BULLETIN du MUSÉUM NATIONAL d’HISTOIEE NATUKELLE PUBUCATIOIf BnfESTSIBLUE zoologie 355 N> 517 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1978 BULLETIN du MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 57, rue Cuvier, 75005 Pari» Directeur : Pr M. Vachon. Comité directeur : Prs J. Dorst, C. Lévi, E. R. Brygoo et R. Laffittb. Conseillers scientifiques : Dr M.-L. Bauchot et Dr N. Hallé. Rédacteur : M*”® P. Dupérier. Le Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis 1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science. Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l'® série, et les tomes 1 à 42 (1929-1970), constituant la 2® série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers. De 1971 à 1977, le Bulletin 3® série est divisé en cinq sections (Zoologie — Botanique — Sciences de la Terre — Écologie générale — Sciences physico-chimiques) et les articles paraissent par fascicules séparés. A partir de 1978 les articles sont regroupés en fascicules bimestriels, par section. S’adresser : — pour les échanges, abonnements et achats au numéro, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle, Service des ventes, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Psuis. — pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. Abonnements pour l’année 1978 Abomnbmbnt général : France, 530 F ; Étranger, 580 F. Zoologie : France, 410 F ; Étranger, 450 F. Sciences db la Terre : France, 110 F ; Étranger, 120 F. Botanique : France, 80 F ; Étranger, 90 F. Écologie générale : France, 70 F ; Étranger, 80 F. Sciences pbtsico*chiiiiques : France, 25 F ; Étranger, 30 P. International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 3® série, n° 517, septembre-octobre 1978, Zool SOMMAIRE igie 355 Descamps. — La faune dendrophile néotropicale. II. Revue des Taeniophorini et Ophthalmolampini (Orth. Romaleidae). JiuU. .Miis. nain. Hist. nat., Paris, 3® sér., n” 517, sept.-oct. 1978, Zoologie 355 : 371-476. La faune dendrophile néotropicale II. Revue des Taeniophorini et Ophthalmolampini (Orth. Romaleidae) par Marius Descamps * Résumé. — Les tribus des Taeniophorini et Ophthalmolampini de la sous-famille néotro¬ picale des Bactrophorinae sont révisées sur les bases de la morphologie externe et de l’anatomie des pièces génitales en tant que contribution à l’étude de la faune acridienne de la voûte fores¬ tière. Quatre-vingt-quinze formes précédemment inconnues (19 à l’échelon du genre et 76 à l’éche¬ lon de l’espèce) sont décrites. L’ensemble comporte à présent 28 genres et 11.5 espèces. Dix-huit genres sont amazoniens, guyanais ou guyano-amazoniens, 2 andins, 5 centraméricains, et 2 seule¬ ment (Taeniophora et Lagarolampis) de répartition centraméricaine débordent légèrement sur le bassin amazonien. Pseudonautia et Parophthalmolampis atteignent la forêt atlantique brési¬ lienne. Quatre-vingt-huit pour cent des espèces observées dans la nature se classent dans les types écologiques dendrophiles et thamnophiles, 84 % des espèces capturées dans la voûte forestière possèdent des valves de l’oviscapte régressées, ce pourcentage tombe à 31 pour les espèces capturées sur arbustes. Les formes les moins évoluées sont en majorité centraméricaines alors que les plus évoluées (üphtbalmolampae) sont toutes amazoniennes ou guyanaises sauf le genre Caenolampis de Costa Rica. Une clé d’idendilication générique et un dendrogramme permettent de dégager les affinités phylétiques. Des clés d’identification spécifique font référence aux 333 ligures illustrant le texte. Abstract. — The tribes Taeniophorini and Ophthalmolampini belonging to the neotropical subfamily Bactrophorinae are revised as a contribution to tbe study of the acridid fauna that lives in the crowns of trees ; this révision is based on the external morphology of the Insects and on the anatomy of their genitalia. Ninety-five new taxa are described (19 généra and 76 species). The subfamily now consists of 28 généra and 115 species. Eighteen généra are known from the Amazon Basin, from Guyana, or from both Guyana and the Amazon, 2 from the Andes, 7 from Central America of which 2 overlap slightly on the Amazon basin. Pseudonautia and Parophthalmolampis reach tbe atlantic forest of Brazil. Eighty-eight per cent of the species described are dendrophilic and thamnophilic. Eighty- four per cent of the Insects found in the crowns of trees exhibit reduced ovipositor valves ; this percentage falls to 31 for the members living on shrubs. The majority of the primitive forms are Central american ; the more specialized forms are found in the .\mazon Basin or in Guyana, with the exception of genus Caenolampis of Costa Rica. A key to généra and a phylogenetic table are provided. Provisional keys to species, with 333 figures, are also provided for each of the 28 généra. * Laboratoire d’Entomologie, Muséum national d’Histoire naturelle, 45, rue Bufjon, 75005 Paris. — 372 — Introduction Lors de sa révision des genres d’Acridiens néotropicaux, Amedegnato (1974) créait au sein de la famille des Romaleidae la sous-farnille des Trybliophorinae comportant deux tribus : Bactrophorini et Trybliophorini. Le nom de la sous-famille dérivait du nom de genre le plus ancien : Trijbliophorus Serville, 1831. L’auteur ne disposait alors que d’une seule espèce de ce genre T. modeslus Bruner, 1920, qui après étude des autres espèces s’est avérée appartenir à un genre différent [Helicopacris nov.). Les véritables Tryhliophorus sont à classer parmi les Bomaleinae. Les dénominations d’ Amedegnato ont dû en consé¬ quence être modifiées. Sa sous-famille des Trybliophorinae est devenue celle des Bactro- phorinae comportant trois tribus : Bactrophorini, Taeniophorini et Ophthalmolampini. C’est à ces deux dernières, qui se différencient comme indiqué dans la clé ci-dessous, qu’est consacré le présent travail. Les Ophthalmolampini se répartissent en quatre groupes : Lagarolampae, tielicopacrae, Nautiae, Ophthalmolampae (fig. 1). Distribution Nous différencions dans ces deux tribus vingt-huit genres qui sur le plan de la distri¬ bution géographique se répartissent comme suit : a — Distribution centraméricaine et amazonienne : Lagarolampis nov’. (Ophthal¬ molampini), Taeniophora Stâl, 1873 (Taeniophorini). b — Distribution andine : Jîekistolarnpis nov. (Ophthalmolampini), Megacheilacris nov. (Taeniophorini). Hekistolampis qui comporte deux espèces n’est connu à ce jour que des localités- types situées à une altitude de 1 500 m sur le versant oriental des Andes colombiennes et équatoriennes. Quant à Megacheilacris il n’a été capturé qu’entre 1 500 et 2 200 m sur les cordillières Occidentale et Orientale de Colombie ; il est également connu de Panama mais sans localité précise. c — Distribution centraméricaine : Caenolainpis nov. (Ophthalmolampini), Drype- tacris nov. (Ophthalmolampini), Megacephalacris Desc. et Amedeg. (Taeniophorini), Nautia Stâl, 1878 (Ophthalmolampini), Zoumolampis nov. (Ophthalmolampini). d — Distributions amazonienne, guyanaise ou guyano-amazonienne. Tous les genres classés dans cette catégorie appartiennent à la tribu des Ophthalmolampini. Parophlhal- rnolampis et Pseudonaulia sont également connus de la forêt atlantique du Brésil : Adro- lampis nov., Aphanolampis nov., Chromolampis nov., Eliilrolampis nov., Eucinelacris nov., Euprepacris Descamps, 1977, Habrolarnpis nov., Helicopacris nov., Helolampis nov., Mero- miltacris nov., Ophthalrnolampis Saussure, 1859, Othnacris Descamps, 1977, Parophthalmo- lampis nov., Peruviacris nov., Pseudonaulia nov., Pterochromacris nov., Sobaracris nov., Tikaodacris nov'., Xenaulia Descamps, 1977. — 373 — Comme pour les Proctolabinae (Descamps, 1976) les faunes centraméricaine et andine rassemblent la plupart des formes à caractères archaïques : Taeniophorini, Lagarolampae, Nautiae. Les formes les plus évoluées : Ophthalmolampae (édéage hypertélique) sont par contre amazoniennes et guyanaises exception faite du genre Caenolampis de Costa Rica. Les listes suivantes regroupent les espèces d’après les conditions de capture. Sauf mention contraire, il s’agit d’observations personnelles. Nous ne connaissons aucun cas de piégeage à la lumière. a — Espèces capturées dans la couronne des arbres (Dendrophiles) Lagarolampae Elutrolampis ornalifeniur Ilahrolampis bicolor Helolampis calvitium Othnacris surdaster Zoumolampis hradleyi. ; Roberts (1973), citée comme Ophthnlmolampis Helicopacrac Ilelicopacris tnridans Nautiae Euprepacris charpentien Nautia flavosignala ; Roberts (1973), citée comme A’, flavosignala et N. petasata Pseudonautia ai’ellinoi, P. beckeri, P. geniculata, P. machigenga, P. maculipes, P. rnanuana, P. nigripes, P. splendens Ophthalmolampae Adrolanipis insolens Caenolampis osae ; Roberts (1973), citée comme üphthalmolampis Chromolampis nigromaculata, C. ornatipcs Eucinelacris sigillata-, Desc-^mps (1976), citée comme Ophthalmolampis Ophthalmolampis carrascoi, O. colibri, O. oyampi, O. pakitza, O. placita, O. truculenta Parophthalmolampis bahiana, P. bilineala, P. rnanuana Peruoiacris brunneooillata Sobaracris petulca ; Descamps (1976), citée comme Ophthalmolampis b — Espèces capturées dans la couronne des arbres et sur arbustes ou arbrisseaux (Dendrotham- nophiles) (Le 1®’' chiffre indique le nombre d’exemplaires capturés dans les couronnes ; le 2® le nombre d'exemplaires capturés sur arbustes ou arbrisseaux.) Taeniophorini Taeniophora caqueta (2-1) Ophthalmolampini, Lagarolampae Helolampis nigripes (4-5) Lagarolarnpis amazonica (3-6) Pterochromacris nemorensis (2-1) c — Espèces capturées sur arbustes et arbrisseaux (Tbamnophiles) (Les chiffres indiquent le nombre d’exemplaires capturés.) 'l'aeniophorini Megacephalacris pugnax (29) Taeniophora chocoensis (15), T. trispinosa (5) Ophthalmolampini Lagarolampae Lagarolarnpis cordobae (2), L. uersicolor (9) — 374 — Tikaodacris elegantula (1) Nautiae Drypetacris nigroviUata (1) Nautia ayapelana (2), N. colombiae (5), N. meridionalis (23) Pseudonautia humillima (2), P. inornalipes (14), P. nigropicta (2), P. roppai (2), P. rowelli ( 1 ) Ophthalmolampae Ophthalmolampis delusor (1), O. secura (1) Parophthalmolampis colombiae (1), P. melae (1) d — Espèces capturées sur les broussailles (Phryganophiles) Taeniophorini Megacephalacris gladiator Taeniophora nitida, T. tenuipes, T. aaïleana Ophthalmolampini, Lagarolampae Hekistolampis cordillerae e — Espèces capturées sur Graminées (Graminoidophiles) Megacheilacris bullifemur, M. graminicola f — Genres sans indication de conditions de capture Aphanolampis, Meromiltacris. L’étude de ces listes amène aux considérations suivantes : — 88 % des espèces se classent dans les catégories dendrophiles et thamnophiles. — Quatre genres, Nautia, Pseudonautia, Ophthalmolampis et Parophthalmolampis, ont des représentants dans chacune de ces deux catégories. Certaines espèces des deux pre¬ miers ont été capturées sur arbustes et arbrisseaux en nombre relativement important. Par contre la capture des genres Ophthalmolampis et Parophthalmolampis dans de telles conditions est exceptionnelle. — Quatre espèces ont été obtenues à la fois des couronnes d’arbres et des arbustes ou arbrisseaux. A l’échelon des espèces comme à celui des genres la limite entre le dendro- phile et le thamnophile est parfois imprécise. — Les éléments les plus typiquement arboricoles (arbres et arbustes) se rencontrent chez les Ophthalmolampae et les genres Nautia, Pseudonautia et Helicopacris. Tous pos¬ sèdent des valves de l’oviscapte en forme de bâtonnet (du type b décrit dans les caractères généraux) et un tympan abdominal. — Les genres Taeniophora, Megacephalacris et Lagarolampis constituent un groupe moins nettement arboricole que le précédent ; tous ses composants possèdent des valves de l’oviscapte moins nettement modifiées (type a décrit dans les caractères généraux) ; tous sauf Taeniophora sont dépourvus de tympan abdominal. — Le genre Megacheilacris n’ayant été observé que dans la strate herbacée, parfois basse, constitue une étonnante exception. — Le pourcentage d’espèces à valves de l’oviscapte en bâtonnet (type b) est de 84 pour les espèces capturées sur les arbres, de 31 pour celles des arbustes et de 0 pour les autres. Le pourcentage d’espèces dépourvues de tympan varie dans le même sens de la façon suivante ; 15, 21, 57. 375 Remerciements Nous adressons nos plus vifs remerciements pour leur inappréciable collaboration à MM. les Pr. S. Carbonell, Facultad de Humanidades, Montevideo ; Dr F. Fernandez Yf.pez, Facultad de Agronomia, Maracay ; Dr A. B. Gurney, U.S. National Muséum, Washington ; Dr B. Hauser, Muséum d’Histoire naturelle, Genève; Dr A. Kaltenbach, Naturhistorisches Muséum, Vienne; Dr R. Krause, Staatlichen Muséum für Tierkunde, Dresde ; Dr G. Müller, Ernst-Moritz-Arndt- Universitat, Greifswald ; Dr B. C. Ratcliffe, University ot Nebraska-Lincoln, Lincoln ; Dr D. C. Rentz, California Academy of Sciences, San Francisco ; Pr H. R. Roberts, Academy of Natural Sciences, Philadelphia ; Dr F. Willemse, Eygelshoven, Pays-Bas. Les dessins d’ensemble sont signés G. Hodebert dont nous avons apprécié la collaboration et la conscience professionnelle. Taeniophorini Ophthalmolampini M Fig. 1. — Essai de classement phylétique des Taeniophorini et Ophthalmolampini. Distributions : A, amazonienne ; An, andine ; C, centraméricaine ; CA, centraméricaine et amazo¬ nienne ; G, guyanaise ; GA, guyanaise et amazonienne. *, (J inconnu. — 376 — Caractères généraux Taille petite à moyenne : longueur du fémur postérieur (J = 8,3 mm chez Tikaoda- cris elegantula et 16,0 mm chez Caenolampis roberlsi. Femelles plus ou moins nettement suhfusiformes. Capsule céphalique typiquement suhglohulaire. Brachyptères à microptères ; élytres à hande antérieure transparente et non réticulée. Espace interoculaire typiquement étroit ou très étroit (sauf Megacephalacris et Megacheilacris). Côte frontale nulle au-des¬ sous de l’ocelle médian. Antennes longues. Pronotum dépourvu de carènes ; disque à bord postérieur excurvé (sauf espèces microp¬ tères), traversé par 4 sillons. Saillie prosternale subpyramidale ou transverse, à protubé¬ rance odontoïde ou spiniforme, plus rarement lisse. Fémurs postérieurs très épais ; fémurs antérieurs parfois hypertéliques chez les (J {Megacephalacris) ; tibias postérieurs à 6-9 épines sur le bord externe y compris l’épine apicale ; 2® article des tarses postérieurs long. Tympan abdominal présent ou non. Deux brosses longitudinales de poils sur les ster- nites 7 et 8 chez les (J, sur les 7® seulement chez la Ç. Plaque sus-anale (J de 3 types : a) à 2 lobes basaux frangés de noir : Lagarolampae, Helicopacrae, Nautiae (fig. 1) ; ô) à divi¬ sion transverse située au-delà du milieu : Ophthalmolampae (fig. 1) ; c) à 2-5 saillies basales mucroniformes : Taeniophorini (fig. 1). Cerques cJ styliformes ou spécialisés. Plaque sous- génitale cJ typiquement simple et subconique de profil, l’extrémité parfois bilobée (Tae¬ niophorini, Zoumolampis). Plaque sous-génitale Ç simple, à partie postérieure subtriangu¬ laire, très rarement spécialisée. Valves de l’oviscapte jamais dentées, de 2 types : a) à extré¬ mité faiblement courbée et bords saillants et plus ou moins ondulés ; h) en forme de bâton¬ net ou de stylet : genres Helicopacris à Chromolampis (fig. 1). Epiphalle en pont à lophi simples et ancorae généralement peu différenciées. Sclé- rites latéro-ventraux de petite taille, peu sclérifiés. Cingulum à apodèmes courts ou à peine ébauchés ; parfois une petite sclérification en position dorso-subapicale par rapport aux sclérites endophalliques (pseudoarche). Sclérites endophalliques entiers, plus ou moins coudés en V de profil, à apodèmes longs et comprimés latéralement ; extrémité postérieure plus ou moins flexurée. Édéage variant de pratiquement nul à hypertélique (Ophthabno- lampae), toujours composé d’une seule paire de valves. Processus du gonopore large ; sac éjaculateur ample, généralement à franges latérales. Clé génér.ale des genres 1 (6) Plaque sous-génitale ^ toujours bilobée ou fissurée à l’extrémité ; plaque sus-anale (J jamais divisée transversalement, toujours pourvue de 2-5 saillies mucroniformes ou spiniformes à la partie antérieure ; cerques ^ subrectangulaires de profil, à extrémité bilobée ; face lisse. .Taeniophorini 2 (3) Espace interoculaire étroit ou très étroit, de largeur subégale à celle du flagelle antennaire en son milieu ; capsule céphalique rétrécie au niveau des articulations mandibulaires ; fémurs antérieurs ^ non dilatés ; un tympan bien développé sur le 1®'' tergite abdominal. . Taeniophora Stâl, 1873, p. 379 3 (2) Espace interoculaire beaucoup plus large, de largeur subégale à celle du scape antennaire ; capsule céphalique élargie au niveau des articulations mandibulaires ; fémurs antérieurs ^ dilatés, souvent monstrueux ; pas de tympan ou tympan vestigial sur le 1®'' tergite abdo¬ minal. 