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PATROLOGIA ORIENTAUS

TOMUS VICES1MUS TERTIUS

R. GR AFFIN - F. NAU

PATKOLOGIA ORIENTALIS

TOMUS VICESIMUS TERTIUS

I. M. BRIEKE.

Les Homiliae Gathedrales de Severe d'Antioche. Home- lies L XXX IV ä XC.

II. _ F. NAU.

Histoire de Babhadbesabba 'Abbaia. Premiere Partie.

III. I. KRATCHKOVSKY ET A. VASILIEV.

Histoire de YAHYA-IßN-SA'in d'Antioche. Fascicule II.

IV. S. GREBAUT.

Les Pabai.ipomenes. Livres I et IL Version Ethiopienne.

PARIS

FIRMIN-DIDOT ET Cle, 1MPRIMEURS-EDITEURS

LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB

1932

LES HOMILIAE CATHEDRALES

DE

SEVERE DANTIOCHE

TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'EDESSE

(HOMELIES LXXXIV A XC)

PATR. OH. T. XXIII. F. 1.

LES H0MIL1AE CATHEDRALES

DE

SEVERE D ANTIOCHE

TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'fiDESSE (suite)

HOMELIES LXXXIV A XG

EDITEES ET TRAÜUITES EN FRANCAIS

PAH

MAURICE BRIERE

AVERTISSEMENT

Nous publions dans ce fascicule les homelies LXXXIV ä XG de Severe d'Antioche d'apres la traduction syriaque de Jacques d'Edesse. Comme le second volume du manuscrit du British Museum Add. 12 159 qui a servi de base ä I'edition des homelies precedentes ä partir de l'homelie LH se termine par Thomelie XC', il n'est pas etonnant qu'il presente pour les home- lies LXXXVII, LXXXVIII et XC des lacunes importantes dues ä la perte de quelques folios, en realite de huit folios (recto et verso). Aussi nous avons du emprunter le texte de ces parties manquantes au manuscrit du Vatican Sir. nn 141, auquel jusqu'ici nous n'avions demandc que des variantes; en effet, etant tombe dans le Nil lors de son transport du monastere de Notre- Dame dans le desert de Scete ä la Bibliotheque Vaticane, il est toujours d'une lecture difhcile.

Les homelies qui sont contenues dans ce fascicule sont toutes inedites. On trouve seulement deux passages de l'homelie LXXXIV, qui contiennent des citations de saint Ignace d'Antioche, publies par W. Cureton, Corpus Ignatianum, Londres, 1849, pp. 217 et 248, et ä sa suite, par J.-B. Lightfoot, The Apostolic Fathers, 2d edition, Londres, 1889, Part II, p. 187, une traduction latine de l'homelie LXXXVI sur saint Antonie dans A. Mai', Scriptorum veterüm nova collectio, t. IX, pp. 742-749, et un emprunt libre ä la meme homelie par Moise bar Repha, voir O. Braun, Moses bar Kepha und sein Buch von der Seele, Fribourg-en-Brisgau, 1891, pp. 112-114. Pour les fragments grecs de ces homelies, voir A. Mai, op. dt., t. IX, pp. 725, 726,737,748, et F. Nau, Quelques nöuveaux te.vtes grecs de Severe d'Antioche, ä l'occasion d'une recente publication, Revue de l'Orient chretien, t. XXVII, pp. 3-30.

N. B. La pagination entre crochets de ce fascicule continue celle de P. 0., t. XX, läse. 2. 1. Les homelies qui sont conservees dans le second volume du ms. Add. 12 159 du British Museum ont 616 editees et traduites eu franoais dans la Patrologia Orientalis .' par R. Duval, Homelies LII-LVII, tome IV, l'asc. 1 ; par M. Briere, Homelies LVIII-LXIX, tome VIII, fasc. 2; par M. Briere, Homelies LXX-LXXVI, tome XII, fasc. I ; par A. Kugener et E. Triffaux, Homelie LXXVII, tome XVI, fasc. 5; parM. Briere, Homelies LXXVIII-LXXXIII, tome XX, fasc. 2; par M. Briere, Homelies LXXXIV-XC, tome XXIII, fasc. 1.

L = British Museum Add. 12 150. V = Valican n" 141.

5

Ji^/o '^JttU-bol*

J^-.,- J^OO-, JKjLJl ),— '^^ÄiJ -.Jjtl&iCL^ K*l j^» Jj>:>/ TVS

:\j-2)i Uoo^-s ypKio ^Pxa_s oot P ooto :voo»\ K*l )oc+J Jjo—fcooo p (_J^.ä-\ yOOiS. . »,nq^ )K\n°>\ )-=>V-o? J'*-00 ^^\? >-/ o»-5! °<* IV-^~Jo-_d p i^^oixic J-aj-O; jffn ^; J_»^>oio USc>\o :t^.(.^>^o ^ . i i\ \S

1. V ^Um'-v 2. V in margine : BairO.sio;. 3. V in margine : OsoXoyo;. 4. V in margine :

rpYiyopio;. 5. V in margine : Iyvatto;.

HOMELIE LXXXIV*

SuR BASILE LE GRAND ET SUR GreGOIRE LE THEOLOGIEN. (CETTE HOMELIE) FHT PRONONCEE SELON LA COLTUME A l'iNTERIEUR DE l'oRATOIRE DU MARTYR

Ignace revetu de Dieu (Öeoipopo;).

* De meme que les rois ont coutume d'avoir chaque annee un jour fixe *vf°117s et determine et revenant toujours le meme dans le cours du temps, oü, comme s'il s'agissait d'une bataiüe rangee, ils fönt sortir dans une plaine les soldats en leur faisant prendre la tenue de campagne et rappellent la theorie et l'etude des regles (t^h;) du combat, en brandissant correctement le javelot 10 (xovt«p'.ov), en tendant l'arc artistement («VtlrvoK), en retournant et redressant le bouclier avec elegance afin d'amortir et de detourner gräce ä lui le coup

1. Les homelies LXXXIV ä XC ont ete prononcees, pendant la quatrieme annöe du pontificat de Severe, du 1°' janvier 516 au niercredi de la semaine sainte de la meme annee.

*L fol. 183 a.

5

♦V fol. 173

vb.

8 SEVERE D'ANTIOCHE. [276]

Uh* ous »jj ou> ..KJLj^s jijo^LS sflciaJl.K^oo jV^.J^o p 'k-o Uxub •>n "i^öo ^aJi. ^*oi^o JKyin,.,-s; ooi p,^o ^a)»j ^a— ^oacuotao -f ^-/o .-J^a/ V^oj_io joou ' \coa^^ufla)-5 Jj»» )acu^.S ^s^=ß oöi Jjt^oj» y~\i -6i J^jlaj |-O»o^> 2j-4-; Ui<ix ya\ -ojoK-./ JKS^iooo J^jK-sj oöi ^^k> .Jvjs.Aoo väKujJojJ- J;oi ^ü^^oo; 06t .-j-OooV la^; OOJ J-CDOiaj * 5

yCL^iOojoVauS 0|_aj JjLi-/ .,^001^.; jjLiJS, ^-/ ).>.;1 jjLaJ^OO 4jojJ-; J^*3

)~/öi_o v*-.» owpoj t-^s ^«^s> yo'U> yjo .fK*.iKk JlojLavs^o; J-»ia* K*jo/

Jl/ .•)K.A_^> «öt Jlo-**JL.aO) öC^.-.^ OU^^i )J;o .-^ot^so Uj— oi oöi ^ »N ,1 Joom ••«.jJi/o ooi ot» »;ö|i/o JJ.o_.Jsl3 w*iopo; o£_\ «010K-./ -•U^ooVj Jla_Cbo*C_v ^-.; öi->» »s/o .-oi\ ^-.jot^Aoo; yo-jöt^ JAo»a.=> JJL»aoo 10 m m •> -S Jl / ö£_v-; J.iä>-» »J .-)... «t.v> <s.ajL> JojSs; oöi JMV^o öpj-->; «-»öi-\

^-./ JKjL* J,_m> ^SVS yJS Jj_',Jl J.l*^jQ.SLbOO C*bwO )l.^.»JL^O »£»/ *J_3JO| ^>0

yVio; ^L\oi JLlo Kxü ..^s. y^lsüco joi^kioj ^L\oi ,—_> ylo-s )l'\ Ipo'/?

1 V «jon.N.ma. v in margine : Ba<n).eio;. 2. LV in margine : *i~l ^&- S. V in mar- gine : Iovouapio;. i. V in margine : Iavova. 5. V «cu*>ol?aä3- v in margine : npoointov.

de l'arme) de guerre, en aigu illonaant et retenant le cheval avec les renes d'une maniere digne d'un cavalier; de raeme, nous (aussi), nous croyons que le Seigneur qui fait et produit tout avec sagesse a dispose ([ue la comme- moraison tres chere du grand Basile coi'ncide et qu'elle se trouve comme ä la porte et ä l'entree, avec le comraencement du premier mois de l'annee 5 L fol. 183 (calculee) selon * l'usage (v6(x,og) des Romains (mois) qui pour cette raison sappelle januarius, parce que en verite dans leur langue janua designe la porte en sorte que, au wpooijjuov c'est-ä-dire au commencement meme 'Vfoi.173 du cycle annuel, alors que par sa commemoraison nous avons ä notre tete

* le pontife spirituel et divin et qui n'a pas fait mentir la force de la sainte onction, mais (qui) la possede brillante comme il convient et (qui) en a recu lui-meme son lustre et sa splendeur, eile apporte et fait venir unc benedic- lion pour ceux qui la celebrent et aussi pour l'empire romain lui-meme que le Verbe de J)ieu Jesus-Christ avait beni, puisque c'est aux temps de cet (empire) qu'il est venu dans la chair. (II suit) de que son serviteur i& et son ministre veritablc, venant chaque annee vers nous, comme je Tai dit, par le fait de sa commemoraison et de ses benedictions, dit egalement les paroles de Notre-Seigneur qu'Isaie avait criees d'avance : V Esprit du

[277| HOMELIE LXXXIV. 9

,JL.,..« V)

Vfol.174 r a.

10

jjjV 'jK-J-iöo |_*OjJ^ )i°>\vm OMVao; .--ex )k^>^ JJ Q^» .^^°

J-io}— So JK-aio-Sj J-S»ijo .JkjLA; J-00,-0 «oioK-/; Jjot jioojiq JboK^iO

) . >^ <^\ .-joöi Jlo_a_.l ^-SOj oö( Jüa—o )jj'a3 .-jK*^-. ^So oooi )■»*»;*; oCSwS; (Liau./ .•JJUjuSwjoK.jlSo; oöt jjoi.ojo )JLoV*^ .^jJ*^00 ^3QjL— ? )oW;ö .)ya:*;o JU—iöto jK-^iV.-iloJ^o ,<_-.; ojoi .j-V^e; jtCb» Vr>v> Jootl JKjlji

Jjls»o-oo )Lo; Lq3o^5 «öj JfcoaaL ,...=> )^a^a*. oöt 000^*^0^3 K*3 ^^so '^001 JKl./ Jjoi J^oo^j» J.ol^s6 lo^Ot-3 .-j-oeui; ^.ot llonN,^; Jjä*. ^^j> oöt .-Jo^j

l./V l^i»o. 2. V "•8^'«5v V in margine : Baui/stn;.

Seigneur est sur moi, c'esl pourquoi le Seigneur m'a oint; il m'a envoye pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, pour guerir ceux qui ont le casur brise, pour proclamer aux captifs la delivrance et aux aveugles (le recouvrement) de la vue, pour appeler l'annee agreee du Seigneur' .

5 II est donc certain que, puisque la commemoraison du docteur qui est divin et initie aux mysteres ([tuffTaytoyo';) est celebree en ce jour qui est le premier de l'annee et qu'une semence de benediction (y) est jetee, eile finira l'annee tout entiere remplie de benedictions, laquelle portera des fruits pour ceux qui celebrent cette commemoraison d'une maniere intelligente, des gu6-

10 risons * de toutgeure (ye'vo;) soitpour le coeur * brise, soit pour le corps, pour *vfoi. 174 ceux qui ont ete faits prisonniers par le peche le retour et la liberation qui (vient) du repentir, pour ceux qui sont aveugles et pour ceux qui fönt les ceuvres des tenebres le reveil et la lumiere de la connaissance, en sorte que l'annee tout entiere sera (l'annee) agreee du Seigneur, c'est-ä-dire agreable,

15 joyeuse et qui plait corarae un sacrifice et une offrande.

Je continuerai donc, parce que en verite Basile qui est sage de la sagesse de Dieu (et) qui est homonyme de « royaume des cieux », nous

1. Isaie, i.xi, 1-2.

* v toi. 1: r b.

10 SEVERE D'ANTIOCHE. [278]

Jto-V^iOO ).iOO; lo^ OJO| .^ viJ.AJ.i6 JKiöi ^o^io JN^a=> 1q.\ ^e^s;

♦Lfol. 183 Jjq^:/ o/ Jjuj * louw\os ioio»-5 li-sojjo J--2«! )ia— vijo.-oC^-j 'jlcuÄ^Oo;

oiA sSloJ^jLioj 'vajo-^oAoJl ^oq-Jcl^.,-^ .°>ft,\.>oo . n\ .-)-.JtS>o

JjLiaji ^-.o .Jooi , -»vv» vQOuVko J— oi V-^ t— -)ini°>NN9; Jloj-.;K^o ' 1^A.\; ycuöj \JJ^S °>; .io^au Ji9u* }o+X> j) .Jooi »ou-io yooi^ Jlaa->j; ,_a J-jou^ -.U-o» Jjl.j ov\ K-/j U*> ooi ^-oo »— "^io JJ/ .^...A.^ v> , -.■,^\ ^ ouS. ^ojJ-*ioo .»,V\ )-2^'aN lo»»^» ?io :«\ uaV^o K_J--.-jj )•, ea-ao j^o» lo^. oX; -öt .-j^ScS} J-la-Vo J.ü.:^ ) m\^ ^> « «V ^ -oio-.a-yJ | ^ . -; ),v>\n «^ lo^. .-JJl^öa lo^ .-JlauL-V io^ )J/ .Jj-jpo io

»jjojut^ai (~"oV Lcl\ .*Jjot Ucl^^i plasia*; oC^sl^o Jla^^w-. .JJo :JaJL^fcoo jla\ok«2. ^-iö ju/ y/o """»'■« ..^oKvij 'Jl»a^.J^ Jy.a^a yjo \-oioJ^#/ J.iLL» ^^~o yj :|^>oj;

1. i, Uaia\*>o- 2. V in margine : rpriyopio;. 3. V in mnrgine : H:o>o-p;. 4. V UaSLa».

i'ait monter au jour present ä l'exemple dun roi jusqu'a une plaine elevee c'est-ä-dire jusqu'a la hautenr et ä l'elevation de sa doctrine, de sa vie

♦Lfol. is.! remarquable et de sa couduite, revetu et recouvert, comme d'une * panoplie (Travo7rXta) ou d'une pourpre royale, de Gregoire le Theologien qui lui est associe daus la commemoraison, parce qu'il lui a ete associe egalement dans s la ineine edueation, dans les etudes, dans les combats (iy«v) et dans l'ortho- doxie de la doctrine; car un seul Esprit agissait en eux deux et un seul soleil de justice les eclairait. N'agissons pas avec plus de paresse que les soldals qui foul leur Service comme subordonnes; mais quo chacun de nous montre aux bons commandants de troupes (Tacjtapy/j;) et chcfs de phalange 10 Kpa'Aayyzp/Tio oe qu'il possede en t'ait d'armure spirituelle, en la neltoyant

* v roi. i", ' dune planiere brillante, en la revetaut d'une facon elegante et en la ceignanl sur soi, (selon cetto parole) : Ce n'est pas contre le ■•>»«.'/ ei In chair qu'on s'arme, mais contre les principautes, contre les puissances, contre les princes du monde </'■ tenebres <!<■ ce siecle, contre les esprits taauvais'. ^

Si qnelqu'un s'appitqne ä la virginite et repoussc totalement l'union du inariage, que ce soit un lioinnn' ou que ce soit une fcinmc, qu'il continue cette observancc et qu'il relranclie les desirs voluplueux et furieux de la

I. ßph., vi. 12.

10

[279] HOMEL1E LXXXLV. H

♦JL» o^ »s/o )v^3-=> »s/o .)k.**..«\» JJLaaJ.po 7-/ ''J'^"' ..Jjoi\ ^oiq-^l^j ^-.i;» t-k~; -.t-»^o/ J— s?0 1*>* O l^00)-3 "**'! V' V*

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Joojj jlo .-K-Jju^, JJ/ 'J-fiüuJ.^ ^*f^ P °^ .'•«-•'»Kj yjL^M ^*-A-=>; V^*?

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I. LV in mnrgine : l«a^|=- -2. V in margine : '.„ ".. ;jo-j(7». 3. LV in margine : l**»°-

chair au moyen des renes de la contineuce, en sorte qu'il pratique la saintete, selon l'avertissement de l'Apötre, soit dans le corps, soit dans l'esprit1.

Si quelqu'un est lie par un mariage chaste et pur, qu'il le rende plus chaste, s en assignant des epoques fixes au lit de la bonne enteute et ä l'exercice de la priere par suite d'une decision commune, de maniere que ce qui arrive soit une clause du mariage chaste qui vient d'une bonne entente et d'un con- sentement unanime, et non pas une privation qui comporte une injustice et un dommage pour la vie commune dont la ruine est la Separation forcee.

10 Nous disons cela, non pas comme si le commerce charnel legitime etait capable de produire une souillure, au point d'empecher meme de lever les mains vers Dieu dans les priores * car comment un mariage honorable et * v rol.174 un lit pur produiraient-ils une souillure ? mais parce qu'il est agreable ä Dieu que pour l'honorer nous nous eloignions souvent meme de ce qui d'une part

15 est legitime et d'aulre part fait plaisir, sans que nous y soyons pousses par la necessite (ivayavi), mais volonlairement, et que nous ne soyons pas nous- memes tout entiers livres aux desirs ; car la perseverance dans la vie asce- tique est plus sainte et plus * agreable Dieu) que tout sacrifice et que «Lfoi.184

1. Cr. I Cur., vn. 34.

12 SEVERE D'ANTIÜCHE. [280]

J-Via\ ai>oj3o 'a^,» «öt y^\ JoC^jJ «ju/ JioKjlij J-;oa* >?^j\ »3/ ,JJ/ .•c***^*^ »— oKa! JJ .joi^JJ jla^., JJ \lj J^oo/ "^j -61 _^-./o -.^~? JoiSs

♦>ö»oVJal JJo 'jJ'il; -6t 0/ .-2JJ \l JJj w.61 -01 J-a^o :J_»_Jot._D Jjoi JJj-.oC^ yoouxx^ jlJ-J -.]-«J-ä; J-=>/ -otofcs-./ *ju/ yjo JJ / ,— ^oC^> yo0*^ ki^ *coa^<x9; otkooo >■•/? :JJL~ °» JJ-^~ «.aV-^ \oL*lto 6u^-o* )K_s»a_sj J-_£ 1oV-^2l* yOoC^ ^-iopo -.j-Vio; )i°>\o.->o jWpa-s

1 ypou-ao^-o ^o')-floo :Jju/^a— JLÜ^Jt oc*L. *aj/ vj V»J ) « 1 m *>JJ ^/o ^n\ ,w2S^; J^»lj .oq-./ ^ai> p°^° JloiK^ia^ ou-ap »J«i^o«. jiofco ^a-ö'/ JJ .^*X_; J-icu^o J^im^ JLa^J JJ ^*» t-a^o .w-J^.fcvJ )!'/; ^-Sc

1. I-V in margine : oiof- " &l Nw ^-ö-»- liji^e "-j^^ ^J10 V-Ä* j*»3 -.Uia^j U»^< 1^

^.i. .«..\-» a.-j. .-|LäS.i C^> 0/ ' l5oUoo;3< 001 l^an |a-n ^y« taSis. .. ^w |tv.al'.-&>3 li^i» »•»»:•• li i»i/ ;,-j» |;^o U»oa» ^3 ^.v >3( U; .-l«o»V 1=^3 la^ M.ao c Ro^so |CvS»Sl.. _ a. V U=w- |>. V ijj margine : llpooeupi. c. V add ('"•'"■ - 2. LV in margine .' 'o»ly.

toute vertu. Et le Livre divin a coutume d'appeler « priere »' non seulement la supplication et la demande exprimee par des paroles, mais encore toute promesse que Ton fait ä Dieu, selon cette (parole) : Faites des prieres au Seigneur notre Dieu, et accomplissez-les2 ; et selon cette (autre parole) : Tonics les fois que tu fais une priere ä Dieu, ne tarde pas ä l'accomplir; mieu.r vaut 5 pour toi ne pas faire de priere qu'en faire (une) et ne pas Vaccomplir*.

Mais si quelqu'im est pere d'enfants, qu'il vienne avec eux dans ce temple sacre et qu'il montre aux generaux spirituels quil les elhve en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur*, conformöment ä la parole de Paul, et qu'il leur menage une vie lieureuse (marquee) par la bönediction de toute 10 l'annee. 'viui. it'i * Et si quelqu'un ofTre egalement an toit charitable (^stvöpüMros) aux Strangers (£evo«) et dresse devant eux une table ainie, qu'il lasse croitre la vertu et qu'il dise avec Job : Ufa porte sera ouverte d toui räumt et Vetranger :=v.i:i ne passera pas la nuii dehors,je ne mangeraipas seul monpain,je couvrirai 15

i. Note marginale» de LV : h'apri's rhahitmlr <le l.i laimvio Krcc-quo. "ii (lc'siyne par an seul mol la priiTc cl le viru. c.v-i pourquol le maltre au>>i s"«>i servi de ccs cvciupIcK. aiin elf inuntrer que In mol -yjoi-j/r,, c'est-ä-dlre priere », est mis dans le Llvre diviu non seulemenl pour la supplication et

la demande, mais encore pour toute pr< isse el tout) voju qu'on peul faire. 2, Ps. i.xw. 12.

3, Eccl., v, 3-4. '.. i:pli.. vi, k.

fol. 175

a.

roi. 184

r"b.

[281] HOMEUE LXXXIV. 13

5 ) y o>i Nrt .>&.$'; )j a co ^«^; J-i-»/ y-»/ •. y*-~'po? °oi .oda^oa-^ß; ) j. « rrn o&. »JjJui JIqjKdqjxu-; )loy^>aa of^s ..JK-soiaio Kx*ä-jl Ijloo. ^soo 'J^-.»!- - ^a'^ JJ ? |_3l«1x: otS. K.-/ *a .JJ-^ä> l^oti^! ~o<oK_./ jpo; ^--;

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iJjoXjo; i_ioo ^io ;v-*io;o :Jao^k.io J-V-»> )*t-3°? *»*j/o ^-.J yj Joou 1—3? -.) IV v<» J-»ö/ IdS. Jjljü; -6i J^oifcoo * p iVioJx J^^o-so * \ Jl o5i J_£_i-.;,_jJJ ouS. vßpoo ^.'...so *J-«-lpo H "«"■» ^ *■» :J-a^-3-Lio

•:-,..i»i Joi^sJJ jj.~Jt; J-»^-»/ •Q-^ v*3-0 (J->-^°°

1. V om »V

celui qui est nu et je ne me detoufnerai pas de relui qui court le risque (xtvSuvo?) de perir ou peu s'en faut'.

Si quelqu'un est dans 1'administration, qu'il s'informe et s'enquiere avec

soin (<pi^oxovia) des veuves et des orphelins et qu'il ne permette que personne

s ne l'ait senti ou n'ait fait l'experience de son administration ; celui qui exerce

la misericorde, corame celui qui seme avec esperance- Tarne joyeuse et la

main pleine de dons, chassera toute la tristesse de l'avarice.

Si celui qui est proprietaire de beaucoup de biens a des debiteurs

incapables de payer leur dette, qu'il cultive pour eux la priere laquelle

10 crie : Remets-nous comme aussi nous-memes nous remettrons3 , (en s'adressant)

ä celui qui donnera alors en retour *la remission d'une maniere riche et

abondante.

Si quelqu'un s'applique ä la vie monastique, s'il est delivre du sejour dans le monde et s'il habite dans le desert, en * meditant cette (parole) : * v fol. 175 15 « Passons aux demeures Celestes », qu'il soit pur dans son coeur en lavant et

en nettoyant des * pensees qui pourraient produire la souillure le modele 'Lfoi.iss (xvSpizvTa) iavisible et iuterieur, en sorte qu'il puisse voir Dieu.

rb.

1. Job, xxxi, 17, 19, 32.-2. Gl'. I Cor., ix, 10. 3. Cf. Mallh., vi, 12.

10

14 SEVERE D ANTIOCHE. [282]

Noa^u jJ %»Jo;» ')Ka.Äolo JK^jV*»-^ -.vö^cd jN~.uu.oV >_»J_.VoJI lc_^ y/o JofSs, ^->2_m J1W*>? jL^s ^.j lci\ -U^ I-^oloo» ,_-<) s-auo JJj-j jis/o jlojLÜKaiCLa .-ot^o ^.oiajud sa n\'.t oi^i J_.k.J__» Jj^oj» "^_\o ..»3o;VJ *)-, n - -y -.öCS N-.).*»* jlV^Jo 'JAö-V*! ^ik? ^-*^°i *^^oa^>K.d..g>t-5;

N_J_aL». JJ a_\ -.yoKj/ 4 *..» flV-floo yoKj/ J^UL.';po ^Owio ) k,N n,°> ^^-m .|lo>K*_*5j )»!./ -choLI v-*^ U30« _/-/? .jAa-^Äö voao^OLfloo 0-=^» vOJoi_\ •)K\nq leüo^ *-.» )-^3 -.JJ-*^? )k~\°j ^-£cso J-3-o'poo '^6 )nm.\

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yc+-±o ^^j» -.J_\ v3/ vä';j -.yoKjL.;;/ J-LDOt 'yO^j/j ^^s^soi >?!fc-£s-» vfol. 175 .U-£\_>cL_\ yoov-s J^--» ,..ny; Ja.-./ Vjoi J_oo .)Cw»J_\o vOt~\j •'Js£M^

b.

JiaXo-.; -6i yj JJ/ .Jj/ Y~*l «SuV/? -öl; |mi.^; Jj/ i-=>.J^-a--*> Jj/ »9/ *a

1. v IkSaeacoo ;.s('i). ü. V j»».X»3v _ :{. |, ^i<*»-»- i. I, in margine : ^^n'^to- V tu

V1

S'il monte jusqu'aux eontemplations (Ostopia;) spirituelles, qu'il ne s'arrcte jiiis Jans la voie et (daus) l'accrois.sement de la purilication et qu'il ne sc desisle, ni ne s'abstienne d'un progres meilleur, mais qu'il coure apres la eouronne de la vacatiou superieure de Dieu, qu'il s'examine eil particulier sur ses propres actions au moyen des traites de Basile sur la vie monastique 5 ei qu'il choisisse au point de vue de la purete ce qu'il y a de meilleur.

Ce sont ila)les armes spirituelles dont en verite je veux que vous soyez armes aujourd'liui d'unc l'acou livs brillante, cn vous en parant ä l'occa- sion de la commemoraison des sages docteurs, et coramc si vous montiez ni armes sur une plaine, d'unc maniere qui 11c soit pas indigne de ceux 10 qui vous 011t clmisis ei places dans (cctte) armee; car tel est le terrain de la perfection, difficile et rüde d'une pari a eause des sueurs des travaux, largc comme uue plaine d'autre pari par la riebesse de la contemplation (Oecapi-) et par le charme des (biens) Celestes.

Parce que vous vous etea aiasi armes, il laut donc <pie nous aussi nous 15 apportions a la solennite quelque chose qui soil utile et, qui convienne. 'Vfot i"5 'Que montrerai-je donc qui puisse rejouir les docteurs, alors que moi ega- ' '' lernent je passe pour tenir la place itzv.h de docteur, si ce u'est que j'expose

10

[283] HOMELIE LXXXIV. 15

K'tSX ,^*t^° *^> j^ei^-Qp; Jicx nflla . Bp)laftoot ^_io ^x\ N^.aJ ^_.i JJ .-J;'i •r-^CH-j,^^ iogji ^'»j . Stt» f> ^oo^-coU/ )jlO)> . ..Not J^.-aJi JJ.ua

V m'il/ vKJ^.^s_ioi och )ouSx, oiK^^o |L— hfcao -.|L»^.j ^^^> ,_.».\ot f3o :JL=>/ JV*V* )oC^s ^o '^.©toN.,/ )v-»i-A JojSx p> Jj_,/ ocx .po/ oj^l/o Joot K— .)t >'t to K-») i°>\ M^Jtaa U ^> <2>l :Jooi ^caoK-./* w6t w^o ^i-n JJ |L / ^itio^ ^i. t-jL_.^o L_~oi ^d .-jlcv»* J.~,,>.Vi-> i^ojLaaij ^a^. -,|jüp

^yjLapJVwaO As-.J t m °>Q ^ 'J^-X^JS V*^. \-^° J^-t"0 y^> •)JQ-»? U)-"*3 -OIOlS^. * L fol. 184 OOCX ^a»Kl< JjCH ^O jlojk^O* )°1-^ J laSlo.* ,.3 .JjOOO N.^3 LiSi^Ö OOOi

)i.Qfai— L-^aa öt-^o Jlcv»« JjjochISoo J..».v> ■> •.>«)•,'•>!/ ytOs-^o? ^.» oög

^•r-3 t^) ^..^v sä/ .Ch\ a\o -.CX.X joot O..CCLJ ^S. l-JO».\ y.3 .w^Jl^oI/ ).~oi» «Vfol. 175 V * v" a.

JLs/ -.l^flQ.^ ^--OOI ^.K*'/} ^*Öl ^^^° :^-s «-alö jJo J.~oi .IV) w>JLJkO joot

]. \* tfyi.ftfilaBooi.

devant vous quelque doctrine profitable pour Tarne qui coule de Ia source doctrinale de ces (maitres) et qui ne tombe pas en dehors du sujet (wdös&V;) que nous nous sommes propose? II faut donc que nous expliquions en leur temps les paroles du prophete qui tout ä l'heure ont ete mises devant vous.

s L'Esprit du Seigmur est surmoi, c'est pourqiioi le Seit/ neu r m'a oiht'.

C'est le Christ, le Verbe de Dien, qui pour nous s'est hicarne et s'est fait liomme, qui dit ces paroles par le prophete. En efTet, tandis qu'il est le vrai Dieu du vrai Dieu le Pere et qu'il n'est pas dechu de ce qu'il etait, meine quand il s'est- fait liomme sans changement et eu verite, il a ete oint avec

10 nous de l'huile de la joie'", lorsque le Saint-Esprit est venu sur lui sous

l'aspect dune colombe au bord du Jourdain. * Car c'etait avec de l'huile * |lu|- ls'1

, . , . . . v" a.

qu autrefois les rois et les pretres etaient oints d'une maniere symbolique,

en retirant de cette (huile) une certaine partieipation ä la saiutete ; inais c'est

avec l'huile intellectuelle de la joie et avec l'habitation nie me de l'Esprit qu'a

ls ete oint celui qui s'est fait liomme pour nous, en recevant celui-ci pour nous

"et non pas pour lui-meme. En effet, apres que l'Esprit s'etait envole et'Vfoi.irs

i . ,i . i , , , v* ;|-

s etait eloigne de nous et n etait pas reste eu nous, parce que nous etions

1. Isafe, lxi, I. 2. Cf. Ps. xliv, 8.

■V l'ol. 175 v°b

16 SEVERE D ANT10CHR. [284]

Jj^N ^ oys, ^o jot ^> .);oi looi j,J^ JJ v-^i-J^-'/ M *°oi )»\>o ^>J-s w-U; oö» &l o/ )■>■>! v»o^s »o^.N -> »— o .-Joi^; Jloslaji ^o lo« jIaJ>o»JL*J; jjoowa Js^Ao jJUa^j ^o»^o JAoo^X; .-jooj *-*akj^o ,_aj

)■■» v t»^» -.o« JJ-^JJ «-«-vjio :)l./ Lsu^oi^a ^^ '^opo JK^Jl-» ^x>» 5 .-)K^jou^ jla^Uo o»ja o£^ K-/ Jlsuü/ Aoeu»» p .•etto'K»/ Jlo^jo );oi» •:-L»_£o>ö£oo ■> iN.« "^^»o .-jlajit^oo Jloia^oo lo't...^»o

"^^io ^Xn )ooi -.w.^-'/ ^/j Jv^so V-^ JA^Oo :«-a ^oioK_./ ^.j s^ot^ 1K-wJ JJ v*^ °^s •«^> J^^aL.i> K-Jj^t^o )la...«,>;N5o .•lvxa.lai'/; JoCSs t^9 .-... >V>Jt'/; w.« u^. ioot o^-.K— . / (I^tJQJ ^s^J» -.JjlJ,_s joot'/;

75 ) 1 -n ivs Nn\ * ~<V, -s'rftNrtN. . j.„^iO >■» JL*,., * >Q ÖttC^OO; ^.Öf .WhS»A L»pO? Ot-wOJ

1. L om l=N- 2. Mai. Scriptorum velernm novo collectio, I. IX, p. 737 : 'Aitb toü tjt.ü >öyou. Eua-fY'''««^«' ic«*X°'5 in£iTa).x£ jj--" Toi? Y*P T1iv T0'' ö6*" yviäuiv tctid^euousi, xai tt/outoü«''. =v ajiaptiai? iy.rfcvi-i liyw jjeravoeiTE. r,YYix£ ■)*? *i ßairiXsio tiiv crjjavüv TXJTr, xal to'j; 7UVTETß'.{jL{iivau; trjv xapSiav ia<rocTO.

chair1, la terre aussi etait reniplie de tristesse. Car comraent ne devait-i] pas en etre ainsi, puisqu'elle etait dejä privee de la societe de üieu et que par hasard un prophete seulement ou meme un second se trouvait pari'ois avoir part ä une petite goutte et ä un rayon confus de lumiere ? Parce que l'Esprit qui est venu sur le Christ est venu en quelque sorte des premices sur b toute la race (ye'vo;) et qu'il a dissipe cette tristesse, c'est donc justement qu'il a ete nomine l'huile de l'allegresse et de la joie, attendu qu'il possede en lui- meme la charite" ((pt>.xv9pü)T7ia), la paix generale, la bienfaisance («uepysixj et l'aide et qu'il est repandu sur tout le monde.

