jeanne) et circo de Soaso, 1 700 à 1 800 m (Jeanne) ; Ordesa, rio Ara, 1 100 à 1 200 m (Jeanne) ; Sallent, 1 600 m (Jeanne) ; Panticosa (Aubry).
Terrasses sablonneuses des gros torrents, de 500 à 2 000 m.
Pyrénées orientales et centrales.
128. Calathus (s. str.) asturiensis Vuill.
^avarra : Puerto de \ elate (Aubry) : monte La Rhune, 900 m (Lavit, Jeanne). — Guipuzcoa : Sierra de Aralar (Espa- NOL- Ma tel). — Santander : Puerto de San Glorio, 1 600 m (Jeanne). — Oviedo : Pajares, pico Cellon, 1 700 m (Jeanne) ; puerto de Pajares (Baiîal d, Coieeait) ; puerto \ entana, 1 550 m (Jeanne). — Zamora : Portillo de Pailornelo, 1 250 m (Jeanne). — Orense : Castro Caldelas (Rodriguez). — Viana-do-Castelo : Paredes de Goura (Machado). — Brciga : Serra do Gerez (M.Z.Ü.C.). — Porto : Sao Peilro da Cova (Machado) ; Gon- domar (Maciiado) ; Serra do Marao (Coieeait). — Soria : El (luintanar, 1 300 m (.Ieanne).
(Clairières des forêts subalpines et prairies alpines, de 800 à 1 700 m.
Pyrénées occidentales, monts cantabriques, massif galico- «lourien et chaîne nord-ibérique.
Obs. : Bien que les organes copulateurs (V erratus et astu- riensis soient à peu près identiques et que leurs populations
})araissent se faire suite, il semble bien (ju’oii doive les consi- dérer comme deux espèces distinctes, car je n’ai jamais vu d’intermédiaires dans les caractères externes, et, d’autre part, il semble que leur écologie soit bien différente.
129. Calathus (s. str.) granatensis Vuill.
Valladolid : Pinar de Ante(juera (Gasull). - Hragança : Serra de Montesinho (M.Z.U.C.) . — Salometica : Buenamadre (Vives) ; Salamanca, rio Tonnes (Zahiquiey). — (hiarda : Guarda (M.Z.U.C.). — Jaén : Sierra de Cazorla, Fuente Ber- mejo, Iruela (Mateu-Cobos) . — Alméria : Paterna del Rio, 1 000 ni (Mateu, Pardo, Jeanne) ; Berja (Mateu) ; Sierra de los Filabres, Cerro de la Camarilla (Cobos). — Grannda : Puerto de Camacho, 900 ni (Jeanne) ; P(Srtugos (Vives) ; Me- cina-Bombaron (Mateu) ; puerto de la Ragua (Mateu-Cobos) ; La Sagra (Mateu). — Mâlaga : Benaojân-Montejaque, cueva Hundidero (Jeanne) ; Cerro San Cristobal (Cobos) ; Ronda, Sierra Alcojona (Mateu-Cobos) et Sierra de las Nieves (Mateu- Cobos). — Faro : Monte Gordo (I)iNiz).
Endroits secs.
Surtout répandu en Andalousie, mais aussi çà et là dans toute la Meseta, au Nord jusqu’à Bragaiiça, Valladolid et au Moncayo.
Obs. : L’espèce est certainement d’origine bético-rifaine, Vopacus Luc. en étant le vicariant africain. Je me demande bien pourquoi Antoine voulait apparenter ce dernier à des espèces canariennes.
130. Calathus (s. str.) circumseptus Germ.
Navarra : Alsasiia, Orobe (Mateu) ; Tafalla (Goni). — Zaragoza : Alhania de Aragon (Gasull). — Palencia : Piua de Cainpos (Altimira) . — Zamora : Granja de Moreruelo (Bueno). — Murcia : Totana (Balacuer). — Alméria : Paterna del Rio (Mateu-Suarez) ; FA Egido (Mateu) ; Berja (Mateu) ; Almé- ria (Mendizabal) . — Câdiz : Tarifa (Vives). — Baléares : Mal- lorca, Molinar Levante (Palau), Son Serra (Palau) et Coll d’en Rabassa (Palau) ; Menorca, Fornells (EsPANOL-ViLAitRUBiv) et Ciudadela (Espanol-Vilarri bla) .
Bords des eaux et endroits humides.
Toute la péninsule. Baléares.