4 — 377 — 4 (5) Saillie prosternale à protubérance spiniforme ou mucroniforme ; fémurs antérieurs ^ très épais, bosselés et armés de très fortes épines. . Megacephalacris Descamps et Amedegnato, 1971, p. 382 5 (4) Saillie prosternale basse et lisse ; fémurs antérieurs cj plus ou moins épais, inermes. . . . . Megacheilacris nov., p. 382 6 (1) Plaque sous-génitale (J à extrémité simple (dans le cas d’une plaque sous-génitale à extré¬ mité bifide, 8® tergite spécialisé) ; plaque sus-anale (J divisée transversalement, toujours dépourvue de saillies mucroniformes ou spiniformes à la partie antérieure (fig. 3, 64, 292) ; cerques ^ à extrémité jamais bilobée ; face creusée de cupules régulières et très denses (sauf Heklslolampis) . üphthalmolampini 7 (24) Espace interoculaire ^ très étroit, linéaire, plus étroit que les articles antennaires de l’extré¬ mité du flagelle ; jamais de tympan sur le l®"' tergite abdominal ; antennes le plus souvent filiformes et cerques toujours styliformes (fig. 18, 63). Groupe Lagarolampae 8 (9) Face plus ou moins rugueuse mais non creusée de cupules régulières et très denses ; bord postérieur du disque du pronotum subrectiligne chez le fortement saillant ou excurvé chez la $ (fig. 6, 13) ; 9 épines sur le bord externe des tibias postérieurs. . Heklslolampis nov., p. 383 9 (8) Face à cupules régulières et très denses ; structure du pronotum identique chez les 2 sexes ; 8 épines sur le bord externe des tibias postérieurs. 10 10 (21) Carènes inférieures et carène supéro-interne des fémurs postérieurs absolument lisses. 11 11 (14) Espace mésosternal transverse ; carène supérieure des fémurs postérieurs lisse. ... 12 12 (13) Microptère ; élytres n’atteignant pas le l®"" tergite abdominal ; bord postérieur du disque du pronotum incurvé (fig. 16) ; plaque sus-anale cJ à 2 petites carènes longitudinales, de coloration noire, situées vers le milieu (fig. 17) ; saillie prosternale à petite protubérance mucroniforme. Lagarolampis nov., p. 386 13 (12) Elytres courts, orientés vers le haut et se touchant dorsalement ; bord postérieur du pro¬ notum excurvé (fig. 27) ; plaque sus-anale dépourvue de carènes longitudinales ; saillie prosternale basse, transverse, sans aucune protubérance. Tikaodacris nov., p. 390 14 (11) Espace mésosternal longitudinal ou subcarré ; carène supérieure des fémurs postérieurs très nettement rugueuse. 15 15 (20) Extrémité abdominale (J non spécialisée. 16 16 (17) Microptère ; élytres latéraux, atteignant le 2® tergite abdominal ; pronotum à bord pos¬ térieur excurvé mais peu saillant (fig. 28). Elulrolampis nov., p. 391 17 (16) Brachyptère ; élytres se chevauchant dorsalement ; ailes colorées ; métazone du prono¬ tum fortement saillante. 18 18 (19) Bord postérieur du pronotum sinué au niveau de la base des élytres ; élytres à bande jaune étroite (fig. 38, 42). Hahrolampis nov., p. 394 19 (18) Bord postérieur du pronotum non sinué au niveau de la base des élytres ; élytres à large bande claire traversée par un trait sombre (fig. 50).. Pterochromacris nov., p. 396 20 (15) Extrémité abdominale spécialisée : 8® tergite à 2 fortes saillies postérieures (fig. 52) ; extrémité de la plaque sous-génitale cJ bifide (fig. 54). . . . Zoumolampis nov., p. 397 21 (10) Carènes inférieures et carène supéro-interne des fémurs postérieurs rugueuses. 22 22 (23) Pronotum à fortes saillies latérales entre les sillons à la rencontre du disque et des lobes latéraux; antennes filiformes; microptère; pronotum monochrome (fig. 62). . Helolampis nov., p. 400 23 (22) Pronotum sans saillies latérales ; antennes aplaties à la base ; brachyptère ; pronotum à larges bandes claires et sombres (fig. 81). Othnacris Descamps, 1977, p. 403 24 (7) Espace interoculaire (J plus large ou de largeur subégale à celle des articles antennaires de l’extrémité du flagelle ; un tympan sur le 1®*' tergite abdominal ; antennes filiformes (aplaties à la base) ou ensiformes. 25 25 (26) Pronotum à métazone bien plus longue que la prozone ; aire supéro-interne des fémurs postérieurs pratiquement nulle sur la moitié antérieure (fig. 92). . Ilelicopacris nov., p. 406 26 125) Pronotum à métazone plus courte que la prozone ; aire supéro-interne des fémurs posté¬ rieurs bien différenciée sur toute la longueur. 27 — 378 — 27 (50) Aire médiane externe des fémurs postérieurs à chevrons nombreux (plus de 10) et rappro¬ chés, finement sinués ou marqués de dépressions cupuliformes (fig. 101, 206).. 28 28 (35) Prozone toujours plus courte que la distance comprise entre l’extrémité du fastigium et le bord antérieur du pronotum ; vertex bien saillant au-dessus du bord antérieur du pro- notum (fig. 140) ; plaque sus-anale ^ divisée transversalement en avant du milieu ; carène supéro-interne des fémurs postérieurs à très fortes saillies spiculiformes orientées vers l’intérieur et vers l’arrière. Groupe Nautiae 29 (32) Tibias postérieurs à 8 épines sur le bord externe et antennes ensiformes sauf Nautia colom- hiae \ dans ce cas élytres à 3 bandes claires. 30 30 (31) Disque du pronotum limité par 2 alignements de taches claires ; élytres à 3 lignes ou bandes claires (parfois coalescentes) (fig. 101). Nautia Stâl, 1878, p. 410 31 (30) Disque du pronotum non limité par 2 alignements de taches claires ; élytres à bande noire (fig. 139). ((^ inconnu). Drypetacris nov., p. 419 32 (29) Tibias postérieurs à 7 épines sur le bord externe et antennes filiformes ; élytres à 1 ou 2 bandes . 33 33 (34) Élytres à 2 lignes ou bandes claires jamais coalescentes ; pronotum typiquement à 4 ali¬ gnements de taches claires (blanches, crème ou jaunâtres), exceptionnellement mono¬ chromes ou à 2 alignements (fig. 140). Pseudonautia nov., p. 420 34 (.33) Élytres à large bande située dans le prolongement de celle limitant le disque du prono¬ tum ; pronotum à larges bandes longitudinales (fig. 206). (cj inconnu). . Euprepacris Descamps, 1977, p. 435 35 (28) Prozone de longueur égale ou supérieure à la distance comprise entre l’extrémité du fas¬ tigium et le bord antérieur du pronotum (fig. 210) ; dans le cas contraire {Xenonautia) vertex non ou très peu saillant au-dessus du bord antérieur du pronotum ; plaque sus- anale (J divisée par une carène transverse située vers le milieu ou au-delà (fig. 20Û, 245) ; carène supéro-interne des fémurs postérieurs pratiquement lisse. Sept épines sur le bord externe des fémurs postérieurs ; lobes latéraux du pronotum monochromes. Groupe Ophthalmolampae 36 (37) Élytres monochromes, sans trace de bande ou ligne claire (fig. 207). ((J inconnu). . Aphanolampis nov., p. 436 37 (36) Élytres traversés par une ou plusieurs bandes ou lignes claires. 38 38 (39) Cerques non spécialisés ; carène transverse de la plaque sus-anale (J à 2 fortes saillies de coloration noire (fig. 200, 203). Xenonautia Descamps, 1977, p. 437 39 (38) Cerques spécialisés, à base large et partie postérieure filiforme ; carène transverse de la plaque sus-anale dépourvue de saillies (fig. 228-229). 40 40 (41) Plaque sus-anale cJ à fortes callosités noires en avant de la carène transverse (fig. 228) ; cerques cj fortement ventrus au niveau du rétrécissement terminal (fig. 229) ; élytres traversés par 2 lignes claires séparées par une bande foncée. Édéage très nettement plus long que large (fig. 230).. Peruviacris nov., p. 439 41 (40) Plaque sus-anale ^ sans callosités noires en avant de la carène transverse ; cerques (J non ventrus au niveau du rétrécissement terminal ; élytres à ornementation d’un autre type. 42 42 (45) Valves inférieures de l’oviscape très nettement plus courtes que les supérieures (fig. 211, 213) ; plaque sus-anale (J généralement marquée de noir en arrière de la suture transverse. . 43 43 (44) Disque du pronotum limité par 2 bandes ou lignes claires jamais convergentes vers l’avant (fig. 210). Ancorae de l’épiphalle orientées vers l’intérieur et édéage trapu, grossièrement sub¬ triangulaire de profil (fig. 232-234). Ophthalmolampis Saussure, 1859, p. 440 44 (43) Disque du pronotum limité par 2 lignes blanches fortement convergentes vers l’avant (fig. 256). ((J inconnu). Eucinetacris nov., p. 451 45 (42) Valves inférieures de l’oviscapte de longueur subégale aux valves supérieures (fig. 260, 263) ; plaque sus-anale ^ jamais marquée de noir en arrière de la suture transverse. 46 379 - 46 (49) Disque du pronotum limité par 2 bandes ou lignes claires. Ancorae de l’épiphalle orientées vers l’avant ; édéage trapu, grossièrement subcir¬ culaire de profil (fig. 272-274). 47 47 (48) Élytres à bande rouge non aréolée limitée par 2 bandes ou lignes claires ou à bande rouge non aréolée soulignée par une bande ou ligne claire (lig. 257). . . Parophthalmolampis nov., p. 452 48 (47) Elytres à bande claire (blanche ou rougeâtre), élargie vers l’arrière et parcourue par une ligne longitudinale brune (fig. 294). Adrolampis Descamps, 1977, p. 463 49 (46) Disque du pronotum non limité par des bandes claires, à plage plus foncée que les lobes latéraux et rétrécie vers l’avant (fig. 305). inconnu).... Soharacris nov., p. 465 50 (27) Aire médiane externe des fémurs postérieurs à chevrons peu nombreux (7-8) et distants, non marqués de dépressions cupuliformes (6g. 318-319). 51 51 (52) Antennes filiformes ; fastigium du vertex peu saillant ; fémurs postérieurs à grosses taches calleuses rouge groseille sur les aires médiane externe, supéro et inféro-externes (6g. 306) ; élytres à bande rouge encadrée de 2 bandes jaunes ; plaque sous-génitale $ non spécialisée (6g. 311). Meromihacris nov., p. 466 52 (51) Antennes ensiformes ; fastigium du vertex fortement saillant ; fémurs postérieurs à ali¬ gnement de taches calleuses le long des carènes de faire médiane externe (6g. 318) ; orne¬ mentation des élytres différente ; plaque sous-génitale Ç spécialisée. 53 53 (54) Élytres à bande claire plus large ; métazone plus longue que la prozone ; rapport longueur du fémur postérieur/longueur du pronotum < 2 ; plaque sous-génitale 2 à 2 grands lobes encadrant le guide-œuf (6g. 328). Édéage subtriangulaire de profd (6g. 325). Caenolampis nov., p. 468 54 (53) Élytres à bande claire plus étroite ; métazone du pronotum subégale à la prozone ; rapport longueur du fémur postérieur/longueur du pronotum 2 ; plaque sous-génitale Ç à 2 petits lobes subcarrés encadrant le guide-œuf (6g. 321, 323). Édéage allongé (6g. 316). Chromolampis Descamps, 1977, p. 470 Tribu TAENIOPHORINI Genre TAENIOPHORA Stâl, 1873 Stâl, 1873 : 34, 53; 1878 : 42, 88. Giglio-Tos, 1898 : 43. Bruner, 1907 : 211, 244. Kirby, 1910 : 390. Descamps et Amedegnato, 1971 : 115, 117. Amedegnato, 1974 : 199. Espèce-type : Taeniophora dentipes Stâl, 1873. Distribution : centraméricaine, une seule espèce amazonienne. Espèces T. acanthopus (Gerstaecker, 1873) 1 T. caqueta Desc. et Amedeg., 1971 T. carinipes (Gerstaecker, 1873) 2 T. chocoensis Hebard, 1923 Provep Localités-types Guayaquil (?) Équateur Guayaquil (?) Colombie (Putumayo, Amazonas) Puerto Limon Colombie J^ogota (?) Colombie (Choco, Narino), Pa- Murindô — 380 — Espèces Provenances Localités-types T. dagua Hebard, 1923 Colombie (El Valle) Jimenez T. dentipes Stâl, 1873 Colombie (Antioquia) Remedios 7’. femorata Bruner, 1907 Costa Rica, Panama P6zo Azùl T. nilida Desc. et Amedeg., Colombie (Narino), Equateur Junin (Barbacoa) 1971 T. panamae Hebard, 1924 Panama Porto Bcllo T. tenuipes Desc. et Amedeg., Colombie (Narino) El Diviso-Barbacoa 1971 T. trispinosa Desc. et Amedeg., Colombie (Cordoba, Cundinamar- Ayapel 1971 ca) T. valleana Desc. et Amedeg., Colombie (El Valle) Buenaventura-Cali 1971 Pour la clé d’identification des espèces cf. Descamps et Amedegnato, 1971. Les notes suivantes sont relatives à des données obtenues depuis cette publication. 1. Taeniophora caqueta Descamps et Amedegnato, 1971 Df.scamps et Amedf.g.nato, 1971 : 120, 123, fig. 6-12. Descamps, 1976a : 305. Localité-type : Puerto Limon (Putumayo). L’espèce n’était connue que par le type ; holotype Muséum national, Paris. Signalisations nouvelles : Colombie : Amazonas : rio Igara Paranà, 30 km en aval de La Chorrera, 1 1 Ç, VI/V11-1974 (M. Descamps) ; Muséum national, Paris. Ces Insectes difierent du type par la taille plus grande et par la coloration rouge orangé des fémurs postérieurs (verts chez le type) ; la disposition des taches noires est identique. Elytre Pronotum Fémur postérieur 1 (J 8,5 3,6 10,5 1 $ 10,8 4,8 13,9 2. Taeniophora chocoensis Hebard, 1923 (Fig. 332) IIeiîabd, 1923 : 234 ; 1924 : 109. Descamps et Amedegnato, 1971 : 121, 132, fig. 56-61. Localité-type : Boca Murindô (Colombie, Chocô) ; holotype $, Académie de Phila¬ delphie. Distribution : Colombie, Panama. Signalisations antérieures : Colombie, Narino : Guayacana ; entre El Diviso et Bar- baeoa (Descamps et Amedegnato, 1971). — Panama : Pinogana, Darien (Hebard, 1924). — 381 — Signalisations nouvelles : Colombie ; El Valle : Anchicaya, 300 m, 2 1 Ç, 10/14- X-1970 (M. Descamps). — Calima, 1 400 m, 5 (J, 4 Ç, 1 larve, 17/18-X-1970 (M. Descamps) ; Muséum national, Paris. Des différences chromatiques s’observent selon les lieux de capture, elles sont résu¬ mées dans le tableau suivant : 1 (4) Face à 2 taches claires au-dessus de la suture clypéale. 2 2 (3) Taches claires de la face plus grandes, presque confondues avec la bande transjugale, cette dernière jaune vif ; pattes antérieures ocre ; antennes noires. Dept. Narino 3 (2) Taches claires de la face plus petites, bien séparées de la bande transjugala, cette dernière jaune moins vif ; pattes antérieures ocre rouge; antennes ocre. Dept. Choco 4 (1) Face sans taches claires au-dessus de la suture clypéale (Dept. El V^alle). .5 5 (6) Face noire ; pattes antérieures et médianes rouge foncé. Caiima 6 (5) Face brun-rouge ; pattes antérieures et médianes ocre rouge. Anchicaya Par ailleurs, chez les mâles d’une même population les fémurs antérieurs et médians peuvent être inermes ou pourvus d’une épine dorsale plus ou moins développée. 