Voilä donc ce qu'il dit : « L'Esprit du Seigneur qui procede du Pore est lo en moi par essence (oÄ«a), car je suis le Verbe et le Fils du Pere; il a ete sur moi parce que je me suis incarne, et c'est conformement ä l'economie que j'ai aeeepte l'onction; car, si je n'avais pas condescendu a me faire nomine, il m'aurait 6te bien etranger d'etre oint, puisque je suis üieu par nature. » L'Eiprit du Seigneur est sur moi, c'est pourquoi le Seigneur m'a oint; ilm'a te 'Vfol. 17". fiirm/r annoncer la Imune nouvelle ' aux pauvres*. En eilet, ä ceux qui etaient

V" II.

1 Cf. Gen.. vi. :i. -J. Isule, i.\i, 1.

Lfol. 184

Vb.

10

[285] HOMELIE I. XXXIV. 17

;^_a_iö jot^Ji^ ^-.v-^'O « nmv> Jou^j )^t->? t-*-^ \OJOCS. .y^j»^

) ->\ *.^»ts^ &l JjJOi .J-^iOAj )lol\>P Öi\ MsV-O .Q-Sol -.i-iÖ/ +3 'JoOt

jfco*,_ jJ; )-3a* .. -»; yOJÖk. -J* *3 >^-j± J->— .r^? J-'^mX ^/° -J-.-3

ott-a-X ,_*-^öa_ JKju=. ,j>; >?!ü>^^o .^3; JoC^v yx~ 'l ^^ü^J^ca-/; J-JLa^ ), ** •* la^, ;|_».j ^Ot^> o^=> yn«..'\<*i 5JJjo -.<*^ -otoaJOi'AJj ,-o_3 )joj\o

1. Mai, Oj). eil., I. IX, p. 737 : 'Ano xoü aüxoü Xöyou. 'Exr,puE£ äs xal aiy.p.aAtiioi<; äpETiv r,v xai evinpY15£v. öriaa; xbv lu^upov, xöv xupavvixw; xoö xwv ävöpäntwv yevou? xaxaouvaaxEÜ'Tavxa (jxxaväv, xai xa <jxeu7] auxoü 5iap7iacra; ^(iä;. 2. Mai, op. ctt., t. IX, p. 737 : 'Aitb toü avxoü Xöyou. Kai rjjp).oi; äviSXs'lvv i^apinaxo, toi; ev uxötei Trj; aYv'''a? xai axiä 6avaxoy eTtipaveij- xai &n/ü; e'iheTv, sxä).s<jE'' evioutöv Kupio-j oext'ov, Öäe^ i-avTa (JuXat^otiv e/ei xa äyaöä xat yjp-qom. 3. V Ho.

pauvres de Ia science de Dieu et riches en peehes, il prechait en disant : Faites penitence, le royaume des cieux s'est approcfie*. De meine, il a aussi gueri ceux qui avaient le cceur brise. 11 a egalement proclame la delivrance aux eaptifs; ee qu'il a encore fait, lorsqu'il a enchaiae le fort, Satan, lequel avait

•r> opprime le genre (ys'vos) liuniain d'une fayon tyrannique et s'etait prevalu (contre lui), et lorsqu'il a pille ses armes pour nous2. II a aussi donne la vue aux aveugles, lorsqu'il a lui ä ceux qui etaieut assis dans les tenebres de rignorauce et ä l'ombre de la mort'. Et pour tout dire en un mot, il a appele l'annee agreee du Seigaeur laquelle en verite possede en bloc tout

to ee qui est bon et beau.

Comment est-il necessaire "de (le) dire? Le Dieu de l'univers a decretä M.ioi. 184 que la semaine serait en honneur parmi les enfants d'Israäl, parce que, apres qu'il eut fait en six jours ce monde visible, il s'est repose le septieme jour, comme il est ecrit, et il l'a sanctifie '; il leur a commande de le lui

15 consacrer5 et de n'y rien accomplir qui regarde la chair, mais d'y faire et pratiquer toutes les (ceuvres) divines et spirituelles, parce que en verite ils ne

1. Mallli., in, 2. 2. Cf. Lue, XI, 22. 3. Cr. Luc, i, 79.-4. Cf. Gen., n, 2-3. 5. Cf. Ex., xx, 11.

PATR. Ol!. T. XXIII. P. 1. 2

i a

18 SEVERE D'ANTIOCME. [2861

ioA -> r WK^X „nm\o ooot yoov-k-,/ ^o^>o J-i*-o ^> oooi ^..t»vi r„i.i76.*)o^JI J.*i*;..> vs/ i-^J;« .J^oa-^i^ ' vO^öik-J ^°^>! .-JloiK^io «och ^.ieüLo Jfcoöo^js o\ -JK^lA; J^*a o/ ^suii Ji-o-/? \^? ^-*^« «öl jk-LJi ^/ V*^ <&l -J-^? U*üo Ia\ v2>/ .^--j -och yjLs^ .»o.>.\a

Jk^JJ JJo JK^-ij JJ CH^ OOOI ^O.^ J^ijlo loOl JjL,-otoO Jh.»*,- Si h

^i -^epo Jj^>; Ua-./ .J^l*? J^oüa JLx^a ä/ J^-o/ v; ooo« ^^LioKio . )K r ->?) **-=> r^- XLv> ^*Jl3oi;o ') lV»fflV> voouK-./ i-k-J J_i*J-iö -6t JKjla; -.loot iuK-/ (äaj; ])/ .Jt-o-./j ^-^o» &l ^*^'! \p.kjaJ och ) ^^»* )K-V-/ «JM )jch V*^ v2>/ .loot »JitloU ^IaIo ^_*^js»/j «ot^> t^.j 0001 vJ,»,n>o .0001 ^»^^ JJ .^ J?°« JW >U2±l )■»>■.■> 10 jjas.ct^j -.looi ov..k-./ )K-JL*ioi -.J— Ä*? ) »No» 001 J-^«"^?? -ö< .^*^o— ? •-, V^ ),'»; )joi j, i-.j; J-V— /o J-J-.*>1 -choK-/; 001 |^oa-j Ioch J**~/ JJ;o .\Aoji JJ;o t— -oiolS^./; K-O och .-,-k^! och J^cC^iw; ^-; J-^e*-o

pouvaient, etant donne qu'ils presentaient une certaine radesse et une cer- 'vrol. i76taine difiiculte ä s'elevcr jusqu'ä la perfection, s'y appliquer * chaque jour; car ce scrait encore (plus) agreable ä Dieu.

Or, cette (Obligation) d'honorer la « septaine » 011 semaine nc residait pas dans les jours seulement, mais passait aussi au nombre des anne.es ' ; car meme la septieme annee etait cgalement sanctifiee et (les enfants d'Israel) laissaient la terre elle-mcme saus qu'elle füt cultivee et sans qu'ellc tut labouree. En plus, ils comptaient encore sept sertiaincs d'annees, de teile sorte que d'une certainc maniere ce (caractere) honorifique scmblc encore s'accroitre au moyen de (ces) nombres qui sont tres limites et qui repro- duisent 1111 certain cycle en se multipliant. Mais il en resultait que la quarante- neuvieme ann6e aurait du etre sanctifiee; car eile dtait aussi la derniere de la septieme semaine d'annees. Cependant ils ne faisaient pas cela et ils sanctifiaient la cinquantieme (annee), c'est-ä-dire la huitieme annee de la septieme semaine d'annees, laquelle symbolisait le jour qui est le huitieme 15 ,1 dernier de ce temps qui avance et passe et qui est le premier du siecle qui vient, lequel en vrritc est un et saus lin et ne connait pas la succession de la Quit.

10

I. C.f. I ..' \ .. XXV, 2-13.

b.

185

10

[2871 IIOMELTE LXXXIV. 19

y^l -.~OtoK-./ V-»^* 2Vi(J- .j^OV^- _)"/ io°» ÖuK-/o .i.OO| JjOjjliOO * V lol. 176

oooJ^JLio 'jotSso ,v^^ ?'o<*U J«*$s )oj^ v^'j^oo -JA; J-^* vaa^.K^o»

.•«Ol JKjlIjl OU.K-/ ^?ÖtO JLO^il; -.vS^Jl )»oi ^J JJL3L./ .J-V-*^ ^^ i«*^ \\+ll U'^xo .•)Kaa-.o (^a.1 ^3 ^äo; Jjlo^qjlo )ooi K../ )i»a— öl-a; -öl

vo-jou^ * .-.ocsuS-.» J-N-^> jilJJ» JK-^Js JJ»o f-^Afl jJ; )lai„. i °>Eooo » l foi. ^ ^ a.

♦OlS.S>J )jo| ^0; tf} 1 Nfl ..Oj.n.,*t\ °loOI j«Jbo> JoiJ :)K^wJL-JuiO.-« jKxlx ^.OOJ J»<X^ . J - *nn ... oÖ| )>*"^ - -> ,'-s"'lft « »Vm/? ^6) Jk-x!*1 '\.*,\ lAI OÖl j-^V-^3 O00*

)N^>oö.n ■* ) r r «^; ^.*aoi N!^^io .)iaa*t -> c*^. ooot ^.^jcul^o oooi y^yyioo Iq^, ^ i-^oö ,-.; JjLJLio :7^co.^ ^o'|-oj )jo» JjäS^X ys :)!,/ J-^~/ jloj&oo öuK-./ ous; oöi :»J*0>} oöt j^a^ IciS. ^-.; ojoi :j^o*iol oöt )j>oa-.

» *

1. V fn margine : lu6T,).aio;. 2. LV in margine : o-e« t-*n. ..WoMi Ua^» ^«>( l^s;» ■'^.^5a»i. _ a. V /n margine : \u6r\l. 3. V ('» margine : Ixw. 4. V inmargine : EXxa. 5. L U^-*»»- - 6. L low {sie). '■ LV in margine. : k*U^ß ;»:.*>.

Cette cinquantieme annee s'appelait twßr^xw;, parce qu'elle etait con- sacree ä Dieu et qu'elle etait comme une chose promise par un voeu; wo&iV, * en effet, est comme si on redoublait le nom de Dieu et disait « Dieu-Dieu » * v foi. L76 car chez les Ilebreux Dieu s'appelle 'law et "EXax afm que tu apprennes

8 par qu'elle est tres sainte, cette annee il y avait la liberation et la remission de toute servitude et de (toute)dette, l'abolition du joug de l'escla- vage, la restitution ä ses anciens proprietaires d'une terre qui avait ete vendue et la reintegration sans violence et saus entrave dans leur propre place * pour ceux qui en etaient dechus. \ao\. 185

io Lors donc que cette cinquantieme annee devait approcher, ils la pro- clamaient le septieme mois de la quarante-neuvieme annee, au jour de l'expiation, et ils l'annongaient d'avance (au son) de la trompette. Parce que le Christ est venu dans les derniers jours en mettant un terme ä ce siecle present et en nous faisant repasser au huitieme jour, c'est-ä-dire au siecle

15 futur qui comprend le royaume des cieux, lorsqu'il reunit a ce (siecle) le temps de sa propre inhumanation, il l'a donc appele l'annee agreee du Sei-

a.

1. Note marginale de LV : Le niaitre croit que le mot iwor,). est (un mot) compose.

a.

20 SEVERE D'ANTIOCHE. [288]

^01 .-)ts^»v... )Kjla icoo^ vojjtoo^o ..-o»-V-d '^po; JiC^.Laio

y; );;a^o ..J-J-ojxul oou )1^£- ^o; +a .2Voa. looi Jpojtoo?

* *

) - /-^ ... och )-^on . ^io >ai.°>^ts-^o Joe* yo^lo p -.^-; )<*£—? ^-floo-, ,_3 .J^,oNjLiO loOl |-äOHO Jk^JL.. »vi.. JK-iJ* <x-a; oot ••>>— ^> ^

•>)jgg> » * a looi ))V-3^oo

JuJsj .ojvaio^ o^o .-j-po! :!)kN Vnvi JKjla Ji-cui«^ p?J ^-? V*^a

J-^o -ot )^ *>\ 4c*A -.^; )...»v .06. ^Ai>po 0001 x^V> *~^ j?ot J^ '«\; och :)ooi -oioK_/ ^.j 001; -ött-a-^ 1 *> ■»*«< )-an-'n Jooilio JjJ£> ^ 6*JLjSom 3/ -.J-^o )1U^Ö> jKü^j ~6i :^ JM^ )k^»v... :^> M ^^>t^ jJ i-UL* ^.»v».. ..otlo_^ oooj ^po/ 0001 ^f» Jl

1. i, U^. 2. V in margine : loSr-.).. - :i. V om l^=^»o- 4. L ok [sie). 5. V 1^-»- 6. V Uioov^»^'

J 10

gneur et l'a consacre ä l'exemple de la cinquantieme annee qu'on appelait

m?shl; et il aecorde la remission de tout peche, la liberation des fautes

vfii 176 anciennes, la delivrance du joug du peche * qui est plus lourd que tout et 1c

v:'' retour au Paradis qui est la premiere place (t^ic) et la ville de l'homme,

atteudu qu'/7 etait lui-meme l'expiation de nos peches', puisqu'il etait symbolise & d'avance autrefois par le jour de l'expiation dans lequel la cinquantieme annee etait annoncee d'avance et proclamee (au son) de la trompette.

II a bien dit : Pour appeler l'annde agreee du Seigneur, et non pas : « Pour la proclamer ». En elFet, les prophetes proclamaient cette annee depuis long- trmps et ils l'annoncaient d'avance (au son) de la trompette prophetique; lp mais le Christ a appcle cette annee meme et il a l'ait qu'elle fut presente et actuelle. Or que c'6tait lui-mßme qui nous ainenait cette cinquantieme anuöe pleine d'uu grand nombre de biens, les Juifs eux-mömes, qui ne connaissaient pas le mystere, le lui disaienl : Tu uns pas encore cinquante ans et in as ru Abraham2? Car qu'est-ce qui les emprehait de dire : « (Tu n'as pas encore) 15 quarante (ans) > . parce que le Christ etait jeune au point de vue de l'age

1. 1 Jean, 11, -. -■ Jean, vm, •'■"■

10

[289] HOMELIE LXXX1V. 21

i^^v p Joch ^o\oK*l ).___j JJj Jo£_lx -.oto-s-./; -.ou» ^3/ .')oo| JJ_£ •t__a-a»3?

t_so 'wj ooot y_-w.a.jL-o .jl^io-o-v-o la.». JL / .-_.oiofcv_./ > «*i,< ^bOxi V-3

) » I i J)vi*vi .. J._cl_m» -.yopojj« ooot .,.».»'.,. N3ot^i/? oda.a_.fcOk la_\. * V fol. 176

v. x v b.

ouk-/ K_)i__s- v->--v )?«* •,K»>r_. ^oo»v-=)jJj -^t^J- \j )--~^ °/ :t^ ^*l ^_^_>o -.ojot-JL/ ^>-J-fc y*iL-a-J-K, JJ/ ■> » n «\Sv>o ^.f_it_w« 'v^öl? loot * L fol. 185 -.otj )ooi -.otofcs^/ jjöo «jl_» ,_3 J-3-.j-o i----v J-isoi .V___o/ ^Q_.^_0; OOI Jjjj | .. -tv>; -ot (L___aJ3r . ou.IS.5 V*?/? -'Joot Väo/j L*3 °öi_\ jooi >*.»._, JJo )Kjl__

OOOt . »» »K--M yO-JÖl J-_-_. Ot__v OOOl . -\'^ f_) .jjSCO», o£_v._- .°i\. .. lo__OJ

J._cl_s_>. oC-OlS. och JIcl-O > v> >_.n I v>\ ya..xiK.s . »iw n}j .|....t o (__o; »__m tv.JoC-X; *.^->! >■*■-'• j *,__>, N.____o

.-jla-_-.._OC-_CLJ )1>, J-»-£ö.O .JU-.wJ» J._0---V OU» K^l-, JLL./ OCX .'OÖ! jiO-OpO

io__ov._5 ^->j yO-C-xJ-ic .•)K,^_x,___>C-- -.öl JKxin la-tOf.-» .jK_-~£y— ; )-*-)o;o :>_oc_.ta^.^o vflDa-J-K-w-DJ-a ,J_v ^.iotl__oo . > n*'°iv> |!s~j.L_ )iot-x ,._

1. L V<"W* ;s;>)- 2. L »*i-!Ol [sie). 3. V -»aN.ma.

selon la chair, bien qu'il tut independant du temps parce qu'il etait Dieu? car c'est lorsqu'il etait äge de trente ans qu'il est venu au bapteme'. Et meme, en considerant l'anciennete d'Abraham, ils auraient pu dire : « N'as-tu pas cinq cents * ans ou mille, le cas echeant toi qui as vu Abraham? » *v rol.176

h

& Car c'etait surtout la parole de ceux qui se moquent et tournent en derision.

* Mais ils ont fait mention de « cinquante ans » ä cause du mystere qui a ete * LfoLiss cite plus haut. C'est ainsi, en etTet, qu'il est ecrit que Caiphe, lorsqu'il etait le grand pretre de cette atinee-lä et qu'il ne savait pas ce qu'il disait, a dit : II est utile que le Christ meure pour tout le peuple'2, ignorant que de cette mort w la vie allait germer pour tout le monde.

C'est divinement, nie semble-t-il, que le Saint-Esprit a dispose qu'on notät

le cinquantieme le psaume dans lequel il y a une grande misericorde, la

destruetion de l'iniquite (avojxta) et la puritication du peche1, ä la ressem-

blance de l'annee jubilaire ou plutot (ßöHOiov <k') ä la ressemblance de l'incarna-

15 tiou de notre Sauveur.

Puisque Basile et Gregoire, les theologiens (9äo7,dyoc) qui (nous) initient

1. Cf. Luc, in, 23.-2. Jean, xi, 50. 3. Cf. I's. l, 3-4.

22 SEVERE D'ANTIOCHE. [290]

K_J__aI* .-jJSJLajj |Kj»1K~ J-.o»Vo JjjV «.-K.*io Jfcooi^ wC^oö^o yOJÖi

+o . Jjchs CiL*) «txlv^ioo jouSs oö» oooi ^-»»'» ) «« « »>o; t-^-«x I^Ji^a

. •) i, o sui U-iL jl\ «—.jyaiö P .'L=^ ^.'^=>K^ ^..^dJ.^o . ) 1 1 \n\ ^.Yffiy

Vfoi. i:t >>o d^;! jj0 .-a*;»!/ j-V>^o; JKjÄau« 6^3 Jjtaio ^_/; yOJoi .-J_.^ia.\ a^ouJL/ ^Jiol ^_io» ,— «l\ot . ^.M-^Ka )•, m\\ JJ/ .wuuu»; jia^; JKslo^o 1qu\o .'ol^oKIod/ K_)v-<^jt ^^■■op t-s Q-^" ^°° »"^ ^°- 0<^ I "ä^; J-sKaj» )Io.13lXv>o jl^^oj )».*. labso .\aj/ a^bJ2» J_*^wio/ jj^LoaS; )la^Nao.ii.v> )-^.,V>^o;; jlo»a>^_ji öi\^\o •'^->sV v00*-»'»^ r-*0? 1-lröX <^-*j/ ov>,...'\ 10 a.\ -i.oo .* q_o,j J.JLSOIO .afi,.^ »*^a^; JJoj lo.Sicy.3 . ) n »y mo ).»°>'i.» N55s.x\i I^söjl^o . - scoq-^)juw / )c*\)J Ju>-auS> la^o^ fjbSM la\ yooria^, j't-fia~> »_io y^lVo . »—.v-t-io ^oojl^v jJ« |K~o* ya^so .-. . iv>)tooo ^.iJ^-a^o

I. L ft°.» (sie). 2. Ce passage est 6ditö et traduit dans \V. Cureton : Corpus Ignatianum* Londres, 1849, pp. 217 et 248, et reproduit par J.-B. Lightfoot, The Apostolic Fathers, 2'1 edition. Londres, 1889, Part II, p. 187.

aux mysteres ((jwuTXYwyö;) et les preeepteurs autorises des ämes, nous inter- pretent et nousexpliquent cette annee, c'est bien convenablement qu'ils ont leur eommemoraison au debut de l'annee, lorsqu'ils vont (encore) benir tout le cours de l'annee. Car c'est sur les traces du Christ, Üieu et grand pretre pour nous, qu'ils marchaient, en annoncant la bonne nouvellc aux pauvres, :> en guerissant ceux qui ont le cceur brise, en proclamant la delivrance aux captifs et (le recouvrenient) de la vue aux aveugles et en faisant par de chaque annee (l'annöe) agreee du Seigneur. Comme Moi'se ils ont eHe vfoi.177 instruits de toute * la sagesse des Egyptiens et ils ne se sont pas eloignes

du sommet de la montague du Sinai; mais, apres qu'ils eurent tres bien compris les dix paroles qui de ce lieu avaient ete donnees dans le livre des lables ecrit ä l'exterieur et ä rintericur, ils les ont elevöes jusqu'ä la perfection des commandements evangeliques, ils ont aecorde en vue d'un seul chant et d'une (seulc) doctrine les cordes qui se trouvaient des deux cötea et ils ont döchire' comme une toile d'araignäe toute la sottise des dogmes 15 l^o'Y[/.aTx) paiens et vides; ils ont ainsi regarde et fixe" leurs yeux vers les cieux ä l'exemple d'Ignace revetu de Dieu (öeo<popo«), ils restent et demeurent cons- tamment dans les beautes superieures, ils habitent avec les esprits incor-

[291] HOM&LIE LXXXIV. 23

.•)j/ v*»/? ^£^0 o^ -.p©/ VI i-^ &l -)o«^jJ >*-^ jiiJ-a; ^-/;

|_2>oä_oo J-sJLiö; JloVljJo .•JKjdLfcaoJt w.^06, Q^oKLcaia^ Jj/ ...tüVio ' Hol. 185

^ v a.

Jot *j;ot ^.io .-Jk-JL)— Äoo jJJ^o K_o )K*JL.j.-.ÄoclS. .•ji.oJLiu.Vj ^-«Xot - joöfc. ^-io; Ua-/ . -^ yj^-flOLl— i-^ m*^o .«-K».'/ j^j^eCM vs/ op ^xj

♦. !■» . .t » m'wx Joou jJ )KMa>\w ) la_.fi » a> :Jtou^iio Jk_0>;li ),a,v>o\.\o :J»»»ojJU )-^oo^ f\_.>_~

«_./» ^O^iO Vw,vÖtl/ JäJL-. J-SQ-ODO-^S JjL.'/ ..JlXüoi. vOOM^-»/ :]J^.a.A *\ ful. 177

labs.V.^0^0 ia_\o .•Q^oi\toeuS, J1cmIx>.#__oo ■•a\3K.'mvi\ 0/ i^oj^xi-x ^soi

10 .'J^fJu Öt )K^.)K.>>^»-)lf>l I .Aba\; ,-j % V>^0; _öi 0/ .•ua.£Q..ia^ JLoot-^v

K-O 0/ l usoJKjUJOdJl 0ÜS0 jooi JJ .jlt.>otj o«\ öuK../ )ooiL ^o; "^o ^so

JlaiÖio jLoV-.^.— -SO :yOOÜS. *$lX Jla_V.-U.»L_0 ^0 )_^.icL^OM \ V'«o .. ^.2001 1. V in margine : X^j-y-tfia;. 2. V in margine : -vovfiaTa. :{. V in margine : Aiys*»"'-110"-

porels et ils sont ä la fois en dehors de la chair et dans la chair. Prends- moi, en effet, pour preuve de ces (dispositions) les paroles de celui qui etait veritablement revetu de Dieu (Osocpöpo?) : « Car moi aussi, dit-il, ce n'est pas parce que je suis enchaine et que je peux * comprendre les (;hoses Celestes, * Lfoi. 185 5 les places des anges, les etats des principautes, les choses visibles et les choses invisibles, (ce n'est pas) pour cela que je suis dejä un disciple; beaucoup de choses nous manquent, en effet, pour que nous ne manquions pas Dieu '. »

As-tu vu que la hauteur de la contemplation (Bewpia) et la profondeur

10 d'une pensee bumble * sont etonnantes en meme temps et au meme degre? *vioi. 177 Quel philosophe pai'en a songe ä dire ou ä concevoir quelque chose de semblable et (en meme temps) ä s'appliquer ä la perfection et ä monter vers . la theologie ou, ce qui est plus modeste, ä posseder dans les autres sciences une intelligence qui se tient en garde de tous cötes? Pour eux tout le

15 laß'jpivfjo;, ou examen des opinions, n'a-t-il pas debute par l'orgueil et ne s'est-il pas termine par l'arrogance et par la hauteur, parce que pour eux Dieu n'etait pas le chef de ceux qui discutaient, quand ils se refutaient les

1. /*. G.A. V. e..l (!7y-S80.

24 SEVERE D'ANTIOCHE. [292]

\OfH i v> +~ "%*s v3o :oooi » »t*» );V-"j )lQJj'im>n\ p :ooot ^..., V\ ^_^> k-^/ JLm.^.sl^o ,.s *^-.9oi '^„l*. .Jjl..» Joog; Joot j_s\ )l^-x. V^>o;

JJ JoC^. ^-io; Jjlsl./ .•vtdq-^^Jjl^./ );owo; oC^xj lyi ^_./ .-J^so*.} jlaaiS^o

*|.VJ3*/0 ^*JLioLj ]^0^0 )cCX.A

1. Ce passage est eililo et Iraduil par Cureion; op. eil.., pp. 217 et 248, cl reprosluit par Light foot, op. cit., p. 187.

opinions les uns des autres et que chaeun d'eux voulait etre le chef de quelque nouveaute? Quant ä nous, puisque c'est le Christ que nous avons pour chef et pour maitre ' et non pas un homme, comrae il le dit lui-meme dans les Evangiles (EüayyeXia), preparons-nous donc au rovaume des cieux selon la parole du martyr Ignace, « pour que nous ne manquions pas completement 5 Dieu ». C'est ä lui que sied la louange dans les siecles des siecles. Äinsi soit-il !

FiN DE LIIOUKLIK I.XXXIY.

l. er. Matth., xxm, 10:

U*~o ^iiioU l^bo

:• |Voi QJ ^^

k_.jl,_~ JJ/ . f^_.l_a_.k_^ a\ -.,—^iokJLiO; ^-«2^./* JLw-^s . «, n '.stoo s ^a ..|_ioi J;J-*J^ oil^^ JU-s^ä> jk^J ^ ^/ 'M V*^ l°> Vt^T00

JJOJJ?

Vfol. 177

v" a.

L fol. 185

Vb.

HOMELIE LXXXV

Sur l'Epiphanie.

Ceux qui celebrent les fetes dune facon spirituelle, en considerant toujours avec les yeux nouveaux de leur esprit la puissance de ce qui s'ac-

5 complit, celebrent les fetes d'une facon non pas ancienne, mais nouvelle. * En effet, voici que moi-meme, apres avoir aussi celebre cette fete biea des * vfoi.n: fois, en m'y presentant en ce moment comme un etranger, je suis frappe d'^tonnement dans mon esprit, je suis transporte au bord du Jourdain et je crois voir que Jesus lui-meme se tient debout au milieu du ileuve.

io Et pour le sens de ce nom (de Jesus) j'ai l'enseignement propre de la

realite qui est plus complet ' que tout; en effet, si Jesus est le salut et le * l fol. lSs rcmede de Dieu, il n'a lui-meme retire des eaux absolument aucun avantage

vb.

2G SEVERE D'ANTIOCHE. [294]

jj» oöi t v t n- p sa.aj...J <°\copl ^opo jLs/o -.J-OÖ ^io ;K_. oot ^e>t^o ^0V-^> j-JL-it-*3 .J~*äoJ-s -oioK-./ joiSsj ooj V-*^ U**'l -«^ )°°« -010K-./

•)-•>■ ^jl^^X; wöt jLo lj-a^ ^\)l J¥-^-=> vooi-i ^> •.JLiö.X ^ yQ.«/

looi ÖU.N-/ joi-Sxo j-^ JLpo» .^Aoi )-^äX b^so'l .-JL-po P*/ ^-^°« '

♦^.\oi J^oäJS. K*ä'/? -o« ''poJj? |k-^--? J'V*-^ )?°i

J.m3a-^ oO>, Joch K-./; .-^am_j ^of,J Jk.-^!? chIo^; •.^-*; -01 Jv-s.*

JKjl.,^0 :o— ^/ Icl^ ssju^Ss k~J V-<^ f=> Joot ,-.Ki>; oöi Jjj>; J»^^

-.) vi - ^ ^&Xajo/ ^o K.~KA;o :)Ka*Oioo )N^n.*ia^ J;oi öi-A.../ ^-.;

♦viui. 177 Iv^eooo K~o )oi -.w-Vio/ »J *ooo« ^-V^cu^ Jioujs» vQ-joi oilaA o— ^Vr0 '" v"b. x . ^

,_*> ^_,>^>00 ,^Jl*.-3 J.*iöo .Ao/ jjJ-, -po Kj/; )jx.| ..Ol^ j;oi Jkjupo;

^*>1 a-ioi/o -JV- )Km.\nn >^oot oJi. 'aa.fl> .>*jl-^ V-io/o .J-Jüs

j\v\ ^iol öi^ao -.J^iöj v00Hn°>V) IcLb» säSl—io -.oCS> a>m io .J.*^_io

.IJ^so; ^ol ^>o ooi Joow jlo .^Aot j^iäA K*ä>'/ .J-m^o Viö/ ^-^ot /po/o

1. L

et, Iorsqu'il a ete baptise, il n'a recu en plus absolument rieu qu'il n'eüt(aupa- ravant). Car comment (aurait-il regu quelque chose), celui qui est Dieu par essence (oüci'a), et cependant s'est fait homme saus changement et sans con- naitre le peche? Mais c'est pour aous qu'il a donne aux eaux le plein pouvoir de guerir et de sauver, Iorsqu'il a crie par les faits meines la parole du ■> propluHe Elisee : Voici ce qu'a dit le Seigneur: J'ai assaini ces eaux '. C'etait, .il effet, vraimeatle propre du Seigneur et Dieu de dire : J'ai assaini res eaux. II est bon quo nous remontions en courant jusqu'ä l'liistoire qui sym- bolisait clairement le mystere qui devait (avoir licu). En efTet, apres qu'Elisee l'ut dcscendu a Jericho c'est une ville situee dans une vallee, basse et io v toi. 177 placee au-dessous de Jerusalem les habitants de ce (lieu) s'approcherent * de lui, en disant : Voici, le sejo'ur dans cette ville est bon, comme tu k rois toi-meme, mon seigneur; mais les eaux sont mauvaises et rendeni stirile. El Elisde dit : Prenez-moi donc unplat (wix^oj) neuf et mettez-ydu sei. lls le prirent ; et {Elisie) sortit vers la source des eaux, y jeta le sei et dit : Ainsi dit le Seigneur : J'ai assaini ces eaux, ei dordnavant il n'y aura plus ni mourant, ni femme sterile a cause d'elles ~.

% b.