131. Calathus (s. str.) mollis Marsh.
Tarragona : Puerto de los Alfafjues (M.B.). — VaUadolid : Piiiar de Antequera (Gasull) ; VaUadolid (M.B.) ; Corcos (Gasull) ; Puente Duero (Gasull) ; Sardon fie üuero (Gasull) ; Aguilarejo (M.B.). — Pontevedra : environs de Pontevedra (Coiffait). — Braga : Esposemle (Machado). — Porto : Leixôes, praia do Paraiso (Machado) ; Boa Nova (Ma- ciiado). — Madrid : El Pardo (Ahdois). — Segovia : Madrigal (Ardois). — Salamanca : Navasfrias (Vives) ; Salamanca, rio Tonnes (Zariquiey). — Aveiro : Esinoriz (M.B.) ; Aveiro (M.Z.U.C.) ; Espinho (M.Z.U.C.). — Guarda : Guarda
(M.Z.U.C.). — Setûhal ; Setnbal (M.Z.U.C.). — Alméria : Maria (Mateu-Cobos) . — Jaen : Sierra de Cazorla, puerto Palomas (Mateu-Cobos), Vadillo de Castrill (Mateu-Cobos) et Fneiite Bermejo, Irnela (Mateu-Cobos) . — Mâlaga : Benaojâii- Montejaqne (Mateu-Cobos) ; Ronda, Sierra Aleojona (Mateu- Cobos) et Sierra de las Nieves (Mateu-Cobos). — Sevilla : Sevilla (Ardoin). — Câdiz : Tarifa (Vives). — Faro : Sagres (Coiefait) ; Faro (M.Z.U.C.). — Baléares : Mallorca, Genova, pinar d’es Lladres (Palau), coll fTen Rabassa (Palau) et Torre d’en Pan (M.B.).
Terrains sableux, surtout sur le littoral on il est très com- mun dans les dunes.
Tonte la péninsule, mais ])lns commun sur le versant atlan- tique. Baléares.
132. Calathus (s. str.) melanocephalus L.
Pyr.-Or. (versant ibér.) : Targasonne, 1 500 m (Jeanne). — Gerona : Cadacpies (Zariquiey) ; Pnigcerdâ (Zariquiey). — Barcelona : Rio Besos (M.B.). — Andorra : Pas de las Cases, 2 100 m (Jeanne). — Lérida : Bellver de Cer<lana, 1 000 m (Jeanne) Lies, 1 400 m (Jeanne) ; Bohi, pic d’Erill (Montada), lago Llebreta, 1 615 m (Jeanne) et Aignas Tortas, 1 700 à
1 800 ni (Jeanne) ; puerto de la Boiiai^ua, pieo (]aniial, 2 200 à 2 400 m (Jeanne). Uuvsca : Valle de Piiieta (Ribes) ; Las- j>aiiles, coll de Fa<las, 1 470 ni (Jeanne) ; Valle de Ordesa, 1 300 à 1 800 ni (Jeanne) ; Linas de Broto, 1 100 ni (Jeanne) ; Sallent, 1 600 ni (Jeanne) ; puerto del Portalel de Aneu (Jeanne) ; pico de Mahourat, 2 000 ni (Jeanne). JSnvarra : Tafalla (Goni) ; Monteagudo (Morales) ; pico de Arias, 1 800 ni (Jeanne) ; collado de la Piedra San Martin, 1 800 ni (Jeanne) ; pico de Orhy, 1 800 à 2 000 ni (Jeanne) ; Isaba, 600 à 700 ni (Escoda). — Soria : Cosciirita (Gasull) ; puerto de Santa Inès, 1 753 111 (Jeanne) ; Ures de Mediiiaceli, 1 300 ni (Jeanne) ; El (Juiiitanar, 1 300 ni (Jeanne). — Burgos : Gitores del Pâranio (Jeanne). — Santander : Puerto de Palonibera, 1 260 ni
(Jeanne) ; Picos de Europa, puertos de Ali va, 1 800 ni (Jeanne). — Palencia : Froniista (Gasull). — Oviedo : Puerto de Pajares, 1 400 ni (Baraud, Coiffait, Jeanne). — Leon : Torestio, 1 200 ni (Jeanne) ; puerto de Pajares, 1 250 ni (Jeanne). — Pontevedra : environs de Pontevedra (Coiffait). — Braga : Serra do Gerez (M.Z.U.C.) ; Guiniarâes (M.Z.U.C.). — Bragança : Serra de Montesinho (M.Z.U.C.). — Madrid : El Escorial (Ortiz).