3. Taeniophora dagua llcbard, 1923 (Fig. 333) IIebahu, 1923 : 235. Descamps et Amedegnato, 1971 : 121. Localité-type : Jimenez (El Valle) ; holotype $, Académie de Philadelphie. Distribution : Colombie. L’espèce n’est connue que par le type. L’examen du type et sa comparaison avec celui de T. chocoensis nous permettent d’améliorer la diagnose différentielle proposée en 1971. Les deux espèces distinguent de la façon suivante : Fastigium du vertex plus court, nettement transverse (fig. 332), à tache jaune sur la face dorsale ; capsule céphalique foncée à bande transjugale claire ; coloration du pronotum en bandes bien contrastées. T. chocoensis llebard, 1923 Fastigium du vertex plus long (fig. 333) ; ensemble de la face y compris le fastigium clair; coloration du pronotum en bandes peu contrastées. T. dagua llebard, 1923 4. Taeniophora femorata Bruner, 1907 Bruner, 1907 : 245. Kirea-, 1910 : 390. Descamps et Amedegnato, 1971 : 120. Roberts, 1973 : 60. Localité-ta pe : Pôzo Azûl ; holotype (J, Académie de Philadelphie. Distribution : Costa Rica. L’espèce n’est connue que par le type. Le type n’avait pu être étudié lors de notre révision de 1971. Il se caractérise par ses élytres à 2 bandes claires, la l''® beaucoup plus étroite que la seconde ; par ses fémurs pos¬ térieurs rouges à anneau prégéniculaire et genou clairs ; par la présence de 2 taches brun- noir à la face dorsale des fémurs postérieurs, la D® peu nette et incomplète. — 382 — Genre MEGACEPHALACRIS Descamps et Amedegnato, 1971 Descamps et Amedegnato, 1971 : 135 (en partie). Amedegnato, 1974 : 199. Espèce-type : Ommatolampis pugnax Gerstaecker, 1873. Distribution : Colombie (versant du Pacifuiue). Sur la base des caractères énumérés dans la clé d’identification proposée par Des¬ camps et Amedegnato (1971) il apparaît nécessaire de différencier deux genres dans l’en¬ semble des espèces précédemment groupées sous l’appellation générique Megacephalacris. Le premier, Megacephalacris, groupe des Insectes thamnophiles ; le deuxième, Megachei- lacris, des Insectes graminoidophiles. Dans sa nouvelle acception le genre Megacephalacris groupe les espèces suivantes : Espèces Provenances Localités-types M. gladiator Desc. et Ainedeg., Colombie (Narino) El Diviso-Barbacoa 1971 M. pugnax (Gerstaecker, 1873) Colombie Bogota (?) Genre MEGACHEILACRIS nov. Espèce-type : Megacephalacris bullifemur Descamps et Amedegnato, 1971. Distribution ; Andes colombiennes et Panama. Espèces Provenances Localités-types M. bullifemur (Desc. et Amedeg., Colombie (Narino, El Valle) El Ingenio (Pasto) 1971) M. graminicola (Desc. et Amedeg., Colombie (Putumayo) El Mirador — Pepiiio 1971) M. megacephala (Bruner, 1907) Panama Panama Clé des espèces (Ç) 1 (2) Fémurs postérieurs plus larges, rapport longueur/largeur < 3,0 mm ; fémurs postérieurs sans anneau prégéniculaire et à genou foncé. . . M. megacephala (Bruner, 1907) n. comb. 2 (1) Fémurs postérieurs plus étroits, rapport longueur/largeur > 4,0 mm ; fémurs postérieurs soit à anneau prégéniculaire clair, soit à genou plus clair que l’ensemble. 3 3 (4) Fémurs antérieurs noirs ou brun-noir ; fémurs postérieurs brun plus ou moins foncé à genou plus clair. M. bullifemur (Desc. et Amedeg., 1971) n. comb. 4 (3) Fémurs antérieurs verts à base rougeâtre ; fémurs postérieurs rouges à 2 macules noires, anneau prégéniculaire clair et genou noir. . M. graminicola (Desc. et Amedeg., 1971) n. condu — 383 Megacheilacris megacephala (Bruner, 1907) n. comb. Taeniophora megacephala Bruner, 1907 : 245, 246 ; Kirby, 1910 : 390. Megacephalacris megacephala : Descamps et Amedegnato, 1971 : 117, 135. Localité-type : Panama ; holotype $, Muséum of Comparative Zoology, Cambridge, Massachusetts. L’espèce n’est connue que par le type. Le type n’avait pu être étudié lors de notre révision de 1971. $. Extrémité des élytres atteignant le 7® tergite. Teinte générale brun-rouge. Une bande plus claire partant du fastigium, longeant le bord antérieur de l’oeil et atteignant l’angle inféro-postérieur de la joue. Vertex à 2 bandes claires en V. Disque du pronotum à bande médiane brun-rouge bordée de 2 zones plus claires ; lobes latéraux en grande partie brun- rouge, à bande claire peu nette et oblique à la partie inférieure. Fémurs postérieurs y com¬ pris le genou brun chocolat ; moitié supéro-antérieure de la face externe brun plus clair. Pattes antérieures et médianes à fémurs bruns et tibias jaunâtres. (J inconnu. Elytre Pronotum Fémur postérieur 1 $ 11,6 3,5 10,4 Tribu OPHTHALMOLAMPINI Groupe Lagarolampae Genre HEKISTOLAMPIS nov. Espèce-type ; Hekistolampis cordillerae n. sp. Distribution : andine (versant amazonien). Colombie (Putumayo), Équateur. cj. Taille très petite. Fastigium du vertex subcarré. Côte frontale fortement rétrécie au niveau de l’ocelle médian. Antennes de longueur subégale à celle du corps. Yeux forte¬ ment saillants ; sillons transverses du pronotum larges. Saillie prosternale basse, large, sans protubérance. Microptère ; élytres n’atteignant pas le métanotum. Espace mésoster¬ nal carré ; lobes métasternaux non contigus. Épiphalle à pont très court, dépourvu d’ancorae, à lophi très longs et divergents. $. Subfusiforme. Élytres atteignant le 1®*' tergite abdominal. Espaces mésosternal et métasternal très larges. Plaque sous-génitale à extrémité tronquée et à 2 petites saillies de part et d’autre du guide-œuf. Valves de l’oviscapte non dentées. — 384 — Cl.É DES ESPÎCCES (Ç) 1 (2) Bord postérieur du pronotum largement excurvé (ILg. 6) ; élytres subrectangulaires, un peu élargis vers l’arrière (fig. 8) ; tibias postérieurs verdâtres, la face dorsale virant au rouge vers l’extrémité ; tarses postérieurs rouges. 1. H. cordillerae n. sp. 2 (Il Partie postérieure du pronotum formant un appendice étroit, redressé, à extrémité arrondie ; élytres elliptiques (fig. 13) ; tibias postérieurs à face dorsale vert sombre, virant au noir vers l’extrémité ; tarses postérieurs ocre. 2. U. andeana n.sp. 1. Hekistolampis cordillerae n. sp. (Fig. 2-12) Holotype. Face vert sombre, les pièces buccales plus claires ; fastigium, côte fron¬ tale et bord inférieur des yeux teintés de rougeâtre ; antennes brunes ; vertex à triangle noir ; 2 larges bandes noires en arrière des yeux. Pronotum à bande médiane gris-vert encadrée de 2 Ijandes brun rougeâtre ; partie inférieure des lobes latéraux du pronotum ocre. $. Allotype. Même type de coloration que le Antennes rouges. Pronotum ocre brun à 2 bandes latérales foncées. Fémurs postérieurs entièrement verts ; tibias verts à extré¬ mité rouge ; tarses rouges. Fig. 2. — Hekislolampis cordillerae n. geii., ii. sp., $. 1 cî 1 Ç Élytre Pronotum - 2,8 1,7 3,5 Fémur postérieur 9,5 Colombie ; Putumayo : El Mirador, 1 500 m, 1 bolotype, 1 $ allotype, 8-X1-1968 (M. Descamps, E. Lagos, R. Restrepo et H. Salazah) ; Muséum national, Paris. -- 385 Fig. 3-12. — Ilekistolampis cordillerae n. sp., Ç. 3, plaque sus-anale (J, vue dorsale ; 4, extrémité abdo¬ minale $, vue ventrale ; 5, la même de profil ; 6, bord postérieur du pronotum Ç ; 7, sternum Ç ; 8, élytre Ç de profil ; 9, complexe phallique do profil ; 10, le même, l’assise épiphallique enlevée ; 11, endopballe de profil ; 12, épipballe, vue dorsale. Fig. 13-15. — Ilekistolampis andeana n. sp., Ç. 13, thorax de profil; 14, valve inférieure de foviscapte de profil ; 15, plaque sous-génifale, vue ventrale. 2. Hekistolampis andeana n. sp. (Fig. 13-15) $. Flolotype. Face brune s’éclaircissant vers le bas ; joues claires ; vertex à tache médiane noire ; antennes noires. Une bande noire partant du bord postérieur des yeux, longeant 517, 2 — 386 — le disque du pronotuiii, traversant les élytres et se prolongeant à la partie antérieure de l’abdomen. Disque du pronotum à grande tache rouge ; lobes latéraux et pleures jaunes. Pattes ocre ; tibias postérieurs verts. Elytre Pronotum Fémur postérieur 1 $ — 5,2 9,5 bbjuateur : 6-8 milles à l’ouest de Mera, Napo-Pastaza, 1 500 m, 1 $ holotype, 10-11- 1955 (E. 1. ScHLi.xGER et E. S. Ross) ; California Academy of Sciences, San Francisco. Genre LAGAROLAMPIS nov. Espèce-type : Lagarolampis ainazonica n. sp. Distribution : centraméricaine et amazonienne. Colombie (Côrdoba, Narino. — Amazonas, Putumayo). Fastigium du vertex déprimé, déclive, subcarré à légèrement transverse. Côte frontale déprimée au-dessus de l’ocelle médian. Antennes de longueur subégale à celle du corps. Yeux moyennement saillants ; sillons transverses du pronotum larges. Plaque sous- génitale à partie apicale subconique de profil, un peu plus courte que la partie basale. Insectes généralement maculés de jaune : le nombre et la netteté des taches semblant varier au sein de l’espèce. Epiphalle à pont court, ancorae rudimentaires et lophi verticaux, odontoïdes. Sac éjaculateur de grande taille à 2 ailerons latéro-antérieurs. $. Valves de l’oviscapte relativement peu régressées ; valves supérieures à face dor¬ sale large et bord externe ondulé et coupant ; valves inférieures comprimées latéralement, la face ventrale étroite, à bord serrulés. Clé des espèces 1 (4) Disque du pronotum à 2 taches calleuses de coloration jaune dans la métazone ; métano- tum marqué de jaune; capsule céphalique à nombreuses petites taches jaunes. 2 2 (3) Disque du pronotum à 6 taches jaunes disposées comme suit : 2 entre les sillons 1 et 2, 2 entre les sillons 3 et 4, 2 en arrière du 4® sillon ; taille plus grande : F$ = 11,5-12,7 mm. . 1. L. cordobae n. sp. 3 (2) Disque du pronotum à 4 taches jaunes disposées comme suit : 2 entre les sillons 1 et 2 et 2 en arrière du 4® sillon ; taille plus petite ; FÇ = 9,8-10,3 mm. 2. L. amazonica n. sp. 4 (1) Disque du pronotum sans taches jaunes dans la métazone; métanotum non marqué de jaune ; capsule céphalique sans taches jaunes bien nettes. Pronotum monochrome ou (Ç) à 4 petites taches jaunes disposées comme suit : 2 entre les sillons 1 et 2, 2 entre les sillons 3 et 4 ; disposition identique sur les lobes latéraux . 3. L. versicolor n. sp. — 387 — 1. Lagarolampis cordobae n. sp. $. Ilolotype. Tête et proiiotuin brun-rouge ; reste du corps de teinte générale verte. Antennes noires annelées de clair. Six taches jaunes très nettes sur la face dont 2 allongées en bordure des yeux, 2 au-dessous des antennes et enfin 2 aux angles inféro-externes. Quatre taches jaunes sur le vertex et de nombreuses autres autour des yeux. Lobes laté¬ raux du pronotum à 3 tacbes jaunes disposées comme sur le disque (cf. clé) ; bord inférieur à petit trait jaune en arrière du dernier sillon ; épisterne marqué de jaune ainsi que l’épi- mère mésothoracique. Elytres bordés de jaune ; une ligne médiane jaune sur le métathorax et les l*"® tergites abdominaux. Fémurs postérieurs à genou et condyle rougeâtres ; tibias verts fonçant vers l’extrémité ; tarses rougeâtres, inconnu. Pronotum Fémur postérieur 2 Ç 3,8-4,0 11,5-12,7 Colombie : Côrdoba : Hacienda El Torno de Matamoros, entre Monteria et Tierra .4]ta, 1 Ç holotype, 2-1-1968 (bordure de forêt) ; 1 Ç paratype, 5-1-1968; 1 larve, 6-1-1968. -- Âyapel, Cano Seco, 1 larve, 26-1-1968 (M. Descamps) ; Muséum national, Paris. Chez le paratype des taches jaunes de la face (peu marquées) sont au nombre de 4, le pronotum présente 2 larges iiandes ocre cbevauchant le disque et les lobes latéraux ; 2 taches jaunes seulement sur le vertex mais par contre une macule supplémentaire sur le liord antérieur des lol)es latéraux du pronotum. Les antennes ne sont pas annelées. 2. Lagarolampis amazonica n. sp. (Fig. 16, 26) Descamps, 1967a : 304. Ilolotype. Tête et pronotum brun-noir, le reste du corps vert à jaune verdâtre. Antennes noires annelées de jaune. Six petites taches jaunes sur la face, l’ocelle médian également jaune ; quatre taches jaunes sur le vertex, 4 sur le bord de l’œil et une petite vers barrière de la joue. Lobes latéraux du pronotum à 2 tacbes jaunes disposées comme sur le disque (cf. clé) ; bord inférieur à tache jaune vers l’angle postérieur. Métanotum à 3 taches jaunes ; tergite abdominal marqué de jaune aux angles latéro-antérieurs ; abdomen à fine l)ande claire dorso-médiane. Genoux postérieurs et articulations tibio-fémo- rales ocre rouge. Tibias postérieurs verts virant au noir à l’apex ; tarses rouges. $. Allotype. Un peu plus sombre que le (J ; taches jaunes disposées de façon identique. Elytres à bande médiane brune. 2(î 2 $ Pronotum 2,7-2,8 3,0-3,1 Fémur postérieur 8,5- 8,8 9,8-10.3 Fig. 16. — Lagarolampis amazonica n. gcii., n. sp., (J. Coloiiiliie : Puluniayo : En bordure du rio Mocoa, 500 ni, 1 (J holotype, 1 Ç alloty(ie, 1 paratype, 9-XI-1968. — Entre El Panjil et Orito, 1 et 1 Ç paratypes, :11-X1-1968 (M. Descamps, E. Lagos, H. Resthepo et H. Salazaiî). Amazonas : rio Igara Paranâ, 30 km en aval de La Cliorrera, 1 (J paratype, VI1-1974 (M. Descamps). Pérou : Madré de Dios : rio Manu, Pakitza, 3 larves, 20-V an 20-VI-1976 (C. S. Car- BONELi. et M. Desca.mps), Muséum national, Paris. 3. Lagorolampis versicolor n. sp. (Fig. 25) cJ. Holotype. Capsule céphalique noire, le fastigium et les parties comprises entre les antennes et les veux jaunes. Antennes orange annelées de brun. Tout le reste du corps vert sauf les genoux postérieurs et les articulations fémoro-tibiales ocre rouge. La série d’Anchicaya diffère du type par la taille un peu plus petite, par les genoux jiostérieurs ocre pâle et par l’absence de taches jaunes auprès de l’antenne. $. Allotype. Même type de coloration que le (J. Les $ d’Anchicaya présentent 4 taclies sur le disque du pronotum disposées comme indiqué dans la clé ; les lobes laté¬ raux sont marqués de 2 taches jaunes disposées comme sur le disque : on note, en outre : une petite tache sur le bord postérieur et une autre sur l’inférieur. — 389 — Fi8. 17-25. — Lagarolampis versicolor n. sp., $. 17, extrémité abdominale (J, vue dorsale ; 18, la même de profil ; 19, extrémité abdominale $, vue dorsale ; 20, la même, vue ventrale ; 21, la même de profil ; 22, épiphalle, vue dorsale ; 23, complexe phallique de profil ; 24, le même, l’assise épipballique enlevée ; 25, endophalle de profil. Fig. 26. — Lagarolampis amazonica n. sp., complexe phallique de profil. Pronotum Fémur postérieur 2 ^ 3,0-3,2 9,5-10,2 2 $ 3,5-3,7 11,9-12,5 Colombie : Narino : Entre Guayacana et El Diviso, 80 in, 1 cj holotype, 1 $ allotype, 2 cj et 1 Ç paratypes, 2 larves, 20-XI-1968 (M. Descamps, R. Restrepo et H. Salazar). El Valle : Anchicaya, 300 m, 2 et 2 Ç paratypes, 3 larves, 10/14-X-1970 (M. Des¬ camps) ; Muséum national, Paris. — 390 — Genre TIKAODACRIS nov. Espèce-type : Tikaodacris elegantula n. sp. Distribution : amazonienne. Colombie (Amazonas). (J. Taille petite. Fastigium du vertex transverse. Antennes un peu plus courtes que la longueur du corps. Sillons transverses du pronotum fins. Lobes métasternaux subcon¬ tigus. Plaque sous-génitale subconique de profil. Ç inconnue. Tikaodacris elegantula n. (Fig. 27, 29) sp. Descamps, 1967a : 304. (J. Holotype. Tête et thorax rouge terne à taches jaunes disposées comme suit : tête : 4 sur la face dont 2 aux angles inféro-externes et 2 au-dessous et à l’extérieur des fossettes antennaires ; 1 au-dessous et 2 en arrière de Fœil ; 2 sur le vertex en bordure des yeux ; pronotum : 4 sur le disque dont 2 entre les sillons 1 et 2 et 2 dans la métazone ; 2 sur les lobes latéraux dont 1 en arrière du 1®’’ sillon et 1 sur le sillon typique. Antennes noires annelées de jaune. Fémurs postérieurs verts à anneau prégéniculaire plus sombre; genoux et articulations tibio-fémorales ocre rouge ; tibias verts à extrémité brune ; tarses ocre sombre. Fjg. 27. — Tikaodacris elegantula ii. gen., n. sp., cj. — 391 — Icî Élytre 3,9 Pronotum 3,2 Fémur postérieur 8,3 Colombie : Amazonas : rio Igara Paranâ, 30 kiii en aval de La Chorrera, 1 holo- type, VII-1974 (M. Descamps) ; Muséum national, Paris. Genre ELUTROLAMPIS nov. Espèce-type : Ophlhalmolampis cinctipennis Stâl, 1878. Distribution : amazonienne. Pérou. (^. Taille moyenne. Fastigium du vertex transverse et déprimé. Yeux peu saillants. Sillons transverses du pronotum larges. Saillie prosternale forte à extrémité très largement arrondie. Lobes métasternaux contigus. Cerques subconiques à extrémité légèrement excurvée. Épiphalle à ancorae bien différenciées et lopbi subconiques. $. Espace mésosternal légèrement transverse. Clé des espèces 1 (2) Élytres à bords bruns limitant une large bande crème. .. 