I. IV Roie, II, 21. 2. IV RoiS, ii. 19-21.

L'foL 186

r" a. 178

[295] HOMELIE LXXXV. 27

JN_L.po ^.iC» OOt y^\\ -.y0\\ Ux>y.£> OCH j-JLj/ ^ Jo« -«OK-/ J-IOt y-\\

och ) v f'^ ^"" loo« J~~a.'-ofcoo ,_.; Jlo-io ^ .'vj^a* ^»° vj^^* J^L-, -oi )lofÄ*/ oiJ^au^ ^o "^A >a^Kjüo J^rnJjo .'Jfc^-^-* &öttft J»^o> ^io; och :jl^— ~öj Jk.m„«^.o_o och )—■■■« » v> Jl /; ^-j «too( ■) a . ffi ).c Av, * jJo omti Jl^l— * ooi Jv^ JJ^ao^Oo jl ^.ch JfcC^oK-s ^>oo K-^> ; - V ch-3 :J~-^.ioA o^ 06. )ooi M? och :JK^K>. -öt J*^£~ ^'™;

10 :-fciö/ ^oo^Q.9; )'•*-/ JfcooJu«; JI^»Jl^o jJ^ocL^o ^cnbo -001 ^ouK-| Jla-io ^o —™i -.yoou^j odK.~*> t^j» J-oeL=> yOOt-S K^CS^J./ »s/j <-CH lo^a_io? J^iö »3/ ßl ..joAa JJLo-Ud/; oJ^ -.J— * ^.j vOJO« -.^0.00 Jö|_^~} )..~-» Xao och JJojl-^oj» ^o-t-o ^o? vf-JÖ« t-*^ &l -o0« J-^ ^J*jcu; )ju^o J_ocL» p .Jicuioj J-JLs 0001 yOOuN-Zo :oooi ^jul» fcoo

1 *J— oi; -oj 4u-»j ^*>; jlo^.^a .-^.och jo£$M J-JLs ..^^oK^io

Tel etait le premier homme, Adam, qui comme d'une ville tres haute et (tres) elevee je veux dire du Paradis laquelle possede la paix de Dieu et n'est pas troublee par les passions car c'est Jerusalem est descendu sur cette terre basse et tres eloignee de Dieu, qui d'une part est bonne car tout

5 ce qui est venu de (Dieu) est beau et tres beau ' et qui d'autre part etait frappee et affligee par la mort que le peche a fait naitre et que le deborde- ment d'une vie humide a fait nager et ee repandre par-dessus tout. Mais, lorsqu'est venu le Christ, le plat (kux>.oc) neuf, lui qui du Saint-Esprit et de la Vierge immaculee a pris un corps * nouveau que le peche ancien ne *L™-186

io pouvait * pas toucher, lui qui possedait en lui le sei car en lui il y avait tous * vfoi.ns les tresors Caches de la sagesse -, ainsi que dit Paul lequel a ete egalement melange avec les eaux lorsque (le Christ) y est descendu, la mort d'une part a cesse et s'est arretee, et les eaux d'autre part sont devenues elles-memes non seulement des eaux qui guerisseut, mais encore des eaux qui donnent nais-

15 sance ädes enfants. En eilet, ceux qui autrefois etaient noyes par le flot sale des peches et etaient les enfants de la mort, lorsqu'ils sont rendus parfaits par les eaux vivifiantes du Jourdain, deviennent aussi les enfants de Dieu par la seconde naissance de l'Esprit.

1. Cf. Gen., 1.31. —2. Col.,11,3. .

Vfol. 178

rb.

10

28 SEVERE D'ANTIOCHE. [296]

^ol ^o» ^.\oi LvoCSs (.inäxo )K_»jl~oV ^\oi ^—.ot^o^o :JoC$Si )K«< joo/ ) » tirtövu ^-iö J-^_ä,io . Jou^n wi« »« ■" »°> i )J>Ao -.ool ,_.al*^o ,_.!S^Jj ^^ .•...\.V>U ) ..\ >a^ )K^r>,; ^3 .-K-.|j^_^ ^y>ö/o ^..^ n,^6 J;c*S. ^■«t n '°> )Kjo -v\o ).-jN^.io flaio^s öu> J.^s/ ^>o»-ß» ^..«.\oj ^.j )..^o. ■.U.X

^öfloo ooi . yii 'i K_.LT^o .--ocx . .\v^jl^o L^asä^-si ^-«.\oi &1 .),.,. \^o; )jpj .Jloou^ öuk-../ V-"-^ ^^ 7-/? J'i-*^ °°l y m^^o Ludoio \i\--l )k^.^_~ 1 JJoiio jlomvd. öCio 50 .jjcxaj 0010 )Lia~o 'Jl^'OU

^■» V.xvt; J-»W -.)-^'/? 6i.-w^J>o yaiA// \oKj/ '0001 ^fcXaflUA :E»^SCj jöu^\; i-'r-^o'l \->l ."voot-a \ ya\i yoot^ Joot K-/ joCVJJ* vOJÖt *s/ ooot JlM'°U? -Öl )Q^ -Jfroo *>\ ^2/ JjLSOI yQ.2^0 )j>eui^gj )„. '1 ->o ,-yai.LI

Que le corps de l'liomme soit 1111 vase d'argile, Paul l'a atteste en ecrivant aux Corintliiens : Nous avons ce tresor dans des vases d'argile ' ; et que le sei symbolise la sagesse essentielle de Dieu ainsi que tous les (biens) spirituels et (tous) les dons divins qui en descendent, les Livres inspires par Dieu le montrent encore, puisque dune part ils l'unissent aux sacrifices :< legaux et disent clairement : Tonte victime sera salee avec le sei3, et que d'autre part ils ordonnent de mettre pareillement du sei et de l'encens aur les pains de proposition :l ; ils moutraieut (]ue meme les choses qui sc faisaient sous des symboles n'ctaient pas des choses commune* et videa de Dieu, ei

•vfoi. 178 * qu'elles representaient d'une facon figurative et symbolisaient d'avance la

vrrite. En eilet, la divinile est teile que le sei, savoir) brillante, blanche.

m

la lumiere meine, chassant toute la gangrene et (toute) la pourriture du peebe, ei de cette maniere fortifiant et eclairant ceux en qui eile est vraiment. Apres que les Apötres eurent part a ce sei, ils entendaient : Vous, vous Stes le sei de la terre* ; de meine que ceux qui poss6daient Dieu qui habitait en ir> eux entendaient egalement : Ifot, j'ai dit : Vous Stes des dieueo et les (ils du Tres- lliiiit, vous tous*. De möme l'encens, outre qu'il est brillant et blanc, est aussi

1. II Cm-., iv. 7. 2. I.rv.. ii, IS; c-f. Marc, ix. 48. :t. er. L6v., xxiv, 7. 4. MalHi., v. 13. 5. Ps. I.XXXI, 6 . i'l. .Iran, x. 3k.

Kl

[297J IIOMEL1E LXXXV. 20

|_X_~ ooilo K~S.j I^ax ^ v>i oöt J^cl^.^^ •.j^toJL^o looi l^v-o ..loof *Lfol. 186

^ ' b.

)oi^ö ).^oüS\ \^.»'i v*io .-oüS. ^_*.2>lofcv.jLio» yQJot.ii j'otoj ,-a.;^o .-J-ia^^S.

, - •*« ^_.\oi; o\ :J._.»o|K_.s ^.jJLwN-io Jlocx3s la^i t—"--^ ^fc^,°'? Li^aj» y~~ jooi ^<»'ao jj ytO^^-io vjaaj^tf jK^J^o^ofcoo JJ jlcu^aülSoo a^ bioi > ^o .yo+zo oi^aJÜS. jooi )a!--Ji .-joot o m i.fcoo A*...) i m °>o^ p

JlJ_^,flD )fcs_J^/ ^i» v3/o JkjOjJS. >*5s>w ^/ Jl/ •.JO-J^S f^u^iO "^N V ful. 178

^^ a.

.|k..O_.fco. s^Ot J£vJLiOjJ^..=> JJLOJOXD jooi - J,~.fco.i ^ö(, ) k.^i_,a~io JÄOU Ljis ..^O oixo .^_LV_. ^-.Ql l Ci,°t V) jKi 00 -.J ..TIV); y-.\ ^oC^—1 lbä.\» » .^Ot* ^io» )lo-a_^ ,_..=> .-)»ai.j U*V^ cl-oÄs-ä./ Q-^'jl/ yOjö« voot^a ,)J/

yloa/ jooi *.aiok^+l J_«.flDo/; oCS.** ^d ^io öCS*..; ,)L<.,»,*'V>; ^*t ooi .ox>a^as ^/ :jL=.'cu*o Jooi K^li "^a^x 1/ J-L^ ^°? °°* ^°?^ *"*"^ :JjUL3r— °

la marque de la bonne odeur (eüw^ta) divinc et intellectuelle ; en verite, lorsqu'il

etait mis avecle sei sur les pains de proposition, il indiquait d'avance lepain

tjui descend du ciel * et donne la vie au monde ' et produit la lumiere dans ceux qui

y participent et par l'odeur divine les delivre de l'odeur püante des passions.

5 En effet, parmi les choses qui par la contemplation (Öewpi'a) paraissent

iHre en rapport avec la divinite ou parmi les choses qui ont ete disposees

pour nous par le moyen de l'incarnation inelTable, un seul objet, füt-il

envisage d'une facon symbolique, ne suflisait pas ä montrer toute chose.

De (il suit) quo dans l'ancien service il a ete besohl non seulement du

io * sei, mais encore de l'encens et aussi de beaucoup d'autrcs choses svmbo- * v |o1- 178

a. liques qui pouvaient montrer ce qui devait (avoir lieu), choses dont nous

avons connu les significations propres, autant qu'il est possible, apres leur

realisation, et non (seulement) nous tous, mais tous ceux qui, apres avoir ete ,

purines, en ont obtenu une petite revelation, par la gräce d'en haut.

15 Nos corps sont donc des objets et des vases d'argile\ comme dit Paul;

mais celui du Christ d'une part etait de la meme essence (ou<jta) que le nötre,

et par consequent d'argile; car c'est d'Adam qui a ete faconne avec de la

I- lol. 186 i- b.

1. Jean, vi. 33. 2. Cf. II Cor., iv, 7.

J-3lL->0

♦V.fol. 178 v

, 10

30 SEVERE D'ANTIOCHE. [298]

^ioo Jooi **otoK_/ J-Jl-^-o J_~oi ^_o> K*3 ^io :Joot w.otoK_/ J^o£s J *.yj> JL_-_ *_.; JK-xl-J-xq-o ..JK_^__ *-io V^ooo JK-xoK_2> Jot-^ l-^.l_ )K^A^a ) » °i i^ tJ K_.J-**_jlo V-^s^ °^ 0001 ^r*-"*^ ^°01 -°»°^-/ oöt .L-—; w.o» Jjl»_v-*> .JoC^j oöi JK-Kic .J-i__ vQJÖi Uj& -Jooi Jouj jJ .otA ^1/ J-i/; v^öl J-5^» ^o J^ju? °öl? -J-* ^s^°U )o« »-*>/ fv •* ''; J-JCaO; Jjl*_O0 ou_< yooou .-C%_\ ^l/; ^-Aot Jj»_o JJ/ . ^)ol_o2_\

Vl-x-C-v; J^-__\ >>• l7S -.oioK../ V*^ )'°-^J .JK-Vau o_*o po/ JK m .\o_o K_J»_^ ^.-; ^^_D

^öt JlooiSx; J-_<L--n °> *> .-ia^j ^^° 1^"! poJ-*^ K-./ JW<> -J»-^ oi.-^Di K___> oöt; .J_.al-._c J_oi'a._o^ oda_>V^ •.^■»; J;°i -A taot )

OU^3 K_.JjL3L.KjQQ.iO jJ .-Jj-CO LA Otlc__>*il \--~^l OtK_00 y_./; OOIJO .-JjOt

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*Jlo__o; J;ot ^_./^_so )l»a_\j JK^a.___o__»

♦Lfol. 186 Jj__o -.w» yO_-C_\J_io ,^<iaA JL'K_*-J -.JU-io; -.öl Jtv m .\o_o >^.*JO| _.ot v'a. X X X

K*0 _.ÖV_\ .J~-^^0 JV-w-VA _.0|oK_/; J_tt> "^-3 J;'i yOOU-Cj yQJÖ» .J.Ä— vQJÖl 15

boue qu'il descondait pur göneration, quoiqu'il füt divin, parce qu'il etait en verite du Samt-Esprit et de la Vierge Mere de Dieu et en dehors du peche et d'autre part il etait un plat (jmJkXo;) aeuf (rempli) des eaux; car, puisqu'il, etait anime par une ame intellectuelle, les eaux vives lui etaient nnies hypos- tatiquement savoir) le Verbe de Dieu, la source de vie, celui qui disait 5 dans les Evangiles (EuayyeXia) : Celui qui boira des eaux que moije lui donnerai, n'aura plus jamais soif; mais les eaux que je lui donnerai deviendroni en lui mir saurer d'eaux qui jaillisseni pour la vie eternelle*.

»V fal.178 C'est tres * bien qu'(Elisec) a dit : Un plat, et non pas : 8 Une urne ». En v°b" effet, le corps (du Christ) estpetit et menie onne peut pas dire combien il 10 est tres petit en comparaison de la divinite qui lui etait unie. Ce (mot) montre la gfandeur de l'äneantissement, puisque en verite celui qui est si grand et dont la grahdeur n'a pas de limite-, selon la parole du pro- phete, etait toul entier d'one maniere illimitee dans (ce) corps qui etait trea petil et qu'il 6tait limite par (cette) petite taille et par nur teile forme. 15 Le plat i/.j/.'/'.:i des eaux descendit donc au Jourdain, ou plutöt (pcX^ov fti)

Lfoi.186 ' les eaux vivrs d'iii'i decoulr tont ce qui esl beau >'t bon, en vi'iite ce (]"''

V* .1.

I. Jean, iv, IM4. 2. I'-. csliv, :t.

Vfol. 179 t" a.

[299] HOMELIE LXXXV. 31

o£s._: Jt~*-3-* ysy^o y/o .Of^..; ,J.^ yo+X) yj; -.t-iö/ 'J-^JJ oöt i-t-Sj vS/; jlo-io ^iol ^io ool joou Jlo -.^-^ot j-^iöJS. Is^xo'li -Jooi pö/ );oC^^o U^J.L? Oi.Ju.'^s o , ,'» »JJL» vQJch J-Üo a^CSJ.JL/ Utio^ j-*-^ t-3 •U2*? °l

t->-3» ooi .-^ojJi»» oöt Jln\„Q^> )...a.~» .•J-O^/; j-J-^-»/ o/ ->'°? pö/j U^~»i

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I. L Oll) .3-

dit aussi le prophetc Zacharie : S'il y a quelque chose de bon, c'est ä lui; et, s'il }j a quelque eho.se de beau, c'est ä lui*. * C'est pourquoi (le Seigneur) disait : J'ai assaini ees eaux, et dorenavant la mort n'escistera plus qu (personne) he mourra2. En effet, lorsque les eaux vivcs ont ete melangees avec le Jourdain,

s rlles ont brise la tete du dragon3, comme dit David, ou, comme (dit) Isai'e, du serpent tortueux qui s'enfuit ', lequel par im conseil perfide a occasionne" la mort ä Adam, et clles ont rompu toute la puissance des demons qui sontplaces sous lui; car quelle autre chose pouvait arriver, si cc n'cst de s'enfuir, ä celui qui * avait recu sur la tete une blessure mortelle? En effet, parce quc les eaux du »vfol. 179

1CI Jourdain eteignent toute fieche diabolique et (tout) incendic, David chantait en disant : C'est toi qui as brise les tetes des dragons sur les eaux" ; puis, repre- nant de nouveau la parole, il dit : « Pourquoi dire : (Tu as brise la tete) des dragons? (Tu as brise la tete) du dragon principal qui est le Calomniateur ; tu as ecrase le cräne qui est la tete du mal. » C'est ä cause de cela qu'il

15 n'y a plus de mort dans les eaux, parce quc en verite la sourcc des eaux est desccndue vers elles. Car de meme que les racines et les pousses qui (sortent) de terre, une fois qu'elles sc repandent et qu'ellcs macerent dans les eaux, transforment celles-ci en leur propre couleur, (de teile Sorte qu'ellcs soient)

1. Cl'. Zach., ix, 17. 2. IV Rois. n, 21. 3. CT. Ps. i.xxiii. 14. 'i. Isale, xxvn. 1. - 5. Ps. lxxxii, 14..

* Lfol. L8fi b.

32 SEVERE D'ANTIOCHE. [300]

jlo_iL-^oo )lo_a— ;jo .-J-i-.; ).i/\vw jiotojo .-J^/o JotSs; jL*~o )feoaa^ ^ot-s yuo ->*V <!»*-! -«a^uLs »J S!*o 'j—^? oötj otvoo .Ui>»a3o

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och Jjlä-7 .)la^~ »k-=> ^ Ui3; )laJ-;K.i ) ^>v> ^<u- ^00,30 v«H^° vooi^.^^o y^l )t^ä_^ ^0 .-J)a_a> JK-äJ^ ^.01 ^<*^? )'^ ^»t'^^sj

♦V^a-^oj JlV^o Joi^jJ a\o J^nN ^oio . v/ni K-Jjl^j UjV^? ">

jJo J-^o >fca*^.\ oi^ )ooi jj.L- ,j)\^x-.oV Uxxi ^> V*^ ^/ -K*©^ ..«otok-./ jJ yo+zoi ^XQJQXfta>o :Jjujls; joCSs ^_/ ^Ou» v-^ooIa^oo j n » im )lj/ :-^i6/ v n . L-CQ; ^~^U -^.W ^7 ^JLioj W .n.im W?

l. V l*^-»v V in margine : U-U*»?-

ou rouges ou ecarlates, de merae, parce que Jesus est la sagesse et la force de Dieu et Pere, la lumiere et la source de la vie, la justice, la saintete et le salut, le Fils de celui qui vivifie l'uuivers, une fois qu'il a ete baptise dans les Hots du Jourdain, il a mis eu elles et leur a donne saus restriction de toutes ces choses qu'il possede par essence et il eu a fait des eaux qui ■> eclairent, «jui enfantent, qui vivifieut, qui dounent la sagesse, la force, la saintete, le salut et la justice.

»vrol. 179 Que les fds de Nestorius qui diviseut * l'unique notre Seigneur et notre Dien Jesus-Christ par la dualite des natures apres l'union, uous expliqucut donc comment celui qui a mis daus le Jourdain la richesse de tous ces 10 biens a ete complete par suitc du baptßme, Selon leur expression? C'est necessairemenl parce que le fait d'attribuer le bapteme a 1'homnie eu parli-

l roi. i8ß culier et uon pas a Dieu le Verbe qui s'esl incarne 9'applique ' et convienl de toute necessite ä (cctte) division impie.

Sil (vous) platt, passons aussi ä Jean et uous allons trouver qu'il reprend is clairemeat la meme impiete*. En eilet, lorsqu'il voyait egalement avec des yeux spirituels que Jesus est plein, qu'il ue manque de rien, qu'il est com- plet en tOUt <mi taut que Dieu qu'il est par nature cl qu'il n'a besoin de rien, (Jean) a crie rette (parole) : C'est moi qui ai besoin d'6tre baptise pur

V fol. ll'J a.

[0

[301] IIOMELIE LXXXV. 33

)-^\ *>o > ^iw ^-,; y/ .ytoa/ |ju^s K-,oci ^-3/ -.Kj/ a\o 11« iv>too -K-."/ ^■^ '.J»«^'» j^^JiVj yOotK^io; Jjlsl»/ :Jooi >n » i tr> oot »s/ Jt-^ö-^ ^o; oöj »3/ .-La\ fcs_j/ )!'/ JSj/o .> *> \'/ ^JLioi Jj/ sn . i.flp Jj/; ••pö/j Jjpai^äo

)oOI ,_.fcO. ),^CLX ^O K_^3 yj .SS.QJU. vS/ J I ir» rr. -> |00| s*OloK_./ ^x

..J_i,_ia.-i*-io; ^.oto \ v? ^i. JL^S jJ ooi JJLaiaS^ji; Jinm.3 ')K...,bö JJ/

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J-jl-3—./ -.^.K-.'/ {„-J^jio ^ 'y0^ "*****■ i^° V«-^ U\ >».»tfn .JJ-JÖl'/; a\o j^J^^'n > \ >s/ Jvlß; «^ jj~3, K m JIqjJj ^.j ö£Sj .i;oM» Kj/ ^s/j Jlo-jJ-S* .c+X-i (It^^io ^_io J-^iä_=> ooj-j» jooi m^>? °°t '^-*? )t-^a-^t J^oioo» poJ.iaA» ^„/ J^-joi^ "^o^j Jt-^o-^ «*oioI^_/ )K^ootv> t— -^

^--.,—ia-^l ^-*^-*/ "^^O J.JLDCH ».3 -.vXOQ^a3 joüflo '.)-3't^O )Ö|.£v_~ ^.iOi OOI

1. V \*^*>- 2. V ^ Iß-

toi. « Moi, dit-il, je suis ä mettre au nombre de ceux qui ont besoin, mais non pas toi, bien.que tu te sois i'ait homme eomme nous. » Si (le Christ) avait eu besoin lui aussi de cctte perfection qui vient du bapteme, eomme le veut la parole de (ces) impies, le Baptiste aurait menti, en disant : C'est moi qui ai

r, besoin d'4tre baptise par toi, et c'est toi qui virus d moi'. Gar Jesus aussi serait egalement dans le besoin, si en verite du fait du bapteme il devait avoir part ä un pcrfectionnement.

Mais celui qui ne ment pas porte sur les paroles du Baptiste une deei- sion concordante * ainsi que sur des (paroles) vraies. En efTet, il n'a pas dit : vröl. 179

10 « Moi aussi j'ai besoin de ton bapteme » ; mais : Laisse (faire) maintenant; v H' car il est convenable que nous r.emplissions ainsi tonte justice'2. « Je suis venu, dit-il, pour remplir, et non pas pour etre rempli; car je nai besoin d'absolu- ment rien, puisque je suis plein, ainsi que tu l'as atteste toi aussi. » 11 me semble qu'il appelle encore « toute justice » la perfection de notre bapteme

15 qu'il devait etablir dans les eaux par le fait de sa propre descente. En efTet,

' que le bapteme soit la justice parfaite qui purifie pour ainsi dire de toute

trace de la tacbe (causee) par les peches, Paul Tatteste, lorsqu'il s'exprime

1. Matth., 111, 14.— 2. Matth., in, 15.

PATR. OR. T. XXIII. F. 1.

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' Lfol. ist

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10

34 ' SEVERE D'ANTIOCHE. [302]

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*Vfol.i79:>wJI ) m .;V£jl^> *-./? * V*^ -^ 1^ J-3lä> * jJ» )Ia*j/ Kia~.» j_X~j JJ^.-/; J— >o/ V^oa\ ^3ot*oo; JJ^ao&t*; J.ulj\o Jbov&. ^a*x>,/o V»j yoS^J^o :ou> ouq— )i.tr*° :^°?^ °*--^ °«^fcA./0 <*^— +* U<* ..K-j-^s.^ Jol-^o p .v—1^3 J-ocu^. ..Ja« J.ä-.;V3 .aiiv— -.^o>/ ~<^~ <*^

.)K*_«o Jl^ JLoof ^. !,.:-» .vroQ^aa )coi v*>/ J— »o/ )?« ^^*> .^^»

1. V oni IW ■**-"«>■

au sujet des baptises en ces termes i'Junl justifies gratuiterrient par sa gräce par le moyen du salut qui est dans le Christ Jesus*.

Puisque donc votre culte de l'homme (ävflpw^o'XaTpia) qui est plus impie que tout, 6 tels, a ete repudic par le Jourdaiu lorsqu'il a recu les eaux vives, qu'il a ete jete dehors par Jean lorsqu'il a crie cette (parole) : C'est m»i qui 5 ai besoin d'Ure baptise" par toi-, et qu'il a ete repousse ögalement par Jesus lorsqu'il a l'ait la rdponse : (Luisse faire maintenant), et qu'il a montre que lui-meme remplit et non pas qu'il est rempli, des lors mettoiis-nous en roule aussi vers le temoignagc du Pere.

Mais d'abord L'ouverture des cieux m'attire ä eile et une grande admira- '"

'Vfoi. i/9tion pour une charite ((p&avOpwrcia) ' infinie ine remplit. En eilet, celui ' qui

i V,]' in: avaitfermöle Paradis ä Adam etavail place le cherubin ei l'epee flamboyante

1 :| (toujours) agilee pour garder le chemin de l'arbre de vie, cehii-lä, une foia

qu'il eu1 oettoye et lavö Adam el l'eul montre nouveau en lui-meme. ou

plutöl ( ii.vX/.>jv Äe) qu'il sc Tut lui-meme montre Adam, ouvre en ce moment le i.-,

cicl au Heu du Paradis, en montranl clairemenl que le baptßme est pour noua

l'ouverture des cieux et la mise en route toute pröte vers les (rägions) d'cn

haut, (l'est de cette routeque Paul disail : // nousa inaugure une route nouvelle

I. Rom., in, 24. 2. Matlh., m. 14.

V fol. 180 a.

[303] HOMELIE LXXXV. 35

jj -.j-^o-*? J-^Vl O)-— 'J-s/o joi^i JAo^a; )t-so jt-t-* ) nN V>\; t— -*^ JJ °^

•JjoCi^wio .f/— ^B^> )ocx och.1. oCiwi J,_ä_x\ 3/ w^ön ^>^oi -.Ni.ajLj vmK3

vjoot V^Ö/ l?Öt-CD; J-fc^O^X) OCX v£DO_lJ-a.£o» .'^AM^S; j^^OJl Jj/ )j.L~ )oi

^a \s>a^2> ^_ie« wl../ 'jLo L^ä s^oi p .|~.}-2 Jju^oJLm Jfco^o .•jLa-.KJ^l; ^.; la\ .)-=>/; ot^..; och ) W> l f>\ ^S. ioot )_a^ioo -.loci J„.fc^J.too J-s/; Jj'^ico ,)La*-2uM oät ^Jü«_o j^-s y-^A ^W -.ioot jv.iö/o loa L~k>-iokoo Jv-s <' 6(la.i.sw^>.sK.io jL\ ^/o .JlooiSs» J^ucoo/ io_.a.A.\o ')t~~s/ )lo^v*^ '^oc" )£C^io )ocm .^oioK-./; oöi :)j-»,Kio; oöi V-^^ ^°^ •)t-'flQ7^ la\i _öi jla .»....; vaJl^^o; oöi ^o V-=^ Uy-*l Q^° :o°t i-3 °9i° -oioN.j/ f.»« »m'iY; joj^S;

•vAt! )\.SS% <-Ö|0 ,£o/; «-.CM •.K^|x^ol..V> rX>l : Ji-S LVcaiO .mn .ir> \ <¥> i\« ~./

i. l «s;-

ei rivatite'. En effet, si les portes des cieux n'avaient pas vu lc roi veritable2 et le Fils de Dieu et Pere par nature, elles ne se seraient pas ouvertes; car c'est pour les rois que s'ouvrent les dcmeures royales. Et donc, maintenant que Jesus a ouvert les cieux, il 'donnait egalement ä ses propres serviteurs

s de voir des choses semblables. C'est pourquoi Etienne, le premier des martyrs, disait : Vota, je vois les cieux ouverts*.

II me semble que l'ouverturc des cieux est la fois) quelque cbose de sensible, comme si les cieux s'etaicnt coupes', ainsi qu'a dit Marc, et une revelation parfaite de la Trinite et une connaissance qui convient ä des

10 (etres) Celestes, puisque d'un cöte la * voix venait ainsi que de la part (icpö- "vroi.iso tutcov) du Pere et nous montrait la propre hypostase du Pere, et puisque a' d'un autre cöte eile etait adressee au Fils et disait : Tu es mon Fils bien- (liine', et proclamait en meme temps la verite et l'egalite d'essence (oüsc'a) de la divinite et aussi l'indivisibilite de l'union avec la chair. En effet, c'est

16 (en s'adressant) ä celui qui est vu, ä celui qui etait le Verbe de Dieu incarne lequel est un et le meme et non pas un autre en dehors de celui qui est cache, ainsi qu'il semble ä Nestorius, qu'il a dit d'une maniere significative ce (mot) : Tu, et ce (mot) : Mon Fils, (ce mot) : Tu es, et non pas (ce mot) :

1. Jlebr.. x. 20. 2. Gl'. Ps. xxm. '.. 9. —3. Act., vir, 55. 'i. Cf. Marc, i. 10, —5. Gl'. Matth., in. 17.

10

30 SEVERE DANTIOCHE. L3041

..K.« »ooij ^_*j -ö| .-oi j-JLtS? .^.-.k.-./; V-*^ -öi .^_ooij oJ^o ,^-.K~./j -.J-s/; Jlojow» ^bo >3/ V*pO; k»*-» U3--/ .)Ao.a*^jo -Ol J^lü loioo^Äj *Jx*J»; yo-ioi J.ioacL. K*3 o/ ' ).^.ietib.-.Saxo ^N."^! J»V* ^T*5 ^^ .ytCS^io -oio^ ^.j ^a.* -.)jo_; )l>-^> ^iö *~~J 'J-»--t-ß ^? 1—°'

♦Lfol.i87..«owJSA -ola; '^x-o-. ^-*> l'poj.l/; ^-; «öl .J-oöx )»^ö^s ^^.äoN^yj

b.

M-foi. wy.A^ J'p/ -l-poJ cua.oJ-.oi oot jooi -oioK-/ oC^-m . k-Jj^^ Ja.;aao r" b. ^

>*fc^-ao .-jv-ä-ao J-a)-a I-Ju.^ jl-. oi .£>/ J.iaoi -.J-aJ-a j,-ao tt-" La/»

•:-U-flDo/i jla-oi^a-ot j^aö^N Jbo JIqjl-^50 J^-So Jioioj *a :)...»>o pcu* ^; "^ü^doi 'S^^oo

)lr> .. ,. «Nn-> ^s ..^^iOjäoo ots »oJLia*ögj ^.»-fco.; v°-J®<? -.^'CLio p .)-.oi

1. V in margine : Iojisijiocti.

« Tu es devenu ». Gar co (mot) : es, appartient ä la nature, tandis que ce (mot) : « Tu es devenu »,, (appartient) ä Tadoption et ä la gräce, de teile sorte en verite que d'apres le temoignage du Pere egalement les ffoq>tG|/.aTac ou raisonnements de (ces) impies sont donc tombes en dehors de la verite. r>

Le Saint-Esprit d'une part descendit sous Taspect d'une colombe et

d'autre part il reposa sur Uli' pour nous, afin que, venant ainsi que

sur les premices de (notre) race (ye'vo;), il passe aussi sur eeux qui sont

de la meme raec (6[/.oyevvfe), lorsqu'ils sont rendus parf'aits par le bapteme

i,f„i. is: * divin. Or ce qui a 6te dit par Jean : // resta sur lui'\ fait connaitre lo

' "'' clairement que l'Esprit lui apparteuait en propre et qu'il n'etait pas * ä un

r"b. autre. Gar de möme que le Pere est daus le Fils et le Pils dans le Pere,

de möme le Saint-Esprit est aussi daus le Pere et dans le Fils a cause

ili' ridcntili'' dVsseiirc (oO-rial.

I'arceque c'cst pour nous que le Christ a ötö baptise, lorsqu'il a rempli i.\ untre bapteme de lumiere, de vie et de saintete, et qu'il s'est fait la route de la venue de l'Esprit vers nous, c'est donc pour nous eucore qu'il a ete conduit au deserl par l'Esprit; ei il fait connaitre que ceux qui doivenl

i. Cf. Marc, i, io. 2. Jean, i, 82

v" a.

[305] HOMELIE LXXXV. 37

J £■ •- N. > / ^.-.üj/ laio^^o : y, « «,., I V)Eoo J~uO** jl^aJU^ ^^coo jlj~öj ch Jjci . m M Ji-^-w^-S us^lflDO j-iöi \q_.i)^j» Iq^. •. ^-.. »vMSoo )lo '»■»^ ),.. * Vi •>

y, «q|\ ..» ^öi Ja.o£ol laaeu^lo ,-a_=> . oC^— ^,ib^.xl ^o»-o» ^>6t^ J-^?^? ^--»?