1. E. cinctipennis (Stâl, 1878) n. comb. 2 (1) Elytres à 2 bandes claires. 3 ,3 (4) Elytres plus larges, les 2 bandes claires plus larges que la bande brune les séparant. . 2. E. vittatipennis n. sp. 4 (3) Elytres plus étroits, les 2 bandes claires plus étroites que la bande marron les séparant. . 3. E. ornatifemur n. sp. 1. Elutrolampis cinctipennis (Stâl, 1878) n. comb. (Fig. 28, 30-34) Ophthalmolampis cinctipennis Stâl, 1878 : 87 ; Bruner, 1913 : 47fi ; Kirby, 1910 : 389. Localité-type : Pérou ; holotype Muséum de Vienne. L’espèce n’est connue que par le type. (^. Holotype. Teinte générale brune ?. Élytres elliptiques à extrémité rétrécie et dépas¬ sant un peu le bord postérieur du 1®’' tergite. Fémurs postérieurs apparemment verdâtres ; genoux postérieurs à face latérales claires bordées de noir, la face dorsale brune à bande noire à l’avant et à l’arrière ; tibias postérieurs ocre à extrémité brunie. Ç inconnue. Élytre Pronotum Fémur postérieur 4,0 4,4 11.6 — 392 — 2. Elutrolampis vittatipennis n. sp. (Fig. 35-37) $. Holotype. Fémurs postérieurs verts. Genoux postérieurs à dominante rouge vif, le lobe inférieur légèrement jaunâtre et frangé de noir ; face dorsale brun-noir ; articulations fémoro-tibiales rouges ; tibias verts à anneau basal noir. inconnu. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 $ 4,5 5,0 12,7 Pérou : Pucallpa, rio Ucuyali, 1 Ç holotype, 15-V11I-1947 (J. M. Schunke) ; U. S. National Muséum, Washington, 3. Elutrolampis ornatifemur n. sp. (J. Holotype. Teinte générale verte. Capsule céphalique rousse ; antennes bleu violacé. Élytres marron. Fémurs postérieurs verts à chevrons plus foncés ; genoux postérieurs à croissant brun et lobe ocre jaune, la face dorsale brunâtre ; condyle fémoro-tibial ocre ; tibias verts, tarses ocre. $ inconnue. Élytre 3,4-3,6 Pronotum 4,0-4,1 Fémur postérieur 10 , 0 - 11,0 393 — Fig. 29. — Tikaodacris elegantala n. sp., (J, sternum. Fig. 30-34. — Elutrolampis cinclipennis (Stâl, 1878) n. comb., cj. 30, plaque sus-anale, vue dorsale ; 31, complexe phallique de profil ; 32, le même, l’assise épiphallique enlevée ; 33, endophalle de profil ; 34, épiphalle, vue dorsale. Fig. 35-37. — Elutrolampis vittaiipennis n. sp., Ç. 35, extrémité abdominale, vue ventrale ; 36, la même de profil ; 37, la même, vue dorsale. Pérou : Madré de Bios : rio Manu, Pakitza, 1 cJ holotype, 2 (J paratypes, 1 larve $ du dernier stade, 20-V au 20-VI-1976 (C. S. Carbonell et M. Descamps) ; Muséum national, Paris. — 394 — Genre HABROLAMPIS nov. Espèce-type : Habrolampis bicolor n. sp. Distribution : Colombie (Amazonas). 1 ^. Fastigium du vertex déclive, déprimé et transverse. Antennes un peu plus longues que les fémurs postérieurs. Yeux peu saillants. Bord antérieur du disque du pronotum bisinué ; sillons transverses fins. Saillie prosternale forte, subconique, à extrémité arrondie. Lobes métasternaux contigus. Lopbi courts, en forme de crochet, divergents. Sclérites latéro-ventraux grands ; deux invaginations ventro-apicales : invagination supérieure courte, pourvue de 2 sclé¬ rites allongés au plancher, invagination inférieure plus longue. $. Lobes métasternaux subcontigus. Valves supérieures de l’oviscapte à bord externe lisse. Habrolampis bicolor n. sp. (Fig. 38-49) Descamps, 1976a : 305. (J. Holotype. Extrémité des élytres atteignant presque la plaque sus-anale. Capsule céphalique brun sombre à reflets rougeâtres ; antennes noires. Pronotum, pleures et abdo¬ men vert tendre. Pattes antérieures et médianes ocre jaune. Fémurs postérieurs verts ; Fig. 38. — Habrolampis bicolor n. gen., n. sp., (J. — 395 genoux noirs à croissant rouge et tache blanche sur le lobe inférieur. Articulations fémoro- tibiales noires, marquées de rouge dorsalement ; tibias postérieurs verts virant au brun- noir vers l’extrémité ; tarses jaunes. Elytres bleu-noir à bande jaune ; ailes rouges. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 ^ 9,1 4,2 10,8 1 $ 9,7 4,8 12,1 Fig. 39-49. — Ilabrolampis bicolor n. sp., $. 39, extrémité abdominale (J de profil ; 40, la même, vue dorsale ; 41, sternum (J ; 42, bord postérieur du pronotum (J ; 43, épiphalle, vue dorsale ; 44, complexe phallique de profil ; 45, le même, l’assise épipballique enlevée ; 4G, endoplialle de profil ; 47, extrémité abdominale $ de firolil ; 48, la même, vue ventrale ; 49, complexe plialli((ue, vue apicale. Ed., édéafre ; Inv., invagination ; i\lep., membrane épiplialliipie ; lîm, rami ; Sel., sciérile ; Sclv., sclé- rite latéro-veniral. — 396 — Colombie : Amazonas : rio Igara Parana, 30 km en aval de La Chorrera, 1 cJ bolo- type, 2 (J et 2 $ paratypes, VI/VII-1974 (M. Descamps) ; Muséum national, Paris. Genre PTEROCHROMACRIS nov. Descamps, 1977 : 195 ; n° 20. Espèce-type : Pterochromacris nemorensis n. sp. Distribution : Guyane Française. Proche du genre Habrolampis dont il se différencie comme indiqué dans la clé d’iden¬ tification générique. Pterochromacris nemorensis n. sp. (Fig. 50) Descamps, 1977 : 195 ; n° 20. $. Holotype. Face brune ; dessus et parties latérales de la tète noirs à petites taches blanches ; antennes noires. Pronotum vert à liande médiane noire. Pattes verte». Genoux postérieurs (y compris la face dorsale) orange à bords noirs ; articulations fémoro-tibiales — 397 — noires à face dorsale orange. Tibias postérieurs à moitié basale vert-jaune et moitié api¬ cale bleu-noir ; tarses ocre. Elytres brun rougeâtre à large bande claire parcourue par un trait noir sur la nervure radiale. Face inférieure du corps à alignement de plages noires. ^ inconnu. Flytre Pronotu m Fémur postérieur 1 ? 7,8 4,6 13,0 Guyane Française : Trois Sauts, Oyapock, 1 Ç holotype, 11-111-1976 (M. Descamps). -— Montagne St. Marcel, Camp Couleuvre, 1 larve du dernier stade, 20-111-1976 (M. Des¬ camps) ; Muséum national, Paris. Genre ZOUMOLAMPIS nov. Espèce-type : Ophlhalmolampis hradletji Relm, 1929. Distribution : centraméricaine. Costa Rica, Honduras. (^. Fastigium du vertex transverse. Antennes plus longues que les fémurs postérieurs. Yeu.x saillants. Pronotum à 2 fortes saillies latérales lisses et arrondies ; disque à bord postérieur excurvé. Saillie prosternale épaisse, grossièrement subhémisphérique. Lobes métasternaux contigus. Très fortement brachyptère. Huitième tergite à 2 fortes saillies ascendantes ; tergites 9 et 10 fusionnés. Plaque sus-anale (fig. 53). Plaque sous-génitale (fig. 52-54). Ancorae bien dévelopjiées ; lopin en ergot. Membrane ectophalliijue à sclérites latéro- ventraux et latéro-apicaux ; une forte invagination ventro-apicale ; rami soudés ventra- lement à l’extrémité. Ç. Lobes métasternaux peu distants. Platpie sous-génitale (fig. 61). Valves inférieures de l’oviscapte à face ventrale fortement déclive de l’extérieur vers l'intérieur sur la moitié basale. Zoumolampis bradleyi (Rehn, 1929) n. comb. (Fig. 51-61) Ophlhalmolampis hradleyi Rehn, 1929 : 10. pl. 1, fig. 1-4, pl. H, fig. 1 ; Roberts, 1973 : 58. Localité-type : Suretka Trail, between the Sixaola and Estrella Valleys ; holotype $. Académie de Philadelphie. Distributio.n : Costa Rica, Honduras. Signalisations : Costa Rica : Suretka Trail ; Osa Peninsida ; environs de Puerto Yiejo (Roberts, 1973). — 398 — Honduras : Lancetilla, près de Tela (Roberts, 1973). Comme mentionné par Roberts (1973) on note une grande variation de taille et de coloration dans le matériel provenant des 4 stations actuellement connues. Les différences de couleur portent notamment sur les élytres. On peut distinguer trois catégories (indépen¬ damment du type dont nous ne disposons pas) : 1. élytres rouges à bande blanche surmontée d’une bande noire ; vertex clair ; tarses postérieurs rouges (Lancetilla) ; 2. élytres rouges à bande noire encadrée de 2 bandes blanches ; vertex noir ; tarses postérieurs rouges (Osa Peninsula) ; 3. élytres rouges à une seule bande blanche ; vertex et tarses postérieurs verts (Puerto Viejo). Les caractères chromatiques suivants se retrouvent dans chaque catégorie ; 2 lignes blanches en arrière des yeux ; 2 taches blanches à la partie antérieure du disque du prono- tum ; cavités coxales médianes frangées de noir ; fémurs postérieurs à taches noires situées comme suit : vers le milieu de l’aire supéro-interne, à la partie antérieure de Faire supéro- externe, à l’extrémité des chevrons de Faire médiane externe, sur les chevrons postérieurs de Faire médiane interne. Élytre Pronotum Fémur postérieur Osa Peninsula Icî 4,5 3,5 9,7 Puerto Viejo 1 ^ 4,5 3,7 10,1 1$ 4,8 4,0 11,2 Lancetilla 1 ? 5,0 4,9 13,9 — 399 — Fig. 52-61. — Zournolampis bradleyi (Rehn, 1929) n. comb., $. 52, exlrémité abdominale ^ de profil : 53, la même, vue dorsale ; 54, la même, vue ventro-apicale ; 55, épipballe, vue dorsale ; 56, complexe phallique de profil ; 57, le même, l’assise épiphallique enlevée ; 58, endophalle de profil ; 59, complexe phallique, vue apicale ; 60, extrémité abdominale $ de profil ; 61, la même, vue ventrale. Inv., invagination ; Mep., membrane épiphallique ; Rm., raini ; Sel. sclérite ; Sclv., sclérite latéro- ventral. — 400 — Genre HELOLAMPIS nov. Espèce-type ; Helolarnpis nigripes n. sp. Distribution : amazonienne. Colombie (Amazonas, Putiimayo), Pérou. cj. Fastigium du vertex transverse et déprimé, horizontal. Antennes un peu plus courtes que la longueur du corps. Yeux peu saillants. Sillons transverses du pronotum larges ; bord postérieur excurvé. Saillie prosternale conique, à extrémité très largement arrondie. Espace mésosternal plus long que large ; lobes métasternaux contigus. Carènes des fémurs postérieurs à fortes saillies subconiques. Elytres (fig. 62). Plaque sus-anale (fig. 64). Lophi longs, digitiformes ; ancorae petites. Kami formant une gaine allongée ; un repli interne sclérifié constitué de 2 paires de valves soudées entre elles et entourant l’extrémité des sclérites endophalliques. Ç. Lobes métasternaux peu distants. Plaque sous-génitale simple à extrémité tron¬ quée prolongée par le guide-œuf. Clé des espèces (çJ) 1 (2) Aire médiane externe des fémurs postérieurs à 9 chevrons ponctués de noir (fig. 66) ; pattes antérieures et médianes noires ; genoux postérieurs à grande tache blanche sur les lobes externe et interne ; élytres se touchant dorsalement. 1. //. nigripes n. sp. 2 (1) Aire médiane externe des fémurs postérieurs à 7 chevrons noirs (fig. 74) ; pattes antérieures et médianes d’une autre couleur ; genoux postérieurs ocre ou orange à bande noire à l’avant et à l’arrière ; élytres distants dorsalement. 3 3 (4) Élytres plus étroits à 2 bandes blanches complètes non confondues à l’extrémité ; pronotum à 2 callosités claires et allongées traversant la métazone : plaque sous-génitale plus allongée (fig. 78). 2. H. calvitium n. sp. 4 (3) Élytres plus larges à 2 larges bandes blanches confondues à l’extrémité ; pronotum sans callosités; plaque sous-génitale plus courte (fig. 72). 3. H. militaris n. sp. 1. Helolarnpis nigripes n. sp. (Fig. 62-71) Descamps, 1976 : 304. Plaque sous-génitale (J allongée et lobes basaux de la plaque sus-anale courts ; élytres à 2 bandes blanches non confluentes à l’extrémité. La série étudiée comporte des Insectes de trois localités présentant quelques petites différences de coloration selon la provenance : 1 14) Vertex à bandes latérales claires et genoux postérieurs à tache blanche sur le lobe inférieur. ' . 2 2 (3) Fémurs postérieurs verts. rio Igara Paranâ (Amazonas) — 401 — 3 (2) Fémurs postérieurs ocre. rio Mocoa (Putumayo) 4 (1) Vertex sans bandes latérales claires et genoux postérieurs à dominante orange. . El Paujil-Orito (Putumayo) Fémur postérieur 11 , 0 - 11,1 12,0-12,5 Pronotum Fig. 62. — Helolatiipis nigripes n. gen., n. sp., (J. Colombie : Amazonas : rio Igara Paraiiâ, 30 km en aval de La Chorrera, 1 3* l'olo- type, 1 $ allotype, 2 Ç paratypes, VI-VIl-1974 (M. Descamps). Putumayo : rio Mocoa, entre Villa Garzon et Puerto Limon, 3 cî et 1 Ç paratypes, 14-XI-1968. — Entre El Paujil et Orito, 1 Ç, ll-XI-1968 (M. Descamps, E. Lagos, H. Res- TREPO et H. S.\lazah) ; Muséum national, Paris. 2. Helolampis calvitium n. sp. (Fig. 75-80) (J. Holotype. Dessus de la tète noir latéralement, brun à la partie postéro-médiane : une grande tache claire (ocre ronx) entre les yeux ; antennes ocre ; callosités de la méta- zone bordées de noir. Genoux postérieurs ocre ; tibias verts virant au bleu-noir vers l’extré- mité ; tarses ocre. $ inconnue. Élytre Pronotum Fémur postérieur Icî 3,9 3,7 10,6 517. 3 — 402 — Fig. 63-71. — Helolampis nigripes n. sp., (}, Ç. 63, extrémité abdomiiuile de profil ; 64, la même, vue dorsale ; 65, extrémilc abdominale $ de profil ; 66, ornementation du fémur postérieur ; 67, épiphalle, vue dorsale ; 68, complexe phallique de profil ; 69, le même, l’assise épiphaili([ue enlevée ; 70, endo- phallc de profil ; 71, extrémité abdominale $, vue ventrale. Fig. 72-74. — Helolampis müitaris n. sp., 72, extrémité abdominale de profil ; 73, la même, vue dor¬ sale ; 74, ornementation du fémur postérieur. Pérou : Madré de Dios : rio Manu, Pakilza, 1 (J holotype, 1 larve $ du dernier stade, 20-V au 20-VI-1976 (G. S. Carbonell et M. Descamps) ; Muséum national, Paris. — 403 — Fig. 75-8Ü. — Ilelolampis caU’iliuin n. sp., (J. 75, coniple.xc plialliiiuu dy profil ; 76, le même, l’assise épi- pliallique enleéve ; 77, extrémilé de rcndopliallc ; 78, exlréinilé abdominale de profil ; 79, épiplialle, vue dorsale ; 80, extrémité du complexe phallique, vue dorsale. 3. Helolampis militaris n. sp. (Fig. 72-7/i) Q. Flolotvpe. Genoux postérieurs rouge orangé. $ inconnue. lilytre Pronotum Fémur postérieur 1 3,8 4,0 11,5 Pérou : Loreto ; Yuriniaguas, Huallaga River, 1 (J liololype, 12-IV-192Ü (H. S. Pauisii' ; Académie de Philadelphie. Genre OTHNACRIS Descamps, 1977 DEsttAMPs, 1977 : 195 ; 208. Espèce-type : Othnacris surdasler Descamps, 1977. Distribution : guyanaise. — 404 — Fastigium du vertex peu saillant, à face dorsale subcarrée. Saillie prosternale sub¬ pyramidale à extrémité largement arrondie. Carène supéro-interne des fémurs postérieurs à échinulations fortes mais peu nombreuses. Plaque sous-génitale allongée à extrémité bimamelonnée. Complexe phallique allongé ; édéage différencié, non engainé jusqu’à l’apex ; ébauche d’arche de cingulum. $. Valves de l’oviscapte comprimées latéralement, l’extrémité non courbée ; face dorsale des valves supérieures et face ventrale des inférieures très étroites. Othnacris surdaster Descamps, 1977 (Fig. 81-91) Descamps, 1977 : 195 ; 208. Localité-type : Trois Sauts (Oyapock), holotype Ç, Muséum national, Paris. Distribution : Guyane Française, Surinam. Signalisations nouvelles : Republiek Forest, 1 ^ néallotype, 1 Ç, 19-X-1963 (D. C. Geyskes) ; coll. F. Willemse. — Nassaugebergte, 1 (J, 24-111-1919, Muséum natio¬ nal, Paris. $. Holotype. Face et [lartie inférieure des joues brun-rouge ; A'ertex à partie centrale noire bordée de 2 bandes jaunes ; une large bande noire en arrière des yeux ; partie supéro- postérieure de la joue jaune ; antennes noires. Pronotum à disque brun rougeâtre bordé de 2 larges bandes jaunes ; lobes latéraux du pronotum à partie inférieure jaune et partie supérieure noire. Pattes antérieures et médianes rouges. Fémurs postérieurs verts à taches Fig. 81. — Othnacris surdaster Descamps, 1977, $. — 405 — Fig. 82-91. — Othnacris surdasler Descanips, 1977, jJ, Ç. 82, extrémité de l’endophalle de profil ; 83, com¬ plexe phallique de profil ; 84, le même, l'assise épiphallique enlevée ; 85, extrémité de la plaque sous-géiiitale (J, vue dorsale ; 86, la même de profil ; 87, e.xtrémité abdominale $, vue ventrale ; 88, la même de profil ; 89, extrémité du complexe phallique, vue dorsale ; 90, valves supérieures de l’oviscapte, vue dorsale ; 91, épiphalle, vue dorsale. noires le long des carènes (sauf carène supéro-interne) ; quelques taches noires sur l’aire médiane externe ; genoux postérieurs (y compris la face dorsale) ocre jaune à bordures noires ; condyle fémoro-tibial jaune souligné d’un anneau noir ; tibias postérieurs vert- jaune à 1/3 apical noir ; tarses ocre. Elytres brun-rouge à bande noire encadrée de 2 bandes jaunâtres ; Ijande jaunâtre antérieure n’atteignant pas l’extrémité. — 406 Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 â 8,0 4,6 12,6 1 $ 9,0 5,5 14,0 Le (J Nassaugebergte diffère des autres exemplaires par les genoux postérieurs mar qués de rouge. Groupe Helicopacrae Genre HELICOPACRIS nov. Espèce-type : Tryhliophorus rnodestus Brimer, 1920. Distribution : amazonienne. Bolivie, Colombie, Pérou, Venezuela. cJ. Tégument creusé de cupules fortes et peu denses. Fastigium du vertex horizontal. Antennes relativement courtes mais plus longues que la tête et le pronotum réunis, plus larges à la base que la côte frontale. Saillie prosternale transverse, un peu comprimée fron- talement, à petit granule médian. Sternum concave, l’espace mésosternal légèrement trans¬ verse. Bord externe des tibias postérieurs à 6-8 épines. Elytres n’atteignant pas tout à fait la plaque sus-anale, parcourus par 3 bandes ou lignes claires séparées par 2 bandes sombres. Plaque sus-anale et cerques (fig. 93, 96). Complexe phallique (fig. 97-100). $. Sternum non concave ; plaijue sous-gcnitale simple ; valves de l’oviscaptc étroites, non dentées. Hormis les 45 exemplaires récemment cajiturés par nous au Pérou, nous avons pu examiner 12 spécimens de provenances diverses. Aucune différence morphologique n’a pu être relevée dans l’ensemble de cette série ; le type de coloration (bandes sombres partant de l’œil, divergentes vers l’arrière et limitant le disque du pronotum ; bandes des élytres) est également constant. 11 existe cependant des dilîérences chromatiques très nettes, selon les provenances, que nous interprétons, pour Tinstant, comme caractères spécifiques. Clé des espèces 1 (4) Pattes vert plus ou moins foncé. 2 2 (3) Pattes vert clair ; antennes rousses ; genoux postérieurs à lobe ocre jaune et croissant brun foncé, la face dorsale brunâtre à plage antérieure ocre jaune; condyle fémoro-tibial ocre (Pérou). i. II. viridam n. sp. 3 (2) Pattes vert très foncé ; antennes vert foncé ; genoux postérieurs très sombres, à lobe externe jaunâtre et lobe interne vert, le croissant rouge foncé, la face dorsale plus foncée que le fémur; condyle fémoro-tibial vert (Venezuela). 2. II. viridior n. sp. 4 (1.) Pattes d’une autre couleur. 5 5 (8) Pattes noires ou brun très foncé. 6 6 (7) Pattes noires ; antennes rouge brique ; genoux postérieurs rouge vif à croissant noir ; condyle fémoro-tibial rouge (Pérou). 3. H. christophei n. sp. — 407 — 7 (6) 8 f5) 9 ( 10 ) 10 (9) 11 ( 12 ) 12 ( 11 ) 13 (14) 14 (13) Pattes brun foncé, les fémurs postérieurs à traînées ocre sur Paire médiane externe ; antennes ocre jaune ; genoux postérieurs brun foncé à grande plage ocre sur le lobe inféro- externe ; condyle fémoro-tibial ocre (Venezuela). 4. 77. tachirae n. sp. Pattes d’une autre couleur, brun clair ou ocre. 9 Antennes, bandes pronotales et condyle fémoro-tibial noirs ; genoux postérieurs noirs à lobe inféro-externe ocre jaune (Pérou). 5. H. nigricornis n. sp. Antennes, bandes pronotales, condyle et genoux postérieurs jamais noirs. Il Antennes brunes ; genoux postérieurs à lobes clairs et croissant brun, la face dorsale brunâtre (Bolivie' . 6 . IL modesta (Bruner, 1920) Antennes rousses pâlissant fortement de la base vers l’extrémité ; genoux postérieurs à lobes foncés. 13 Pattes ocre roux ; disque et lobes latéraux du pronotum monochromes, bruns (Colombie). . 7. II. relicta n. sp. Pattes ocre jaune ; disque du pronotum à prozone jaune vif et métazone brun foncé ; lobes latéraux et pleures à dominante jaune vif et touches de brun (Colombie). . 8. IL hdeomandata n. sp. 1. Helicopacris viridans n. sp. Pérou : Madré de Dios : rio Manu, Pakitza, 1 cJ holotype, 1 $ allotype, 24 et 19 $ paratypes, '\ larves, 20-V au 20-\ 1-1976 (C. S. Carisonei.l et M. Descamps) ; Muséum X sJ l ' ' national, Paris. Élytre Pronotum Fémur postérieur 2 cî 9,1- 9,2 6,6-7,0 11,7-11,8 2 ? 10,5-10,6 8,6-9,1 13,.5-13,6 2. Helicopacris viridior n. sp. Venezuela : Carabobo, rio Borburata, 250 m, 1 Ç holotype, 18/23-X-1971 (J. Sal- CEDO et F. Zambrano) ; Instiluto de Zoologia, Maracay. — San Esteban, 1 Ç paratype. 12-III-1971 (F. Fernandez et F. Cerda) ; Muséum national, Paris. Élytre Pronotum Fémur postérieur 2 Ç 11,0-12,1 9,4-10,0 14,3-14,5 3. Helicopacris christophei n. sp. Pérou : Huanuco : Tingo Maria, Cueva de las Lechuzas, 670 m, 1 $ holotype, 26-XI- 1976 (T. Christophe) ; Muséum national, Paris. Elytre Pronotum Fémur postérieur 1 $ 10,7 9,3 13,5 4. Helicopacris tachirae n. sp (Fig. 92) Venezuela : Tachira, La Morita, 300 ni, 1 cj holotype et 1 (J paratype, 13/17-V-1972 (J. Salcado et A. Fernandez) ; Instituto de Zoologia, Maracay et Muséum national, Paris. Élytre Pronotum Fémur postérieur 2 S 10,5-11,0 7,5-8,0 13,6-13,8 Fig. 92. — Helicopacris tachirae n. gen., n. sp, 5. Helicopacris nigricornis n. sp Pérou : Amazonas : rio Santiago, 1 Ç paratype, 6-XII-1923 ; 1 $ holotype, 7-VIII 1929 ; 1 $ paratype, 20-X-1930 (H. Bassler) ; Académie de Philadelphie et Muséum natio¬ nal, Paris. Élytre Pronotum Fémur postérieur 2 Ç 11,5-12,0 9,3-9,6 14,5-14,6 — 409 — 6. Helicopacris modesta (Bruner, 1920) n. comb. (Fig. 93-100) Tryhliophorus modestus Bruner, 1920 : 41. Localité-type : Buena Vista (Bolivie), holotype Académie de Philadelphie Distribution : Bolivie. L’espèce n’était connue que par le type. f IG. 93-110. — Helicopacris modesta (Bruner, 1920) n. comb., (J, $. 93, extrémité abdominale (J, vue dor¬ sale ; 94, extrémité abdominale $, vue ventrale ; 95, la même de profil ; 96, cerque tJ de profil ; 97, épi- pballe, vue dorsale ; 98, complexe phallique de profil ; 99, le même, l’assise épiphallique enlevée ; 100, endophalle de profil. — 410 — Signalisations nouvelles : Bolivie : Prov. del Sara, 450 m, 1 $ (J. Steinbach) ; Académie de Philadelphie. — Tamhopata Hath, 13°5'S, 69°0'W, 1 (J, 1914 (Capts. Mailles et Vincent) ; Muséum national, Paris. l(î 1 Ç Élytre 9,5 11,6 Pronotum 6,6 9,3 Fémur postérieur 12,3 14,5 7. Helicopacris relicta n. sp. Colombie : Meta : Villavicencio, 1 Ç holotype, IV-1917 (A. Maria) ; Académie de Philadelphie. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 $ 12,8 9,5 13,3 Colomhie : Meta Philadelphie. 1 ? 8. Helicopacris luteomaculata n. sp. Villavicencio, 1 $ holotype, XlI-1923 (A. Maria) ; Académie de Élytre Pronotum Fémur postérieur 11,6 9,8 14,6 Groupe Nautiae Genre NAÜTIA Stâl, 1878 StAl, 1878 : 42, 87. Bruner, 1893 : 135. Giglio-Tos, 1898 : 43. Bruner, 1907 ; 211, 242. Kirby, 1910 : 389. Hebard, 1924 ; 107. Amedegnato, 1974 : 200. Espèce-ta'pe : Nautia flavosignata Stâl, 1878. Distributio-N : centraméricaine : Colomhie (versant du Pacifique et vallée du Magda- lena : Boyaca, Cnrdoba, El Valle, Narino), Costa Rica, Nicaragua, Panama. Cinq espèces étaient recensées par Kirby (1910). Le tableau suivant résume les trans¬ ferts génériques et les mises en synonymie ; seules demeurent classées dans le genre Nautia les espèces précédées d’un astérisque. *N. conspersipes Bruner, 1907 *N'. flavosignata Stâl, 1878 N. ornatipes Bruner, 1907-—^ Chromolampis nov. N. petasata (Rehn, 1905) = N. flaposignata Stâl, 1878. N. vittagenae Bruner, 1907 -> Adrolampis no\ 411 — Sont en outre décrites ci-dessous six espèces inédites ; sur les huit espèces à présent connues on en dénombre trois en Colombie, trois à Panama, deux à Costa Rica (dont une commune avec Panama) et une au Nicaragua. Caractéristiques du genre cj. Trapu et subfusiforme. Fastigium du vertex relativement saillant, subhorizontal ; antennes longues, ensiformes. Pronotum à 4 bandes de taches claires ; bord postérieur du disque excurvé ; saillie prosternale transverse, à protubérance subconique. Brachyptère. Plaque sus-anale à 2 lobes basaux transverses et frangés de noir. Cerques styliformes. Lophi longs et excurvés ; ancorae peu différenciées. Sclérites latéro-ventraux peu sclé- rifiés ; arche du cingulum rudimentaire. Edéage court, arrondi, engainé. Ç. Plaque sous-génitale rétrécie vers l’arrière, à bord ondulé. Valves de l’oviscapte en forme de bâtonnet (se reporter aux figures). Clé des espèces ((J, $) 1 (4) Vertex à grosse tache claire (jaune ou jaune crème) d’un seul tenant, se prolongeant sur l’espace interoculaire et sur le fastigium. 2 2 (3) Tibias postérieurs monochromes, rouges, ocre ou ocre rouge, jamais marqués de noir ; genoux postérieurs non marqués de noir ; fastigium du vertex plus étroit à l’extrémité qu’à la base ; antennes plus longues que la distance comprise entre l’extrémité du fasti¬ gium et l’extrémité des élytres ; valves supérieures de l’ovicapte à face dorsale relati¬ vement large (lig. 102). 1. A. nieridionalis n. sp. 3 (2) Tibias postérieurs marqués de noir à la base et à l’extrémité ; genoux postérieurs égale¬ ment marqués de noir ; fastigium du vertex de largeur suliégale à la base et à l’extrémité ; antennes plus courtes que la distance comprise entre l’extrémité du fastigium et l’extré¬ mité des élytres ; valves supérieures de l’oviscapte à face dorsale très étroite (fig 106). . 2. N. rolomhiae n. sp. 4 (1) Vertex à 1 ou 2 taches claires de très petite taille ne se prolongeant pas sur l’espace inter¬ oculaire ni sur le fastigium. 5 (6) Élytres plus longs que la distance comprise entre l’extrémité du fastigium et le bord postérieur du disque du pronotum. Fémurs postérieurs densément ponctués de noir ; valves de l’oviscapte étroites, en bâtonnet, les inférieures plus courtes que les supérieures (fi. 111). . .. 3. N. flavosignata Stâl, 1878. 6 (5) Élytres plus courts que la distance comprise entre l’extrémité du fastigium et le bord postérieur du disque du pronotum. 7 7 (12) Élytres nettement plus longs que le pronotum. 8 ^ /«-vv 1. .. . *1 '11 If.'* 1 . • ! 8 (9) Antennes nettement moins larges à la base que le fastigium du vertex en son point le plus étroit (vue dorsale) ; bandes claires des élytres confluentes ; face dorsale des valves supérieures de l’oviscapte plus étroite (fig. 115). 4. TV. ayapelana n. sp. 9 (8) Antennes nettement plus larges à la base que le fastigium du vertex en son point le plus étroit (vue dorsale) ; bandes claires des élytres séparées par un fin trait sombre : face dorsale des valves supérieures de l’oviscapte plus large (fig. 118, 122). 10 10 (11) Fémurs postérieurs densément ponctués de sombre; antennes beaucoup plus larges; élytres atteignant le bord postérieur du 4® tegrite ; plaque sous-génitale $ à extrémité plus étroite et bord moins sinué (fig. 119). b. N. conspersipes Bruner, 1907 412 — 11 (10) Fémurs postérieurs monochromes ; antennes moins larges ; élytres atteignant le bord postérieur du 3® tergite ; plaque sous-génitale Ç à extrémité plus large et bord fortement sinué (fig. 121). 6. N. crassipes n. sp. 12 (7) Élytres plus courts ou de longueur subégale à celle du pronotum. 13 13 (14) Valves inférieures de l’oviscapte bien plus courtes que les valves supérieures, de section circulaire, à extrémité largement arrondie ; valves supérieures à face dorsale moins large et bords latéraux non saillants (fig. 124-125). 7. N. panamae n. sp. 14 (13) Valves inférieures de l’oviscapte atteignant presque l’extrémité des valves supérieures, de section triangulaire, à bord externe saillant ; valves supérieures à face dorsale plus large et bords latéraux coupants (fig. 128-129). 8. N. costaricensis n. sp. 1. Nautia meridionalis n, (Fig. 101-105, 138) Antennes moyennement larges à la base, de coloration brune, le 3® article du pédi- celle de largeur subégale à celle de la côte frontale. Teinte générale brun-rouge ; pattes antérieures et médianes ocre. Fémurs postérieurs uniformément verts à genou uniformément terne. Nautia meridionalis n Le matériel étudié comporte deux catégories d’insectes que nous différencions à l’écbe Ion de la sous-espèce : 1 (2) Lobes latéraux du pronotum à taches blanches constituant une bande fragmentée allant du bord antérieur au bord postérieur ; dessus de la tête à 2 lignes rétro-oculaires claires. . N. rn. meridionalis n. subsp. — 413 — 2 (1) Lobes latéraux du pronotum sans bande claire continue (seulement 2 petites taches entre les sillons 1 et 2 et 2 points superposés et distants entre les sillons 2 et 3) ; dessus de la tête sans lignes rétro-oculaires. N. m. altitudinis n. subsp. Nautia m. meridionalis n. subsp. Élytre Pronotum Fémur postérieur 3 (ÿ 8,6- 9,5 4,3-4,6 11,8-12,5 2 Ç 11,5-11,6 5,5-5,6 15,1-15,5 Colombie : Narino : Guayacana, 300 m, 1 $ holotype, 1 ^ allotype, 1 Ç paratype, 3 larves, 18-X1-1967. — Entre Guayacana et El Diviso, 90 m, 12 et 6 $ paratypos, 3 larves, 20-X1-1968 (M. Descamps, R. Restuepo et II. Salazar). El Valle : Anchicaya, 300 m, 1 (J paratype, 2 larves, 10/14-X-1970 (M. Descamps) ; Muséum national, Paris. Nautia m. altitudinis n. sul)sp. Elytre Pronotum Fémur postérieur 1 S 7,5 4,4 11,6 Colombie : .Xarino ; .lunin, à 10 km de Rarbacoa, 1 000 m, 1 holotype, 22-XI-1968 (M. Descamps, R. Restrepo, II. Salazar) ; Muséum national, Paris. 2. Nautia colombiae ii. sp. (Fig. 106-109, 136-137) $. Holotype. .\ntennes étroites à la Ijase, de coloration brun-rouge, le 3® article du pédicelle un peu plus large que l’espace interoculaire. Rande claire des lobes latéraux du pronotum large, interrompue seulement par les sillons. Teinte générale chocolat. Pattes antérieures et médianes vertes. Fémurs postérieurs verts ; genoux à croissant brun, une tache claire (crème) dorsale et une autre sur les lobes inférieurs, le reste noir. Tibias posté¬ rieurs A'erts marqués de noir aux extrémités ; tarses ocre. Elytre Pronotum Fémur postérieur 1 ^ 8,8 4,0 10,8 2 $ 11,0-11,2 5,0 13,3-13,9 Colombie ; Cùrdoba : Hacienda El Torno de .Matamoros, entre Monteria et Tierra Alta, 1 $ holotype et 1 $ paratype, 6-1-1968 ; 1 $ paratype, 1-1-1968 ; 1 allotype, 2-1- 1968 (M. Descamps). — Ayapel, Cano Seco, 1 Ç paratype, 26-1-1968 (M. Descamps et V. Lobatôn) ; Muséum national, Paris. Royaca ; Muzo, 1 $, 1914 (Fr. A. Maria) ; Académie de Philadelphie. Chez la femelle du Royaca les genoux postérieurs sont marqués de rouge orangé et non de crème comme ceux du Côrdoba. 414 — Fig. 102-105. — Naiilia meridionaUs ii. sj)., 102, valves supérieures de l’oviscaple, vue dorsale ; 103, extrémité abdominale, vue ventrale ; 104, disque du pronotum ; 105, profil de la tête. Fig. 106-109. —• Naulia colombiae n. sp., $. 106, extrémité abdominale, vue ventrale ; 107, valves supé¬ rieures de l’oviscaple, vue dorsale ; 108, profil de la tête ; 109, disque du pronotum. Fig. 110-113. — Naulia flauosignata Stâl, 1878, $. 110, valves supérieures de l’oviscapte, vue dorsale : 111, extrémité abdominale, vue ventrale ; 112, disque du pronotum ; 113, profil de la têle. Fig. 114-117. — Naulia ayapelana n. sp., $. 