. .. 1 % V> .•>« IY(*ll/ ,.3 OCX **t*»? 1""-Ns. ^Öt-3? '"V^?/? vfiOCL^OS ^j.-^-^

1(1 v3/i J-JJ-O/ .^-O^ ^°t-9 V^m'l^->? ^**-»k-^? vCUÖCS. OU.2i.Ji chS.*; J.X^j3U * V toi. 180

*Jj^O^ ^^.^OQ^ J-IOlS. ^ CH..30U JM -— J-JL-»J -^^.J» J_i^X y.5

1 V in mdrgine : Xjioiievoc. 2. V in margine : ^£^eb*e. A).eti}/on£voi. 3. V in margine : ItaStov.

croire en lui et etre baptises, une fois qu'ils sont oints par cette onction forte et tres vaillante de l'Esprit et qu'ils sont oints comme des athletes par Fhuile de la gräce, doivent etre conduits au Stade eleve et tres eprouve des tentations; d'une part ils (doivent) lutter avec l'ennemi cruel qui

5 devait Ieur porter envie ä cause de l'adoption et ä cause de la parente avec Dieu; Le mechant, en effet, le verra et se mettra en colere, il grincera des dents et il se consumera ' , dit David; et d'autre part il devait etre vaincu, parce que sa puissance a ete brisee d'avance par le combat preliminaire que pour nous le Christ a soutenu d'avance avec lui. Car que c'etait pour nous secourir qu'il

10 a endure la tentation, Paul l'a t'ait connaitre clairement, lorsqu'il dit : En effet, parce qu'il a souffert lui-meme dans sa tentation, il peut secourir ceux i/ui sont lentis2. « C'est comme un secours puissant, dit— il, qu'il a predispose, ä l'exemple d'un excellent medecin, sa propre tentation en faveur de ceux qui doivent * etre tentes; de meme encore que, lorsqu'il a endure la croix, c'est * v ioi. iso

15 comme une arme puissante qu'il nous a donne celle-ci contre l'ennemi. »

Pourquoi donc aurions-nous nous-memes honte de ces eaux qui purifient? Ne tombons pas dans la fange des desirs (honteux). Tremblons ä l'ouverture des cieux et ne nous l'interdisons pas ä nous-memes, ne pensant ä rien de ce

I. Ps. cxi. 10. 2. Hebr.. n. IS.

38 SEVERE D'ANTIOCHE. [306]

.^otS.a t^^» JJ/ ,^3^ l,,.tv >.m'd| K^) a .', <m» |a— jo .•LynNiaJJ

♦^-Oo/

qui appartient aux cieux, mais (pensant) ä tout ce qui appartient ä la terre. Ne tournons pas le dos au Calomniateur et ne montroas pas que le Christ a cte tente pour nous en vain. Mais en tout honorons celui qui volontaire- ment a tout supportc pour uous. A lui soit la gloire pour les siecles! Aiosi soit-il ! 5

Fin de l'homelie sur l'Epiphanie.

[. lol. 187

v" a.

5

V I..I. 180

lc

och UDO . mil/ ,K~.jLaliL )L>oi3s. ooi ^toa,. lo^a/; ^o Jv»so,X cv3 No).*o»i .-^ocLboi ch_s cx\ Jooi As-./ ) ,««.,» i vno )-^>^Sjl )»~^~nx °öj .\j-si )i.o»y.^o ot-a woi )_.K.^ioi JK.o»jJ. ..-chcJ^_/o .ou>K.a/ K^IjKa^aIo j,~~o/ »/ JJ/ •loot c*J^->/ *""-Ns, QJLr°? •J-«-3Q-fioa^-»-3; )i no.o J_*x*oj 1cocl>^1oo J^uJ-ö,jJJ* .-)-Ofta; jloa\sfl->» ^6\ )loia*io JJ; JiqXv) och >jdq . m il/» JK^io» ötloJ^po jjo chIci»iv>o/ JJ-=> ^ .-^_\ »o«j Jlo^^o JJ OCH JlVJ^oo;

|bö t-fc^j wen >.Jba ..'\ )io\ 'J.jp<Q-cDi V— nv J'V*^ .»oij-äoo <.n .y.x? 'Jk-Joajj i, v e-ua*i.

* HOMELIE LXXXVI »Ltons?

a. SLR SAINT AxTOINE QUI FUT LK PREMIER IMTIATEUR DE LA VIE SOLITAIRE ET EREMITIQUE EM EgYPTE ET (en) DEVINT LE CHEF.

Le grand Athanase, l'liomme apostolique et qui avait le Christ qui parlait 5 en lui ', a ecrit !a vie du divin Antoine comme il faut d'une maniere ä la fois instructive et historique; c'est une histoire qui presente en elle-meme l'enseignement, la premiere regle et l'image (ewmov) de la philosophie (<p0.o<7o- <pt'a). A qui, en efTet, appartenait-il, si ce n'est ä Athanase, le docteur de l'immortalite * dans le royaume des cieux, de nous depeindre le modele *v foi.iso

b.

io (ivSpiivT«) immortel des vertus, (en sorte qu'il soit) veritablement et vraiment net et brillant dans la forme exempte dartifice et d'ornement de la parole evangelique et dans le recit pur et veridique des pensees , comme dans

1. Cf. II Cor., xin, 3.

' V fol a.

10

40 SEVERE D'ANTIOCHE. [308]

vQ-jch; JKjLsulso .'jpAu ) N. . i «^ •■• a n^ Jl.\,y>v> o»oi-s yKJipo JJ »o Uv-*-*

ya^O . h^,\ .U^OPO wr> -n » i Jj;lo_; . «Not K_)i»fc^S-D JJo k_»JjU£ y, xN^'l ;

.'OtK^^iJLo jA^;-a> joou; J.joo»\ >*oiQu.tl-\.N.i ^-iltoö; \^°i? )^>.ioo;o }JLo » l ./

^_a_oL/; oöi ^\ »; f 1 ««iS .'jjü/ K.lia— '»o JK^oCSis. Pilo 1 1 i^boo t-^3? °°< La^. .-^.^'po ^iO ^.io r-.K_.to )j «*>- vQJCX J-Il_-,:_> )ocn r.*.±a..J)o |_-\iju-i .•yYi ;•«> J^uöto va;öi J__!_v^öj.._» ^.\oi JJLlo Kv a\o .->eu__o / )«,.»v\ . j^ooi ]M v-o».._> a_-.3otl/i ^--^-•/ t---3 »V* ••yO-»t-o «-^o -<=oi . iViVottoo JJ K_.jjj_0i iooi Jt-Oo/ .V^oJ^Cl^. v*oi j£v_.^S J._.a_7;o .^-*j/ aaV^o o_o_l_iJ./o K-.J^_0; •Jit-M JK^io Iol_\ w-^öö ^3»^» vr^0? vaJ^' ^°^ \OOU»-Vj--»o tJ^wSLi Ia\

jjCL-ä-^OI J.O-V -S/o .jüjj £o.O)CL3 J-S^ y^\ ..yOlN Jj / i,.'ü.V> Jj / joi»

^-.j yi\t i _s/o .J_*l_Ä-C_\o CvOotS. Jlojoi_a\ .^l^\^s 'yoKJL'Ul .JjL^iOO

un miroir? Car il convient ä la verite des faits d'elre prechee au moyen de paroles vraies, depourvues des ornements de la.grandiloquence et capables de persuader, de fixer par Fimitation dans les Arnes des auditeurs naturelle- meut et sans violence ce qui est profitable et de faire que l'intelligence se propose (uniquement) la nature et limitation de ce qui est raconte et comme si eile en possedait l'ensemble et le detail.

Quant ä moi, je ne nie suis avanee en public que pour ceci, savoir) pour glorifier lc Verbe de Dieü qui, par son incarnation divinc et cliaritable lot/.zvöpwTro?), a eleve jusqu'ä la bauteur des cieux notre nature attacliee ä la terre et enfouie sous les passions lionteuses et plus meprisables que tout et qui a confirme les paroles qui se trouvent dans les Evangiles (E'JxyyAia) sacres * v fol. is i (paroles) auxquclles autrefois on a'ajoutait pas bien foi par ceux * qui gräce ä elles ont vecu purement et pralique la vie ascetique et qui les ont enseignees. Comment cst-il aecessaire de (les) cjter? II ctait dii aux Apötres et par eux a ceux qui courent ensuite apres la parole de la verite : Voici, i •• qitanl ä moi, je vorn envoie comme des brebis au milieu des loups' ; ctaussi : Vous serez conduits ä cause de moi devant les gouvemeurs (^yepwöv) et {devant) les rois,

I. Matlh., \. 16.

in

[309 1 HOMELJE LXXXVI. 41

vok*iOJO .vOOV-öl^/ "^ LJLs vOiOaXUO * .«^ j.a/o .Jlo^O^ -OtO~JJ L~/ * I.J..I. 187

.•^oöwj L.00 JJ? )o« ^-£Q^3 JJ )i»mi )OyS> ,^-Aot jbö i~^ QJ-"5 )r ,0 ..M» ""9»M ]J^*£-*> Jk\o4*> ..v*^ La^ !-^>J-><> ^M^J?

Jtoa-^ vC^V *»*Jk P?l V' '°i-ä' .Jk-V-P^> Jl*V OU-3J lAdj ^0?

>*SO> JJo ^-3/ :^; j.V-> ..voou^oo— V * ^jlooX yCUU;po ..-J-JU» Ac^» -61* vroi. m W N!%k— ^ ,-»; ]J .voJ*x~VJ JJ :v»j/ °^t*! v^«? H>°— ^»^ :^»V-*/ )0*^0 )IK~ ^i.; ^.-/ -.JJ---J v-otoK-/ ^s^io o.^ wK^flOv 06t :Jla*> ^.io oj/ K^^lo iK-JjLJt^^o JJ 06. )o\jb p :ot^ "^ ^/ )™ V :J-*äJ JJ? ^? w^^»;o J-«^-- J-ioi jioi.aj Ia\ :ju/ ^-*; I-L2».Kj )J -Jörn0» IS^^lo jlo-^o

1. 1, ^

pour servir de temoignage ä eux et aux nations' ; et encore : Le frere livrera son fn-re n la mort et le pere son enfant, * et les enfants se leveront cö.ntre *Lfol. 187 leurs parents et les mettront.ä mort'1; et : Ne eraignez point ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent.pas tuer l'ärne*.

i En effet, qui ne decretait pas avant l'evenement que ces paroles ne pouvaient pas s'accomplir, ou au contraire qu'elles etaient incroyables, et disait en verite dans son hesitation et dans son incredulite : « Tomberions- nous donc comme des brebis au milieu des loups? Et que nous arriverait-il si ce n'est d'etre manges et de perir? Car la brebis est une nourriture toute

10 prete pour le loup et un aliment qui s'ollre spontanement ä (ses) dents cruelles. Les parents, dis-moi, oublieraient-ils l'amour qu'ils ont pour (leurs) enfants et s'armeraient-ils contre * les etres qui leur sont chers? Et les*v'0J-1M enfants, n'eussent-ils meme pitie de rien autre, n'auraient-ils pas pitie des cheveux blancs de ceux qui leur ont donne naissance? Personne n'aurait-il

15 peur de la mort qui est la chose de beaucoup la plus terrible? Quelqu'un mepriserait-il son corps ainsi qu'un sac inanime, en le soumettant d'une maniere insensible aux blessures et auxcoupures? Quelqu'un ne se tournerait- il pas vers cette lumiere douce et tres agreable aux yeux? » ,

1. Matlh.. x, 18. 2. Matth., X,21. 3. Matth., x, 28.

42 SEVERE D'ANTIOCHE. [310]

JK-jJLieuötfcooo -.^*j/ )o-^.l fSyl jl^o-o^; -06» -.^oi^a ^^oi^ JJ/ Jj-s^JO ooi ') i,iv> .-)& .nv>;oiK^o Jl ^t-o ^*>> ^*^«^ ^-W *^> .•sS^~a Jjs^; )lo.i.'»v>\ Jüjj ^.io ^6 JJ-^eb.^ f ••)»<*»» *jK^~~o .•Joe* JKJ.too Jk-ofc^» l^^rs^» i<^9t-s )1o»om» lo^ «^-? K*U~a~ )J^,..i.,.r>»po JJo jt^oös Jfcocu-.V^ .->s-uflj jLuo; ~c* ,-? 1^»-.' '^^ 5 JK-Vo.^ Jjlsj Jbc; Jjot JjotOJjo ,-.; I^a-»? 'Jt-'f* JJ-°? U**** jjjo Jjuoottoo ]>otaJ-=> Kj»./ .JK^iJU Jjü^k ^-sj J*~; Jj-/ y~>\ -'^^f s*oot ,_*5uK-./ 2JjläJl*>» v*«* .JviMocxioj ~öt |K->a— />; J-o-Aj; ^o^a* ♦vfoi. lsi oilaa^_äeuÄ Jjlsoji ««-./ vo»oulj J-ai';j -<->»-'Oi •'»-*?/? °°»? y *^°l

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)lojoi^po ^^io :^ÖJJ! v^1^! ^ ^ ^^° ''^ ^0I? °* ^ J_±aot * oJLieuot oio; vf-JÖi? H^ul^^o» )K^^a»x>\ .Ji.o»K^io; Jlo»ai.jo

)ja^| l<^ vQJSOliKÄJ JjL~ la^? y~\ )U^X>? U**l '.«.M ^>;K^ ^

^j»j :3^.^ot jLLo AOLs sO+zoU vcdq^.03 ^a^o .-)laioo )K^~; lov^sn;

1. LV in margine : t»^- 2. V i'n margine : Evexupov. 3. V om r^w.

a.

*L fol. 188

a.

Mais la foule norabreuse et vaillante des martyrs au coiitraire a renverse tout cela et eile a fait ajouter foi ä ce qui autrefois etait iucroyable, en changeant im grand nombre de loups en de paisibles brebis, en se laissant conduire joyeusement au martyre a la ressemblance d'un torrent d'ete. en dressant en face de l'amour naturel Taraour divin et invincible du createur 5 de la nature et du Pere veritable, et en se souciant peu de la chair et de la lumiere temporaire, attendu quelle avait fixe une bonne fois les yeux de L'esprit sur la lumiere intellectuelle et saus liu de la splendeur de la rösur- 1 v fol 181 rection qui est annoncee et dont nous avons pour garant * les paroles de celui

(jiii a dit : Alors les justes brillemiit eomme le soleil da*s le mytame de latr Pbre. h Que celui qui <i des oreilles peur entendre, erntende '.

Mais celui qui avait dit ces (paroles) et qui cliercliait les oreilles qui

(lcvaient los entendre, parce (pie la vertu etait rare et en petite quantite, a

L fol. iss par la suitc * tellement ouvert les oreilles de l'iutelligeuce de ceuxqui crurent

en lui que beaueoup se portcut avec empresaeaieot vers le combat (*yuv) pour « la piete {tüaS&en) et (versi la nioii ainsi que vers la vie et diseut avec Paul les paroles qui avaieut ete dites auparavant ]>ar David : 1 cause de toi UffUS mnii-

i. Matlh., xiii, vi.

Vl'ol. 181

[3H] IIOMKLIE LXXXVI. A3

Jj*>»? J^3"oao rlio^ÄSo JIo-jlao J;J^ Aioaio *J?J^*? jlcua^o o^D w^.*.

5 oi^ jJ? JjJVo jla^A; JL^ioajio -Jl^o Ja^ ~jj^ä> J^ooäo )|^

Jjl*-/ .JkX-^iä )Kä3ü? Jj^fo ^.vn'i Ji^o?» .•vcfc^oKi» v0"* ^?°

v«ffl,.e>Uoo» vQlJchj JLiooCS. o& joot ».^i. J.*x*^)o .J^cl£^j J^Jr0? ^t*^3 v.\oi L**l .v»n°>; V^°«? 1*^=^ Aa^ °^ i001 N'mv>0 ■*°^i °00'

1. V in marginc : ^^>et^e. 2. L om IS° oök- :i. V in margine : Xtihctpn (sie). 4. V in margtne : Aufavi|. 5. V in margine : Tpircou;.. ;g. V in marginc : ae).?oi. 7. V in marginc : AiroXla». 8. L V in marginc : U&r>? ltlSl' /*'.

ro«s *0«* lejottr; nous avons ete regardes comme des brebis destinees ä Virnmola- tion ' ; mai.s dans tout cela nous sommes minqueurs, et au delä, par celui qui nous a aimes2.

Et lorsque ceux-ci eurent bien vaineu les tourraents de toute espece et de

5 (tout) genre, toute la magie des demons a aussi cesse tout ä coup avec la celebration des fetes, la folie, la frenesie, l'effusion du sang impur, les pre- sages honteux (tires) des intestina et des foies, les ceremonies insensees, les mysteres athees et indignes d'etre mentionnes et qui respirent la mort et la perte des Arnes raisonnables, ä tel point que les demons prirent la fuite et

10 que comme des chiens * ils" abandonnerent meme contre leur gre la puanteur - vfol.isi des sacrifices et que les lieux de divinations qui, avant la venue du Verbe de Dieu dans la chair, etaient doues de la parole et faisaient entendre des inepties dans tout leur bavardage et qui ne s'etaient jamais tus, garderent egalement le silence. est, en effet, le ^aTaeibv ou chaudron d'airain qui se

15 trouvait ä Dodone et qui etait inepte et bavard? Ou bien est le trepied d'Apollon ä Delphes qui etait gros d'oracles pervers et pervertissait Tintel-

1. Ps. XLIJI, 22.-2. Rom., VIII, 3C-37.

44 SEVERE D'ANTIOCHE. [312]

\y^A 1 1 yOJo« j-»V'a3o . -Jlo i «v^o 6£o oooi ^_*^_iÖ; )j£~ / )^°J^ k-*-3 .•^.yflli; vQJÖCS. -ooi ^Hl '^ JJJÖ^O; Jk— QJ^seL=>; „_^oi .JkJL^a\o ^^>j .-jjLiQ^ l|*^»o jKi*^» ^-Aoi jbö ^oot ,_.ow.K-/; ^-^-Z ^~.| JK_aVo» ye^e JleLsj ^-/ .Jk^^! ^** Jlöl/ lo?a^o ).qi.. 1J-»-— ^

Oi^S yr\^;* J^l'pÖo )fim.\ J-0,£~ K*3 o/ 'vfl0V-^ß)VjjL3O .'^S^too 5

,^.jJo .J;J^o JIoj^; j— o^ K-Jjl*^£oo ^cl^h o/ v^»7 .JW,J~

♦yoo«^ y^ ),»i"»o ^w-'^iö ^...ot_=> ^>r**J !~Poo;

*vioi.iH2.|Jo ..)IJ_a_s ^-^.^olS. S I/o '^-^ülß JL^ieuLio J-oI^» *^-.o«J^> ^-»^oi

a.

j_J^_^iöj_3; ooi J-ieu. laio^a ,-S .JJ^wJ^iL^io. .Jlo ^.aüio JK-Vo^co

»T.r»i in« 'rX?»T ^ö| ^>»vi,ji . _^ajN.ioo Joot ys^K'so J— oV ^.ioo Joot "^.'.^K^o; w

|_o_öjLi vOAaaj; oooi ^-««.ia-»'» ^a-^o ^io; vOJot );|^*o .^-I^j/ V"""^

) i ft-N.rt» ya.± )ISoL.po feo> »aaaQ :J.jls'ojo Jjlsj; yO-IOl |jjqju»o 'jlS.V^-a.io

:J^.~^o 'JJ.ai-ouso J-iöt-so )J.ol^:*js oooi ^i-o-fcoeo :oooi ^V-0-3^2»0 JJ-^00

b

1. LV in margine : U&^»-». _ 2. \ in margine : Xapwrr.ps

ligencc de ceux qui lui obeissaient et l'aveuglait sur le clioix de ce qui etait convenable? sont ces autres lieux de divinations pleins de toute tromperie, de ruses astucieus.es et d'incantations qui ravissaient les auditeurs par la modulation des reponses, telles qu'etaient les paroles chaldeennes et tres fameuses qui etaient colportees par uu orgueil pai'en et par im faux prestige comme des affaires graves, qui entravaient 011 troublaient d'une maniere trornpeuse les esprits mauvais et les demons par des y otpaucriipe« ou liens serres et astucieux et remplis de toute (espece) de sortileges et qui repandaient la terreur et la folie chez ceux qui s'en servaient? 'Vfol. 182 Tous ces (lieux) ont recu uu silcnce complet et ont ete fermes * avec 10

menace et ils restent inellicaces et inoperants, apres que, a l'exemple de la •i,foi. ins mer des ßvangiles (Ei^yy^Kx) qui etait agitee par les vagues * et etait grossie '"''' et enflec par les vents, ils out entendu ce (mot) : « Taiscz-vous, vous etes fermes'. » Et les demons qui autrefois aimaient a sejourner dans les ruelles, sur les places et sur les inarclies 011 Ton achete et Ton vend, qui exhalaient, 15 leur rage, au milieu des villes avec beaucoup d'autorite et qui etaient honores par des sacrifices, par du saug, par des temples e1 par des offrandes, apres

1. Cf. Marc, i\

r" b.

[313; HOMELIE LXXXVI. 45

)«ni cyi \/o :JoC^s £0>^,i VmkA OJUj Jjcoa^cao ))>^,flo jjo'f£CS. +3 Lo\ 'JLlii laX~; j-.\ yOofc±~.i \hsZa J\o io-Kj; ~-/ ) in i m ,«.°>J.ts^o JJ * ..wm'itoo JJ; ^o* jfJLJLso JLfc^^kQ3t3ö )„cpo.vu -o :ojl_^_\ jJLo-.^p^3 jl.cn imv> ..>o ^.io 'Jlj-J^. -JIoaX^ ia-*)N ^ot ta^ :yoo£jv~.< ).\ »n m a ooo»

^^ «J3 .-^.^^aj i^.IS^.0 > ^j.^.,ji ^_.l\^i vOJÖ) ) », ,S ,\o . jla^Jaä-5 * rr**-^,1 V}? *oooi ^-'3^ ^~»Ui— ^\«^>o.\ vocxia\ oop oiT, n .JJo .•aaCLtjJJ./ yooi'^o Jot^s V^S > V Vio ^.oot ^^// ) t ^ >> •> vOOüo :^.oot ^.ouk-./ j-LSOt ^_*.\ot ^o

OCX iCOOaJO^j/ . -j^&bOt )_loC^ )!./ -.vQ..^iss_lo/l ^-J^-Ol Jilo fSjLi >0Q_. i V fol. 182

in JLs/o Joot jtö|K.^o ).-.o£^ L-om ch-L^o odo~^S.^ ^.io ,-3i ' oöt .J^si j't-»-3; |ioi .jK^J.'ISo; j.-i.°>\a..^ sSi.oKa.Jto ^otai^w '^»aJ.o J^£>~co 1K,,« ->\ ^jjj» )|_^om -»; y-A\ °ö< 'Jod ^»--^ 1—^4 y0-^' 00i t*0-^0 )■* ■» «^ t-3 y-^

J-^w^^m JJo JL^fcox OCH Jt-^O l-JJ »^-^ );°< ^OO .'^C*(oJ^>/ ) mt£.\n JJ

1. V U»'-a-^~v 2. LV in margine : ,*^v 3. L o».

avoir arme beaucoup de princes (rupawoc) et de gouverneurs (Äys^tüv) contre la religion (Eücs'ßsta), avoir agi parmi les enfants de la rebellion', comme ü est ecrit, avoir aiguise leur fureur jusqu'ä la ferocite ainsi que des betes sauvages et avoir cherche leur bouheur dans les lois (vöjao;), dans les institu-

5 lions politiques (rcrAireia) et dans les tourments de toutes sortes pour leur avantage, afm de faire dominer l'erreur, (les demons, dis-je) ont ete finale- ment vaincus par la patience des martyrs et se sont eafuis dans les lieux deserts et inhabitables comme des hommes accables de coups et des serviteurs tres mauvais et tres mechants, une fois qu'ils se furent eleves au-dessus de Dieu

io leur maitre et qu'ils s'eiforcaient iinalement de s'attribuer ä eux-mumes la gloire de celui-ci.

Comme il en etait ainsi et que les paroles * de l'Evangile (Eüay^iov) *Vfol. is2 allaient tous les jours en croissant par les faits eux-memes, Antoine qui est vraiment grand vint en ee monde; dirige des sa jeunesse par l'Esprit

is de Dieu, il ne s'accorda pas meme d'aller ä l'eeole et de prendre part ä l'etude de l'ecriture, d'une part parce qu'il fuyait la conversation et la vie tranquille des enfants qui generalement ne sont pas reglees, et parce qu'il courait des lors apres les manieres et les mceurs solitaires et

1. liph., ii, -2.

46 SEVERE D'ANTIOCHE. [314]

Jooi t-fco^ fc^*a "^-^0 .-)K-.oC^ JloJV-3»-ia-= &l ••^-*? J»°i Jo0« ^<ä» Vi^,l| J-.io_». ^_ioi oöi ■•»nnn i ooi J-*-J»-s loX .*)lVK->^o; |Io_o,jl^ f*-a? .'Ua^ffi JJ; )t-s^>? i*"s^.'t^>° •'J-'ooi; oiloj^üxia^ oi\ jooi K../ JK .N, V) üaoo

»Lfol. ixs)j^x>a3 la\ Jjl&j» |^ul*d )^.o>.js . 3^XL. JJ ^ao K_J^.fco jJ JJ / .jLojjl B V a.

..^£do_*jo^jJJ oilK-^jJ^» oi^ jooi K-/ Jjlsoi ^ 'yo^p Jooi )K-.lKio UoiSs

^k

joi^jJ; y-l JJ/ .^»V^o; jJüUxa^j y^\ jooi jJ -Jooi ^w^cua J_Xjoo JüJ^O; 'Vfol. 182 jl^CLH oioN.../ Ljx*;— 10 >.jooi v*v>.'.«)Soo oöj^o .jooi ^.icus. Uoaiaj ^oj-coi

;i

K-.J n »\ co J.^-»fio -.^-üo vO^iöKj JJ yj; -.V-iö/ *3 .Jooi J.iofioo J..CDaiä.j 10

♦^> JJ'o s^iajL.io.\ Jls/o .y.^m.^a^ a^ v*^. V^ >o^h^,ll -.hswa\ oi\ jj/ «.vri'aso; :*t-^ö/; vflPo\oei\ oj^. Jooi s^^aJ» +S U>'iO[ > >o . «i'-'j Uoopso :vL.,wtt> ^JLsj |iouA..=>o :Jlo]L=o ]iio.^oo 'Jj/ , ^'«n/^

1. LV ('// margine : ls'» ,>>v 2. LV in margine : !»/■

privees, et d'autre part en vertu meme d'une disposition de Dieu parce que en verite il devait monter par la pratique des vertus jusqu'ä l'homme qui avait ete forme des le commencement, qui possedait les Operations de l'intel- ligence dans leur plenitude et les sens du corps sans aucune atteinte, qui habitait dans les prairies du Paradis, qui n'a pas eu besoin au point de vue B de la conscience d'une loi (vofto;) ecrite, mais qui sans ecriture et sans

Lfol. ins Instruction se portait vors * le commandeinent divin par suite du mouvemenl naturel de l'äme. G'est pourquoi, parce qu'Antoine etait anime de telles dis- positions, meme apres la mort de son pere et de sa mere, il n'allait qu'a l'eglisc. Lorsqu'il entendait la lecture des Livres sacres, c'est comme s'il '"

vibi.183* entendait non pas les hommes qui Lisaient, mais Dieu qui legiferait; c'est celui-ci qu'il se rcpresentait et il estimait qu'il etait tenu d'en accomplir les loi-. (vojaos), en disant : « Si elles ne sont pas accomplies par houn. c'esl donc en vain qu' elles ont 6te ßcrites; car, s'il ne nous faut pas faire, il ne nous laut pas non plus entendre. » 15

Aussi. lorsqu'il entendail Paul qui di1 : Je dompte mon corps, et je l'asservis '.• ei : Dans le travaüetdans la peine, et dans les veilles souvent ei dans les jetines sniivi-iii. dans lafaim el dans la soif, dans le froid et dans la nudite*, il s'exercaü

1. I Cor., ix. 27. 2. II Cor., XI, 27.

10

[315] limiKIJÜ LXXXVI. '.7

ouV^o JV^V*! i^ä^ i--^ •JlcuC^t^Jso Uiaüjs :J.*otvJ>o JjLa.3_i lyj-^» ) ^»w<. .J^oo/ Jooi >aiJ^o .)_ioa-. <xbo jooi jo'o^o j-ia>\ ».s .oCS. ocx jooi

.•Jlo-aiO, JJ .-)oO| (aJUS-boc )l<^i . milN.\n JJ ^3o ,)oO| «-~j'; )«>Y) oöt

JjLaiöioS. ooio ,^ JSs_./; ^o»^>o ^^o ^«0 ..j..^Joot -^.^a!* .)i,oo»mv> ,looi

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J^o> laS. Jjj* ^ «cxok-./ JJ» .-pö/; J— .-^a; ^-^ot jJ.iä; JJ.— ooj JjLio» Jjojl-.; Jja^ -*£-./ la\ * .Jjl^öa io^ .'JJ^ula-V la^ JJ/ .•|^Ä-ao »vtoi. im ) i X^cs ^o» -,.j^_3o öULaai v»»;/o .Jlaju«_.a} J^.oV loJb» .'Jjoi J-so\ v .-'^j^Jiw ^-*>-=^- JVO-a; JiL. ya.^1 .o£s. J^-./ JjJ» «^*.3 J;JLjl JloiJ^io» Jlo^—wJ^o .'Jvso-^ ^-.ooto ,~»^~ J-^AieCS^. |j^öJ_so J-fcj\öot JVoläJ^o ^iojj »ju/j y-\ a^o JK-S.v.j.bo ^)o,.io JJ.ö.3, ,-^.s JJ/ .^S'i-io J.Jl2lJ; jlv^JU^

v°b.

I. V ^

lui-meme par les travaux de la chair ä rester ä jeun toute la journee et ä ne manger que lorsque se levait l'astre du soir et ä s'appliquer ä ne pas prendre de nourriture, ä ne pas se laver, ä coucher sur la terre et ä veiller dans les priores, dans les hymnes et dans les psaumes. A cela s'ajoutait la

5 pauvrete ; car il entendait : Vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres, et tu auras un tresor dans les cieux * .

Apres qu'il eut soigaeusement ecoute toutes (ces) paroles, il voulail apprendre par l'experience meme quelle est la puissance de ces mots de l'Apötre qui dit : Nous n'avons pas ä lütter contre le sang et la chair, mais

io contre les prineipautes, contre les puissances, * contre les princes du ntonde de*\to\. 182 teneb'res de ce siede, contre les esprits mechants2. II comprit par lui-meme et il discerna que tout le travail de la pe-rfection a pour adversaires les demons qui penetrent en rangs serres avec les passions de la chair, qui dressent subrepticemeiit des embüches par les liens de la matiere et par les

15 necessites du monde et qui affaiblissent l'energje virile de l'äme; mais (il's s'attaquent ä nous) en se servant de quelques intermediaires, et non pas eu se faisant voir eux-iuemes pour ainsi dire et en etant depouillcs dos enve-

I. Matlh., xix, 21; Marc, x. 21; Luc, xvm, 22. 2. Kph., vi. 1-'.

'Lfol. ins b.

V rol. 183 r a.

48 SEVERE D'ANTIOCHE. [316]

Lv^^s/? <£>~? odo^o ..Jlojou»; ooi J.*ok.al ^/ "jLwJo^o Jooi -oioK-./ i^. * ch^ Joch ls~l .J»ot looi öw-M Jk.^^ oX JJ / .Jjo^J Joot ~ok>M Jw>_-, Jjsocus ,-_» ^ov^ -«^ 00°« ^-^>q'»v> J,-Uj JJ^KsLio Jl^JUji; .J-io^

^CH JJLOJLJL,» ^OO K-«J OULiO JKjLiyiO w*OQ| ^-iÖ Jl^iO iJ^sJ^i/» Jj-ijO

JjjLijltoo jJo J^V~ JloVJL/ ^~.? WS» ..o^aL-1/ Jpfcoo oVQ.b.,1/ Jla^oi ».a :J;JJL; );)^ «\ o^^; jj^9 jJ; -.)— ^x^ 06, W )h~ \zo\ v! Jj/ .w^ Jja.3<a^ «2^ K-./ * .^os'/ ^_*~o~.v^?o U^^^r»0? vOCh-^m .)j/ J-s\o .yooila^j )fa\^.\. y_lj .U^. Jl^o ^ojl- JoiSso «TS«; Uv^ .JjloKjjI Jjoij )^2-* ^^-Lo^iö Mjj/ JjV-o^o/? iMftiNo.'Va;,!! Jt-^*> IcCS» K-.j.i^ «^-;

..^'il / n»\ -rt OOI N!^i> .Ul "^-Ol OCH ^^ .^Ot-OJ ^_.» k-.Jo£^ .-OlCL^i.