114, extrémité abdominale, vue ventrale ; 115, valves supé¬ rieures de l’oviscapte, vue dorsale ; 116, profil de la tête ; 117, disque du pronotum. — 415 — 3. Nautia flavosignata Stâl, 1878 (Fig. 110-113) Nautia flavosignata Stâl, 1878 : 87 ; Bruner, 1907 : 243. Nautia flavomarginata Stâl, 1878 ; Kirby, 1910 : 389. Oedalometopon petasatum Rehn, 1905 : 418, fig. 19, 20. Nautia petasata, Bruner, 1907 : 243 ; Kirby, 1910 : 389 ; Roberts, 1973 : 58. N. syn. Localité-type : Panama, holotype $, Muséum de Vienne. Distribution : Costa Rica : Carrillo (Rehn, 1905). — Puerto Viejo (Roberts, 1973) Les types de N. flavosignata et N. petasata ont été comparés et trouvés identiques à part une nette différence de taille et quelques détails de coloration : taille plus grande bande claire des lobes latéraux du pronotum à grandes inclusions brunes et tache claire du disque du pronotum entre les sillons 3 et 4 non fragmentée chez le type de flavosignata Des différences chromatiques du même ordre s’observent chez les deux mâles de Puerto Viejo rapportés à cette espèce. Fastigium du vertex fortement saillant. Antennes larges à la base, de coloration brun- rouge, le 3® article du pédicelle plus large que la côte frontale. Teinte générale marron ■ bande claire des lobes latéraux du pronotum à inclusions brunes ; pattes antérieures et médianes vertes ; genoux postérieurs brunâtres à arcade noire sur le bord supérieur • tibias postérieurs verts virant à l’ocre vers l’extrémité ; tarses ocre. Élytre Pronotum Fémur postérieur 2 cî 7,5-8,1 5,0-5,2 11,0-12,8 2 Ç 14,2 (1 ex.) 7,4-7,9 10,8 (1 ex.) 4. Nautia ayapelana n. sp. (Fig. 114-117, 132-135) $. Holotype. Antennes moyennement larges à la base, de coloration brune. Teinte générale marron foncé ; bande claire des lobes latéraux du pronotum très fragmentée Pattes antérieures et médianes ocre ; fémurs postérieurs verts, légèrement ponctués de vert plus foncé ; genoux postérieurs brun verdâtre à arcade noire sur le bord supérieur • tibias postérieurs vert-jaune, vert foncé à la face interne ; tarses ocre. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 â 6,0 4,0 10,5 1 $ 7,4 4,8 12,5 Colombie : Cordoba : Ayapel, Cano Seco, 1 $ holotype, 1 ^ allotype, 1 larve 26-1- 1968 (M. Descamps et V. Lobatôn) ; Muséum national, Paris. — 416 — 5. Nautia conspersipes Brimer, 1907 (Fig. 118-120) Bruner, 1907 : 243. Kirby, 1910 : 389. Mebard, 1924 : 107. Localité-type : Cliontales, holotype $, Académie de Philadelphie. Distribution : Nicaragua. L’espèce ne nous est connue que par le type. $. Holotype. Antennes très larges à la base, de coloration brun-rouge. Teinte géné¬ rale marron ; bande claire des lobes latéraux du pronotum large, interrompue seulement par les sillons ; pattes antérieures et médianes verdâtres ; genoux postérieurs ocre à arceau noir ; tibias postérieurs verdâtres, virant à l’ocre vers l’extrémité ; tarses ocre. Elytre l’ronotuin Fémur postérieur 1 Ç 10,0 6,2 15,0 I). Nautia crassipes n. sp. (Fig. 121-123) Ç. Holotype. Troisième article du pédicelle aritennaire de largeur subégale à celle de la côte frontale. Henoux postérieurs verts à croissant ocre surmonlé d’un arc noir; tibias postérieurs ocre. Llytre Pronotum Fémur postérieur 2 c? 6,4-7,2 4,4-4,5 10,5-11,1 1 Ç 8,9 6,0 13,7 Panama : Gatun, Canal Zone, 1 $ holotype étiquetée de ia main de Hebard : Nautia flai>osignata Stâl, topotype « Panama », 25/31-Vl 1-1916 (I). E. IIarrower) ; Académie de Philadelphie. — Barro Colorado Island, Canal Zone, 1 (J allotype, 14-V1-1939; U.S. National Muséum, Washington ; id. 1 (J paratype ; Muséum national, Paris. 7. Nautia panamae n. sp. (Fig. 124-126) Ç. Holotype. Troisième article du pédicelle antennaire de largeur subégale au double de celle de la côte frontale. Elytres à bandes claires larges, séparées par un lin trait noir ; partie claire soulignée d’une bande franchement noire. Fémurs postérieurs verts ; genoux vert-jaune à arc supérieur noir se prolongeant en avant du lobe inférieur, ce dernier vert- jaune ; tibias ocre, plus clairs vers l’extrémité. Fi<;. 118-120. — Xautia conupersipes Bruner, 1907, $. 118 valves supérieures de l'oviscapte, vue dorsale ; 119, extrémité abdominale, vue ventrale ; 120, disque du pronolum. Fin. 121-123. —■ Xaulia cmssipes, n. sp., Ç. 121, e.xtrémité abdominale, vue ventrale ; 122, valves supé¬ rieures (le l’oviscapte, vue dorsale ; 123, dis(|ue du pronotum. Fju. 124-126. — Nautia panamae n. sp., $. 124, extrémité abdominale, vue ventrale; 12.5, valves supé¬ rieures de l’oviscapte, vue dorsale ; 126, discjuc du pronolum. Fin. 127-129. — Nautia costaricensis n. sp., Ç. 127, discpio du jironotum ; 128, extrémité abdominale, vue ventrale ; 129, valves supérieures de l’oviscapte, vue dorsale. l'iG. 130-131. — Drypetacris nigroviüata n. sp., 2. 130, extrémité abdominale, vue ventrale ; 131, valves supérieures de l’oviscapte, vue dorsale. 517, 4 — 418 — Fig. 132-135. — Nautia ayapelana n. sp., (^. 132, complexe phallicpie de profil ; 133, le meme, l’assise épiphallique enlevée ; 134, extrémité de l’endophalle de profil ; 135, épiphalle vue dorsale. Fig. 136-137. — Nautia coloinbiae ii. sp., (J. 136, épiphalle, vue dorsale ; 137, complexe phallique de profil. Fig. 138. — Naiitia meridionalis n. sp., çj, eiidophalle de profil. (J inconnu. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 Ç 7,5 6,2 13,2 Panama ; Barro Colorado Island, Canal Zone, 1 Ç holotype 22-VII1-1928 ; U.S. Natio¬ nal Muséum, Washington. — 419 — 8. Nautia costaricensis n. sp. (Fig. 127-129) Naulia flavosignata : Roberts, 1973 ; 57. $. Holotype. Troisième article du pédicclle aiitennaire de largeur suhégalc à celle de la côte frontale. Bandes claires des élytres presque confluentes ; bande claire des lobes latéraux du pronotum peu fragmentée. Pattes antérieures et médianes ocre ; fémurs posté¬ rieurs verts ; genoux postérieurs ocre jaune à arceau noir ; tibias postérieurs et tarses ocre. Elytre Pronotum Fémur postérieur 1 S 5,,5 4,8 11,0 1 Ç 6,7 6,3 — Costa Rica : Osa Peninsula, Rincon, 1 Ç holotype, 7/20-II-1967 ; 1 allotype, l-III- 1966 (11. R. Roberts) ; Académie de Philadelphie. Genre DRYPETACRIS nov. Espèce-type : Drypelacris nigroi’ütala n. sp. Distribution : centraméricaine. Colombie (Cùrdoha). $. Trapue et subfusiforme. Fastigium du vertex subhorizontal et moyennement sail¬ lant. Antennes ensiformes, aussi larges à la base que la côte frontale. Bord postérieur du disque du pronotum fortement excurvé. Saillie prosternale pyramidale, à extrémité étroi¬ tement arrondie. Microptère ; élytres étroitement distants mais ne se touchant pas dorsa- lement, à grandes aréoles. Plaque sous-génitale (fig. 130). Valves inférieures de l’ovis- capte très courtes ; valves supérieures à bord interne saillant. inconnu. Drypetacris nigrovittata n. sp. (Fig. 130-131, 139) $. Holotype. Teinte générale verte. Antennes noires ; une bande claire à inclusions brunes allant en oblique de la base des antennes à la l^e paire de hanches. Elytres brun- roux à bande médiane noire. Pattes antérieures et médianes d’un vert plus foncé que l’en¬ semble. Fémurs postérieurs vert-jaune ; genoux à croissant roux surmonté d’un arceau noir, le reste vert d’eau ; tibias postérieurs et tarses vert d’eau. Élytre 1 $ 8,5 Pronotum 7,0 Fémur postérieur 15,0 — 420 — Fig. 139. — Drypetacris nigroviUata n. gen., n. sp., Ç. Colom]}ie ; Côrdoba : Ayapel, Cano Seco, 1 $ holotype, 26-1-1968 (M. Descamps et Y. Lobatôn) ; Muséum national, Paris. Genre PSEUDONAUTIA nov. Espèce-type ; Taeniophora geniculata Stâl, 1873. Distribution : amazonienne et guyanaise, forêt atlantique brésilienne : Bolivie, Bré¬ sil, Colombie, Guyanes, Pérou, Venezuela. Proche du genre Nautia dont il se différencie par l’habitus moins fusiforme et comme indiqué dans la clé d’identification des genres, l'ous les Pseudonautia sont caractérisés par : — 4 alignements de taches claires sur le pronotum, — une bande claire transjugale, — des élytres à 2 bandes claires, sauf P. guyanensis à tète et pronotum monochromes et P. parvipennis à lobes latéraux du pronotum dépourvus de taches claires. Clé des espèces $) 1 (34) Elytres se recouvrant ou se touchant dorsalement, dépassant toujours le bord postérieur du 2® tergite. 2 2 (5) Genoux postérieurs entièrement noirs. .3 3 (4) Pronotum sans marques claires ; fémurs postérieurs non marqués de noir ; élytres attei¬ gnant le bord postérieur du 4® tergite. P. guyanensis n. sp. 421 — 4 (3) 5 (2) () (13) 7 (8) 8 (7) 9 (10) 10 (9) 11 ( 12 ) 12 ( 11 ) 13 (6) 14 (27) 15 (16) 16 (15) 17 (18) 18 ((17) 19 (20) 20 (19) 21 (24i 22 f23) 23 (22) 24 (21) 25 (26) 26 (25) 27 (14) 28 (29) 29 (28) Pronotum à marques claires ; fémurs postérieurs à grandes taches noires ; élytres attei¬ gnant le bord postérieur du 3® tergite. 2. P. rowelli n. sp. Genoux postérieurs bicolores et pronotum toujours marqué de clair. 6 Valves supérieures de l’oviscapte à face dorsale plus large ; valves inférieures à bord externe saillant (fig. 143-144). 7 Elytres plus longs, dépassant le bord postérieur du 4® tergite ; dessus de la tête à grande tache médiane de coloration ocre, se prolongeant sur le fastigium. 3. P. tonnilis n. sp. Élytres plus courts, ne dépassant pas le bord postérieur du 3® tergite ; dessus de la tête sans tache ocre. 9 Sillons du pronotum larges ; valves inférieures de l’oviscapte très nettement plus courtes (fig. 146) ; genoux postérieurs marqués de jaune. 4. P. humillima n. sp. Sillons du pronotum fins ; valves inférieures de l’oviscapte plus longues (fig. 143) ; genoux postérieurs marqués de rose ou de rouge orangé. 11 Antennes plus épaisses ; espace interoculaire plus étroit que la base du flagelle anten- naire ; fémurs postérieurs non ponctués de noir. . 5. P. geniculapicta (Brimer, 1920) n. comb. Espace interoculaire de largeur subégale à la base du flagelle antennaire ; fémurs posté¬ rieurs à carènes ponctuées de noir. 6. P. manuana n. sp. Valves supérieures de l’oviscapte à face dorsale plus étroite ; valves inférieures comprimées latéralement, très étroites (fig. 148-149). 14 Fémurs postérieurs verts ou vert-jaune, généralement maculés de noir. 15 Elytres Ç atteignant le bord postérieur du 5® tergite ; valves de l’oviscapte beaucoup plus longues (fig. 148) et antennes plus larges à la base ; lobes latéraux du pronotum sans tache claire entre les sillons 2 et 3. 1. P. splendens n. sp. Élytres 2 n’atteignant pas le bord postérieur du 5® tergite ; valves de l’oviscapte plus courtes (fig. 155) et antennes moins larges à la base ; lobes latéraux du pronotum à tache claire entre les sillons 2 et 3. 17 Fémurs postérieurs non maculés de noir; pattes antérieures et médianes rouges. . 8. P. machigenga n. sp. Fémurs postérieurs maculés de noir ; pattes antérieures et médianes d’une autre cou¬ leur. 19 Fémurs antérieurs et médians non ponctués ; pronotum, pleures et 1®“'® tergites abdomi¬ naux noirs. 9. P. nigrithorax n. sp. Fémurs antérieurs et médians ponctués ; pronotum, pleures et 1®’’® tergites abdominaux d’une autre couleur. 21 Profil du pronotum incurvé ; genoux postérieurs marqués de rouge orangé très vif ; tarses rouges ; élytres $ atteignant le bord postérieur du 4® tergite. 22 Bandes claires du pronotum larges (fig. 154) ; fémurs antérieurs plus courts et taches noires des fémurs postérieurs plus petites (fig. 156). . 10. P. geniculata (Stâl, 1873) n. comb. Bandes claires du pronotum plus étroites (fig. 157) ; fémurs antérieurs nettement plus fins et plus longs; taches noires des fémurs postérieurs plus grandes (fig. 158). . 11. P. rnaculipes n. sp. Profil du pronotum subrectiligne ; genoux postérieurs et tarses d’une autre couleur ; élytres $ atteignant le bord postérieur du 3® tergite. 25 Fémurs postérieurs à grandes taches noires (fig. 197) genoux postérieurs marqués de vert clair. 12. P. heckeri n. sp. Fémurs postérieurs à petites taches noires (fig. 199) ; genoux postérieurs marqués de jaune orangé. 13. P. roppai n. sp. Fémurs postérieurs rouges, orange ou ocre, maculés ou non. 28 Pattes antérieures et médianes ainsi que les tibias postérieurs de coloration noire. — Fémurs postérieurs à taches noires (fig. 160). 14. P. nigripes n. sp. Pattes antérieures et médianes d’une autre couleur. 30 — 422 — 30 (31) Pronotum sans tache claire entre le sillon typique et le précédent (fig. 163) ; fémurs posté¬ rieurs ocre à grandes taches rouge lie-de-vin (fig. 164) ; fémurs antérieurs et médians ocre, fortement tachetés. 15. P. ochraceipes n. sp. 31 (30) Pronotum à tache claire entre le sillon typique et le précédent ; fémurs postérieurs d’une autre couleur, non ou peu tachetés ; fémurs antérieurs et médians non ou peu tache¬ tés . 32 32 (33) Profil de la face très nettement incurvé au niveau de l’ocelle médian ; 1’'® tache claire du disque du pronotum circulaire, n’atteignant pas le bord antérieur (fig. 165) ; fémurs postérieurs orange. 16 P. aveUinoi n. sp. 33 (32) Profil de la face rectiligne ; 1''® tache claire du disque du pronotum allongée (fig. 166) ; fémurs postérieurs rouges à quelques points noirs sur la carène inféro-externe. . 17. P. rubripes n. sp. 34 (1) Élytres latéraux, ne se touchant pas dorsalement, n’atteignant pas le bord postérieur du 2® tergite. 35 35 (36) Forme générale plus trapue ; valves de l’oviscapte plus longues et plus larges (fig. 168) ; tibias postérieurs bicolores, l’extrémité rouge ainsi que les tarses. . 18. P. valida (Hebard, 1923) n. comb. 36 (35) Forme générale moins trapue ; valves de l’oviscapte phis courtes et plus étroites (fig. 170, 172) ; tibias postérieurs et tarses jamais rouges. 37 37 (38) Lobes latéraux du pronotum monochromes. 19. P. parvipennis n. sp. 38 (37) Lobes latéraux du pronotum à alignement de taches claires. 39 39 (42) Valves supérieures de l’oviscapte à face dorsale plus étroite (fig. 174) ; carènes des fémurs postérieurs ornées de points noirs. 40 40 (41) Pattes ocre ; genoux postérieurs à marques blanc sale ; tibias postérieurs bruns ; teinte générale brtin foncé. 20. ]*. aigrvpicla n. sp. 41 (40) Pattes vertes ; genoux postérieurs à marques jaunes ; tibias postérieurs verts ; teinte générale brun clair et vert. 21. P. rentzi n. sp. 42 (39) Valves supérieures de l’ovisea[ite à face dorsale plus longue (fig. 178) ; carènes O. charpentieri Desc. et Amedeg., 1970 —> O. cinctipennis Stâl, 1878 —> *0. colibri Saussure, 1859 O. dichroa Gerstaecker, 1889 —> O. geniculapicta (Stâl, 1873) —> O. geniculata (Stâl, 1873) —^ O. melanotus Günther, 1940 O. modesta Gerstaecker, 1889 —>• O. ornatipes (Bruner, 1907), Desc. et Amedeg., O. osae Roberts, 1973 —>■ *0. oyampi Descamps, 1977 *0. placita Descamps, 1977 Coscineuta Stâl, 1873, Hebard, 1923 Zoumolampis nov. Euprepacris Descamps, 1977 Elutrolampis nov. Saltonacris Descamps, 1976 Pseudonautia nov. Pseudonautia nov. Parophthalmolampis nov. Poecilocloeus Bruner, 1910, Descamps, 1976 1970 —Chromolampis Descamps, 1977 Caenolampis nov. — 441 — O. pulchripes Gerstaecker, 1889 0. punicea Gerstaecker, 1889 0. speciosissima Gerstaecker, 1889 O. trochilus (Gerstaecker, 1873) O. valida Hebard, 1923 0. yersini Saussure, 1859 —>• Coscineutu Stâl, 1873, Hebard, 1923 Cercoceracris Descamps, 1976 —>■ Parophthalmolampis nov. —Coscineuta Stâl, 1873, Hebard, 1923 ^ Pseudonautia nov. -> Phalaca I. Bolivar, 1906 (région orientale) Huit espèces inédites sont décrites ci-dessous. Dans sa conception actuelle le genre Ophlhalmolampis doit encore constituer un ensemble composite. Caractéristiques du genre (^. Taille moyenne, trapu, subcylindrique. Fastigium du vertex peu saillant ; antennes filiformes. Saillie prosternale subpyramidale à extrémité mucronée. Espace mésosternal longitudinal ou subcarré ; lobes métasternaux contigus. Brachyptère ; élytres typiquement à bande rouge encadrée de 2 bandes blanches. Fémurs postérieurs à carènes supérieure et inférieure toujours ponctuées de noir ; carène supéro-externe typiquement ponctuée de noir. Caractères et provenance des espèces du genre Ophlhalmolampis Genoux bicolores Fémurs marqués de noir Elytres à 2 bandes blanches Bande transjugale Bandes pronotales incurvées Provenance 1. 0. fervida + — + + — Brésil (Para) 2. 0. truculenta + — + + — Colombie 3. 0. colibri + — + + — Guyane 4. 0. willemsei + — + + — Guyane 5. 0. oyampi + — + + — Guyane 6. 0. placita + — + + — Guyane 7. 0. torosa — — + + — Guyane 8. 0. albolineata — — + + + Bolivie 9. 0. secura + + + + — Colombie 10. 0. delusor — + + — — Colombie 11. 0. carrascoi — — — — + Pérou 12. 0. pakitza — — — + + Pérou — 442 — Lophi comprimés dorso-ventralement, tronqués ; ancorae de petite taille. Sclérites latéro-ventraux petits ; 2 invaginations ventro-apicales ; ouverture de l’invagination supé¬ rieure laissant apparaître 2 lobes ventraux et 2 lobes dorsaux (fig. 236). Ç. Plaque sous-génitale se terminant en triangle, à bord plus ou moins sinueux. Pour les valves de l’oviscapte se reporter aux figures. 1 ( 20 ) 2 (17) 3 (14) 4 (5) 6 ( 11 ) 7 (8) 8 (7) 9 (10) 10 (9) 11 12 (13) 13 (12) 11 ^ 3 ) 1,3 (16) 16 (15) 17 (21 18 (19) 19 (18) 20 ( 1 ) 21 ( 22 ) Clé UES ESPÈCES ((^, Ç) Élytres à 2 bandes blanches séparées par une bande rouge. 2 Fémurs postérieurs à chevrons de faire médiane externe non marqués de noir... 3 Genoux postérieurs à grande tache claire (blanche, jaune ou rouge) sur les lobes externe et interne. 4 Bandes claires du pronotum légèrement mais nettement incurvées ; tache claire des lobes géniculaires postérieurs n’atteignant pas le bord inférieur. Plaque sous-gémtale Ç à extrémité large, formant 2 angles de part et d’autre du guide-œuf (lig. 216). 1. O. fen’ido n. sp. Bandes claires du pronotum non incurvées ; tache claire des lobes géniculaires atteignant le bord inférieur. 6 Lobes géniculaires des fémurs postérieurs à tache blanche ou crème. 7 Genoux postérieurs à croissant ronge ; tibias et tarses postérieurs rouges ; i)la(|ue sus- anale cj non niar([née de noir au-delà de la suture transverse. 2. O. truculenla n. sp. Genoux postérieurs à croissant d’une autre couleur ; tibias et tarses postérieurs non ou non complètement rouges ; plaque sus-anale d* marquée de noir au-delà de la suture trans¬ verse . 9 Genoux postérieurs noirs sauf la tache claire des lobes inférieurs ; carène supéro-externe des fémurs postérieurs sans points noirs. 3. O. colibri Saussure, 1859 Genoux postérieurs brun rougeâtre sauf la tache claire des lobes inférieurs ; carène supéro- externe des fémurs postérieurs à points noirs. 4. O. willemsei n. sp. Lol)es géniculaires des fémurs postérieurs à tache rose ou rougeâtre. 12 Tibias à dominante rouge ; plaque sous-génitale Ç à extrémité étroite, triangulaire. . . . . 5. O. oyampi Descamps, 1977 Tibias postérieurs à dominante verte ; plaque sous-génitale $ à extrémité large, anguleuse de part et d’autre du guide-œuf (fig. 2Î8). 6. O. placita Descamps, 1977 Genoux postérieurs sans tache claire. 15 Bandes claires du pronotum rectilignes ; genoux postérieurs entièrement noirs ; tibias jjoslérieurs verts ; plaque sous-génitale Ç anguleuse de part et d’autre du guide-œuf (lig. 211). 1.0. torosa n. sp. Bandes claires du pronotum incurvées ; genoux postérieurs à croissant rouge et lobe vert foncé : tibias postérieurs rouges ; plaque sous-genitale Ç incurvée de part et d’autre du guide-œuf (lig. 215). 8. O. albolineala Brimer, 1913. Fémurs postérieurs à chevrons de faire médiane externe marqués de noir (fig. 214, 2421. .. 18 Genoux postérieurs à grande tache blanche atteignant le bord inférieur ; chevrons des fémurs postérieurs à lignes noires complètes, étroites et irrégulières ; tibias postérieurs à dominante verte (fig. 242). 9. O. .récura n. sp. Genoux postérieurs sans tache claire ; chevrons des fémurs postérieurs à larges taches noires ; tibias postérieurs rouges (fig. 214). 10. O. delusor n. sp. Élvtres à une seule bande ou ligne blanche précédant une bande rouge. 21 Chevrons de faire médiane externe des fémurs postérieurs finement marqués de rouge ; seconde ligne blanche des élytres amorcée à la base ; genoux postérieurs ocre, marqués de sombre à la face dorsale et à l’avant des lobes. 11. O. carra.icoi n. sp. 22 (21) Chevrons de l’aire médiane externe des fémurs postérieurs non marqués de rouge ; pas d’amorce de 2® ligne blanche sur les élytres ; genoux postérieurs vert foncé à croissant rouge. 12. O. pakitza n. sp. Fig. 210. — Ophthahnolampis pakitza ii. sp., cj. 1. Ophthalmolampis fervida n. sp. (Fig. 216-217) $. Holotype. Capsule céphalique brun verdâtre ; antennes bleu-noir. Dessus de la tête, disque du pronotum et élytres brun sombre ; lobes latéraux du pronotum, pattes antérieures et médianes, fémurs postérieurs ocre rouge ; genoux postérieurs noirs à tacbe jaune ; condyle fémoro-tibial à tache dorsale jaune. Tibias et tarses postérieurs verts. inconnu. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 $ 10,5 5,6 13,5 Brésil ; Para : Parintins, 1 $ bolotype, 2-X-1919 (H. S. Parish) ; Académie de Phila¬ delphie. 2. Ophthalmolampis truculenta n. sp. (Fig. 220, 234-239) Descamps, 1976a : 305. Ç. Holotype. Vertex brun. Disque du pronotum brun chocolat ; lobes latéraux et pleures vert-jaune. Elytres brun rougeâtre. Pattes antérieures et médianes ocre rouge. Fig. 211-212. — Ophlhalmolampis torosa n. sp., $. 211, extrémité abdominale, vue ventrale ; 212, la même de profil. Fig. 213-214. — Ophthalmolampis delusor n. sp., $. 213, extrémité abdominale, vue ventrale ; 214, orne¬ mentation du fémur postérieur. Fig. 215. —■ Ophthalmolampis albolineata Bruner, 1913, $, extrémité abdominale, vue ventrale. Fig. 216-217. — Ophthalmolampis feroida n. sp., Ç. 216, extrémité abdominale, vue ventrale ; 217, fasti- gium du vertex, vue dorsale. Fig. 218-219. — Ophthalmolampis placita Descamps, 1977, Ç. 218, extrémité abdominale, vue ventrale ; 219, fastigium du vertex, vue dorsale. Fig. 220-221. — Extrémités abdominales d’Ophthalmolampis Ç, vue ventrale ; 220, O. truculenta n. *p. ; 221, O. colibri n. sp. Fig. 222-227. — Extrémités abdominales $ et valves supérieures de l’oviscapte de Parophthalmolampis ; 222-223, P. singularis n. sp. ; 224-225, P. speciosissima (Gerstaecker, 1889) n. coinb. ; 226-227, P. ochra- cea n. sp. 445 — Fémurs postérieurs vert-jauiie ; genoux à croissant rouge surmonté fi’un arc noir ; lobes inférieurs à tache blanche encadrée de noir ; face dorsale rouge, marquée de brun vers le milieu ; condyle fémoro-tibial noir à bande transverse rouge. Elytre Pronotum Fémur postérieur 2 ^ 11,3-11,5 5,5 12,1-12,8 2 Ç 11,6-11,9 6,2-6,3 13,7-14,0 Colombie : Amazonas : rio Igara Paranâ, 30 km en aval de La Cborrera, 1 Ç holo- type, 1 cj allotype, 2 cj et 2 $ paratypes, 2 larves, Vl/V 11-1974 (M, Descamps) ; Muséum nalional, Paris. 3. Ophthalmolampis colibri Saussure, 1859 (Fig. 221, 232-233) Ommatolampis (Ophthalmolampis) colibri Saussure, 1859 : 394. Ophthalmolampis colibri : Kiiîby, 1910 : 389 ; Rehn, 1913 : 89 ; Lieber.m.vnx, 1945 ; 4, 11 ; Des¬ camps et .\mri)egnato, 1970 : 864; Descamp.s, 1977 ; 195 ; 212. Ommatolampis colibri : M alkeii, 1871 ; 70. Locai.iti';-TYPE : Guyane, liolotype (^, Muséutn de Genève. Distiuiujtiox : Surinam, Guyane Française. L’espèce qui n’élail connue (|ue par le type et r(îxenq)laire $ signalé de Surinam par Rehn (1913) a été retrouvée récemment en Guyane Française, Trois Sauts (Oyapock), Descamps (1977). (J. liolotype. Vertex, distjue du pronotum et élytres bruns ; lobes latéraux du prono¬ tum brun rougeâtre. Pattes antérieures <^t médianes ocre. 4’ibias postérieurs \erdâtres virant au brun vers rextréniité ; tarses grisâtres. Elytre Pronotum Fémur postérieur 2 cJ 11,1-11,5 5,5-5,7 13,1-13,3 1 $ 12,7 6,7 14,5 4. Ophthalmolampis willemsei ti. sp. (Fig. 248-249) Holotype. Très proche d’O. colibri dont il se différencie par la taille plus grande, la forme de l’édéage (fig. 248) et par les caractères mentionnés dans la clé ci-dessus. Ç inconnue. Elytre Pronotum Eémur postérieur 1 cî 14,0 6,5 15,4 Surinam : Wiaxia bank, km 12,1, 1 liolotype, 25-XI-lî)4() ; coll. F. Wilee.mse. — 446 Fig. 228-231. — Peruviacris brunnem’illala n. sp., (J. 228, plaque sus-anale, vue dorsale ; 229, cerque de profil ; 230, édéage de profil ; 231, épiphalle, vue dorsale. Fig. 232-233. — Ophthalmolampis colibri Saussure, 1859, i^. 232, édéage de profil ; 233, épiphalle, vue dorsale. Fig. 234-239. — Opblhalmolampis truculenla ii. sp., (J. 234, complexe phallique de profil ; 235, endophalle de profil ; 236, invaginations ventro-apicales du complexe phallique ; 237, cerque de profil ; 238, repré¬ sentation schématique des invaginations ; 239, épiphalle, vue dorsale. Fig. 240-243. — Ophthalmolampis secura n. sp., cJ. 240, épiphalle, vue dorsale ; 241, cerque de profil ; 242, ornementation du fémur postérieur ; 243, édéage de profil. Inv 1, invagination supérieure ; Inv 2, invagination inférieure ; Fd, lobe dorsal ; Lv, lobe ventral ; Sclv, sclérite latéro-ventral. — 447 5. Ophthalmolampis oyampi Descamps, 1977 (Fig. 244-247) Descamps, 1977 ; 195 : 213. Localité-type : Trois Sauts (Oyapock), holotype $, allotype <$, Muséum national. Paris. Distribution : Guyane Française ; l’espèce n’est connue que de la localité-type. $. Holotype. Pattes antérieures et médianes verdâtres. Fémurs postérieurs verts, la carène supéro-externe à taches noires presque imperceptibles ; genoux à lobe inférieur et croissant rouge orangé encadrés de noir, la face dorsale rougeâtre ; condyle fémoro-tibial rouge orangé souligné d’un anneau noir incomplet. Tibias postérieurs rouges, brunissant vers l’extrémité ; tarses ocre. Elytre Pronotum Fémur postérieur 1 S 11.2 5,7 12,7 1 Ç 12,5 6,4 14,5 6. Ophthalmolampis placita Descamps, 1977 (Fig. 218-219, 250-251) DescAMPS, 1977 : 195 ; 214. Localité-type : Trois Sauts (Oyapock), holotype $, allotype Muséum national. Paris. Distribution : Guyane Française : Saut Boko, Crique Euleupousing ; Approuague, Pied Saut Parare ; Cayenne ; Descamps, 1977. — Guyana : Essequebor, Descamps, 1977. $. Holotype. Antennes rouges. Vertex, disque du pronotum et élytres bruns. Lobes latéraux du pronotum et pleures vert jaunâtre ; pattes antérieures et médianes vert sale ; fémurs postérieurs vert clair ; genoux postérieurs bruns à tache rose ; condyle fémoro- tibial marqué de clair à la face dorsale. Tibias postérieurs à moitié basale verte et moitié apicale noire ; tarses orange. Extrémité des élytres atteignant l’avant-dernière tache noire de la carène supérieure des fémurs postérieurs. Une $ de Pied Saut Parare diffère du type par les genoux postérieurs plus foncés, à tache blanche sur le lobe externe et les tarses ocre. Elytre Pronotum Fémur postérieur 1 ê 11,6 6,0 14,1 4 ? 12,6-13,6 (13,0) 6,2-6,9 (6,5) 14,5-15,6 (14,9i — 448 — l'iG. 244-247. — Ophlhalmolawpis oyampi Descariips, 1977, (J. 244, édéage «le ]irofil : 245, ])la([\ie siis-aiialo, vue dorsale ; 246, cpiphalle, vue dorsale ; 247, ccrque de profil. Fig. 248-255. — Edéages et épiphalles à'Ophlhalmolampis. 248-249, O. willemsei u. sp. ; 250-251, O. pla- cila Descamps, 1977 ; 252-253, O. carrascoi n. sp. ; 254-255, O. pakilza n. sp. 7. Ophthalmolampis torosa n. sp. (Fig. 211-212) Ç. Holotype. Vertex à petite bande claire oblique reliant l’œil et le pronotum ; antennes rouges. Pronotum brun à disque bien plus foncé que les lobes latéraux. Elytres bruns. Pattes antérieures et médianes ocre à reflets verts ; fémurs postérieurs ocre ; tibias posté¬ rieurs vert-jaune brunissant vers l’extrémité ; tarses grisâtres. (J inconnu. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 $ 14,0 7,5 16,6 Guyana : Bartica, Kartabo, 1 $ holotype (W. Beebe) ; Académie de Philadelphie. _ 449 — 8. Ophthalmolampis albolineata Bruner, 1913 (Fig. 215) Bhuner, 1913 : 476, 477 ; 1920 : 40. I^ieuf.rmann, 1945 : 5, 11. Localité-type : Santa Cruz de la Sierra, holotype Ç, Académie de Philadelphie. Distribution : Bolivie. L’espèce n’était connue que par le type. Signalisations nouvelles : Bolivie ; B. Japacani, E. Bolivia, 1 $ (J. Steinbach). —- Prov. Sara, 450 m, 2 $, 1922 (J. Steinbach) ; Académie de Philadelphie et Muséum national, Paris. $. Bande transjugale claire de largeur suhconstante ; antennes noires. Disque du pronotum et vertex brun plus sombre que l’ensemble. Croissant géniculaire surmonté d’un arc noir. Tibias postérieurs rouges, noircissant à la face interne vers l’extrémité ; tarses rougeâtres. inconnu. Élytre Pronotum Fémur postérieur 2 ? 12,6-13,1 6,4-6,5 15,0-15,3 9. Ophthalmolampis secura n. sp. (Fig. 240-243) cj. Holotype. Bande transjugale claire et bandes claires du vertex peu marquées ; antennes brun-rouge. Disque du pronotum brun foncé ; lobes latéraux et pleures à reflets verts et jaunes. Pattes antérieures et médianes vertes ; genoux postérieurs noirs à crois¬ sant rouge et tache jaune sur les lobes inférieurs. $ inconnue. Élytre Pronotum 9,8 5,0 Fémur postérieur 12,0 Colombie : Meta : Cano Cabra, sur le rio Guayabero, 1 cj holotype, 7/10-XII-1977 (M. Descamps et L. Aristide) ; Muséum national, Paris. 10. Ophthalmolampis delusor n. sp. (Fig. 213-214) Descamps, 1976a : 305. $. Holotype. Une ligne claire le long du bord antérieur des yeux ; vertex brun à 2 lignes claires. Pronotum à disque rouge et lobes latéraux verts. Élytres bruns. Pattes antérieures et médianes vert foncé à tibias plus sombres. Fémurs postérieurs vert-jaune ; marques 517 , 6 — 450 — noires (fig. 214) ; un alignement de taches noires également sur les aires inféro-externe, supéro-externe et supéro-interne. Genoux postérieurs l)run-rouge à lobe inférieur un peu plus clair ; tarses postérieurs rouges. cj inconnu. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 Ç 12,0 6,5 14,2 Colombie : Amazonas : rio Igara Paranâ, 30 km en aval de La Chorrera, 1 $ holotype, Vl/VII-1974 (M. Descamps) ; Muséum national, Paris. 11. Ophthalmolampis carrascoi n. sp. (Fig. 252-253) $. Holotype. Antennes bleu violacé ; vertex à 2 taches rétro-oculaires claires ne se prolongeant pas en bordure des yeux ; face dorsale du fastigium et espace interoculaire roux, plus clairs que le vertex de coloration marron comme le disque du pronotum. Bandes claires du pronotum légèrement convergentes vers l’arrière du bord antérieur au second sillon. Elytres l)runs non marqués de noir au-delà de la bande rouge. Fémurs postérieurs verts, la face supérieure et l’aire inféro-externe marquées de rouge comme l’aire médiane externe. Tibias postérieurs à base ocre virant rapidement au rouge foncé ; tarses grisâtres. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 (J 10,4 5,1 11,6 2 $ 10,5-11,1 5,6-5,7 13,0-13,2 Pérou : Madré de Bios : Pakitza, rio Manu, 1 $ holotype, 1 c? allotype, 4 $ paratypes, 20-V au 20-V1-1976 (C. S. Carbonell et M. Descamps) ; Muséum national, Paris. 12. Ophthalnnolampis pakitza n. sp. (Fig. 210, 254-255) Ç. Holotype. Antennes noires ; vertex à 2 taches rétro-oculaires ; face dorsale du fas¬ tigium et espace interoculaire roux. Bandes claires du pronotum fortement convergentes du bord antérieur au sillon 2, interrompues au niveau du sillon 1. Elytres l)run clair, la bande rouge suivie d’une large bande noire. Fémurs postérieurs vert clair ; lobe inférieur des genoux vert glauque à bande antérieure noire ; articulations fémoro-tibiales vert-jaune ; tibias à anneau basal vert puis rouge sombre ; tarses rougeâtres. 