•:•!_>/ aS>o JJ so öS. 1 jjL&I^bAoo^ -.ota.-^?,-) 001 ^.otoK-./; jbiJB jliJJ )ooi vm.^a,^o ..w^'iJL/ ^^c*S> ,-*^sö;;o \-*.^oi *0 ^o i_a^ J°°i ^»^»! O00« oJ_» )laiim^o.^^o; JLsco^j 'Jv^*;a ^-^fl0 J001 ^^ r -v . ffru. ..vfl-«*;Kj Jt~A-> 00JL; :jü/ )ooi v—'pö.^0 V-*-^ JJ :J^-*Vr°

10

loppes exterieures. En eilet, la lutte du martyre aussi etait dure et penible et c'etait avec le Calomniateur lui-meme que se livrait le combat (äyw<). Mais

»Lfoi.i88 il n'v avait pas que ce (martyre) purement et simplement; * car il avait les v°b" princes (rupawo;) qui le servaient par les differentes especes de tourments. Cependant, gräce ä i'attitude energique et eourageuse de (ces) athletes (iOV/iTVi?), les villes fureat delivrees du (Calomniateur) et de la domination des demons, apres que les temples eurent ete detruits de fond en eomble et que les idoles eurent ete renversees, et (les demons) s'enfuirent vers les lieux deserts et inabordables. a Quant a moi, dit (Antnine), je vois que l'Apötre nie represente que le combat que j'ai ä soutenir avec eux n'est l(> pas corporel, et je veux sortir (de la ville) contre ces adversaireä et ces

» \ i,,i. is.i l'uyards. *.)'ai un bei exemple (tj-o?) de cette lutte dans mon Seigneur et Dieu Jesus-Christ, qui pour m'instruire a etö volontairement couduit dans le desert et humainement d'une part a acoeptö pour lui la tentation du Calomniateur et diviuement d'autre part l'a vaincue. C'esi en celui-ci que je ' mets nia confiance, en lui <jui a <-i e tente ä ma place; «'est lui, et nun pas moi, qui renversera l'adversaire qui (me) cpmbat. »

Apres c< - reflexions ei d'(autres) semblabl'es, Antoine) priait un vieillard •qui avait une grande expörience parce qu'il avait vicilli dans les travaux de la patience (et) qui demeurail en dehors du village car personne n'osait 20

10

317 HOMELIE I.XXXVI. 49

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s'eloigner eneore davantage de l'assister dans cet empressement. II recher- chait, en efl'et, (son) avantage et sa propre purification, et non pas la vaine gloire en sorte qu'il eüt en verite la reputation de s'engager seul dans le desert sur nne route que personne n'avait foulee. Mais celui-ci renonca paree

.-, qu'il etait im vieillard, et le courageux (Antoine) qui possedait en lui-meme le Seigneur de la force ne se relächa pas.

Mais, apres s'etre enferme lui-möme dans un vieux tombeau qui etait situe au loin ä une tres grande distance et etait desert et completement vide, il y habitait seul, en ramassant les fleurs variees de la contemplation (Oewpia)

in et en construisant comme les sages abeilles les rayons du travail spirituel ;

en merae temps il chassait ainsi que * des guepes furieuses les demons qui »vfol.183 cherchaient ä gäter ses travaux. Peut-etre cela eüt-il ete facilo, s'ils avaient combattu comme des guepes ; mais en ce moincnt ils ne firent aucune treve, . paraissant tantöt ebranler (sa) cabane au-dessus de lui, essayant tantöt avee

L5 audace de le terrifier par des bruits et par des chocs inaccoutumes, faisant semblant enfin de s'elaneer sur lui avec violence sous les aspects multiples et etranges * de betes sauvages et de serpents, tout en desirant non pas le l rol. 189 mordre, mais le blesser ; l'une semblait etre un lion qui voulait le prendre ' a" et qui poussait des rugissements, l'autre (paraissait) un loup ou un ours ou

PATR. Oft. T. XXIII. F. 1. 'l

10

50 SEVERE D'ANTIOCHE. [318

J_i>ojo ) °>J .. •»> ^.oia^s..^ oooi xf^'l t-3 -.\~i-'^X °l Jv^o-1 °/ )-s? °l 'WjJ ♦yOojJLio ,.— ^»3l\ JJlo ^.io jooi K-»/; ooi ."Jooi >a^L^;o )-«jl>.Io ■«..... •Joch ^o'J-o K_.jjLi»p^po JJ p :)ocx j-~» >'<mv> K-Jv^jl^ ^...oi^o ^-^oi\o Uv^1; oiiajujso ,'wJoipi L^aiäi. yooi^s .•'t.i6/o yOoCS.^-oa^ )ooi po'po «.so

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1. L «^ (Sic).

un tigre ou un dragon qui s'elancaient sur lui avec violence et avec le muuvement que chacun d'eux possedait naturellement qui etait cruel et qui etait approprie.

(Antoine) supportait tout cela heroiquement eu restaut inebranlable, eu chantant des psaumes coutre les (demons) et eu disant : Toutes les nations ■'■ m'environneront et je les exterminerai au nom du Seigneur1 ; et : Si une armde se rangeait en bataille contre moi, mon coeur ne craindrait pas2. En plus, il sc riait et se moquait de leur faiblesse : « Si vous etiez forts, disait-il, eu effet, vfoi.i8se1 si vos (attaques) ne regardaient pas seulement * I'imagination («pavTacstfa),

meme une seule bete suffirait ä me faire perdre le souffle, ä me faire sicher 10 de frayeur par sa simple vuc et ä me tuer eu s'elancant sur moi. Mais le grand nombre de l'antömes est pour moi une preuve tres süffisante de votre faiblesse et les moyeus de terreur que vous employez coutre moi sunt pour moi des provisions de rßconfort. »

Mais ce qui Stupefiait et etonuait surtout le Calomniateur et ice qui) suf- is foquait les demons, c'est qu' Antoine fut enrichi de la gräce du discernement des esprits et que par une pensee vive il dventait saus stupeur et saus trouble leurs ruses les plus embrouillees el les plus Pines; il les sentail de Ioiu et

I. Cf. \'~. CXVII, I". 2. I'-. XXVI 8

5

[319] HOMRLIK LXXXVI. 51

^ono .^^ota Jooi J^^ö J-o— ^-»o . yi-J.j ^s ^o V-^-»?° JJj''^ yey-ü f* 'J;ot \^oo .oil^.-. ü ■■ "m ^ V'A] i-^ P ••)°°« r^l vfloo^aa :^oj_*_Jo_3,_a--io >«ou JaX-oy-X-i; oooi ^~,a».so ^o; ^jo JJo :).i.mi Jjoi

jJSwJL-O ji.0^0 ^-*.\oi *-•/; '.OOOI ^.I-SJ.ISOOO &>■■»)„*■*■■£> oooi ^ » o « \1K^OO jts^jäo ,^J^o t-Jr50 .^»-s.^JJ )K-*»iO <X^3» JjLÄ..'/ -.01^^ ^^ o-A-.,/

^iO; yO-JOI )^-^<A '^O-wJskjJ Ol-sjj * JoO| w^XJL^O jj p :Jo01 ^CU^fiD JoOU » V fol. 183

K-o J^.jjv.^ »s/; .'looi ^.iCL^öiU ;o-J^ V!"*01 ^ -.^-A-lÄOO jjLjÜÜLS

♦J-^saia\ J>J^1* Jjlsoi >..,..,. i»v>*i. r< JjotA )-*>,-i>> ^/; K1o.jl.» »s/; -ot :Klaa.»,V3 joC^; jiaS— ^-a p JJ/

J-iO-kiO J^JLJSj Jj^w ^JiOJ ODI Ollo^ JOOI )!/ ..J^«M/ w-jjkjO )-0_3,Kj

V-^ );oi vS/ :—.. K.3; Jb>;K\ ou*A*/ t^>o .J^icuA ov^ jooi )K*.i6 )^.»,y>>oo oöi jooi j^Ö» )-ta-'/j -ouj— -.looi ö|J^-./ )Iou^w^s«a; öi^-.; p ojS.-; )^i.

. -|_iK.2S .. « o Jj-ij J^a^a^J oot .-t-^o'/ k-J.£-Jo3 ^V*>> k-.J.iioj J-s»

la-ia-J; l»-^^ -'U^* Aaiwj J-ÄV-° loi-jJ&S. °l 'r^l s&^U* °«V-^^! JK.00 laieysi ']jo^ oux^ K— a *3o .'yO^J^flo ^_bo söoV^J; o/ .JtJLJLa

Ol. 18!» b.

l. V in marsine

il disait avec Paul : En effet, nous n'ignorons pas ses desseins*. C'est pourquoi, oomme en presence de cette experience ils ne pouvaient en aucune facon l'entortiller et le faire mettre ä genoux et qu'ils en etaient durement peines etpiques, ils porterent sur son corps des blessures si cruelles qu'il fut laisse. 5 a demi mort (•ÄjuGavYfe) et peu s'en fallait qu'il füt suppose mort. Sans que

* sa douleur put etre comparee aux tourments qui sont inventes par les*vfol.i88 homraes, aurait-on seulement cru meme alors que les domons sont capables

* de causer de telles blessures meme corporellement? »Lfol. isa

... b.

Mais par une disposition de la providence de Dieu qui avait egalement Jo permis que l'athlete (äöto-rfo) füt eprouve jusqu'ä ce point et qu'il triomphat, celui qui lui apportait du pain ä un moment determine et regle etait venu chez lui. Avant trouve la porte ouverte car ceci etait anssi l'oeuvre de la providence il vit comment le grand Antoinc etait etendu dans toute sa gran- deur, pour parier poetiquement, ce lutteur (äycoviffW;) courageux et fort qui >■• avait oublie son corps plutöt que (ii.äXXov vi] la bataille avec les demons et qui avait, clioisi de mourir dans les tourments (plutöt) que de fuir le Stade. Apres

1. II Cor., ii, 11.

10

52 SEVERE D'ANTIOCHE. [320J

)V^ lo_^J y.*l Otla^ OOOI ^L*V ■*.■!> ))-^^£D +ÜO .ouk—./ )K~.Vt°! Ut-^ oooi ^-*-->> .^öt-^oo :oi\ oooi > . ^ .»'n ) rr> i .> -t» yO-iöi K-.Ji_K..o :(jl2lj JJi ^>.a^o «jlSlj.I/ vo •>vooC^s ^j>3*io; «.so .jfco,paj» joot J_^C\ -.^.^.aijjo oöv^ c*\ joot ^ - o>v< .,vü)a*ja^j| 001 Na_oo >Of-=) J_^.\i ow^.9 ^.IsJJ

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1. v W-*>°-

l'avoir pris aiusi qu'un raort, il l'emmena ä l'eglise du village; et, tandis que beaueoup de persoanes, et en particulier celles qui lui etaient proches aupoint de vue de ia parente- (ysvos), se tenaient aupres de lui comme aupres dun eorps inanime et versaient des larmes et plcuraient, la nuit arriva; pen- dant que tous dormaient, Antoine qui par hasard avait an peu repris con- 5 aaissance vers minuil e1 qui s'etait leve, priait celui qui faisait son service * v i.ii. is', pour le pain dont il avait besoin * de Ie prendre en cachette de la memo maniere et de l'emporter au tombeau dgserl et plein de terreur et de l'y deposer.

Quand ce ful fait car ce serviteur aussi etail ä sa disposition et 6tai1 10 d'aecord (avec lui) a ce sujet, parce qu'il n'etail pas surtout ((ueWiov) le serviteur de son corps, mais il etail l'auxiliaire Ar (ses) lüttes dans la vie ascetique apres que la porte eut 6t6 fermee selon l'habitude, (Antoim) it.iit etendu ä terre, chantant des psaumes contre les d6mons et priant car il oe pouvail pas encorese tenir debout el crianl tres fort : a Je suis r, ici el 'y suis revenu pres de vous, moi Antoine, saus m'6tre eloigne par l'ame. En effet, dtt-il, quoiqur dans (vos) tourments vous ayez blesse* tont uinii corps, je n'ai pas regu une scule blessure de fuite dans le dos con

1 a.

189 v" a. fX l'ol. 184

i" b.

[321] MoMKUR LXXXVI. 53

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1. L low&ae-

un fuyard; mais toutes sont apparentes et je les porte comme (ecrites) sur la poitrine, alors qu'elles crient clairement et qu'ellcs montrent ä la place d'une ecriture que rien ne me separera de l'amour du Christ'; ear, une fois que j'ai ete aux prises avec vous, je ne rae suis pas retourne (pour regarder)

s derriere moi. »

Parce que (les demons) entendaient ces (paroles) en etant cruels et en haissant les hommes, alors ils dresserent donc contre lui l'imagination ((pavraffia) * des betes sauvages qui a ete mentionnee plus haut. Au lieu de »Lfoi. 189 s'en effrayer, Antoine s'en amusa joyeusement, en sc moquant et en se riant

10 * du grand nombre de ceux qui l'avaicnt attaque, ce qu'il considerait comme * v toi. 184 une marque de faiblesse et une Imagination (tpavTaaca) qui sefl'raie des ombres, et cela en souffrant et en etant torture par la douleur cruellement du fait de ces blessures et de (ces) tourments et du fait des attaques et des combats qui etaient si grands et si divers. Mais, comme si le toit se füt partage, un rayon

15 de lumiere ineffable qui entra par et qui resplendit sur lui rendit tout ä coup les demons invisibles et produisit immediatement en lui une indicible joie et un puissant reconfort. Apres qu'il eut pose cette question : « Pourquoi ne m'as-tu pas secouru des le commencement? » il entendit une voix qui disait : « Je ne me suis pas eloigne et je ne me suis pas ecarte de toi; mais

2n j'attendais pour voir l'epreuve de tes lüttes. »

1. Cl'. Rom., viii, 30.

vfoi. is'

v a.

54 SEVERE DANTI0CI1E. [322]

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♦Jx.j— fcoo, ,JJ Jooi

^..^.^.^6 JiU* ,.:> 0/ :cx_^ )och ) n'ra |oC^ ^3 0/ :v^.^xcLici 0/ '^.oioK../

Une fois qu'il fut ainsi reconforte et rendu ä la sante, 1'amour de combats plus grands entre en lui; il aspirait apres le desert interieur qui etait tres vide et depourvu de tranquillite et il se portait vers lui. Ce n'etait pas que l'empressement, ni la hardiesse intervint, mais c'etait le fait que (ce genre de vie) avait ete eprouve etre le meilleur. 5

Lorsque cn verite il se liätait avec une teile energie vers (l'objet) de son amour, celui qui a dit ä notre Sauveur : Je te donnerai toui cela, si tu te pros- vfoi. is', fernes et si tu m'adores', lui niontra ' l'imagination (<pavTaci'ai dun plat (-iva;) d'argent jete par terre. Apres l'avoir depasse dans sa course, (Antoinc) le laissa derriere lui, en criant par le fait memo la parulc de Notre-Sergneur : 10 Va-t'en derriere moi, Satan3. En eilet, pour parier brievement, c'esl avant(de voir) avec ses yeux qu'il vi l avec l'ceil vif du discemement et qu'il reconnut distinetement l'illusion de (cette) vision; et, commc le soleil qui tombe sur un nuage, la pensee du juste dissipa de la meine maniere l'imagination (<pavTo«r!oc), et le plat (irival;) etait invisible. i.%

Mais, une autre fois encore, comme beaueoup d'or etait apparu dans le däsert, soit que ce fiit en realitö, soit que er lut en apparence, soit que Dieu le mit ä l'6preuve, soil que les dämons le trompassent et le seduiBissent,

l. Matlb., iv. 9. 2. Malth., :\ 10.

v a.

[323 HOMELIE LXXXVI. 55

♦i vb,

)joi <_:» v^>*x_\ i-aui.o —^3 jL^k.£ J-2^3 -J'Q-i; J^^J°-^? y—l JJ/

V fol.184

v I).

*jboj~c0;o J~^o<>; JÜl-L^s. ^o h^-- y^oa°>; 5 .joo« .3»'i )t-3t^o lo\ .-JLajuio; )V)j ,J.~ »o/? oü^ v.OOt ^-.oi.-N.-/ ^^oo uhOOt )) »^<y> J-A-— .' ^*; ioCH ).^>..ioi :^° )!S~^aji :>..1 » / ),~^ jtoo; ^.; ,.:>

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(cet or) ne trompa pas sa vue, bien loin qu'il trompät son esprit. * Mais, *Lfol.i89 comme s'il se tut agi d'un feu ardent, il vola avec des ailes rapides et ' passa par-dessus cet (or); car il criait par le fait meme ä notre Sauveur le Christ : Miau- vautpour moi la h>i (vo'jaos) de ta bouche que mille (tqlents) d'or 5 et d'argent'.

C'etaient les combats de peu d'iinportance qu'il livrait en chemin, lorsqu'il courait vers le desert. Une fois qu'il eut trouve un endroit qui d'uue part lui convenait et qui d'autre part etait rempli de beaucoup de serpents venimeux, il mit un terme ä sa course. Et, apres avoir fixe en cet endroit la 10 demeure * philosophique, il rendit (d'abord) les serpents invisibles en les*vfol.i84 chassant avec la plante de son pied comme s'il les eüt frappes, et (ensuite) il '

se tenait cache tont seul ä l'interieur.

Apres avoir sejourne longtemps dans ce lieu, avoir fait son bonheur de la contemplation (Öewatoc) et avoir remporte une grande victoire dans le combat is contre les esprits mechants, des hommes furent de nouveau suscites aupres de lui par celui qui a dit aux Apötres : Que votre lumiere brille deuant les hommes, u/in qu'ils voient ms bonnes oeuvres et qu'ils glorißent votre Pere qui est dans les cieux - ! car il faut que celui qui allume le flambeau des vertus eclaire les

1. Ps. cxvm. 72. 2. Malth., v. 16.

10

56 SEVERE D'ANTIOCHE. [3421

^-io» ya-jöu^ 3/ ^_»; Jooi iot 1 >o \-^o Joe* >«, * 'ft>-^o; -'ooot ^^c*' >^3; J-ioiVao ^io -.ouoK-fci; J^jJS^» ia-J^.s 0001 > » vt'oJ^o +üo .\^u~oi

_y—/o v.\./ y^\ -.^-U/ PO"/ \r~ )r- jJ» J-l3u./o .OOOI ^Oi^iO ^Q->^

0001 ^^-t-^Jb ,_.« .0001 yoou^-*/ ) .... »N » aia^. )K^^a1 JV^ö/> U>o o£io ^^o «jljJJ JJo p -.v>oi_^Jops.j JJ; yooj^ Jooi vm »°i^n :otJLa\ ^—.i^Oiioo „-j^ia.'i. Jjso^cl..JL.2o J_^^.J5 ^*; vOJÖi .oiK^S»a cu^ ^.aiJ; jooi ^^Inv

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'Vfol. 185 JK^~ <, ,.., ^.I^OÖ; J--L-3~./ -.--^Ol y^/» JLäO» Jj^— /o -JlisX^O \% Ö'lO r" a. " v. y

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1. L\' in margine : It-.k-»- -- 2. V l-»so- 3. V 0111 oooi- 4, Ici commence une lacune dans L.

autres et qu'il ne (s'eclaire) pas Iui seul. C'est pourquoi 1111 grand nombre couraient apres la lumiere de ses preceptes; d'une part il se tenait Cache, et d'autre part il eclairait meme ceux qui etaient au loin. En s'approchant seule- inent de la porte de sa cabane, ils etaient dölivrös des maladies de tout genre (yevo?),et, pour ne pas direces choses une ä une, ils etaient tels queceux queles 5 Apötres rendirent ä la sante et selon ce que raconte l'histoire. Lorsqu'ils s£journaient et restaient aupres de Iui, il les priait de ne pas l'importuner, saus accepter aucunement que personne enträt dans sa cellule. Et les (visiteurs) entendaient nuit etjour, comme s'il y avait une scission dans ceite. v fol. 185 grahde foule d'adversaires, ud grand tumulte, des bruits, * des coups, des to geinissements et d'aulres terreurs de ce genre, en sorte qu'ils etaient remplis de peuret qu'ils tremblaient et redoutaient querillustre ei courageux (athl n'endurat quelque souffrance crnelle etiucurable en luttanl seul contre tous ces (ennemis). En fixant leurs yeux sur les assemblages de la porte disjoints par la longueur du temps ou sur d'autres trous, ils regardaient ei observaient '"■ pour voir ceux qu'ils croyaient 6tre a l'intörieur; mais ils De voyaient abso- luraenl personne ' si ce n'esl Antoinc seul qui luttail contre les ennemis invi-

1. Ici commi nee une lacune dans 1.

[325] HOMELIE LXXXV1. 5?

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och yQ-^J!^ lo_io^ jVjjt vQJot oo« ^*-°^>rl0 i--^ ^f *v?^JJ t"4-"^-* ^io üi-»/ .Jj-s^X ^cH-.noi^to Jjljl .J-^joKj/ ^Xo ^ J-Lio; .J-X^ö|i;

5 JLiey-^ K-j/ ^°»'^ JJ .yl.ajL.ovfc> oy-a. . nn vi\ fco/ .-.n»v JJ .^»ot» Jv-°! «JL~>ooo Jil^j oi^ y^\ yoc+fc. Joot Jo-Lxio )ooi ^ecocwio ^> JJ/ .J^ofc>ajfc> :oooi ^-.17 jafc>A JJ;o JV^iofc. JkjL^iofc*; ^-/ ^üx^aso ))-^a> ^-? *3 :oooi ^-»XJLio * ,^6 ^_*fc>oto :oooi ^^^ctio jLso^s; y..\ Jj^~JJ Jj£~/e *Vfol. JL^ö;; Jjll^ lafc. J-^;j jj^o-oo 3/ *op ^*> ,_-; )ot :oooi ^Ä\ ^-; ^-*.^oi

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.185

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sibles, et (qüi) leur demandait de ne pas s'occuper de lui, de regagner en paix leurs domiciles et de prier seulement le Seigneur (pour lui). Les demons, en effet, criaient egalement comme la « Iegion » qui (est mentionne» dans les Evangiles (EOayyeXi*) : Qu ij a-t-il entre nous et toi *, Antoine? Pars et laisse le

s desert, cesse d'habiter ici, tu ne peux pas supporter nos ruses, tu n'en seras pas capable jusqu'ä la fin. » Mais par sa patience il leur montrait selon son habitude qu'ils etaient menteurs et faibles.

Alors, comme beaucoup venaient au desert ainsi que dans une ville, et (cela) sans treve, qu'ils se recevaient les uns les autres comme dans un ordre

h determine, que les uns * partaient et que les autres arrivaient, et que dejä*VfoL un grand nombre de moines se precipitaient egalement dans un zele semblable, etaient cntraines par (ce) bon exemple et venaient (vers lui) comme vers le docteur, l'habitant dun pays inhabite et le chef d'une vie effroyablc et qui defiait toute hardiesse, (Antoine) fut force de sortir et d'obtemperer ä

15 la loi (vope) del'Apötre laquelle commande : Que personne ne voie seulement son propre (avantage), mais (qu'il voie) eneore celui d'autrui2! G'est ainsi qu'il apparut comme un ange qui vient des cieux, en presentant par l'aspect (sxüpO

1. Gl'. Marc, v, 7,9. 2. I Cor., x. 24.

185

58 SEVERE D'ANTIOCHE. [326]

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K._^_3 yOV-o'jJ^Jj .x--^.— >-io; vQJÖt^ >$^£0J ■,. 1. ..V-iSo ^-Ju* ^^.ia_b.

^öj yoXiö o«_k-./ JJ^*jJS^=>a^; -.'rX?l 001; ^.^>o -.^q.jl> ypo; -oiOL^ää.V 15

exterieur l'image (ei/.üv) de l'homme interieur, en possedant des scns exempts de trouble et remplis de calme, en se comportant meme dans le mouvement du corps en quelque sorte d'une maniere immaterielle et semblant etre eu dehors de la chair, en montrant par son corps ainsi que par 1111 temple saint que l'esprit qui presidait en lui comme un chef avait ete tont entier 5 divinise par la coutemplation (Qeupte) et par la compagnie de Dieu, en sorte que, se trouvant au milieu de moines nombreux, il se faisait reconnaitre par son seul aspect, Sans que personne le montrat ä eeux qui ne le con- naissaient pas.

Souvcni, en effet, il visitait 6galemen1 eeux; qui avaient choisi et embrasse ici »vfol. 185 lavie philosophique et eremitique. Lorsqu'il les rassemblait ' el les reunissait en im seul lieu ei qu'il ouvrail la bouche qui trailait le poiul de vue pratique ei le point de vue theorique, il donnail des commandements capables d'instruire et de guerif el des prescriptions (telles) qu'en donne un general, ■il enseignant et eu apprenanl ce qui etait approprie aux forces de chaeun : i( » Que inus. a l'exemple (ruico«) de l'Apötre, ae Livrent pareillernenl au travail des m.iiiis el qu'ijs ue mangenl pas saus rien faire; mais que comme Paul ils disent avec grandeur d'ame ([«yaXovoix) : C'est en peinant el en travaillant qu'it faul ainsi venir en aide au.t faibles (et) se souoenir en odrite1 desparoles de Notre-

V toi. 185 v°b.

[327] HOMELIE LXXXVI. 59

y"l - - * ' **.» ^^SJO ..yOOJJLiO vQ.üJ.p JLo^£o>o JJj J.Jl»cLJ^O ..JL.»o)1^-s

J— jo£Sfc> ,^ oou jJ; .'t^ö/? vcoa^aa-V. yOjoiiAjo yOO^JC^. yfii f>.i

jKJLjLiaS. * v^^io^so anpStia^ ^o'jj Vyio )Iöl).i .s/j ^.; )ooi *2Lfloaio K^»j. °>\...jl^o ^»aajJLc&Sbo V-*-^ * *,°iN>.»Ajlso» .jbJLbö* ^.öC^o Jyj.*.; ~.6t

10 ) f - «M o^.£LJti yOJoÜS/kS/o ^jJ^Jl^ 3/o -.JjotQJ; jbjl^ä^ 'jjLttX^^Ö yOJÖt

J^';Kj )J^i .-JoK-Jü ^.-^<*\ v/ Jls/o .Jiöi/j Jlajua— K.*> 0/ jla^J 0/

Seigneur Jesus, parce qu'il a du lui-meme : II ij a plus (aaAlov) de bonheur d donner qua recevoir1 ; et : Ce sont mes besoins et eeux des personnes qui etaient avec moique ees mains ont serris'2. Qu'ils meditent en meme temps les Livres divins et qu'ils nourrissent leur esprit par la contemplation (9ej>oia); qu'ils

5 rejettent loin d'eux les pensees malpropres et anciennes, qu'ils se lavent ä toute heure Jans les eaux de la renovation; que par certaines pensees ils renversent et detruisent la mollesse et la dissolution de la concupiscence, et que par d'autres ils affrontent les demons qui produisent la peur; qu'ils acquierent la confianee contre eux et qu'ils se souviennent que Paul a dit :

10 Dieu nous a donne un esprit non pas de orainte, mais de force3. »

II ajoutait : « II faut aussi connaitre distinetement par certains signes * entre l'arrivee des demons et celle des anges ; car que ces seducteurs se * v ioi. L85 changent et apparaissent differemment en anges de lumiere, c'est une chose sue et reconnue soit par l'Apötre, soit par ceux qui en ont fait l'expe-

10 rience. » Et il disait : « II taut que nous ne demandions ni revelation, ni prophetie, ni manifestation de signes et que, si nous obtenons ces (faveurs), nous ne concevions pas une grande estime ou que nous ne nous enorgueil- lissions pas. Ces choses appartiennent ä celui qui les a donnees et non pas ä nous-memes ; et elles sont disposees pour l'utilite des autres et non pas pour

1. Act., XX, 35. 2. Act., XX, 3'i. :{. II Tim., I, 7.

10

60 SEVERE D'ANTIOCHE. [328]

^w»; j£oLJL^.o ^Oi_.K_/; ^2^j)^; y-*( .'^N JLk-m ^io ^l^j ^.Aot-i;

^joi JK Vt ..V>; sin . ff»JL^>j)^u\o .-j^^o jot^s. *3 jjoio .•jbö.-^.s yax.cQ.ia.~j« ,_:>6 "^..U-o)..^ voX^J jJ;o -.yC^ -vM )-äi-.Vo_cco/ JK^jk^ ö(.\ . m>öi ^coa\a2i.\ .-J^l^_,Ki»/ öiK^iJLy^o ^oJ^vSls; .-^ö/ )e^».io/ ^^io; J - " ' °öt 5 J>3l£.cL*9 s^öi &l JJ/ .'yQ^t-^^ )oi\ji o ... i % i ^.öt jo-Ai a\ .-ofcö; ^_.»

1 Vjfol. 186 OUJLiO fOO :K^^o L»),L>,Ax s£DO-<UoKj/ )oo) ^Sl^^Ö v^\ot v^O

.«Sl^Öo |ooi Uv^O JJ,V)Vs-»^0; ) .joJU )lc> fl >>^ »s/ U—iO -Joof ,<=■» »\l. ) 1 - «m; ^.010^/ jouSx ^o >£v.^s.L. ^o Jooi jal^io )vi V> .. LcoV'oao 'JLxjj p yO-Jc» J^Ypo* oo» JV-^t-^o loJS. yjs vs/ ^o^p .}.■■. «\jl v^ö/» —©• -'Jo°l :U.2>o»/j otfcCisoo ^./ JLi^la )N>^i— / lt-*;o :vO-flQ.J W^-M Jo©l !-=>'{ j-^-=>.U wOto;o_-J^_.3 jLo 'Jooi v^öö JLu/ ^.i.ü^ J-i^.»-. JJ *~co; jfcoo; »K^o

alimenter notre orgueil ; car c'est de L'orgueil que de se parer et de se vanter

de ce qui est au-dessus de notre force comme si cela nous etait propre. II

appartient a ceux qui s'appliquent ä la vie monastique de se montrer

patients dans Ies tr'avaux, et cela avec l'aide de Dieu, de bannir les pensees

imaginatives (^avTact'a;) qui souillent l'esprit et de ae pas oublierque le pro- r>

phete Ezechiel d'une part dit au sujet de Jerusalem : Elle s'est souillee dans

toutes ses pensees '; et que Paul d'autre part eerit non seulement : Glorißez Dieu

dans votre corps*; mais aussi : Les pensees s'accusent et se defendent au jour

Dien juge les actions secretes des hommes3 ; et : Quant ä nous, nous dvons

l'esprit du Christ '. » 1()

»Vfol.i86 Lorsqu'Antoine enseignail ces (principes) ' avec unesse ei nettete, parer

qu'il etait instruit par l'experience mßme, aussitot il apprenait et enseignait

ggalement la facilite de l'exercice des vertus,, eu montrant les mäthodes et

les sages procedes, parce qu'il ötait aussi instruit par Dieu ', comme dit

l'Apötre. C'esl pourquoi, comme il voulait encore monti-r en volant jusqu'au 15

di isi ri des Egyptiens de la Thebai'de, qu'il cherchail la derniere demeure ',

selon la parole de Jörömie, ei qu'il courait apres un lieu completeujent

inconnu des hommes, la seule voix de la providence de Dieu le retint;

l. i/'-'i'- LX: l. 2. ] Cor., vi, 20. 3, Rom., 11, IB-lß. —4. [Cor., 11, 18. -6. er. £ph.,

iv, 21. I I.W . i\. 2.

[329 MOMELIE LXXXV1. 61

opxxl^A ^iol ..**KJLJL/ jooi ^o~J2a>o ot^ Jooi ^cu-,i; y0^0 )'a^ ^°^ +*° «_/o .Jjooi Joot oC^s *a 'w-j-S jxiiÖJi )jö/ Ici^o •.JJ.VJ^Oe; J-^oi£s ,^V...i\ .^m^a jooi >..»:..toe )i-flD*J-3j y-\ oS.o .JLJS_o ^-wiio J^«^»»

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V l'ol. 186

rb.

1. V »( maritim- : k»l.«"o.

et, ainsi qu'il en avait l'habitudc, lorsqu'il fut appele, il obeit rapidement.

Apres avoir ete conduit vers une montagne qui lui etait chere et qui lui

convenait, il y termina la course des vertus et il s'envola vers les habitations

Celestes, une fois qu'il fut tout entier devenu esprit et qu'il se fut servi de la

5 chair commc d'une aile desormais rapide et nc-u comme d'une entrave. Qui racontera comme il faut ses exploits et ses lüttes courageuses contre les demons ainsi que ses victoires sur cette montagne, ou les guerisons des malades, ou les propheties, et tout ce qu'il (a fait) en faveur de ceux qui venaientle trouver ? Et soit aux grands, soit aux petits il adressait comme une

in revelation et des avertissements et des Instructions * il y avait toute la vie. *v fol. isi, G'est pourquoi, laissant tout cela de cöte, je dirai comment tout lc mouve- ment de sa pensee se rapportait ä |a purification de sou äme et comment le > Christ lui faisait en vue d'une semblable preoecupation des revelations conve- nables et utiles. En effet, une fois qu'il etait sur le point de manger et cela

15 comme s'il aecomplissait la tache d'un esclave et qu'il etait soumis ä la necessite (ivay/.vi) du corps tandis qu'il s'etait leve afin d'etendre ses mains pour la priere, il fut ravi en esprit et il lui sembla etre en dehors de (son) corps, s'en aller en l'air et etre porte en haut, precedc et aecompagne qu'il etait par des

r b.