2 Ç Élytre 9,5-10,6 10,6-11,0 Pronotum 4,8-5,0 6,1 Fémur postérieur 11.5- M,7 12.6- 1.3.4 — 451 — Pérou : Madré de Bios : rio Manu, Pakitza, 1 $ hololype, 1 (J allotype, 11 et 2 $ paratypes, 20-V au 20-VI-1976 (C. S. Carbonell et M. Descamps) ; Muséum national, Paris. Genre EUCINETACRIS nov. Espèce-type : Eucinelacris sigillata n. sp. Distribution : Colombie. Très proche du genre Ophthalmolampis dont il diffère par l’habitus plus trapu, sub¬ fusiforme et par les caractères mentionnés dans la clé d’identification générique. Valves de l’oviscapte inégales (fig. 267). (J inconnu. Fig. 2.'j6. — Eiicinetacris sigillata n, gen., n. sp., $. Eucinetacris sigillata n. sp. (Fig. 256, 267-268) Descamps, 1976a : 305, citée comme Ophthalmolampis sigillata Descamps, in litt. Ç. Holotype. Capsule céphalique à dominante brun-rouge ; extrémité du fastigium verte ; une liande transjugale claire s’élargissant vers le bas ; vertex à bande claire le long du bord interne des yeux. Disque du pronotum brun rougeâtre, moins foncé dans la méta- zone ; lobes latéraux vert-jaune. Élytres rouge brique à ligne claire le long de la sous- costale soulignant une bande rouge plus sombre ; pattes antérieures et médianes brun- — 452 — rouge ; fémurs postérieurs verts à points noirs sur les carènes supéro-médiane et supéro- externe. Genoux postérieurs noirs à tache crème sur les lobes inférieurs ; tibias et tarses postérieurs rouges ; condyle fémoro-tibial noir. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 Ç 15,0 8,1 15,6 Colombie : Amazonas : rio Igara Paranâ, 30 km en aval de La Chorrera, 1 $ holotype, VI/VII-1974 (M. Descamps) ; Muséum national, Paris. Genre PAROPHTHALMOLAMPIS nov. Espèce-type : Parophthalmolampis rnanuana n. sp. Distribution : sud amazonienne (Pérou, Brésil, Bolivie) 11 sp. ; forêt brésilienne atlantique 1 sp. ; nord amazonienne (Colombie) 2 sp. ; guyanaise (Guyana, Venezuela) 2 sp. Fig. 257. — Parophthalmolampis rnanuana n. gen., n. sp., (J. Proche du genre Ophlhalmolampis, s’en différencie principalement par les valves infé¬ rieures de l’oviscapte de longueur subégale aux supérieures, par la plaque sus-anale c? non marquée de noir en arrière de la suture transverse ; par l’édéage subcirculaire de profil et les ancorae de l’épiphalle orientées vers l’avant ; par les carènes des fémurs postérieurs sans pointillé noir sauf dans le cas d’aire médiane externe ornementée de noir. — 453 — Caractères et provenance; des espèces du genre Parophthalrnolampis ta k c U X 3 a O 0) "C 3 cr » 3 £ -d G -3 S C8 cc O a « c > O U 1. P. tingomariae — — + — — Pérou 2. P. ochracea — — — — Pérou 3. P. rubricornis — — + — — Brésil (N.W.) 4. P. acanthopygia — — + — — Brésil (N.W.) 5. P. bahiana — — + — — Brésil (Bahia) 6. P. speciosissima + — + + Brésil (N.W.) 7. P. delicata — + + + — Guyana 8. P. ornatula — + + + — Venezuela 9. P. colombiae — + + — — Colombie 10. P. metae — + + — — Colombie 11. P. bilineata — — — — + Pérou 12. P. melanotus — ■— — — — Brésil (N.W.) 13. P. deliciosa — — — — — Pérou 14. P. manuana — — — — —• Pérou 15. P. rubrooittata — — — + + Pérou 16. P. singularis — — — + — Bolivie 1 ( 20 ) 2 (13) 3 (12) 4 (9) 5 (6) f) (5^ 7 (8) 8 (7) Clé des espèces ((J, Ç) Élytres à 2 bandes blanches séparées par une bande rouge (parfois très pâle)... 2 Fémurs postérieurs à chevrons de l’aire médiane externe non marqués de noir. . . 3 Genoux postérieurs sans tache claire ; pas de bande transjugale claire. 4 Tibias postérieurs rouges ; plaque sous-génitale Ç à bord postérieur excurvé ou incurvé de part et d’autre de la pointe terminale. 5 Bandes claires du pronotum convergentes jusqu’au 1®’' sillon, divergentes entre les sillons 1 et 2 puis légèrement convergentes jusqu’à l’arrière. Genoux postérieurs vert clair et ocre ; antennes brunes. 1. P. lingomariae n. sp. Bandes claires du pronotum rigoureusement parallèles. 7 Genoux postérieurs brun très foncé à lobes un peu plus clairs ; tibias postérieurs brun- rouge ; occiput et disque du pronotum brun très foncé. 2. P. ochracea n sp. Genoux postérieurs ocre rouge ; tibias postérieurs rouge vif ; occiput et disque du prono¬ tum brun clair, ($ inconnue). 3. P. rubricornis n. sp. — 454 — 9 (4) 10 ( 11 ) 11 ( 10 ) 12 (3) Tibias postérieurs d’une autre couleur ; plaque sous-génitale Ç anguleuse de part et d’autre du guide-œuf (fig. 258, 284). 10 Bandes claires du pronotum fines et parallèles ; antennes rouges ; angles encadrant le guide-œuf épineux (fig. 258) ; tibias postérieurs ocre. 4. P. acanthopygia n. sp. 13 (2) 14 (17) 15 (16) 16 (15) 17 (14) 18 (19) 19 (18) 20 ( 1 ) 21 (28) 22 (23) 23 (22) 24 (25) 25 (24) 26 (27) 27 (26) 28 (21) 29 (30) 30 (29) Bandes claires du pronotum épaisses et excurvées à la partie moyenne ; antennes bleu- noir ; angles encadrant le guide-œuf non épineux (fig. 284); tibias postérieurs verts... . 5. P. bahiana n. sp. Genoux postérieurs noirs à grande tacbe jaune atteignant le bord inférieur ; une bande transjugale claire s’élargissant vers le bas. Antennes et tibias postérieurs rouges. . 6. P. speciosissima (Gerstaeoker, 1889) n. comb. Fémurs postérieurs à chevrons de l’aire médiane externe marqués de noir. 14 Une bande transjugale claire s’élargissant vers le bas. 15 Chevrons de l’aire médiane externe des fémurs postérieurs entièrement marqués de noir en ligne irrégulière (fig. 261). 7. P. ddicata n. sp. Chevrons de Taire médiane externe des fémurs postérieurs marqués de grandes taches noires (fig. 264). 8. P. ornatula n. sp. Pas de bande transjugale claire. 18 Genoux postérieurs bleu-noir à lobes vert foncé ; bandes blanches des élytres séparées par une bande rouge vif ; disque du pronotum marron foncé. 9. P. colomhiae n. sp. Genoux postérieurs bruns et ocre ; bandes blanches des élytres séparées par une bande délavée, légèrement rose ; disque du pronotum marron clair. , . . 10. P. metae n. sp. Élytres à une seule bande blanche soulignant une ligne rouge. 21 Pas de bande transjugale claire ; pas d’amorce d’une seconde bande claire à la partie antérieure des élytres. 22 Bandes claires du pronotum convergentes du bord antérieur au 1®*' sillon. . 11. P. bilineata n. sp. Bandes claires du pronotum non convergentes vers l’arrière à la partie antérieure. 24 Disque du pronotum noir. 12. P. melanotus (Güntber, 1940) n. comb. Disque du pronotum marron. 26 Plaque sous-génitale Ç h bord régulièrement incurvé de part et d’autre de l’extrémité (fig. 265) ; bandes pronotales et bande claire de Télytre de coloration jaune ; lobes latéraux du pronotum et fémurs postérieurs vert foncé. 13. P. dcliciosa n. sp. Plaque sous-génitale Ç à bord postérieur anguleux de part et d’autre de l’extrémité (fig. 288) ; bandes pronotales et bande claire de Télytre blanches ; lobes latéraux du prono¬ tum et fémurs postérietirs vert clair. 14. P. manuana n. sp. Une bande transjugale claire ; amorce d’une seconde bande claire à la partie antérieure de Télytre. 29 Bandes claires du pronotum convergentes vers Tarrière en avant du 1®'" sillon. . 15. P. rubrovittata n. sp. Bandes claires du pronotum non convergentes en avant du 1®'' sillon. . 16. P. singidaris n. sp. 1. Parophthalmolampis tingomariae n. sp. Ç. Holotype. Très proche d’O. ochracea. Teinte générale verte et brune, antennes brunes, pattes antérieures et médianes ocre à traces de vert, genoux postérieurs bruns à lobes verdâtres. cj inconnu. Pronotum Fémur postérieur 5,5 13,0 Élytre 1 O 11,0 455 — Pérou : Huanuco : Tingo Maria, 1 $ holotype, 2-X1-1954 (E. I. Schlingeu et E. S. Ross) ; California Academy of Sciences, San Francisco. 2. Parophthalmolampis ochracea n. sp. (Fig. 226-227) $. Holotype. Teinte générale ocre rouge et brune. Vertex et disque du pronotum bruns ; face dorsale du fastigium crème ; pas de marques jaunes sur le vertex. Pattes ocre rouge. Extrémité des élytres n’atteignant pas tout à fait la constriction prégéniculaire des fémurs postérieurs. rj inconnu. Élytre Pronotum Fémur postérieur 1 0 13,0 6,6 13,7 Pérou : Junin : Chanchamayo, altitude 1 300 m, 1 $ holotype, 7-V-1948 (J. M. Schun- ke) ; U. S. National Muséum, Washington. 3. Parophthalmolampis rubricornis n. sp. (Fig. 274-276) J. Holotype. Teinte générale brune. Dessus de la tête brun sans marques claires ; disque du pronotum brun. E.xtrémité des élytres atteignant le rétrécissement prégénicu¬ laire des fémurs postérieurs. Pattes antérieures et médianes ocre. Fémurs postérieurs ocre à traces de vert. $ inconnue. T Élytre Pronotum Fémur postérieur le? 12,5 6,5 14,0 Brésil ; Amazonas : Santo Antonio do Ica, 1 ^ holotype, 28-VIH-1948 (C. S. Caruo- NEi.r.) ; Facultad de Humanidades y Ciencias, Montevideo. 4. Parophthalmolampis acanthopygia n. sp. (Fig. 258-259) 9 . Holotype. Espèce bien caractérisée par la structure de la plaque sous-génitale et des valves inférieures de l’oviscapte. Même type de coloration que P. ochracea et lingo- inariae ; à noter : vertex et disque du pronotum brun plus clair, pattes antérieures et médianes ocre sale, fémurs postérieurs vert sombre à genoux brun clair. — 456 — Fig. 258-259. — Parophlhalmolampis acanthopygia n. sp., Ç. 258, extrémité abdominale, vue ventrale ; 259, valves supérieures de l’oviscapte, vue dorsale. Fig. 260-262. — Parophthalmolampis delicata n. sp., Ç. 260, extrémité abdominale, vue ventrale ; 261, orne¬ mentation du fémur postérieur ; 262, extrémité abdominale de profil. Fig. 263-264. —• Parophthalmolampis ornatula n. sp., $. 263, extrémité abdominale, vue ventrale ; 264, orne¬ mentation du fémur postérieur. Fig. 265-271. — Extrémités abdominales Ç, vues ventrale et de profil ; 265-266, Parophthalmolampis deli- ciosa n. sp. ; 267-268, Eucinetacris sigillata n. sp. ; 269-270, Sobaracris petulca n. sp. ; 271, Aphanolam- pis aberrans n. sp. inconnu. Élytre 14,0 Pronotum 6,6 Fémur postérieur 14,6 1 Ç Brésil : Amazonas : Santo Antonio do Ica, 1 Ç holotype, 20/30-VIII-1948 (G. S. Car- bonell) ; Facultad de Humanidades y Ciencias, Montevideo. 5. Parophthalmolampis bahiana n. sp. (Fig. 283-285) $. Holotype. Genoux postérieurs à lobes vert sombre et croissant brun foncé ; face dorsale verte teintée de jaune à l’avant et latéralement ; articulation fémoro-tibiale à face dorsale jaune ; tibias vert sombre teintés de noir et de rouge à l’extrémité ; tarses rouge sombre. Élytre Pronotum Fémur postérieur 2(? 12,0-12,6 6,l-6,2 14,5-14,7 2 $ 13,5-14,0 7,4-7,5 15,5-16,0 Brésil : Bahia : Barrolandia (Belmonte), 1 $ holotype, 1 (J allotype, 2 (J et 2 $ para- types, 4 larves, 17-XII-1976 au 6-1-1977 (J. Becker, M. Descamps, O. Boppa) ; Muséum national, Paris. 6. Parophthalmolampis speciosissima (Gerstaecker, 1889) n. comb. (Fig. 224-225) Ophlhalmolampis speciosissima Gerstaecker, 1889 : 26 ; Kirby, 1910 : 390 ; Liebermann, 1945 : 5, 11 ; 1955 ; 338. Localité-type : Fonteboa, holotype $, Ernst-Moritz-Arndt-Universitât, Greifswald. Distribution : Brésil. L’espèce n’était connue que par le type. Signalisations nouvelles : Brésil : Amazonas : Santo Antonio do Ica, 1 $, 20/30- VIII-1948 (C. S. Carbonell) ; Facultad de Humanidades y Ciencias, Montevideo. $. Holotype. Teinte générale ocre. Capsule céphalique brun-noir ; vertex à bandes latérales jaunes très larges. Disque du pronotum brun à bandes claires latérales légèrement divergentes vers l’arrière ; lobes latéraux plus clairs. Pattes antérieures et médianes vertes ; fémurs postérieurs ocre. Bords latéraux des valves supérieures de l’oviscapte finement mais nettement dentés ; bord externe des valves inférieures serrulé. Extrémité des élytres atteignant la tache claire des lobes géniculaires postérieurs. inconnu. 1 $ Élytre 14,5 Pronotum 6,9 Fémur postérieur 15,0 — 458 — 7. Parophthalmolampis delicata n. sp. (Fig. 260-262, 280-282) $. Holotype. Capsule céphalique brune, plus foncée en arrière des yeux et sur le ver- tex ; vertex à 2 fines bandes claires se rejoignant sur l’espace interoculaire. Antennes Fig. 272-273. — Parophthalmolampis singularis n. sp., (J- 272, édéage de profil ; 273, épiphalle, vue dorsale. Fig. 274-276. — Parophthalmolampis rubricornis n. sp., (J. 274, édéage de profil ; 275, cerque de prolil ; 276, épiphalle, vue dorsale. Fig. 277-279. — Parophthalmolampis melae n. sp., (J. 277, ornementation du fémur postérieur ; 278, épi¬ phalle, vue dorsale ; 279, édéage de profil. Fig. 280-282. — Parophthalmolampis delicata n. sp., (J. 280, épiphalle, vue dorsale ; 281, complexe phal¬ lique de profil ; 282, endophalle de profil. — 459 — noires. Disque du pronotuin brun rougeâtre foncé. Pattes antérieures et médianes vert sale. Fémurs postérieurs ocre jaune à ornementation noire (fig. 261) ; genoux bruns à crois¬ sant rougeâtre ; tibias rouges. Elytre Pronotum Fémur postérieur 1 ^ 11,2 5,5 13,0 1 $ 13,1 6,6 14,5 Guyana : Kartabo, Bartica Distr., 1 Ç holotype, 1 allotype (W. Beebe) ; Académie de Philadelphie. — Bartica, 1 (J paratype, AMNH, New York. — Kartaho, 1 $ paratype, 12-VII-1924 ; Muséum national, Paris. 8. Parophthalmolampis ornatula n. sp. (Fig. 263-264) $. Holotype. Même coloration que P. delicala mais fémurs postérieurs jaunes ornés de noir (fig. 264) et bande claire supérieure des élytres suivie d’une bande noire. (J inconnu. Elytre l^ronotum Fémur postérieur 1 $ 12,6 6,5 14,5 Venezuela : Tachira : La Morita, 300 m, 1 $ holotype, 13/17-V-1972 (J. Salcedo, A. Fernandez) ; Instituto de Zoologia agricola, Facultad de Agronomia, Maracay. 9. Parophthalmolampis colombiae n. sp. (Fig. 286-287) (J. Holotype. Antennes vert sombre. Fémurs postérieurs jaune verdâtre. Condyle fémoro-tibial postérieur vert foncé ; tibias rouges, la face dorsale teintée de noir vers l’extré¬ mité ; tarses rouges. Elytres marron foncé. Ç inconnue. 1 ^ Ëlytre Pronotum 10,5 5,0 Fémur postérieur 11,8 Colombie : Putumayo : entre Puerto Umbria et Puerto Caicedo, 1 holotype, 14-XI- 1968 (M. Descamps, E. Lagos, R. Restrepo et H. Salazar) ; Muséum national, Paris. — 460 — Fig. 283-285. — Paroplillialmolampis bahiana n. sp., cj, $. 283, édéage de piofd ; 284, plaque sous-géni- tale 9, vue ventrale ; 285, épiphalle, vue dorsale. Fig. 286-287. — Parophtlialmolampis colombiae n. sp., (J. 286, édéage de profil ; 287, épiphalle, vue dorsale. Fig. 288-290. — Parophthalmolampis mamiana n. sp., (J, $. 288, plaque sous-génitale Ç, vue ventrale ; 289, édéage de profil ; 290, épiphalle, vue dorsale. Fig. 291-293. — Parophthalmolampis bilineata n. sp., (J. 291, édéage de profil ; 292, plaque sus-anale, vue dorsale ; 293, épiphalle, vue dorsale. 10. Parophthalmolampis metae n. sp. (Fig. 277-279) cJ. Holotype. Proche de P. colombiae. Teinte générale beaucoup plus pâle à marques peu prononeées sauf les macules noires des fémurs postérieurs. Elytres et disque du prono- tum marron elair ; bandes pronotales peu indiquées. $ inconnue. 1 ^ Élytre 11,1 Pronotum 6,6 Fémur postérieur 12,5 461 Colombie : Meta : rio Guayabero, Cano Cabra, 1 holotype, 7-XII 1970 (L. Aris¬ tide et M. Descamps) ; Muséum national, Paris. 11. Parophthalmolampis bilineata n. sp. (Fig. 291-293) (J. Holotype. Antennes rousses ; vertex sans marques claires dans le prolongement des bandes pronotales. Elytres et disque du pronotum brun clair, le reste vert. Genoux postérieurs verdâtres, à croissant bruni et face dorsale un peu plus sombre ; une touche de rougeâtre à l’avant des lobes ; condyle fémoro-tibial verdâtre ; tibias et tarses brunâtres (parfois teintés de rouge). $ inconnue. Élytre Pronotum Fémur postérieur 2^ 10,2-10,7 5,l-5,5 12,1-12,6 Pérou ; Madré de Dios : rio Manu, Pakitza, 1 holotype, 4 cj paratypes, 20-V au 20-V1-1976 (C. S. Carbonell et M. Descamps) ; Muséum national, Paris. 12. Parophthalmolampis melanotus (Günther, 1940) n. comb. Ophthalmolampis melanotus Güntlier, 1940 : 478, fig. 7 ; Liederma.nn, 1955 : 338. Localité-type : Sao Pablo de Olivença (Brésil), holotype Muséum de Dresde. L’espèce n’est connue que de la localité-type. (^. Paratype. Capsule céphalique marron clair ; antennes noires. Disque du pronotum noir, limité par 2 lignes claires légèrement convergentes à la partie antérieure. Elytres bruns. Pattes ocre ; genoux postérieurs ocre rouge à lobe inférieur légèrement verdâtre ; tibias et tarses postérieurs rouges. $ inconnue. Élytre Pronotum Fémur postérieur !