* Vfol. If

a.

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62 SEVERE DANTIOCHE. [330]

)>.-> -.w^ioli jK.«v^bo . v* "^t-ie )!^J_io ~-.; yS> .oi\ oooi ^.aV.ioo woidio^o »1 J-s; ocx ^/j :oocx ^v-*-^» ^—JJ-«.:— 1^4^.» ..*o Ja^ä:*) JJo )t-*po . 'i i / ^•j yS .oiKn «>v>\ oooi ^-^S-Iao -.Jj^'jüo c*\ oooi ^-.oöio oooi ^SeuJx yQJÖÜS. ^^-.io.\o :oi-^o^ oooi . « n^LflO; yQJot vOo£s-s..oa.\ oooi ^-ilS-loN^o OOOI ^■■^■^Q.^.JClll^O tswLl^io'Q.^. »-.tSs- •.oooi . «mliY ov-^ oooi > j..\Ö;

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hoinmes. Or, apres qu'il eutfait une partie de laroute, il vit (d'autres) hommes mechants, implacables, doues d'un regard vif et terrible, se tenir en quelque sorte en l'air, lui creer des obstacles et l'empecher de monter. Comme ceux qui montaient avec luiluttaient contre ceux qui le retenaientetqu'ilsessa)"aient de les chasser, (ces derniers) le poursuivaient avec plus d'audace et disaient : r> « Saisissons-le comme celui qui est responsable de ce qui nous (arrivei. o v fbl. 186 Lorsque en verite ils voulaient blämer le temps qui (s'etait ecoule) depuis * sa uaissance, ceux qui accompagnaient Antoiue dirent : « Ce qui a ete fait depuis sa naissaneo, de quelque facon que ee soit, le Seigneur la pardonne. Mais il est permis de considerer et d'examiner ce qui (s'est passei depuis La vie monastique et depuis qu'il a promis ä Dieu (de pratiquer) ta peoitence. » Apres que (les deraons) eurent alors consenti, comme ils scrutaient avec grand soin ce qui s'etait passe depuis son depart de la vie du monde et qu'ils blamaient dans ce röle (t«£i?) d'aecusateurs cruels sans pouvoir pien reprocher, il apparul quelque chose d'excellent; ei ainsi le passage d'Antoine futlibre et ia drliairasse de toirf obstacle, une f'ois que ceux qui le Iciiaient et l'arretaient se furenl disperses comme de la fumäe el que la prophötie d'lsaie se ful röalisöe aussi ä siiii sujet, laquollc ilii : Toute arme corruptible [divige'e) conlre Im ne

■o

331 HOMELIE LXXXVI. 63

.U>fl vOo^Q^k .Jjl^ ^-^ j)oai»Jj oöt J1ä ••— ^.J-J )J 7-^ ,op oot o£so Joo« ^otoK*l*o .)'t^ io^ U?> <*^ IV^NW ^°i ^-^oto :oi^ ~)-~l/> U*> och-s Joch p0!.*000 :cxN..^» ..^o-a Joch Jjot )oi.iol; po ) . Q. < J,J*o> );J; «isÄi J^co ya±o ^^-./ ^-/; J>oJm J001 oj^fcoo ^<ux\ JVU; «JM )li-po JIJjusdjo :)v^ ^*> Jj^sAoo t3 °V^*^ •) t °> y owo-ocl^ Jch-u »J ..JK^coJjäV c*^ -.J-t-Ji JJj ')la^.^^.^»o

•>JK^JLk^ -ch Jk-^x.' I^io.— o J.-Jl2uj; .J-oiSs. J-sKal^ vjl-^o/? ^-^oi vs/ ..^aoLA |-»o)l ,<_*; )»oi^ .jpi>» 061 JJKio nmo/ .JLsolfcoo J.sjl.io ,_*> :)v^3 ^o UV3^° yf> i-*^ J.ajLiö ^_*5 ^^oUojo ..).xa.ÄJ.io och laiaj; ^-.i Joch .Jjjch t-io/ x^00'*3 if )KjLia\o :r*3LÄ^too Jvj.* ^io jj^oäs o^tf> )J; vOJchjo .^ocHVi/? «^^

)K.jLaj; oot y.4 ^ ^.J— —oiäD]ba\o )^a "^o'JJ J-i-^oo» -6t .-^aV^S» ^^ot, JK^io ^l.kj; jLC^iö ^.-/ ^-tJio. JJo :^ K-/ Jp>a~; 0/ JmJ.-*;

serapas heureuseel, toutes les paroles qui »eleveront contr'e toi pour lejugement, tu les vaincras toutes'. Alors il lui sembla de nouveau qu'il etait revenu ä (son) corps et qu'il etait tout entier chez lui. Tandis qu'il etait (occupe) par la peasee de ce prodige, qu'il etait stupefait de ce qui lui etait apparu, qu'il

■r' reflechissait par quels et par combien d'adversaires l'äme doit etre enveloppee au moraent 011 eile se separe du corps et (quelle) haine cruelle * et (quelle) * iuimitie implacable les deraous out coutre uous, il eu oublia la nourriture, parce que l'aiguillou de la faim avait ete emousse et que l'appetit naturel s'etait evauoui.

Ce qui est dit par le Livre diviu s'accorde aussi avec cette contemplation (9ea>ptx). En effet, que l'äme soit couduite par les anges, au momeut eile se separe du corps, la parabole de Lazare l'a fait connaitre, quaud uotre Sauveur a parle eu ces termes : Et il arriva que ce pauure mourul et qu il fut porte par les anges dans le sein (['Abraham -; et que ceux qui n'out pas accompli

15 les commandements soieut saisis par les demons et qu'ils partagent leur sort, le meme Notre-Seigneur l'a montre en disant : Ällez, maudits, au feu eternel qui est prepare pour le Calomniateur et pour ses anges :1. Et nous, comme si nous avions des ämes de porcs ou d'änes et si uous ne devions pas rendre compte

1. Isai'e, i.iv. 17. 2. Lue. XVI, 22. :(. Mfillli., XXV, 'i I .

V l'ol. 186 V b.

V lol. 183 v b-

64. SEVERE D'ANTIOCHE. [332]

Jüj; ^o^ jj, ^-/ y~l -.^JL-Jl- hU> i)?o K-Ux^po JJ •.^J^?l/? vÖJi JKw^öJJ cl^ )jl^/o .Jjioi ^*>! JK-.o^;Kj> ^>o vX~J; ^— „-^-Ki.

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J^i/; Jj»-»/ OOI J— K^O ^.iO p; \_*> vOOULiO^O .»)'/ Icl^ cwKJ.Kia^ 0001

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-otoK-./ ^^ä>j oöt J-^>.o-=^ ^o °°°i v'^"30 OUi° "^^ 000, V:'"M»'*2

1. V in margine : Miup-i.

de notre conduite en tant qu'(ßtres) raisonnables, nous vivons dune maniere insensible et exempte de douleur, tout eomme si nous ne devions souffrir aucun mal, apres nous etre echappös d'ici; et comment cela ne merite-t-il pas des lamentations et des gemissements? Ce n'est pas ainsi, cepeiulant, que (faisait) le grand Antoine. Mais, comme il avait en tout temps dans s lVsprit ri;t'&)ULÄ ou gloire qu'a obtenue l'äme intellectuelle et creee ä l'image v toi. in: de Dieu, il consumait par les meditations * le corps lui-meme qui avait vieilli r "• et avait lutte dans la vie ascötique et il reclierchait et cxaminail aveo sohl (o.Ao-ovia) <]uel serait donc l'etat de l'äme apres (sa) Separation d'avec le corps.

Une certame nuit, c'6tail de la part de cclui qui L'appelait habituellement 10 qu'il entendail d'en haut : « Antoine, va, sors et vois. » Et, lorsqu'il Pul dehors, il vit un liommc immense qui par sa grandeur pacvenait jusqu'aux nnes et qui par sdii aspect elait terrible et liideux, de teile smte que sa laille

ne pouvait döpasser son aspect horrible et dösagröable; et (il vil aussi) des homme's qui s'edevaient avec des ailes pour se porter en l'air, dont les is uns qui etaienl frappes par la grande portee des mains de ce signe terri- liant etaient lancös en bas ei dont les autres qui volaient au-dessus de lni echappaienl a sa prise tres hoatile el tres ennemie et montaienl alors

Vfol. 187 r b.

10

IIOMELIE LXXXVI. 65

Locxo .oooi ^-JV^boo ^^aio |N.^jpo JJjo •.)_».^3^XJdo ) . i, V, n V> jooi .JLioitooo )oot )».L. oooi ^_^ä.j K-J^j ^iö ycuöi "^\ Jvim!» J^'» oot ^.otal». joot a>'t.'i -.ou^o ^O^ . /,, V\o oooi ^-*.^3; ^-*? nOJÖi ^^ )ia\v oöi )...,. *v> scoo-^iofto/ laS> jf^^o -.kl.j_»J./ J?°< i-30 -J001 Ji-ip00 5 J^o oöts "^ja^Jo/ -.'**ol J-uooifcoo oöi J»|;j J-10-^/ ^».Uoo )lnm «\l/> JKJlSl» JifrjflLSO; -.^soKJflo/ jf-^ioo Jooi Jl^* Jo>— » oCSj'ojq^o .Jj—k^o» Jjl^Xo*; Jjl*-.; oöi j «V-° "^*'J •J©* «otoK»./ J^-»/ ^.iö oöio .);oi looi ö|-.k~i/ ,^-.j yOJÖi .pö/ vxoa^.a.31 J-Ul./ .-jJk-Vj/ ^«Xoi J— oV» Jjaia^oi oöi .'»)'/! coo^io JÖt-^v—i ),attf»; ^.«N../ •.^.K^Jjo oooi ^-^tOfcoo K*,k.\ ^.ZsJK .•)lVJ^*ioj oöi \-i\-~ a^us* ^^-/ -.J—o^So JLCSJi yOJÖio ..Oj-JJL/o a^jJiJ./

•t-yoou-io Oy.x JJL~; Jlo»l\jJlo J^oaA Ib^övSs Jlo-ijJ'po o/ :s£OOaJoKj/; Jjtok^sl o/ jJ.oji.io; J.X2l\cL. ^_^ch_s p )«■»« «v^V -<* )— »V— ? °öi Jt-^°! ^_.;peL3; vQJÖi ,-■.•,,..,.. :K„.Jk^_s j».K_ poj^ctbs M->->'ft yQ— ich J_Joot; )_^öj.\ > . rnVl JI^JlSlUÖ )AocL..o..a; Jjj ^-./ ;^.t t>\

sans le moindre souci. Et c'est ainsi que ce chasseur jaloux eprouvait de la joie et du plaisir ä l'occasion de ceux qui tombaient en bas et qu'il grincait des dents et se dechirait lui-meme ä cause de ceux qui passaieut au-dessus de lui en volant. Apres cette vision, le Christ, le docteur * de l'athletisme, »vfol. 187

5 l'auteur du combat (iywv) dans la lutte intellectuelle, dit immediatement ä Anto-ine : « Goraprends la vision », et il lui revelait le sens de la vision. Et aussitöt(le bienheureux) comprit qu'il s'agissait du passage des ämes : r(homme) immense etait le Galomniateur, le prince de la puissance de l'air, le chef (•flysj/xov) des esprits aeriens ' , ainsi que dit Paul; ceux qui etaient

io entraines vers le bas et descendaient, c'etaient ceux qui ont commence par etre entortilles dans le filet des peches et ont ete pris; et ceux qui etaient rapides et qui volaient, c'etaient ceux qui par I'epreuve des vertus ont rejete loin d'eux le poids et le terre-ä-terre des passions2.

Lorsque ceux qui pratiquent d'une manierephilosophique lavie monastique

15 en Egypte contemplent ces enseignements pleins de doctrine ou ces lüttes d'Antoine ou, pour parier plus proprement, ces initiations divines, ainsi que des cölonnes animees, ils repriment les mouvements de l'esprit qui menent

t. Cf. Eph., n, 2. 2. Ce passage est cite par Möi'se bar Kepha, voir O. Braun, Moses bar Kepha uiul sein liuch von der Seele, Fribourg-en-Brisgau, 1891. pp. 112-114.

pato. Ott. t. xxiii. f. 1. 5

66 SEVERE D'ANTIOCHE. [334 1

|_io oöt ^^Ju.^ p -vooi^ ^t -> N v> )-^.>ö > Jb'öi»; J^*> lo^o tjloou»

♦Vfol. i87^joiaio; vOL^io yOV^N^" voop^x.- yoo^^u»; J^au/ ..JLa_.oi; JK*jJL.;Uo© JJLoio^Ä ^J^ ä/j Ja-/ ^o .^J-^ M ^»> ^? o/ Joi^jJ Jkb^.lJ ^j )»- ^.-; ^ .o& ^*a^oo Jto^aio jk^;k^ .JJ.jk*io 5 ) »-sq * ^^^ ^ •^•V-alflo 6i<v*o/;o Jjvjoo— v«**^ )°9«? J»ivi^ CH^ )la_jL_m_a_ioo ) 1 ».^o .^.»oJao ^-j'1 )k .ooi..v> ^Jbo; ^-/ ••)-"»»«> )~-, , -^V .JjJaj Jlr-t^o )i.nim->v>\ yoot^ K-./ vOOi..T..\ ^^J yo^ » ->»ö..» ouu;; J-v-/ °o» J-***-^ .^'fc^ ^JJ? Jk-!V*> >^^i0! .•Jk-^aeuÜD U>\-o c^l-y, ,f , <\ )K. .inTv^Nfl JJo jK-a.-^ltoo JJ -61 J^J.-^ .J—jOö; 10

♦^OflbU; vOJÖ» ) n .T»l; ^O^qji JJ;; )K-.KL«o (A^ojo ^oojl^ JJ; ^_-.\cx J-i-*;; vfioa^Jokj/ ,^ot-= JW '■mii -~.^»)x^ ^> ..Jju>ja3; j;öj oC^ K.-/ ^io JJ; Jjl./ _y.-/ -.Jjl-j Jooi Jooi Oi fS .K--J ^oo;,jJ^aJtSsj otKjupo lat^ JoC^ K^-».^ Jooi »3»'» , - '-v^ :J_»oÄs^aA JLaS» J^-X_MJJ Joe* .. i V>o :Jjl^> JjÖmil^ osIo^jl^olS 15

1. V in margine : Ma?i(iivo;.

paitre dans la matiere (öXti) et ils les fönt passer dans le pre des pensees Celestes, en eloiguant (d'eux) tout ce qui est vieux et souille ainsi que des parties d'un temple qui sont sacrecs et qui ne peuvent etre foulees aux pieds, ♦Vfol. 187 en sorte que par toute leur vie ils semblent plutöt * servir Dieu que (panov -r,) v°a' vivrede la vie de la terre. 11 en(resulte) qu'ils cachent egalement toute action 0 parfaite dans une pensee humble et qu'ils pensent avoir subi un dommage et l'avoir perdue, une fois quelle a ete connue par les hommes; car ils sautent hardiment en dehors de la vaine gloire comme en dehors d'un lilet. Et comme condamnation et comme bläme de leurs pensees ils ont devant les yeux le bläme cruel des demons, la bataille de l'adversaire pour la marche vers le 10 haut, lo dcrnicr jour du jugement du Christ, le tribunal (jä^a) qu'on ne peut ni tromper, ai fuir, la dur£e sans ün des tourments dont nous sommes menaces. .

Mais cependant Antoine qui est devenu le chef de la vie incorporelle, evangelique et vraie, comme s'il n'cut posstfde aucune provision de Salut, 15 desccndit vers la villc d'Alexandrie, ä l'epoque Maximin persöcutait la religion (6eo<rf6eia), parce qu'il desirait fetre associö aux martyrs dans (leurs) soullrances. II oignail les athletes (z'Ar.xv;:) pour les lüttes et il fortifiait avec

Vlol. 187 v"b.

10

[335] IIOMELIE LXXXVI. 67

Lx»ov P^*! )°^ )lBLO- ^'f J"'S J-3^"3 r30 -.o00« v^»3/? \OJot^ )lo-w^.o^ Jooi ^_io )t S| V? lois. -.o«.\ Jooi ious>/ 'jjU-a^S ^so .0(\ jooi ^^O JLpo JJ / .Joot k— ./ Jlj » ^m JK— .ä-J. --^® l?^0?! "k-*3 ^a^io .ot,*,i°>/ jl.»;

i~_.k_. -^OÖI ^Ot.L| O^S JjCXiO ,-vJlK.bl/ JKsüLol jlJj^CO JLoiou» jVjji;

«).ti>>n ^.^o V->^~> JLjl£..3o *)l»juo ^.K_ JvJji yoou^/v jLsaa . Jtv-poo J£s_JLo yoou^— j^&o'^o i^cxo^Ok ^_»i.iö/o oocm ^_^bs^. ,^.f ajj...»/ ^ sS/o >o_.»U/ :Jo£Ss. Kl^cu/jo JKjJLd )k.>ci^..3 **~j,H/ +3 •Jeai vl^a oCSs. JJj oöi JK^pCUS )CLO po .K^-J w^i) ool va>o»t LCQJtS»>1 oiftsjupo la\ JJLU^; )°> ^-» w~).'*»^o t.3 .oit-s-x (b^^-flaioo )t)^3Lio . J .. k„ii.V) vl\ M,«Jj w6i "^ - CPjqjS ^6t ^o ;aA^ vjDo^ji a^ 'jooi >a^OÖ po •.)K^JL3t^o w.6t öiK.^i£C^ jooi . -^^ilSoo ■Ji'yfi j.io oöi ^io t-ai^j vQJo^ ^IoKjj JJ» »s/ jl/ ..J^'jta Jjlsoi? j »■■.,■, N*> -.j^AOJ; )ts^oa_s i-*sv ^*°l J"*0-*- \00|K-»^.;K^ ^^.'a ^.j yO^^o

». .01 1 v>

empressement ceüx qui s'etaient reläches; et il se tint (lui-meme) devant les juges iniques avec un cceur inebranlable. Mais le Seigneur le gardait, et, apres qu'il eut ete martyr par le desir, il le fit retourner de nouveau dans * le *Vfol.l87 desert, parce que en verite il y avait de nombreux modeles parmi les martyrs, tandis qu'il n'y en avait aucun de la philosopliie (tpikoGofix) et de la vie angelique d'Antoine, lequel dans tous les combats contre les demons avait remporte un grand nombre de martyres signales par la force et d'autantplus durs et (plus) cruels que les demons sont plus durs et plus mechants que les hommes.

Lorsque les Ariens inventaient de dire ä son sujet qu'il approuvait leur impiete athee, par une colere juste et excitee par l'amour de Dieu, il s'eleva encore avec l'aile du zele (et) de nouveau il descendit en volant jusqu'ä la ville d'Alexandrie. Apres s etre avance en public, il rendit infame et abominable l'heresie (a"pe<hs) quilutte contre le Christ, en meprisant sa pensee 15 blasphematoire et en enseignant non seulement ä fuir de semblales pensees, mais encore ä ne pas entrer en communion avec ceux qui pensent en dehors de ce qui convient ou plutöt (jji.aM.ov Ss) qui deraisonnent dans leur pensee ; car l'une et l'autre (expression) se valent sous le rapport de l'impiöte.

Vb.

lo

Vfol.188

a.

68 SEVERE DANTIOCHE. [336J

.. 'sa>auua^j)l )kA Joot ^oi* l\+~ y~\ laJL? JJ-s^» \±±? &l .^*-°i .Jo»SS; JjJt-^ J)-jo ^«VJ -.oooi ^4*0/ P J»'"W ^V*9 J0>~^ W ,_s . ow\ oooi ^. •»««»■ JoCS*. fcC^~.; >,^io? Mo)fcO^ .otlf-A K^s &1 jloJLOLbo oooi ^.V^e; .--oiaiojoi vOoC^JlVo oito^ot^ .oiia-A oooi ^-*>1- .-yooijs Joot k-./ Im^l 'r*SLXo Uioojfcoo ^opo 3|^oj; ocx ^/o .-)1)^^» 6

^oiciioVoi "^ o-fc^ )JW~-=> -s^0? 'SM vö^aJ° n^^V ^'°< ^? ^^ ^.^Kio; JjJjl^ v3/ ^-.j ya .JojS^ V-Vio ool Jjotoo .ioa-joi oot Jjooi

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yOOU^ . n e. » '^Uno j^_DOJO JK&*---; Jk-^;-*? f^> V0""?! ^0^? :oo°«

^.»^ M^.^ :v.\.\So v^JLäo; J-iüLs j^ 7-/ ^o^ U*^Q-p 1( o/ ^- q^k JK^j lo^^a* la^o ..voodo^x^» «fn-s oooi v.->-.^v» -.vOO^ ^-*as6(o oooi ^J.'/ yooix^sj ^-äo vOJoi JkJLso I^J^cb ^-j J-01-1^ V'* J_JüL-3; ))■"'«•'; i^mOüUQ^ 'Jl 0&. OOOI r-*>l>* *30 «O001 ^*Ä^-*^-*^°° O00«

- V fol. 188 jj :|j^o JjiS. Aiöpoo ^-i6 joot ^au-)ioo v>oia^ oooi ^„jJi'ofeoo; v^Jo«?

r b. ^ 0

oooi ^po?^° ^> -Jt-^^0 J1! ^ J001 ^A*^0 °l J°°« ^^N^0 V! '

I. V in margine : K*»5/- ü. V in margine : An-como;. :*. Ms. Mi

Alors aussi une l'oule nombreuse de paiens affluaient pour voir Antoine

♦Vfol. 18» comme (pour voir) un spectacle * extraordinaire (lU'vo?), en disant : « Courons

a" voir l'homme de Dieu » ; et en verite ils envisageaient cette vue comme uae

contemplatio» (ÖEwpi'a) en faveur de la religion {HcoaiZua), cn voyant que son

visage, sa demarche et tous ses membres etaient remplis d'une paix b

profonde et comme s'il y avait en eux quelque mouvement intellectuel et

bien ordonne\ en sorte que par la ils croyaient se faire une preuve que 1'esprit

(comme) le cocher (riviop;) ätait tres sagement assis sur les membres et que

Dieu babitait de nouveau en lui. Et, cn voyant encore que les demons etaient

maltraites et cbasses par lui et en apprenant par leurs cris memes qu'ils i

etaient honteusement cbasses, ainsi que sont maltraitös et frappes de

meebants serviteurs, par les chretiens meines qui les avaient honores par

dea sacrilices terribles et (par) des libation9, ils se moquaient de leur trom-

perie, et de leur propre volonte ils revenaient eux-memes a la religion et

se convertissaient Qpn pas un ou deux, mais par familles (yfvo«) entieres et i

par maisons. El en voyant qu'Antoine etait cerase et pousse" de cote et

* v fui. ins d'autre par la foule nombreuse de ceux " qui se rassemblaient pres de lui, saus

'*''' fttre tti troubl'', ni ''inu eu egard ä cette isilnatinn) iuaecoutumee, ils s',6toa-

[337] HOMKLIE LXXXVI. (19

OOOt > . Vt »Lp; yO-JO) jJkj/ wJLä )) *^<P yOOuN-i/ jl» •.Q«IV> OOOt ^-^.^xljL

•:-Jio_£^=> ooeO» > « v, n V; \OJCH JVt* ^-io ",_»K_. .-^oto;,-«

>■«—») Vi ^> jj j_w*jo/* ötlaa^*/ Lo2^ ^o .-).a.jL.; yQJcx )^flnvi\ «°> <£>} OOOI 5 )K^>oC^v )ln i u ^oo ijLüLOA jLaLftcL. ^o 'yOOt^aN ^&^o yOJÖi .ooot •^_£iooi» ) i ■<•> ." so j_coVa3i^> o/ : )...,-£doo)_^» jJjVaXd joot jJo :)>.,.t.n U°i) OOi_\ vo .. SuJ M J-LX»/ -.vQj/ mO^. jLo JJl JjLOOJ .stf> «\^a^flo^.i/; ) ->tci .. Jl.\.viso ^->^o^ Jjot ^s^^o .oto )ooi '^ocl^o; oöj ) .. »>v>\ Jooi J^lo; ot^-i Jv^a*^; )j/ |_s\ |J^s «.o_.V-o; J-icx jpoJ^a.s KsaLco JJ 'yootla^ 1 -v\» lo och .-^.oioio ,,.\.a i~^x <coo « m ii\ .^^.; (kioo ^^s ^a\j .-Jjlo ^-So; ocm

yQüÖiC) ) I lfflVt...V>Q ) I^Nvi 5 )J«,>ffl OOi .-joOt ,_£o. J— 0^.\ Oi^. yS) o&>;

I. V in margine : Atioösixtixck; esoöoi:. 2. V in margine .' U»»ä-- U- :i. V ('« margine : low ^J ;V!Ss 1^. . Is&vij U*i& ^m U; ..w'-^W l^^ß ,*> low U low l»i .Isim |.->a«üDi .m.mn\ Uw Ua»i -.USüwo i-tel li« ^£>» C^laj ^,.1 ^ uowOmsu o^»:.*:, }Co |a£A=> |^o^ 001^.7 low \'{D* ooC^

V l'ol. 18« V a.

naient de l'entendre dire queleshommes qui se tenaienl autour de lui n'etaieut pas plus nombreux que les demons qui combattaient avec lui sur la montagne. Je tais comment, lorsqu'il demeurait sur cette montagne, mme les philo- sophes pai'ens desiraient le voir, sans etre rebutes en raison de la longueur 5 du chemin. Quand il s'entreteaait avec eux des pensees naturelles et de Thabitation divine du Saint-Esprit et non pas des enigmes de la geometrie (yscofASTO'a) ou des modes de demonstration de la dialectique d'Aristote, il les reduisait si bien au silence qu'ils felicitaient celui qui lisait' le Christ lequel parlait en lui2. C'est pourquoi je n'ai pas cite dans la presente homelie les

10 discours qu'il leur a faits, parce que je ne veux pas en ternir par ma parole

la propre beaute naturelle. Car seid Athanase, * enrichi du meine Esprit, le "Vfol.m plus abondant des docteurs et le plus patient de ceux qui ont lutte pour la religion (EÜors^sia), les a livres ä la memoire, de teile sorte qu'ils sont cites d'une maniere correcte et fidele (i^eu^öj?). Pour cette raison, je vous renvoie

15 ä sön livre rempli de beaucoup de bonnes choses.

1. Note marginale de V : Cette expression (Ubs), qui est placee ici. (a savoir) low |po « \\ iisait », s entend non pas de !^«'^o « l'invocation » mais de U->° <i la lecture » d'un livre. G'ötait, en effet, l'ha- bilude de feliciter celui qui lisait dans un livre, apres qu'il avait fini, s'il savait bien (lire). G'esl pourquoi le maitre a dit : <c en sorte qu'ils felicitaient celui qui lisait ». 2. Cf. II Cor., xm, 3.

10

70 SEVERE D'ANTIOCHE. [338]

J;J-*.J | VI CO ... QJLiÖj .JO-J^S llO^S» v-^LiO t^ojl/j ^--».\oi ,^3 *^_; Jj/

y-U v^Joi it^^?0 .\001b— j J^»tl° i-Of-»»-» JjLiojo ..Jjl»/ «jlS» ) nr> i ^ la\ t-su^. JLwU^o J_s_^., o£x_^~ )-JL3l-./< .a.»al~ )i,...mjL3 o^s ..ojo'jl/ yoA^Jo/ V^ f>'«v>o ).v>rä-< JäJL. yootb«. oooi y.J>o...'tr> Jo£k|J; y^\i vQJÖi .-JjJJL^ yOj/ ♦Ltol.wooi^au^ :JAoai^ )^w^> w^./ J;<ü.j Jjläj^ ^ojjjj * 'oöt i' ^ J»^*'/ -o001 \ »V «? joot JK, ^-<J^.^ )K.ioo_o ,_ioi 061 vjoo « lo^jjl .).ro .<y3? ) . > «^ -> ' JjLi; voot^3L^o :>fc-j,/ J^-Jj, )-coV'a3 voo^o yS> -.J-«l-~ >,« Y * jlscL*o JJ^oo .o^^«^j J » °>o ma.^; oöi J»a^ ^_io; -pol/ j) ..jj5i>o_s oJ^jso_q\ »j^ä/ •.^-.j lv_ 5^_io .,—so/ )ln l . \ A^o ,_^s Jjt-t^° f-*^*p° t— 5k -.^^ I m '^o

M fol. 188 »V—Ji/o -.^^.Iß ^DO-^JQ^j/; OtlotlfflVl ,.V> ^^^ jj'^t^O J-ULiyiO )) . ^JoS K\ ~,,JS. •*>,!. JJ ^x QJLM .OLS OOOI ^»pfr^» jjjl*. ^_iOO ) M clV ">' / ^iO

•,-.&- •— ^»? ^jö^ vs/i Jjlsl./ .-loot j^.~/ ^cl-»-o ^-^o; -61 ^•♦p0! J;J^* v°*-^m '! v°— '/ y ">>*• I m « °> )-Jl— ,Vj ^poo ,_£**!* ^)opo ^o ^io

1. Ici finit la lacune de I-. 'i. V ;'« margine : llwtaou (sie). Quant ä moi, par ce que j'ai dit, j'ai seulement rappele quelle est la Jalousie des demons ä l'egard du genre (ys'vo?) humain et quelle est leur tactique et (montre) que les hommes qui se sont conduits d'apres l'Evangile (EüayyeXiov) ont prouve par l'experience meme comment la puissance de la croix a rendu faibles les demons, ä qui les pai'ens offraient de l'encens et faisaient des ■> »Lfol. i»o libations ainsi qu'a Dieu. Car le Calomniateur ' * qui en un temps (tres) court

r" a.

a trompe Adam par le seul goüt et en a fait un etranger (£evo?) au Paradis n'a pas pu faire descendre de la montagne de la philosopliie ((pAoco^ia) Antoine qui etait devenu moine des Tage de I'eufance et qui a vecu cent ciuq ans, apres avoir mis en hranlc tous (ses) moyens astucieux et s'etre dispose au combat lo contre lui avec toutes ses armes. Et le Paradis d'une part a perdu par (cette) \ foj. iss tromperie le seul citoyen qui y babitait, et le desert d'autre part ' a recu par la patience d' Antoine un grand nombre de citoyens qui l'ont babite et il a eHe" delivre du Calomniateur et des dömonsqui y demeuraient. Quinesait pas, en eilet, que l'idol&trie egyptienne dominait tellement autrefois qu'elle demandait 15 que parmi les reptiles memo ceux qui sont beaueoup plus vils et plus mepri- sables ipic tout l'ussent adorös? Et (qui ne sait) que la religion (Ösous'gsia) y a dnmine apres le Christ et qu'elle y domine encore en v6ritG par l'ortliodoxie

1 , 1 « - i limi 1 lacune de L.

fol. 189 r* a.

[339] HOMKLIE LXXXVI. 71

^O) Jfra^ao .•jÄOCLfcS»- )i.oiV>.ot; )K_ioN^o J^OcL,xO;; Ka3 Jto^.iK_s

5 JjL3-/ .)..nitv<; ^_,/ Li^-oä3 ö'Kjo •.')— Jj K-JäSJ» •.U^.^rü.^p yO<*S*a\ jojL^ö ^ K_./ joou ..jjba^. jjcx ^o > i . n°>Jo '^uoi^-^o )r^ *3» .•jJS.»,» r> l-^^ ^ ino\ ^°ii\ .. w»-s» n,v>jO . ^.*^o^ ,— ^j'/ ^Oo»lo; ^. i^j^saao (iotaji JloVJ./ la\;o . (jujJLuJV^o jJo \Ji\.\ vqjöi ) ->^,N\-.a^

10 )otv_Ju .'JLl^X^IK^o JJ oöi JJL.';; JjJj !■»«>:■=>-) »oKjü |_^«^Lbo jj ^.j p *V

Jlo i > ft. -> -JoK >. i Asi JootLi ^.oC^ .)i.oia^j» ,_ioo (~^-o4 ^-»/

15

1. V Uj.

des dogmes (^o'y^aTa) et par la confession de la saine f'oi, et (cela)chez des hommes qui par la vie monastique accomplissentl'Evangile (Eüayyilwv) dans la realite et montrent les (prescriptions) des Apötres dans la gräce abondante de l'Esprit? Nous aussi qui savons que tous les chretiens ont ä soutenir un combat 5 contre le Calomniateur et les demons, nous devons donc vivre chastement et observer correctement les commandements, autantqu'il est possible, afin que, lorsque nous serons delivres du corps et que nous sortirons de cc monde, nous ayons les anges pour marcher devant nous et pour combattre ä notre place contre la phalange mechante des ennemis aeriens et invisibles et pour

10 nous conduire vers les regions de la hindere jusqu'au jour de la resurrection, oü, apres avoir recouvre (notre) corps, nous ressusciterons pour le jugement (et), apres avoir ete trouves innocents par la juste sentence du juge * infaillible, nous obtiendronsle royaume des cieux et les demeures eternelles * vt'oi. 189 et diverses qui s'y trouvent, chacun selon sa preparation et selon son action.

15 Puissions-nous tous obtenir qu'il en soit ainsi par la gräce et par la charite (<ptXav8pwm'a) du Dieu grand et notre Sauveur Jesus-Christ! G'est ä lui que sied la gloire avec le Pere et le Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il!

Fin de l'homelie sur s.unt Antoine.

a.

'Lfol. 190 r»b.

l\^AO y.üoU tabo*

;-^i.ji/» _— OioN*/t '.^}eo. ^.i.

♦Vfol. 18 r b

i-LSOI ^-.; jjLiO .jc*\Jl vO>-J \OJOt» vOO»J^.Ä ^-*3.?? ^*^-JJ f^o( V-"<^

'olLto .JK_a..to* _öi jisp> wio y .....v^o )joo( w.otoK_/ Joou |_a_>*poo

1. V *\**It

»Lfoi.ioü MIOMELIE LXXXVII

r°b.

SüR LE OAHEMK, QUI EST LA QUATRIEME (SUB CE SUJET).

(Voici) que le jeüne se prcseute devaht nous en ce moment (comme) une pcirte glorieuse et tres royale (et) grAce a lui il estpermisä oelui qui entre par eile de voir le roi de gloire ', notre Seigneur et notre Dien Jesus-Christ, 5 Rutant qu'il est possible aux homnies de le voir; et c'est tres juste. Heureuoo, ilit-il, en effet, ceuso qui ont le cosur pur, parce qu'ils verront Dien -. Or qu'y a-t-il qui puisse ainsi purifier comme le jeüne, qui d'une part refroidit et engourdit les ddsirs ardents de la cliair et d'autre part lave Fhommc intcrieur de toute ♦vroi is.i tache, en sorte que rintelligence ' devienne brillante et nette, qu'elle soit 10 delivree des anciennes tenebres, qu'elle se tienne au-dessus de la matiere

1. Cf. I1-. xxin, 7, 9. - 2. Mallh . v. B,

10

[341] HOMELIE LXXXV1I. 73

^io ftaal^O .-)oCS.|J ovlo^-i; -öi j-.oöt öuio; >-6t .-JN-^J^'Nato ""^X»

.•J-»»r^j yooi-so xr-^°« JLmUb ^ po^.^Jo .-ot'.Ajo yin'mi -oioV-ä^

-^o;q ... \ » Jou^JJ v/ )lt VW-/ ^ jLs/o .^omjo K^a 'J-Jj

:. ^-.j wJb. .-yiJ^s 4v>t°>i :'K'a.,oj .vö^jj V*>P°? oöi J^aJ )oxo .-v^öikj

,_*> vjpo ,_*> ool JLs/ -.tAjfcoo 7jJ N— K\ w^JJ »a .Jk-JLAoo ^..^v> o«; ]Jo ^J -.j-to jjaoA >£>/- JJ/ -J?« ;o-^-a a\o .^ -<xo ., ^>l bJjUu.;Uoo

1. V U>. 2. 3, i, 5, 6, 7. Dans L ces mots ontdisparu totalement ou partiellement par suite d'une decliirure. 8. V in margine : Ui^wk».

(vkti) qui attire vers le bas et qu'elle soit preparee pour comprendre les choses superieures et Celestes? Ii en resulte que nous nous approcherons de Dien, que nous mesurerons et apprecierons le createur d'apres ses oeuvres, que nous serons completes et nourris par ces pensees qui en verite entre-

5 tiendront notre vie et uotre respiration, que nous ne nous imaginerons absolument rieu autre chose que Dieu seul et que nous nous ecrierons avec le prophete des Psaumes : Mon dme s'est attachee d toi et ta drohe m'a sou- tenu'. En effet, lorsque quelqu'un s'attache par la purete k celui qui est pur, c'cst par la rnain de celui-ci qu'il est des lors conduit, en ne se laissant pas

io aller vers le bas et en netant plus mene par aucune des choses qui se trainent sur la terre.

Courons donc vers cette porte, et par tout moyen et par (tout) artifice de reflexion rendons-nous-la accessible et non seulement cette (porte), mais encore une large place en ne tolerant absolument rien de tout ce qui pourrait

15 l'obstruer, et plutot ((iäXlov) au contraire en balayant (ces ordures) et en les jetant dehors quelque part et (meme) tres loin. Combien n'est-il pas absurde, en effet, que, lorsqu'un roivavenir dans une ville, on nettoie avec soin aussi les

1. Ps. lxii, 9.

1"

74 SEVERE D'ANTIOCHE. [3421

»Vfoi. 189 j-uuia vooi^oo .•NeLDaikj J-lx^ ^ n t •> \äül yo+£x> )o^ö>/o )-oä*o

v1 a.

Jl JLs/j JjLÄ-/ .JL~- OU^ ^-/ ,-...N->\; J.20 y^l ^jLJ^kiO M— jJ

*Lfol.l9oJL./ Jjilo- »— Jlo »J J»o<o .yOtfin »J otl>~ jts/o \-o»_^Ja^iJj K-.J-.aA

v a.

)_^S-^ ^-/; ?o..N^ Jjl^j Jlai^-v^oo v/ Jl/ .-J^ U^ k^? °U> )l^\>n a\; ^-,5 ^-J— -li-^ »3* M.J—.1/ ^/ A^*3 Jt~*>/° -Uf^- *> oda\ ^.ju^fco. 'JI^Kjm JW .'^- ^aJaio Jj\öoo J^*/ "^»o Jk^oo la^o Ud\3 la^o .Ua^j Ipo'/; _y-/ .'|^oo,j J_*üoö \±d ^s J^ä*? J-*^»? Jl . ..o J^./ ch^3lj» Joo» JJo .-^m ^-JlS Joow U \^ M^ Jkäx- JK^^V

))f rr -s <-»\ ^3 -.r^mc» i ^Slfl Jfts ""^ ^iOO )K.» iyiVV> ^-»ÖO«? X^*"^"*)'

)l^o> . «'in jlaslajo ch-3 jJ/ .'^cua-sKj; ^-i— y., Vit>v> ;a- i^-s Jf^oa^-^». ]l c*\ k-./ -oto;a~^; 061 .-JJ^tt; Jv^oo )l\v; Jj^OÖ och; jla-k-^ao

♦Vfoi. is'.' j^jyjoKio * ow,— 0/0 oij-o_/ vs/» 0011 .-Jjusv-ßk-*» JJ JtaA'-s •pa^o Jlola^o

v* b. .

1. L U».to».

vfoi. 189 rues, les places, * les portiques (gtoxi) et les devants de porte et que tous les

V°:|' hommes d'une maniere generale (sans distinction) de sexe, ni d'äge accourent

en foule ä son entree, tres splendidement vetus chacun sclon ses moyens,

■Lfol. 190 afin de ne pas le rencontrer contrairement aux oonvenances * et de ne pas

manquer de le voir, et cela alors qu'il n'y a absolument aucun avantage qui 5 passe dans l'äme, si ce n'est seulement un trompe-l'oeil qui cause de la joie comme un songe et qui en verite passe en meine temps qu'il a paru, et que nous qui n'attendons pas un passage de roi qui s'avance sur la terre, inais qui devons nous elever vers le roi des cieux par la porte royale du jeüne, ainsi que je Tai dit, nous apportions du dedain et nous soyons 10 tournes vers le ventre et vers les appetits de la gourmandisc qui conviennent aux esclaves, sans couperde toute (notre) force et de ^toute notre) puissance ce qui nous embarrasse et nous empeche de montrr, ä la pensee que nous allonsjouir 11011 seulement de la vue pure et simple, mais de la societe memo, de la compagnie et de la familiarite de ce r<*i des roü et de ce seigneur <lcs 15 seigneurs, qui seul possede l'immortalite et habite dans nur lumiere inac-

* Vfoi. 139 cessible', dont la gloire et la puissance egalement sont ' eternelles et secu-

V°ll.

I. I Tim., vi. 15-1«.

[343] HOMELFE LXXXVIi. '5

.•jJLOkUj Jk-i3? p!*aO ^.CHQ-.)— ^-L— ^-.,-k^ v3/; oÖÜ^ .^OL^S^IO OOI

%iL>*io?o J_3<M;?^Ot^o Jjo^jo^^o .• ok-4JJLVa~ )1q.jjÖ.D; J.^oj ^i. p ck JjoJ-ocu» ioi^o Jjo^J/? )J^-oot^> .°i^n.v>; ool Jls/o .)l.y„tv.v> Jlsjj ous

.•J^iotoo c*A3 "^ J-iäts Ju.1; J,~a_s. ^o; JW .'i^-k^o Jy.£ja-o ^aJLi^o

«öj^o Ot^^o« ^.äo v^» 7)jo» oj^oatJjLJV^ ^*! QJo« 'Joci k-JjjäL^Nj.io y~.l j»ot-=>o :^*ous jooi -oioK-./» ^-*^oii JM'V*^0 L^.^n -alo JJ/

^. ^ Jlo^, * JiL~ K~J. Mj^ 4^SÄJ JldiO; OuCOJ OL,*OjM.lol

vb.

Fol. 190 r" a.

I. 2ys, '., r,, S. Dans L ces mots onl disparu tolalement ou parliellement par suite d'une dechirure.

.',. LV iW {«(Vi.

laires, que nous devons voir par les yeux purs de l'esprit lorsque nous cele-

brerons la fete adorable et glorieuse de la passion et de la resurrection ?

II n'est pas assis sur une paire de mulets blancs, ni sur un char d'or et

5 incruste de pierres precieuses; il n'est pas non plus revetu d'une etoffe de

pourpre; il ne brille pas par sa chaussure ecarlate; il n'a pas la tete ceinte

d'or et de belles couleurs {vjyjoia.) variees; il n'est pas entoure d'un granJ

nombre d'hommes en armes et de porteurs de lances (ww/rapiotpopos). Mais il

est frappe sur la joue par le serviteur du grand pretre, afin de nous procurer

io la liberte par ce soufflet qu'il a volontairement recu, une fois qu'il a chasse

l'esclavage auquel nous avions ete soumis apres que nous avions ete vendus

au Malin par le peche. En eilet, lorsqu'il s'est fait chair, c'est-ä-dire homme,

sans changement, et cet (homme) tout entier ä l'exception du peche, qu'il

n'a nullement change sa condition d'etre le Verbe, le Fils et l'image

ir. invisible ' du Pere, mais qu'il est reste d'une maniere fixe et ferme dans ce

qu'il etait et que par lä, comme il est ecrit, ii a pris la forme d'esclavr-,

il est necessairement entre en se glissaut sous les souffrances * de mon " LfoL wo

esclavase, mais en verite toutefois sous * toutes celles qui sont exemptes du *vfol.i9e

& ' r.a.

prche.

1. Cl'. Ool., i, 15. 2. Philipp., II, 7.

10

1

'Vfol. 11)0 K

70 SEVERE D'ANTIOCHE. [344]

joot \ t '^&Ooo J-.Q— ; )lo i .\^e ^_io J_^^v^ )°?t t-ö joot loila; wöi .•J-cq-.jV3l3 fco/ y^övio ^ fcs^ia.ji y^o .-joCSs. l<ü». jooi •po/o ••j-aa-.;y3is J^öL^S; jk-ULSo-,£*j JLo Kl S\ JJ/ .K*jl^1/o «K-7 J-^S.^p>» k^-,';o •.'Si^jl yoyLo J_^jj t-^s-fc/ »-^-s *J ■>., * jlV) ooi -.ts^Jl *<f>n<Y) K^clX-cdo V^S.oi tw>.,N ,.; )»— .Jjlsoi ,^-joC^ K-/j ".^W ^Oqjl Jt S\ ^ yooo '\ «>'->!/ ».so ^o KjlSoi'/ jJ .v-^.? ^-.j J^o^a^- .)^ldqjl\ .*^-»i ^»; Jus It-*^ k-=>oC fcoeüöD JJ/ .li.oi.l3 JJ Jjot ^£*io .joot «^-; J-ii,^>o J-V^00 .JlooV; Jllou» ooi si ./o» ^^io ..Jj/ loCs JJ» 'Ki.,1.0 •J»,-JL^ )^>o-* y-*\ .«^-? J-30j'f9 jooi ^,1, ji j.i«.aa; oö( "^io :jjfJLa; y_./ )ooi ^>'»; V^^ &i •W|JLD?J? °oi .JK . i, H\Vtt JJo xr^l y "V JK-'Vo.iu», JJ; JÜLX./ •.^JS.oi w^IJj ')^-^- lot-s jJ -.f^jl/ ^/ .^otääj_s N~o oüS. ^o-o.iL/ :^.otäi3 oSloKIh/ V-^x t-3 Jls/o >.t*a^ )K-fc-^-* V--^ JJo -Oi^ lo»-a-iö; ooi .'^0*^0 Jooi K-./ ^-.^^Jis/ -JtV^-^0 Ia°-* y-'l .°^-! iaoiVS J>o_flo jl/ .<o_t£o9 Lld.^/ ot>oo.a^ -j^i| JJLaj I. LV in margine ■jsa-**'-'-

C'est pourquoi il a regu aussi des crachats ä la face et il a ete fiagelle, enlevant la honte qu'Ailam avait cprouvee, lorsqu'il se trouva nu apres la tromperie du serpent, qu'il se cachait dans le Paradis et qu'il disait ä Dien : J'ai entendu tu mix, quand tu te prömenes dans le Paradis, et j'ai eu petir paree que je suis nu et je nie suis eache'. Mais le Christ lui-meme a cri<* r> d'avance par le prophete Isaie des paroles qui sont la negation de ces reponses et les contredisent et, lorsqu'il s'est fait chair, il les a accomplies par les faits menies; elles sont ainsi exprimees : J'ai presente mon dos tiu.r coups et mes joues au.r soufflets; je n'ai pas detmirne ma face (wpöcwirov) de la honte des crachats. ]j> Seigneur a die mon au.riliaire ; c'est pourquoi je n'ai p&S 10 eu honte; mais j'ai place ma face (upocwxov) coninie un rocher ferme et je suis que je n'ai pas honte parce que celui qui m'a justiße est proche*. Car il fallait ainsi qu'cn n'-alite que ces chosos arrivassent aussi ä celui qui par nature ne connaissait pas le pechc, afm qu'il les rendit sans eilet et Sans action. En . v fui. i«o effet, lorsqu'il * a et(^ frappö sur les joues et qu'il a recu des crachats ä la ir> face et qu'il ;i 6tö flagelle, il n'a pas eu honte; car il n'y avait rieft qui lui fit lionle, puisqu'il n'a pas comniis de pechc et qu'il ne s'est pas troiice de ruse dans su houchc', ainsi qu'il est derit. Mais il a place sa face (irpo'«ö>i;ov) comnie

i. Gen., m, 10. :;. [säte, i, 8-8. :t. I Pierre, n, -J2; Isaie, i.m. ').

[34öj HOMELIE LXXXVII. 77

00 QjL^° -.o;«*^sl/o oSji/o Q-^-aL.- vOotAÄJ Iql^o "^-.j q^Sua/ nA

061 001 o-m^o* «010 :Joot «.V.; Jj»*Xio J-V-io; ^,; v-61 .jUfcUaa ji../ » n\o<

Jbä» JLö.iö y^o JJo -JoiSsv Joot v-oioK-./ \t.-y.-i ^s/ ..vt\^o -)ooi Jjl'V-^

..io« ö^K-./ ^V*»f ^po JJ° -.J?oi 'JJ ^♦j/o.^&s.ieu Jju^ ^4^? ^-^01

10 k^jo ^J.l/ UlliI ^o y^^^o v/ .»oaaj Jlaj^^io "ifio^j * v/ JJ/

V fol. 190 v a.

1. L\' in margine : ok ^A^a» Uo : | \.i^o Uja» \*.a*.a ^i^,* U^., l.^».o lU».^ i.a.»,a

11 ^jo «i^o .• ol-ova-. ä.\ »^j.:a-»j v\oio IL«^j.o liw-ii |.i".!> ^aioi U^~ !-•■* ~"* o!J,i Uä^» ;-»•{

.•xoj( uomj »,;o o.on -•<* ^§00 .U^VLa a^a\o,, sai-« <x> Ik^oo la^ -3/ Ij,^=v» U 00.01 \>-2jco if±ae ool ,3o. a. y ,i£»v 2. L ov^aa».

an rocher ferme, pour montrcr qu'il est impassible et que les souffrances et ce qui peut faire honte sont entrees en lutte, mais se sont lassees, se sont, brisees les unes contre les autres, se sont repandues et et se sont dis- persees, sans lui porter absolument aucune atteinte ' ; car celui qui heurte le

5 rochö'r se figure (le) frapper et en realite c'est lui-mßme qui est ä sontour frappe par lui 2.

Cette (parole) : J'ai presente man dos, et (cette parole) : Je n'ai pas detourne ma face, montrent, que c'est volontairement qu'il est venu ä ces (humiliations). Cette (parole) : Le Seigneur a ete mon auxiliaire, et cette (parole) : Celui qui

10 7n'a justifie est proche, sont des paroles qui conviennent ä l'economie selon

la chair. * En etFet, lorsqu'il s'est fait homme pour nous, quoique par nature *Ltoi.i9i il füt Dieu, il ne dedaigne nullement de prononcer des paroles qui conviennent a' äl'homme. S'il n'en etait pas ainsi, il n'y aurait rien autre chose faire), si ce n'est * renoncer ä toute l'economie. Gar, si c'est par necessite qu'il a eU *Vfol. 190

a. 1. Note marginale de LV : De meme que les flots impetueux de la mer qui l'rappent un rocher ferme et fixe ne lui portent aucune atteinte ou ne le döplacent pas, mais, en se frappant eux-memes contre lui et en l'arrosant, sont brises, s'evanouissent el meurent completement, de meme le maitre dit que les souffrances naturelles de la chair conime Celles qui sont repnihensibles et Celles qui peuvent l'aire honte ont frappe le Christ et ne lui ont porte aucune atteinte, parce qu'en lui elles ne se sont pas trouve de place; mais ce sont elles qui se sont frappees, se sont evanouies et sont mortes a la ressemblance de ces Hots, et desormais elles n'ont plus cause de perte meme chez la plupart de ceux qui ont cru dans le Christ, parce qu'il les a emoussees d'avance et qu'il donne encore son secours.

78 SEVERE D'ANTIOCHE. [346]

vs/ ^^clj ..v^;#l/ )\.^.^a^> ,j>o :K-»)iq>\ «.Kjl^o JJ J, m •> Joojj» IolS. JIol^^^O) >ä/ JIq-q-.;) ^50.0 jjija^ ^^. ) n » l rt> v»~./o :j) . ^rn ^o »— ^-./ p c*^ OCH osV^d Ja^a.2» J-*X^o OCH K~»).1.«^>1 ^-»i->/ -jJ-iö ^--Xot ^öchj .wuJul^K^o jJ^Jü/ \LÖls> .K-U^.^, ooi yfcCi^oo >JfjL^.j jlo^o; vi m j

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JU * . ^\ vm^slfco jJo )>^Kj .-jK*. »a o/ jK.a^ J--^, -*>»J; ^<Vß; o»A fcs_-/ Joow k~Jj-«^.^po JJ jjoVp^j yoouioj ^_.j «-ch .jk-a.^ j^a.^, v>\ ) n f;j ^.cHotS^./? och; JK.ti^s k^JN » a-o 1K m v> )oou;o :JKjl_-..=> ia2\ lo

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Vfol. lim K-,)-^--^ -.)_s/o JojSss; )jL^3t.A ^-L». ^^o';;po ),...,. > Vijsi yOJCH : y_.ooi

' |och >&t>* JJ? oö£^ .*oto Loch L»Kjl»Vo n\ +d vma\aä )vi,»^ .. ■.«.a—

1. V oni low.

fl agelle" et qu'il a condescendu ä se faire ehair sans changement et si c'est par force qu'il s'est conduit, il parlera aussi comme tout le monde; et, puisqu'il a besoin d'aide et de justice, ces paroles releveront egalement de la faiblesse. Si au cöntraire c'est volontairement que celui qui par natura est plein s'est inde lui-möme en prenant la forme de serviteur', c'est encore volon- 5 tairement qu'il s'est servi des paroles humaines a cause de nous; car c'est nous qui 6tions ceux qui en verite etaient aides et etaient justifies en lui. En effet, le Christ, la force de Dieu et Pere, avait-il besoin d'aide? (hi bien par le fait de la souffrance se trouvait-il dans le besoin d'etre justiiie, celui au sujet de qui Isai'e a ecrit : Avant i/itc l'enfant sacke le bien ou le 10 mal, il resistera et n'obeira pas <ut mal, pour choisir le bien'POr n'avoir dös les langes aueun pencliant pour le mal et ctre solidement affermi dana le bien, c'est le propre de celui qui par essence (oüeta) est juste, el c'est Dien; car les hommes, ä l'Age de diserötion, choisissent volontairement le bien au Vfol. 100 Heu du mal. Que c'etait nous qui sommes justilies dans le Clnisl " par la 15 volonte" de Dien et Pere, le sage Paul l'a clairement montre, lorsqu'il a ecril

1. Philipp., 11. 7. 2. Isale (LXX), vn, 16.

10

Lfol. 191 b.

Vfol. 191 a.

[347] HOMELIE LXXXVI1. 79

•>Jc*Ss; )lo n .;) ow» joou ^t-x» J-JJu/ . -oi,.o_:is JKa^, ^,>,a\^.. jK^-^_~

) -^ 3 . J1.^3l^i »s/ :|.^JOO ocx J-sAo oCiv V^ö/ )k-»*o..^_co* t*6&. "^ alaäö J-fcjNNs )-^-=ha l^o o/ ^yoy^a. . n eo ^S.^. ) » i n;o •.N^JsK^o —-.» Ilo^-oo/ -.).vn«>/ ln>n.('ni ^-.ot\ N--./ ^o )lo_^_»_*i 'K_o ^«\ch ),nyv^ ott-^ *s/j oöi\ oi\ j_J-3»o )IS^_oC5s )lo_»_i/ ISocu^io •,^>*j jK». a; jlo^oo .)K.nvxiooo JAv.« IV); ^cx jL^. ,_^N KjlS-^o/« ^^^Oo * . )Loucl-.i|i JjLiCt*. oöt ),.. « I V) täL^J^Aoo 6C^O J;OiS. 6C^ -.,X-JL/ J;CH ^ioj och yooow v / .•f.o.N.n/ t-^-3» w^oi ool JLö KjlS |jp.am.a yOCH-s pö/o JL^cl^o ,-D

)K-»if> ..'tP y_./ yOOOW ^-_? y/ .'yOSiCilw/ j-^tL •/—/ ) (IVA«) ^i_./ yOT.Öl^^. «H^S— JJ} OCX U-.< ^^w VI » floltoo; . J.J5ÖD» OCH |nO- 3/ .i^-S jjCH

1. Oii altendraft "»^l- L- 2. V in margine ': «*t»^3i JO.ctviSiv. 3. V in margine : Ixr,7tTprjV.

aux Corinthiens en ces termes : Celui qui ne connaissait pas le peche, il l'a fait peche pour nous, afin que noussoyons en lui la justice de Dien'.

Par la porte du jeüne tu verras que le Christ est encore revetu d'im manteau rouge que le Livre sacre qualiiie d'pcarlate, qu'il est egalement

s couronne d'une couronne d'epines et qu'il recoit uu roseau en place de <7/.v)7TTpov ou sceptre royal, toutes choses en verite qui d'une part renferment le mepris aupremier abord (-pö<7£Yi[/.a) et qui d'autre part (contiennent) le remede ä nos propres maux et la charite (<pi).av9fcaTCi'a) divine et digne de celui qui a aussi cree l'homme.

io En effet, parce que nous avons ete sous l'empire du peche qui est de la

couleur du sang et est rouge * et (sous l'empire) de la mort qui a pris naissance * L foi. i»i de celui-ci, le Christ, le soleil de justice, se revet de tout ce (peche), accorn- plissant et disant par les faits memes les paroles prononcees encore par Isaie : Si vos peches soiit ramme la pourpre, je vous rendrai blancs comme la

15 neige; et, s'ils sont comme l'ecarlate, je vous rendrai blancs comme la laine'1.

C'est ce que demaude aussi le cercle d'epines place sur cette tete sans

peche. En effet, que l'epine symbolise le peche, * le prophete des Psaumes le * vfol. l'.n

i" a.

1. II Cor., v. 21. 2. Isaie. I. 18.

10

SO SEVERE DANTIOCHE. [348]

•|_*-«oaiäj jj^oaaLs ^.j loot Jt^ejtoo .K^ooJ )J ,w^-j Jla.movu JJo JJLqSju» oa^~ jK-^s» Ui^^ö ^>? '.JoiSfc. ^*> a^ot-J./ Uaio ^s; vOJc* J-^oJAoot wöljo 'JjLS»a.O; )tt>t->o J-Jls'oa; ]K..soiaieu> K.-J-J,—/ o/ :^»po ) % iv i •> p; J-j-io v*^ ]J :)ot^i vS^— '^-» v«><*3 ^s ^ :J'J-2> laj>tlcoo

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fait egalement connaitre en disant : J ai ete ramene a Ja misere, quand l'epine s'est enfoncee en moi; je t'ai fait connattre man peche et je ne t'ai pas Cache" mon iniquite (ävojitoc) ' . Et il ctait dit dans les commandements de la Loi que Dieu a donnes par Moise que, lorsqu'on olFre un sacrifice pour une faute ou autrement par un dem gratuit et sous pretexte d'une offrande et de ce qu'on appelle l'ofl'rande des fruits et de toute faijon pour les peches, car il n'est pas possible que (les horames), puisqu'ils sontdes hommes, ne pechent pas, meme sans le savoir la plupart du temps celui qui offrait (le sacrifice) devait poser ses mains sur l'offrande et la victime, sur le taureau ou la brebis ou tout autre (animal) ; et l'imposition des mains dit hautement par elle- meme que c'est ä cause des actions qui aecompagnent les peches qu'a lieu l'otrrande ou l'expiation qui se fait par la victime; personne ne conteste que les mains soient la marque d'une Operation reelle.

Puisque donc le Christ est l'agneau de Dieu qui enleve le piche du Monde" et que le cercle est le monde, lorsqu'il a cnferme et pris les epines et 15 en generaltous les peches dans le cercle de (sa) couronne, il les a amenessur sa tete comme une victime de9tinee a rimmolation1, aiin qu'il füt la puri-

1. Ps. xxxi. 4-ü. 2. Jean, i. 29. S. Note marginale deLV :On a au>si coutumeüp niettre une cou- ronnesurles brebU qu'on Iraniolemaintenant, toutes I. - i..i^ i|u \Ues sonl oirt-it«-- '[i.niia.-coniplinuiivieu.

10

191 V" SL

10

[349] HOMELIE LXXXVI1. 81

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1. y ^.u-00. __ 2. V V-1-

fication de tous; et c'est ce * qui a ete dit par Paul et a ete cite plus haut : «vfoi.wi Celui qui na pas connu le peche, Dieu et Pere l'a fait peche pour nous, afin que nous soyons en lui la justice de Dieu'. Eu effet, lorsqu'il a attire sur lui nos peches, il a souflert dans la chair comme s'il füt lui-meme coupable et par s son sang il nous a montres justes et innocents; c'est ä son sujet que Pierre, l'elu et le chef de la phalange (tiy^a) des Apötres,. a dit aussi : Celui qui dans son corps a fait lui-meme monier nos peches sur le bois, * afin que, morts * l fol. 191 aux peches, nous vivions pour la justice'2. Car c'e9t l'ornement (fait) de matieres (uXas) superieures qui est (tout) exterieur et qui peut s'acquerir 10 qui montre par la reunion de couleurs variees que la tete d'un roi qui n'est qu'un homme est glorieuse; mais c'est la tete de Dieu qui par nature possede la gloire et la louange, quoiqu'il sc soitfait homme, qui a rendu glorieux et salutaire merae ce qui peut causer de la honte et du deshonneur. C'est ainsi en verite" que par la couronne d'epines il a aussi aboli la sentence (portee) 15 contre Adam, laquelle avait dit : La terre te pToduira des epines et des ronces3; car ceux qui se sont veritablement attaches ä l'Evangile (Eüayye>.iov) ont egale- ment regu la bonne semence de la doctrine non pas dans des epines, je veux dire dans les preoccupations du monde, mais dans une bonne terre, de teile

1. II Cor., v, 21. 2. I Pierre. 11. 2'i. 3. Gen., in, l.

PATR. OR. T. XXIII. F. 1. 6

10

82 SEVERE D'ANTIOCHE. [350]

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v foi. im sorte * qu'elle ne produise plus desormais des ronces ou quelqu'une des choses semblables, mais un fruit nourrissant par cent, soixante et trente ' .

Le sceptre de roseau n'estpas non plus eu dehors du mystere. Eu eilet, tandis que nous etions deveuus raisonuables par l'image de Dieu et que nous avions recu en mains les renes de notre propre vie avec la possession de nous-memes et 5 avec le libre arbitre, nous nous sommes inclines vers les passions honteuses, ayant perdu l'effigie (er/.u>v) royale et depuis lors ne nous guidant plus nous- memes, mais etant menes par le peche; pour cette raison, le Christ recoit le sceptre faible, facileä rompre et fragile, commeon peutdire, de notre royaute, savoir) le roseau, afin que, lorsqu'il le prend, il le rende ferme et fort par 10 sa main toute-puissante. En effet, quand il a partieipe ä la chair qui est de la meme essence (ouoia) que la nötre et ä l'äme raisonnable, apres que le peclie eutetc enleve du milieu, il nous a tous purines et fortifiös de nouveau ei il a fait remontcr l'image royale jusqu'ä sa propre force personnelle, ou plutöl (jjialXov 8i) il l'a rendue tres forte, une fois qu'il s'est fait les secondes premiecs L5 de notre race (ye'voc) et qu'il a donne de ses propres (qualites) ä ccux qui sont ensevelis avec lui par le bapteme et qu'il a revßtus de tout lui-

1. Cf. M.-ittli.. XIII, 8.

Vfol 191 b.

Uni. 191 I).

[351] HOMELIE LXXXVI1. 83

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meme; vous lous, en effet, qui avez ete baptises dans fr Christ, s'ecri'e Paul, vous avez revötu le Christ '.

Apres cela * tu verras le goüt du iiel et du vinaigre oppose au gout intern- »vfol. 19t perant d'Adam et los mains attachees au bois opposees ä la main imprudente de

5 celui-ci laquelle a touche au fruit * defendu, et, pour le dire simplement, (tu * l foi. im verras) Jesus eleve sur la croix, lui qui a dit aux disciples : Et rnoi, lorsque je serai eleve de terre, j'attirerai tout2 ä moi*. Aussitöt, en eilet, le soleil retenait son eelat sur toute la terre qui tremblait ä son tour; les rochers etaient fendus, et tout ce qui se voit etait eouvert de tenebres, parce que la creature

10 elle-meme ne pouvait pas supporter la vue du createur qui en verite est crucifie et qui souffre, et cela dans lachair; il etait impossible, en effet, qu'il (souffrit) autrement; car c'est l'impassible, mais (l'impassible) qui s'est incarne, qui est monte sur la croix, puisque (le Christ) est un de deux, ä savoirde la divinite et de l'humanite, ahn que le meme, aeeeptant la soulTrance

15 dans ce qui est capable de soufTrir, emoussät par l'impassibilite le pouvoir de la soull'rance et de la mort qui ne peut toucher l'impassible, bien que par Tintermediaire de la chair il soit entre en lutte avec ce (pouvoir).

(II suit) de la quo les tombeaux rendaient les morts et qu'ils en don-

1. Gal.. in, 27. 2. Litt. : « tout homme ». •'!. Jean, xn. :i2.

V toi. 19

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84 SEVERE D'ANTIOCIIK. [352]

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1. Ici commence unc lacune dans L.

naieiit un grand nombre ä la place de ce seul (mort). En eilet, celui qui etait descendu d'eu haut, allait aussi dans les regions inferieures de la terre \ 'Vfol. 192 brisant les Kens * ineluctables du Scheol, repandant d'avance en tout lieu la semence de notre resurrection, frayant le premier la voie, ressuscitant apres (Hre demeure trois jours dans le tombeau, montant au ciel, s'asseyant sur le 5 tröne (Opdvo;) de gloire qu'il n'avait pas quitte, nieme lorsqu'il s'est incarne, puisqu'il remplit l'univers dune maniere incorporelle et en tant que Dieu. Vois-tu te fait aller la porte du jeüne et ä quelle hauteur eile tc fait monter? Ne nous faut-il donc pas purifier ce (jeüne) et en eloigner toute pierre inondainc, de peur quo nous ne heurtions celle-ci et que par notre chute 10 nous n'obtenions pas une aussi triumphale entr^e? Que dis-je qu'il laut purifier (le jeüne)? Mais la parole du prophete veut meme que nous le sanctiiiions : Sanctifiez le jeüne, dit-il, en eilet, publiez la guirison*, s'est ecrie Joel, Tun des dmize prophetes. De meme quo Dieu a pose la loi (vojtoe) pour le juge, en disant : Tu poursuivras justemeni ce qui fst juste*, c'est-ä-dirc « 11011 pas en 15 faisant semblant (r/r^x) d'une maniere hypocrite dejnger selon la Loi (v6y.s;i. mais (en agissant) avec un esprit tres juste et une intention tres droile, et en mettant en jeu toute (ta) peine pour montrer ' juste ce qui est juste » ; de

1. Cf. Kpli.. iv. 9. —2. Jofll, [, 14; ii, 16. 3. Deut., x vi, 20. 4. Ici commence une lacune dans L.

10

[353] HOMEL1E LXXXVII. 85

*.oioK_/ Joou I^J^.,.*, J-LX./ •. k-"/ Ji^ja.io jl^Loi )o^o.\» ocx ■*■•*/ .J^-.Jju.^jd * V toi. 102

* * ■' 1"' b.

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meme il a commande de sanctifier aussi le jeüne comme s'il disait : « Le jetine est saint, puisque eu verite il purifie et sanctifie; mais approche-toi (de lui) saintement comme pour sanctifier ee qui est saint, * alin que ce soit veritable- * Vljjl- I9- ment un jeüne. » II en sera ainsi, 11011 pas seulenient en nous tenant loin de la

5 nourriture et en restant sans prendre d'aliments, mais en (nous abstenant)

encore de toute impurete et de (toute) coneupiscence ; car ii taut que nous

jeünions du mal et que nous en arrivions ä ne gouler nullement la mechancete.

(II suit) de que, si pendant les jours du jeüne quelqu'un t'entraine au

spoctacle des chevaux ou ä un autre (spectacle) qui lui ressemble, dis ä

10 (celui-lä) : « Ne sais-tu pas qu'il nous est commande de sanelifier le jeüne et qne nous sommes dans ses saints murs ? Peut-on entrer dans le temple sacre et dans le Saint des Saints, et en meme temps voir les spectacles bonteux et deshoniu'tes de Satan? Queljugement n'encourra-t-ilpas et dequel blaspheme ne se rendra-t-il pas coupable celui qui melera ä ce qui est sacre et saint

15 ce qui est profane et n'est pas sacre ? » Et en disant cela, tu inspireras de la crainte ä celui-lä aussi et avec ton propre salut tu gagneras encore celui de ton frere.

S'il surgit secretement en toi, lorsque tu regardes la longueur du jour et que tu notes pour toi les nombreuses heures qui te reslent, la pensee daller

86 SEVERE D'ANTIOCHE. [354]

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vers les des et vers la distraction et le divertissement pernicieux qu'ils (procu- Vfol.192 rent), * pour ne pas tomber dans l'ennui jusqu'au soir sous pretexte qu'il tarde ä arriver, mais pour t'oublier toi-meme lorsque tu arriveras au coucher du soleil, dis encore ä (cette pensee) : « II m'est cotnmande de sanetifier le jeüne; et le fruit des des n'est pas la sanetification, mais l'eloignement de 5 Dieu. » En eilet, en meine temps qu'ou agite et retourue avec la main ces os ornes de points, il y circule et tourne une certaine Operation des demons qui engendre l'amertume, la fureur, la colere, le cri, le blaspheme et tout ce que Paul a enumere, ce qui alllige et cöntriste l'Esprit-Saint '. Car je passe sous silence que de ces (des) quelques-uns en sont veuus encore aux blessures et aux >" meurtres et meme ä la perte de leurs biens ainsi qu'aux malefices et aux incantations pai'ennes et pernicieuses et ä tout ce qui est la doctrine des demons.

II laut donc que nous sanctiliious le jeüne; afiu ile ne pas tomber dans le degoüt en raison de la longueur du jour, courous ä l'eglise, imlinons nos 15 oreilles vers la psalmodie, prenons plaisir ä nous laisser aller aux larmes, et de la sortc nous en viendrons aussi ä cliantcr en meine temps que ceux qui chantent, disant avec David : Seigneur, in ouvriras mes levres ei ma bauche fera

1. Cf. Gel., v. 20.

v°b.

10

[355] HOMELIE LXXXVII. 87

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^^Ji-s jL^i^S.^ JJo J.*_.,_0o i-.D» |a!~ / J^ooiX; J-Li.»/ •.Kaj'1 ^>; ^-^oi

connaitre ta louange'. Prions avec ceux qui prient, ' assistons aux oflices des * v t'oi. 192

b.

mysteres, et nous estimerons court le jour, une fois que nous l'aurons mis ä part et consacre a Dien.

Ce sont des (pratiques) bonnes, utiles et vraies; elles engendrent la

5 douceur, une conscience moderee et humble, l'aversion de la hauteur et de l'orgueil, une maniere vraie, pure et qui ne dissimule pas la perfidie que Ton (trouve) dans une douceur feinte et dans des paroles douces et trompeuses, attendu que la charite qui n'existe pas revele par la persuasion une charite abominable, maudite, hai'e de üieu, bien plus agressive que toute inimitie

10 manifeste et declaree et que (toute) rivalite irreconciliable, plus cruelle et (plus) violente que toutes les bßtes sauvages. C'est a cause de choses semblables que le prophete Jeremietlit : Leur langue est un trait uuiperce et les paroles de leur bouche sont pleihes de perfidie; il parle de paix ä son prochain et ei> lui-meme il y a de V inimitie - ; et encore : Seigneur, tu es pres de leur bouche et

15 loin de leurs reins 3. C'est pourquoi Tun de ceux qui sont sages dans les choses divines (Oeocooo;) a dit egalement : Chez eux toute charite disparaltra*.

■Tai cite ces paroles, afin de montrer que le jeüne est pur, saint, n'admet-

1. Ps. l. 17. 2. Jei-., ix, 8. 3. Jer., xn, 2. 4. Cf. Eccl., ix, fi.

10

88 SEVERE D'ANTIOCHE. [356]

♦Vfol. 193 oot .JKü^ ,_*o£xo.3* voJI^lo ^o<oK_/> oöi * ^öioo j-sa.».s;o :JKju^s

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'Vfol.i93 tant le melange d'aucune mechancete et couronne par la charite * qui est la töte (xs<piX7.iov) de tous les biens, tel point) que, quand le jeüne manque de la (charite), il parait etre quelque chose de vide et de vain. De (il suit) que Paul disait aussi : Quoiqueje dornte en nourriture tout ce quefai, quoiqueje livre mon rorps pour le faire brüler, sans avoir d'autre part la charite en inoi-meme, s je neu tirerai aucunproßt '.

11 faut que nous nous appliquions aussi ä l'humilite et ii la douceur envers lout le monde, pourvu pourtant que nous ne privions pas Dieu au nom de la douceur et de la mansuetude ou que nous ne portions atteinte ä rien de ce qui lui est agreable; avec cette (douceur), en eilet, il y a danger (xivJuvo?) que nous nous tenions bien tranquilles sans remuer ; et une parole de prophete dit quelque part : Que l'homme doux soit belliqueux2; et dans un aulre cndroit Dieu commande aux enfants d'Israel : Soyez ennemis <les Madianites et frappex-les parce tju'ils sont eux-mimes ms ennemis avec perfidie3. C'cst en vue de la fornication et de lidolätrie, en effet, qu'ils les avaient ravis par un amour i& qui n'en avait que l'apparence.

Paul aussi donnait avec soin le nierne avertissement par maniere de pr6- caution et de prudence, (en disant) : Fuijez la fornication '. G'est ce que doivent observer non pas seulement ceux qui sont dans (la plenitude) de l'age,

1. [Cor., xiii. 3. —2. .Tori LXX), in. II. —3. Nombres, xxv. 17-18. i. I Cor., vi. 18.

[357] HOMELIE LXXXVII. 89

,j Ux&v -l~*** V k>U^ io^>)->o y^OLi U£.^a~, * -oi 'jlÄL-^'VtoLW

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J_*_£Oo_icu oöi J-aA*.2>o ^_io »3/ Jjusj jbcus .^ n'.v> K-J^V* ^°°J^ jKiwio )-pö/; jJLa-/ ..-oioJM ok~; 'U/ J^ooj» P°K Jk^ol^ .^a~v*>

Jjli^*> -.No? c*^ -oioK-./ joow ')v-J K*-JL» -öl .)K^3QJoo.^*3 )laa-»jo 10 jj-a-^ <*^ oo«L.;o .-JL&3J J^ooj; jjLio-ooo J»a£Jo Jk-^> "^j J-^

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l. v Ua-*»£v. 2. V in margine : 1«w 1«°]' V-v» I »<>>*> ^Ij'=^' U"** U»^=' ^v»>> *>y uo,iuj)1 |u> fc~.U --wo .e^a* IC^m |.yi-.Ä>? UM l*°T:k l^e&o ;_»|U lom >o>l 1^- \Ul &>>- .>3tCM |§ax) U,, ll=^ o»^- U>w^?o laai U^oon U*a£j ov^C^fo lt>-= ^ U-v»j »'« |ß>»\i Ltt:».'= ^°J>- C^toßi I;öj» ovN >&^* -.U^>» ^-» ^3 Um ~^» •U"*' IiaN^ uw ^J 1j*u.«i U^W-

mais aussi ceux qui sont encore dans l'adolescence et dans la jeunessc un ma- nage honorable, en effet, peut mettre un terrae äun commerce * impur et en- * v foi.m chainer des mouvements non refrenes de peur que, empörtes par des amours iniques (avopo;) et impures, vous ne fassiez durer la mauvaise habitude meme

5 jusqu'ä une vieillesse avancee et bien digne de pitie; car c'est une chose dure et c'est d'une victoire difficile que de chasser et de detruire l'habitude affermie par le temps. Sans parier de ceux qui, honorant vraiment le jeüne, s'eloignent pour un temps meme du lit legal, que la vierge dise que le jeüne est son frere1, ainsi que s'exprime laparole des Proverbes ; car l'une

10 est la condi^ciple et la compagne de l'autre, ä savoir : la purete et la pauvrete philosophique; et que la femme mariee ait le jeüne en qualite de bon surveillant de la maison et de gardien fidele de Tunion chaste et d'inspirateur de la coniiance pour (son) mari.

De meme detournez-vous toutes de la mauvaise conversation et de la

1. Ct'. Prov., vu, 4. Note marginale de V : II laut savoir que dans la langue grecque le mot « jeüne . se. dit au feminin. C'est pourquoi, au lieu de « frere », il fallait que la vierge dise le jeüne « (sa) soeur », comme le mot se trouve en grec, et que la femme mariee possede le jeune comme une jeune fille qui est surveillante de la maison et gardienne de l'union chaste et inspiratrice dune süre conflance pour (son) mari, comme cela aussi se trouve en grec. C'est pourquoi quiconque veut peut lire au feminin.

Vfol. l'.i: V a

90 SEVERE D'ANTIÖCHE. [358]

J oci . * •>•> j—.-i.ä^jL ^__o .)K_.paj ^s.3'^!-o > ,-> ö'-Jt; «-.ex ^-ioo >.^*^,^3/

)JlV— *>J-=o .\_vKj/ ^Ok-i )^---d/ yot^ia-x JVc-iopoo .*JW y. » \toö J_Q_OjO jjL-.; J-cq.jVo,°>N >s/ ^-.fco/ v^-3 l^-1^0 •'^*^J/ ^eLceuaJkl» JK_ul~oV 5 . \ n /t co )jl*jlN o£o »-io ^2^ot ,_«._» )t;-^_-ioo JVj— fcüLa ^_uK_|o .a^i ^--uöt JK-^cuLiA So-JSa .-.ojoNw/ JKjlJLs ^o»_vco< JL_o/ j-»_^ Jjl-\-£v_- ^.-.j/ , <■» ^ «) JJo ..^_.Voa-co . . -\ . \Vl 'jJ^aa-tt-Ooo J£vJ_\a_^so Jk-uLas .w_^._v2_v_i )tv^s.-a-iL-ö.-> w>^op 1»»^ i-oio._5,o }U_\^o.io loitv^*.* \ i « m\; JjV—/ Jöl-^-v, w_^\oio jjo-^v J Jjp/ -JiK.----»; j-JL^-a jl__Kiaioo V---^ J-""-0! 10

.. » "i »y i ^ yeüs ),—--/ ,_*.\oi ^»._5o :^.K.j/ *At_ö.io Jjyooi-V. ^^.ooi )jl_oi p J_3i.äjL_v J_=v-£ )t--^^ ^^ 1<-^ *_»/o *>icq-<>; vQJÖt-v *-^-i/ ^-S-*> J-*--«V

I. V in marsine: \L&*Un Ic^o&vii-fov

calomnie des liommes et interdisez-vous de vous enquerir sur les alFaires d'autrui et de les entourer d'obscurite. Vous avez ete delivrees du tumulte des places publiques et vous en etes exemptes ; vous pouvez demeurer ä v foi. m la maison et (y) vivre comme * daus uu sauetuaire philosophique, eu vous v°a' appliquant en particulier aux travaux domestiques et aux quenouilles, en y ■"> inelant les psaumes, en vous delectant dans les cantiques spirituels et en faisant aussi une place aux ceuvres de la vie interieure. Vous etes libres et par exemptes de toute conversation vaine ; car l'oisivete est la mere de tous les maux. Seulement fermez vos portes ä ces femmelettcs qui caquettent, bavardent et s'enquetent de (tout) et ne les laissez pas jeter dans vos lo propres oreilles la boue d'une conversation sötte et d'uue langue stupide; car la diflamation et la mauvaise conversation qui (sc rencontrent) dans la calomnie ferment le royaume des cieux, tout comme l'adultere et les autres gros pechös.

En sanetifiant donc lejeüne de cette maniere, meme par ces (pratiques) vous 15 introduisez de concert avec vos maris la misericorde k l'egard des pauvres el vous poussez ceux qui sont vos compagnons dans cette vie vers toutes les bonucs actions. Et s'il y a des gens qui onl une dette envers vous et qui n'ont pas le iHoycn de paver, pressez-les d'une maniere tres charitablei^'.XavÖscö-w;),

10

Vfol.193

vb.

[359] ' HOMELIE LXXXVII. '»1

>nqj/ o-Xi.l K-.J-JU/ kJio-,,» ^.K- .JjLäooS JLa^ s^»- :vk> :JK»sq—

^s; ■•) «im v-^^ U*> -voKj/ ^. •>»:.. >o ]+*, y-l jK^a'^ ,js K-Jv-k—

^-a.\oC^; 'JKdjo^o -.JoCSx ^o; oöt Jjla^o ^^ ,_*>; <_-^oi Jk-ä^» Ut-k-^

ogu; ^iw i^.,v jfcojcü .^01^ )^-^ j^a\aA»o y^K^j ,_*^ot J-joN-jl^oo yojj vfla.jLiJ jjKJia^ -Jlnn .ij„a >oaio JJ; ^3Ö|ÄOo; oö»o .'00(L»j 061;

o»A .—.^.ot? Jjl»»o j-coaioj ^o*|^o oöt .-J— ^jl^o ) i>o Vot-So JJ ^io <3>\ ^.; ♦^so/ .^a^o> ^olS.^o *^_3>^a..so 'Jjioi .Jju.t-o J— ojo Jo/ ya.^ *Jkw-Q_2L*l

surtout lorsque vous comptez les interets en merae temps. Pourquoi serait-il odieux, eneflet, que, tandis que votre ventre jeüne, la course aux interets jeünät egalement ainsi que les petits billets d'iutenMs? G'est cela encore qui donne au jeüne un lustre particulier et e'est cela qui s'accompagne * necessairement » vfol.193

b du don abondant des biens qui descendeut d'en haut, de la richesse qui (vient) de Dieu et de la benediction qui en verite accroit ce qui est et ajoute ce qui n'est pas, s'etend jusqu'aux enfants et a la promesse des (biens) futurs et sans fin ; car la benediction estsur la tete de celui qui donne ' ; et : Celuiqui va et vient dans la justice d'une facon irreprochable laissera ses enfants heureux'2, dit le

10 Livre sacre.

C'est quand vous faites cela que le jeüne est sanctifie d'une maniere parfaite et que la guerison de Dieu est publice ', alors que pour ainsi dire les actes eux-memes emettent une voix, et que le Christ, le legislateur et le chef en ces (matieres), sera glorifie meine par les incroyants. G'est ä lui que sied

15 la louange avec le Pere et le Saint- Esprit maintenant et toujours et dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il !

1. Cf. Prov., XI, 26. —2. Prov., xx, 7. 3. Cf.Joel, I, 14; 11, 15.

Uix>Lo ^Uv>U l'poiio

|N_.;aiojJc N^i.; |N\>^o; 1^3. ^-/; liLa* Laia^jjj "\i

"Vfol. 19

a

10

loiOr-s oilo^j jt^i^io^ j;oi ^£^0 J-Xjo )t— 7?o -Jjkiioo )Kaa-^.o;

5 Joog y/; JLio oöjj Lia-/K^o ^3 o/ .-L^oa.^ j^JL.; yO-tviv jjjJ&ao t-3 <^° ,_io Jjotajj J-JLs JJ/ -.voKj/ VQ3U.K-./ J*-^/ t-^^OL^ .-yOStS. ^1'/ ^?J? Jjla-S* ou-\o-tl\ JJ/ .JV^? JLo$J9lSo jJ ,Ux>l ^-»» JLfcJL=> la\ >voJ^oot o^a . K_.La_. ^ ■- -*^> j'i-£Oo .J/w« 'mo ) 1 La v> oC^-^i j-oop? )^^.\ -.0i.jLjJ.j31

vJjLaljLio vooC-^. ^ot^-3 'tv_).^L,jLioo K^ilx*3Jto

1. V in margine : ».-»■

HOME LI E LXXXVIII

StJR LA PREPARATION HABITUELLE A l'eNTREE DANS LE BAPTISTERE.

Eii cc momcnt, mc semble-t-il, la sourco du Jourdain se preparo pour le jour adorable de la resurrection et ä cause de cela olle forme et barre l'en- tree dans le (baptistere), ä l'exemple d'uue mere. Vraiment, en elfet, eile est 5 bien une mere spirituelle, qui vous enverra, (vaus) qui etos ses veritables cnfants, ä la vigne du jeüne, en imitant le maitre de la vigne et en disant : « Allez et travaillez », et 11011 pas en convenant avec vuus dun denier (8-nyi- »Vfol. 194 piov) * par jour 011 en fixant : Je miis donnerai ce i/iti conviendra*. Cur vous

iiYtos pas des mercenaires, mais dejä vous etes devenus des enfants de 10 lumiere; et, quand il s'agit de (ses) enfants, une mere ne convienl pas d'un salaire, mais pour los petits do son sein eile amasso, met de cöte" et garde tres soigneusement toute la richesse de ses bicns et eile leur fait cadeau de tont avec abondaiice et largesse.

1. Cf. Matth., n\. •-', '1.

V l'ul. 194 r b.

[3(31] H0MEL1E LXXXVIII. 93

l&s-o^»; ov-.^-/ t-"-^ J?°l -Q^J Jjl,..\q,°> lai\ yQJL^.*, o£io^o •Jla-^-.a— p .'vOj/ t-^/j o®1-3 V^t^H0 i0-"^-3 yOlt-Vii; w.ot -.^-; J^*^/; .) « i^> .'l'y^Ji It-ama yaN'WM |..ajuL=>o Ji_«.^_cüo . > .«.^N '°>» L^ojxjCd/ ^alwJso

\o.'.xi >o«.^o jJo -.yood^.»; —öit L^..o laä\ yo» i\i ^-.o^o ^/; -»-N^« )N.20«2; y--h .öjJQ.\y.P>i; . »..T* V> . jLscu^V o/ JLauK. .^, o/ 6jJL^.^\

^..O^o [im. "il&oö JJ .JLiooi JJ; .^-»-— &l ^»f-s t-»--^ ^-»cöt ^.-K-'/ •P*/

1-1. Ce passage qui est elfaee en grande pai'tie dans V est einprunte' ä la traduction de Paul de Callinice conservße dans Ie ms. du Vatican n" 142, l'ol. 66 v°, col. c.

Souvenez-vous donc que c'est par votre mere que vous avez ete envoyes pour travailler Jans la vigne, et allez au travail avec une entiere allegresse et avec toute votre force. Gar c'est le propre des enfants; et c'est le (propre) des mercenaires de ne se montrer que negligents, de se moquer de celui qui

5 les a loues en faisant semblant (<7£vi|Aa) de travailler, de peiner par force et par necessite (äva'-p.-/)) dans l'espoir du salaire et de desirer que la journee soit passee. Mais des enfants bienveillants (eüvoo?), qui conservent encore la noblesse (süyEvsix) de leur mere dans sa purete et saus alteration, savent donc clairement que, quoiqu'ils fassent tout pour faire plaisir ä leur mere, ils ne peuvent rien

i" lui rendre qui egale sa gestation ou (son) enfantement ou (ses) peines; et le plaisir qu'on fait ä une mere est comme une dette, plutöt de beaucoup la plus juste de toutes les dettes, et non pas une gräce. Et vous-memes, demandez- vous qui (vous etes devenus) au lieu de qui (vous etiez). (Le jour) la mere spirituelle vous a recus, le meine jour eile a congu, eile a enfante et eile a

13 mis au monde.

Mais, s'il (vous) plait, " apprenons par l'Apötre la vertu de ces enfante- 'vibl.194 ments divins el le changement soudain qui (s'opere) chez ceux qui en meme temps ont ete concus, se sont developpes dans le sein (maternel) et ont ete

f

r U.

(i4 SEVERE D'ANTIOCHE. [362]

,_s .-jK °y,\ .„,*, ^o IIqjJcü^o JK^^^JJ )lo,..=i_i> ^-.oöi ^^-J^Jsi -.^-.oöt ^.; ^ts^al .\\fJ^ ^.. i'm» ■•)) .'im .,_>oöi ^.V3'?^0 |v<m'^..so jlcm «,^> -> jt_2u^ ^.io ai\ :^*S>^> K.LwU.;l/ ^ooV3 1°^? oiIqjlj/ fcOiOwio odo v> . m -■; jfrs^lro »^a v0'»:"* '.o^-*! j.*\.«y y^\ jJ/ it a \ ^-i— jlo_a_.i)-s> vOJÖt K^j'^Ao» ^i^ ,*>äa/; oöt ■) » fi J— oi; jl*m ^io» JJU'o^o ijUij ^io} I^Xo-bo; 5 joop jl^ll* -.^_ld;'»;/ oöi; otlo i . ^.a ^aj ) n ./ .^oo'^S )„.ivi >&oju. ^o

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V fol. 194 J-»»**"* o*"3? yQJoC^ •J;oij öilo 1 .0 ..Eoo IclX &\ j;ot "^£o>o .)K.-..i...3 v a.

)K,flmvi öi^a^; .^-1— > » ..->*^o L,ou^ jpä^> )^A't ^o oJS^oKjl/

L»Ot_io/ ll^T»; I^JÖOAJO .-OOOI ^jJjÄOOO LlxSLs OOOI y^X^CL^C L^^ä ^io;

mis au monde. Que dit-il Jone? Nous aussi, en effet, autrefois nous etions insenses, desobeissants, egares, asservis ä tonte espece de convoitises et de voluptes, vivant dans la mechancete et dans l'envie, ha'issables et nous haissant les uns les untres. Mais, lorsque In honte et la charite ((pi^avOocu-ivta) de Dien notre Sauveur sc sont levees sur nous, il nous a saures, non a cause des oeuvres que nous aurions •"> faites dans la justice, muis selon su misericorde, pur le liain de In regene- ration et pur le renouvellement du Saint-Esprit iju'il n repandu sur nous avec abondance par Jesus-Christ notre Sauveur, afin que, justi/ies par sa grace, nous devenions en esperance heritiers de la vie etemelle'. Comprends-tu : « Le bain do la regeneration » ? Compirnds-tu : « Le renouvellement de l'Esprit » ? Tu i< en as la signification par les paroles memes. Ln (dfet, apres iju'elle a lave et aettoye, la mere a mis au monde; eile n'a pas seulement lave, mais eneore »die a mis an monde. Gar le propre du bain est de laver la salete de la mechancete, et (celui) de la naissance est d'imprimer, demarquer et de mettre encore les caracteres (eixwv) de la gri\cc comme des proprirtes naturelles en is \ r..i. r.1'4 ceux qui sont venus au monde. (Test * pourquoi, afiu de montrer egalement cela, nous trouvons que ceux qui des le eomincneement meme avaient ete rendus parl'aits par les Apötres au moyen du divin bapteme, au momenl mrine ils sortaient de L'eau, parlaient en langues et proplietisarent* et

1. TilP, 111, 3-7. 2. fif. Act, xix. 6.

V fol. 194 v* b.

[303] HOMELIK LXXXVlII. 95

^otoK_/ ]löJ./j )_Li; ^2>l t-«-^v ^-t-»°i -ooo( ^JO<^o ^*.\ouso .-ooot ^»K_«.iÖ yooi^oj^. a.o^.^J.0 .)l)l jL^AOQJL^o JKJsll .aA^Jo|i Jlojop* (jO.( Joot « <vt q>K. Nrt X n rn\o . -oocx , - i - sj Jk_.o»..s/ JVj-A !S^2S— j la\» )^a.a&\

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qu'ils presentaient les marques de leur naissance maternelle et que par tout cela ils resplendissaient. Alors, en effet, c'etait cncore le temps des signes, aün que la predication de l'Evangile (E'jayy£\iov) s'etendit, se develop- pät et englobät toutes les nations qui, penchees vers l'idolätrie ancestrale,

5 etaient diiliciles ä sauver et qui demeuraient inebraulables, pour dire ce qui est plus vrai; mais c'est de telles pierres que les signes et les prodiges ont merveilleusement suscite des enfants ä Abraham'. Gar les signes et les dons qui (viennent) de l'Esprit-Saint ont lieu en vue d'un besoin et non pas en vue d'une (simple) manifestation, parce que memo maintenant il y a la meme

10 gräce qui est entiere, sans diminution et sans aucun changeinent; et, si l'oceasion le demandait, ceux qui seraient baptises feraient necessairement encore des signes et des miracles, une f'ois qu'ils sont revetus du Christ et qu'ils possedent son Esprit qui fait et parfait tout; Selon la parole de l'Eccle- siaste, en effet, toutes choses ont leur temps-; car ce n'est ni Paul, ni Apollos

15 qui baptise, mais c'est Dieu lui-meme1.

Puisque, du fait de cette naissance spirituelle que vous a donnee Ia*Vfol. 194 source mystique du Jourdain, vous etes devenus nouveaux au lieu d'anciens, croyants ä partir de l'incredulite, enfants et serviteurs de Dieu ä partir de

1 Cf. Maüli.. in, 9. 2. Eccl.. in. 1. 3. Cl'. I Cor , in, G.

vb.

*Vfol. 195 a.

96 SEVERE D'ANTIOCHE. [364]

ot-K-./ v-^x ^/ 'J-^ J^^° &1 af!> aoaxiN ^-.j )t-^L* .'j-JLi JL'i-A* ♦ju/ -«n>vs y^ ]Ls>l 'Joa; "^oo« ^iö Jjl^os .)f-^o/ r--oi-.iVl.

o/ .-K_.J^K-. wJ^l2> o< t qn \ .•— Xl3 0O0JJ; ooi; '-pe)jaeLS. V-^ Ul «a-a.* )lolV-«! )'"'\ ^»n«\ )Vmv) p '-rr^ ^-|^o»-o .V^.Kjftio ""^cl^ ~.c*\?

•>|po/; s^^a*. Jk.„o£Ss jfcCS*ia^ -.J-«Jl=>; jKäu^ Ja:*).'.« \^o\\

10

l'esclavage du peche, vrais ä partir de l'erreur, adorateurs du createur au Heu d'adorateurs des creatures, heritiers du Pere Celeste et coheritiers du Christ ä partir d'etrangers, par quels paiements convenables pourrez-vous donc vous acquitter envers uue mere qui a aiusi de beaux entants (eutexvos) et il est bon de l'ajouter qui a aussi de nombreux enfants (iroMtexvos) ? Car => eile a egalement les deux(qualites) ä la fois. Un paiement couvenable, on n'en trouve douc pas.

Or eile se rejouit beaucoup de ce quo vous couriez vers la vigne du jeüne non pas avec tristesse ou par necessite (ävscyxYi), mais avec un visage (-pocrwTOv) joveux et riant et avec un esprit serein; car Dieu aime la joie W non seulement chez celui qui donne1, mais encore chez le serviteur ou l'ouvrier. Je passe sous silence, en eilet, que celui qui travaille pour sa mere, ou qui, semble-t-il, peine pour eile, travaille surtout pour lui-meme, d'abord parce quil s'attend ä reccvoir l'heritage maternel, et ensuite parce qu'immediatement il rocueille en particulier sa benediction; ecoute, en eilet, la i"> parole divine qui dit : La benidietion de In mere soutient les maisons des enfants*.

Lors donc que vous avez ete dans la vigne du jeüne car je ne m'eloi-

Vfol.195 gnerai pas de ce mot (de jeüne) cn lui donnant le nom de vigne en haut ' el a.

1. Cf. II Cor.. IX. :. ■-'. Cf. Eccli., in, II.

10

[365] HOMELIE LXXXVIII. 97

JjUoioo Jj^aio -choK-/; yoio '^a^ *a -.x*-i/ o,..^ Jk-flo» 6f,-ä>>. ^o i^

KJjlS^oM u^xo ^oC^ .j^o JJj JjlAÖ—o J^-^jljL- jk^Vl :iia->^; .-JKsl^v -oiok-/ ^-.; ) ... » * >o .JKä^ )^.)v-.K^ o».r> »i )f\m>o kia-,;»

wUüoK « n«/o .t^~.oi\ Ji^O; Jv*>'oj? Hi-^ jKj^ajJL * &l ..jbäi. AsJia~» lab, ^--; ys^joll

V toi. 195

r b.

en Las, aiin que vous n'oubliiez pas le travail d'une part, en defoncant les preoccupations terrestres avec le hoyau (XUeXkx) de la palience, separez-les des racines du cep, en vous appropriaut seulement tout ce qui peut produire et profiter, mais en enlevant et en rejetant loin de lui tout ce qui ne peut pas

5 donner de fruit et qui produit des epines ou des ronces; d'autre part, en aiguisant bien (votre) faux, je veux dire le jugement de l'esprit, coupez tres sa^ement parmi tous les sarments ceux qui sont capables de brüler servent ä entretenir le feu de l'enfer dont nous avons ete menaces les sentiments des passions et les pensees obscenes et honteuses et en laissant

io seulement ceux qui peuvent rapporter des l'ruits, et cela c'est le zele ardent pour les vertus. Puis, il nous faut encore arroser abondamment la vigne avec l'eau de l'araour des pauvres (^lo^noyU) . Or la vigne, c'est le Christ qui s'approprie les sarments des vertus et qui dit : Je suis la vigne, et vous les sarments'; c'est pourquoi, lorsqu'on lui donne abondamment ä boire, il dit

15 encore ä ceux qui lui donnent ä boire : J'ai eu soif, et vous m'avez dornte ä boire2.

A cöte de l'amour du travail (ipiXoiuovia) mettez egalement * l'oflice vigilant vt'ol.195 de la psalmodie qui monte la garde pendant la nuit, de peur que le Calomnia-

1. Jean, xv, 5. 2. Matth., xxv, 35.

PATR. OR. T. XXIII. F. 1. 7

98 SEVERE D'ANTIOCHE. [366]

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L fol. 192 "

a.

1. Ici finit la lacune de L.

teur, le voleur meehant et le demon jaloux, n'essaie par des moyens insi- dieux et Caches de piller le vignoble.

Prenez garde (prenohs garde) nous aussi qui veillons et qui montons la

garde avec vous de vous tromper eu egard seuletnent ä l'exemple de ceux